[URGENT] Appel à soutien aux anarchistes philippins (fr, en)

COMMUNIQUÉS

vendredi 15 novembre 2013

Le collectif Mobile Anarchist School (MAS) des Philippines (présenté dans le dernier Monde Libertaire Hors-Série, N°52 novembre-décembre 2013) porte actuellement secours aux populations marginalisées et enclavées victimes du typhon.

Ils ont besoin d’une aide financière. Merci de diffuser un maximum cette appel à soutien.

Par virement bancaire :
Bank name : Bank of the Phillippines Island (BPI)
Bank Address : Montillano St., Alabang, Muntinlupa City, Philippines
Account name : Teresita P. Pereyra
Account Number : 5836 4603 34
SWIFT code:BOPIPHMM

Par Paypal:
Le compte à créditer est teklaumali@rocketmail.com (Envoi d’argent -> Envoi d’argent entre proches).

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Last e-mail :

Thank you very much, we really need such support we are packing things and equipment and we will travel going Tacloban on Wednesday.

Based on our initial assessment with our contact who has connection at the ground, the situation in Leyte especially in the municipalites are worst. there are shipload of relief but the people are really starving and thirsty. there are reports of violence due food crisis.

Until now i cannot establish communication with my relatives who are living there.

You can send support the bank details below.

Bank name : Bank of the Phillippines Island (BPI) Bank Address : Montillano St., Alabang, Muntinlupa City, Philippines Account name : Teresita P. Pereyra Account Number : 5836 4603 34 SWIFT code:BOPIPHMM

Bas, comrade from Mobile Anarchist School (MAS) (received on November 15, 2013)

Manifestations et révoltes au Brésil

ACTUALITÉS: Un monde enragé

Une analyse de la situation au Brésil, réalisée par le RAAIP (Réseau anticapitaliste et non-partidaire). Manipulations médiatiques et coup d’État.

bresil

par RAAIP  : 18 juillet 2013

Au cours des dernières semaines, de grandes manifestations se sont répandues dans les rues, avenues et autoroutes de plusieurs villes du Brésil. Discutables, manipulatrices et policières, les nouvelles divulguées par les mass media ne coïncident pas avec les faits, actions et motivations observés dans les rues. Écrit collectivement dans le cadre du Réseau anticapitaliste et non partidaire d’information politique (RAAIP), le récit qui suit présente une perspective informative et libertaire de ces manifestations. Cet effort de communication autonome a comme objectif d’informer des individus et organisations libertaires d’autres pays, de faire en sorte que soient connus publiquement certains antécédents de ces manifestations, l’indignation collective face à la violence étatique, la manipulation médiatique des faits, et la lutte des peuples contre l’injustice sociale et l’exploitation au Brésil.

Contexte

Au cours des dernières années les élites brésiliennes ont fait la promotion d’une série d’actions pour consolider le passage en force de leur projet de capitalisme/étatisme national. Avec comme référence les politiques de développement de pays comme la Chine et l’Afrique du Sud, à travers des coopératives public-privées, l’État fait la promotion de différents programmes d’accélération de la croissance (PAC) en accord avec l’Initiative pour l’intégration de l’infrastructure régionale sud-américaine (IIRSA). Pour mener à bien ce programme, ils déboisent des zones de forêt chaque fois plus grandes, ils construisent des barrages sur de grands fleuves pour produire l’énergie pour des zones industrielles grâce à de grosses centrales hydroélectriques. La construction d’infrastructures pour la promotion de l’industrialisation lourde se fait une fois de plus au détriment des populations dans le besoin et des peuples indigènes expulsés de leurs territoires. Les transports de passagers et de marchandises au Brésil dépendent en grande partie des combustibles fossiles qui sont chaque fois plus chers. Tous les ans, les prix des aliments augmentent. Les politiques de production du biodiesel promues par le gouvernement mènent le pays à une crise alimentaire sans précédent. Chaque fois plus de terres cultivables utilisées pour l’alimentaire sont destinées à la production de biocombustibles. Dans beaucoup de villes, capitalistes et étatistes profitent de la hausse des combustibles pour surtaxer annuellement les transports publics qu’ils contrôlent. Ces trois dernières années, la spéculation immobilière a aussi connu une augmentation jusqu’à 150 pour cent dans les prix de location et terrains urbains. Comme résultat, un pourcentage chaque fois plus significatif de la population ne peut pas faire face aux dépenses basiques.

Les cas de corruption sont extrêmement courants au Brésil. Les gouvernants augmentent leurs salaires et bénéfices, arrivant à dépasser jusqu’à dix fois le salaire minimum qui est de 650 reals (équivalent à 220 euros).

Cela fait plus d’une décennie que les mass media ont commencé à faire de la propagande autour de l’idée de la Coupe du monde au Brésil comme source de grands bénéfices pour toute la population. Dans le discours diffusé, la Coupe serait la meilleure manière de « relancer l’économie, créer des emplois et stimuler le tourisme ». Dans la pratique, rien au-delà de la réalité. La Coupe du monde a servi de fusion pour le développement des politiques de contrôle, de distraction des masses et d’ingénierie sociale. Des milliers de familles sont expulsées de leurs maisons pour laisser place aux travaux d’infrastructures de la Coupe qui se réduisent à des politiques de gentrification et de spéculation immobilière. Dans ce contexte, des lois ont été approuvées, comme la PL 728/2011, qui établit l’état d’exception durant la Coupe, créant des corps spéciaux pour protéger les intérêts de la FIFA et de la CBF, criminalisant et persécutant les mouvements sociaux et dissidences politiques, définissant comme terroriste n’importe quelle manifestation publique d’indignation ou de mécontentement.

Le Mouvement un pas libre

Les manifestations qui ont lieu en ce moment ont basé leur organisation sur des appels émis par le Mouvement un pas libre (MPL). Le MPL s’organise dans un réseau de jeunes militants, beaucoup d’entre eux liés au mouvement étudiant non institutionnel. Depuis les débuts de la décennie 2000, le MPL a appelé à des manifestations face aux augmentations annuelles du prix du transport public dans les grandes villes. Sa principale revendication est la fin du coût du transport public pour les chômeurs et les étudiants. À la différence des autres années, où les manifestations organisées par le MPL rassemblaient quelques milliers de personnes, les manifestations contre l’augmentation du prix du ticket en mars 2013 ont vu une rapide et massive adhésion de dizaines de milliers de personnes. Les premières manifs organisées à Porto Alegre ont subi une forte répression policière, mais début avril elles ont obtenu l’annulation de l’augmentation du ticket qui avait eu lieu des semaines avant. Après que ces informations furent divulguées par les réseaux sociaux et les médias, d’autres manifestations ont eu lieu dans d’autres villes. Avec une adhésion massive, différentes revendications se sont rajoutées aux demandes du MPL. Ces nouvelles demandes étaient exposées par les manifestants au travers de pancartes, d’affiches et de cris dans les rues. Pendant que certains remettaient en question le système capitaliste dans son ensemble, d’autre s’opposaient à la Coupe et à ses conséquences. Des gens manifestaient leur mécontentement contre la couverture faite par les médias de masse. Des groupes demandaient au gouvernement des améliorations dans les services étatiques d’éducation, de santé, de sécurité. Il y en a aussi qui manifestaient contre la corruption, en reprenant des symboles des cara-pintadas, mouvement nationaliste adolescent largement diffusé par les médias au début des années 1990 et qui sont descendus dans les rue pour dénoncer le président d’alors, Fernando Collor. À plusieurs occasions, des visions politiques profondément conservatrices ont manifesté leur présence. Bien que encore totalement pacifiques, les premières manifestations ont été durement réprimées par les appareils répressifs de l’État. Des centaines de personnes ont été blessées par l’usage d’armes non létales, beaucoup ont été arrêtées et frappées.

Couverture médiatique, autocensure et distorsion

Face à la grande adhésion de manifestants, les médias de masse, qui durant des années ont ignoré le Mouvement un pas libre, ont été obligés de changer la focalisation de leur couverture. Toutefois les intentions étaient claires, les couverture journalistiques étaient faites pour manipuler, diviser et pacifier les manifestations. Les postures pacifiques de collaboration avec l’appareil répressif ont commencé à être alors systématiquement louangées par les journalistes qui les associaient aux expressions esthétiques d’ordre nationaliste. Des personnalités de l’époque de la dictature ont été ressorties au milieu des manifs. Les remises en question systématiques et les critiques sur la couverture médiatique ont été oubliées. D’une manière extrêmement tendancieuse les médias incitaient la population à assumer une posture pacifique et nationaliste comme la façon la plus correcte d’agir dans les manifs. En même temps des manifestants plus radicaux qui ont adopté des tactiques de protestation considérées comme plus agressives ont été dépeints comme une minorité de vandales, violents et anarchistes, diabolisés, poursuivis et criminalisés plusieurs fois par les médias de masse, qui incitaient les forces répressives à répondre de manière violente. À Porto Alegre, ce genre de comportement a provoqué une grande indignation qui a conduit les manifestations vers les installations du groupe de communication RBS, devant lesquelles, par deux fois, les manifestants se sont affrontés avec les flics.

Beaucoup de photos de couverture des manifestations ont été prises à travers les caméras de surveillance de circulation des villes, ou de derrière les appareils répressifs. Dans de nombreuses prisons de plusieurs villes, il y a eu d’innombrables cas de torture sur des jeunes, adolescents et personnes âgées qui ont été rapportés sur internet, tout juste divulgués par les journaux et la télé en terme de chiffre, mais sans aucun approfondissement.

Nous avons vu dans les médias des reportages absurdes d’autocensure et de distorsion des faits : trois manifestants qui se cachaient des troupes de choc derrière un kiosque qui, sans s’en rendre compte, ont fini encerclés. Au moment exact où ils ont été frappés devant une caméra de la chaîne nationale, la chaîne TVCOM, du groupe RBS, a décidé de changer de caméra pour montrer des images de manifestations pacifiques qui avaient lieu à d’autres points de la ville. Dans un autre épisode qui a eu lieu à Belo Horizonte, un manifestant avec la tête ouverte, entouré par une dizaine de flics qui le frappent, a été filmé par un journaliste qui en premier plan affirme que le blessé est en train d’être « secouru » par la police.

Répression, provocation et violence

Face à la cruauté de la police un nombre chaque fois plus grand de manifestants ont fini par rendre les attaques contre les appareils répressifs, ainsi que sur les structures étatiques et capitalistes comme les vitrines de banque et de chaînes de grands magasins qui ont été détruites. Des bâtiments publics ont été occupés et des autoroutes ont été bloquées. Un nombre chaque fois plus grand de policiers infiltrés ont agi comme des agents provocateurs durant les manifestations et pour la première fois des petits commerces ont été attaqués et des manifestants ont été agressés. On a aussi vu dans les rues des groupes fascistes se faisant passer pour des non-encartés, chassant les « casseurs » et partisans dans les rues, et essayant de faire de la propagande publiquement au travers de postures politiquement correctes comme ramasser les poubelles et ramasser les conteneurs renversés par d’autres manifestants. Comme résultat de la manipulation des grands médias de communication, beaucoup des dits « pacifistes » ont assumé des postures chaque fois plus évidentes, dénonçant et persécutant les dits « manifestants violents ». De nombreuses personnes ont aussi adhéré à l’esthétique nationaliste dans différentes villes. Les manifestations sont devenues plus courantes, dans de nombreux cas ressemblant à des soulèvements et révoltes. Les avenues centrales des grandes villes comme São Paulo et Rio de Janeiro sont devenues des scènes d’affrontement généralisé entre la police et les manifestants, la première utilisant parfois des armes à feu contre ces derniers. De nombreuses personnes ont été frappées et il y a eu des arrestations absurdes et arbitraires, comme c’est le cas des détentions pour avoir sur soi du vinaigre, car cette substance est utilisée contre les effets des gaz lacrymogènes. À Pernambuco, Nord-Ouest brésilien, la première manifestation a été complètement pacifiée. Des attaques sur des banques, églises et monuments publics ont été durement réprimées par la foule nationaliste qui chantait l’hymne et avait le visage peint avec le drapeau brésilien. À la suite, il y a eu des dénonciations et des poursuites dans l’intention de collaborer avec le travail de la police. Il y a encore des attitudes répressives dans les secteurs marginaux qui adhèrent aux manifestations. Des groupes de manifestants applaudissent devant les actions de la police et demandent l’exécution des adolescents dans la rue pour avoir effectué des vols au cours des manifestations.

Accusations de conspiration et préparatifs pour un coup d’État

Devant la résistance des manifestants dans les rues, et dans certains cas, vainquant les appareils répressifs, compte tenu aussi de la présence de symboles anarchistes sur des drapeaux et des tags faits au cours des manifestations, et aussi grâce à la présence d’organisations libertaires qui participent au MPL, les gouvernants et militaires ont soulevé l’hypothèse de l’existence d’une conspiration anarchiste internationale qui veut abattre le pouvoir. Par des conjectures sans fondements publiées dans les journaux, les libertaires ont fini par être sous le coup d’une enquête de l’agence d’intelligence brésilienne des forces policières. Des militants du MPL ont été menacés de mort durant les manifestations. Un espace culturel de la Fédération anarchiste gáucha (FAG) a été envahi par la police sans aucun mandat. Des livres et d’autres matériaux ont été perquisitionnés, le matériel pour peindre les banderoles et affiches a été considéré comme « matériel pour la confection de cocktails Molotov ». Une carte qui identifie les organes de sécurité a été posée par la police pour simuler une imminente attaque anarchiste contre l’État. Le gouvernement a aussi soulevé l’hypothèse d’une conspiration d’extrême droite impliquant des secteurs de la police militaire et des grands médias, dans l’intention de semer le chaos dans les rues des villes, afin de pouvoir justifier une intervention ou un coup d’État militaire. Cette hypothèse ne semble pas être complètement fantaisiste, dans certaines villes les effectifs militaires sont chaque fois plus présents. Un général de haut rang s’est déjà prononcé en faveur d’un nouveau coup d’État.

Articulation

Dès lors, nous invitions les groupes et individus en affinité avec les idées libertaires à faire un effort collectif pour propager ces informations au travers de campagnes informatives sur les événements en relation avec l’autoritarisme au Brésil. Il est également important que la Coupe du monde au Brésil ne puisse pas se réaliser, pour que cet événement ne serve pas d’excuse pour la mise en place d’un État policier d’exception. Nous appelons à combattre les discours nationalistes qui jusqu’à maintenant sont propagés par les médias de masse brésiliens et qui, selon toute vraisemblance, préparent le terrain pour un nouveau coup d’État de la droite.

RAAIP
Rede Anticapitalista e Apartidária
de Informação Política

Nouvelle chanson des Pussy Riot – Du pétrole et des plumes pour le pouvoir russe

ACTUALITÉS : Un monde enragé

Le groupe musical féministe Pussy Riot est de retour en musique. Les filles ont mis en ligne ce mardi une nouvelle vidéo, près d’un an après que trois de leurs membres furent emprisonnées pour avoir récité une prière anti-Poutine dans la plus grande cathédrale de Moscou.

«Like a Red Prison» montre des membres du groupe avec leur désormais légendaire cagoule colorée qui hurlent au-dessus d’une plate-forme pétrolière. Soutenues par une guitare tantôt lourde, tantôt trépidante, ainsi qu’une batterie tonitruante, elles comparent le président russe à un «ayatollah iranien».

À un moment, elles versent du pétrole sur une grande photo d’Igor Setchine, en lui criant «Reptile homophobe, sors de l’Histoire!». Setchine est l’actuel président du conseil d’administration du géant pétrolier Rosneft, ainsi que le vice-premier ministre de la Fédération de Russie.

Une membre du collectif, qui répond au nom de scène de «Grelka», a déclaré après la vidéo que «le principal message de Poutine s’est propagé chez ses riches alliés».

Maria Alekhina et Nadejda Tolokonnikova, mères de famille et membres des Pussy Riot, se trouvent dans des camps de travail russes depuis octobre dernier pour avoir chanté cette fameuse «prière» punk contre Vladimir Poutine à l’autel de la cathédrale du Christ-Sauveur de Moscou. Le groupe a indiqué que Tolokonnikova avait participé à l’écriture des paroles de cette nouvelle chanson.

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Source : Associated Press

L’Egypte a un nouveau gouvernement, déjà contesté par les islamistes

ACTUALITÉS : Un monde enragé

Deux semaines après le renversement de Mohamed Morsi, un nouveau gouvernement a prêté serment ce mardi en Egypte. La nouvelle équipe est issue d’horizons très divers… mais ne compte aucun islamiste. Les Frères musulmans disent donc contester sa « sa légitimité et son autorité ».

Nouvelle étape institutionnelle de l’ère post-Morsi en Egypte. Deux semaines après son éviction, un nouveau gouvernement a prêté serment ce mardi. L’équipe mené par l’économiste de 76 ans, Hazem Beblawi, comprend 35 ministres dont trois femmes et trois représentants de la communauté copte.

Parmi les personnalités notables : le général Abdel Fattah al-Sissi. En plus de son portefeuille à la Défense, le militaire décroche un poste de vice-Premier ministre. C’est également le cas de Ziad Bahaa Eldin à la Coopération internationale et Hossam Eissa à l’Enseignement supérieur. C’est l’ex-ambassadeur à Washington Nabil Fahmy qui prend les reines de la nouvelle diplomatie égyptienne. Un ancien de la Banque mondiale, Ahmad Galal, prend lui la tête du Budget.

« Nous ne reconnaissons ni la légitimité, ni l’autorité de ce gouvernement », a réagi un porte-parole des Frères musulmans après cette prestation de serment. Le parti du président déchu ne compte aucun représentant dans la nouvelle formation. Il ne compte d’ailleurs aucun représentant de formation islamiste dans ses rangs. Après deux semaines de tension, de nouveaux heurts entre partisans et opposants au président déchu ont fait sept morts dans la nuit de lundi à mardi dans le pays. Ce mardi soir, deux militaires ont été blessés dans l’attaque d’un camp militaire du Sinaï.

Après le secrétaire d’Etat américain adjoint s’est rendu au Caire lundi, c’est au tour de la chef de la diplomatie européenne de se rendre ce mercredi dans la capitale égyptienne. Catherine Ashton compte y « réaffirmer avec force notre message en faveur d’un processus politique pleinement rassembleur, prenant en compte tous les groupes qui soutiennent la démocratie ».

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Source : France Info

Les députés britanniques approuvent le projet de loi sur le mariage homosexuel

ACTUALITÉS : Un monde enragé

La dernière étape avant l’assentiment royal a été franchie mardi soir par le projet de loi sur le mariage homosexuel en Angleterre et au Pays de Galles. La Chambre des Communes a validé le texte qui devrait entrer en vigueur dès l’année prochaine. La fin d’un parcours semé d’embûches pour un projet de loi toujours combattu par une partie de la population, même si la majorité y est favorable.

Il n’y avait plus un grand suspense au sujet de la validation du projet de loi sur le mariage homosexuel en Angleterre et au Pays de Galles, mais encore fallait-il que le texte passe le dernier obstacle. La Chambre des Communes a finalement validé mardi soir le texte amendé par la Chambre des Lords la veille ; les députés avaient approuvé le texte le 21 mai dernier.

Ce projet de loi, porté par le gouvernement d’union entre les tories et les libéraux-démocrates, a pourtant dû franchir beaucoup d’obstacles, en premier lieu l’hostilité d’un grand nombre de députés conservateurs, ou encore la contestation dans les rues, menée par la Coalition pour le Mariage. Le mouvement pourrait d’ailleurs mobiliser ses partisans contre le Premier ministre David Cameron.

Dans les faits, le texte ne changera pas fondamentalement les choses outre-Manche. En effet, les couples homosexuels ont déjà les mêmes droits parentaux que les couples hétérosexuels. Il existe également la possibilité de s’unir dans le cadre d’un partenariat civil, sur le modèle du Pacs en France. Mais le symbole reste fort.

Il ne reste plus désormais que l’assentiment de la reine Elizabeth II, attendu dans les prochaines heures. Mais compte tenu des délais, les premiers mariages homosexuels ne pourront être célébrés avant l’année prochaine.

Le Royaume-Uni – même si l’Écosse et l’Irlande du Nord ont leur propre législation – devient ainsi le 15e pays à autoriser le mariage gay.

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Source : France Info

Corruption en Espagne : Mariano Rajoy exclut de démissionner

ACTUALITÉS : Un monde enragé

Le nom du Premier ministre espagnol apparaît depuis plusieurs mois dans une affaire de scandale de corruption présumée. Dimanche, l’opposition a demandé sa démission. Ce lundi, Mariano Rajoy affirme qu’il restera à son poste.

« J’accomplirai le mandat que m’ont donné les Espagnols ». Non, Mariano Rajoy ne démissionnera pas. Le Premier ministre a assuré devant la presse espagnole ce lundi qu’il poursuivrait son travail « sans aucune pression ». Son nom est apparu dans un scandale de corruption présumée. L’opposition réclame de plus en plus fort sa démission. Il a dénoncé un « chantage contre l’Etat de droit ».

Le chef du gouvernement espagnol faisait ces déclarations au moment où Luis Barcenas, l’ancien trésorier de son parti, le Parti populaire (PP), était entendu par la justice. Cela concerne une affaire de présumée comptabilité occulte au sein du PP.

Selon le journal El Mundo, Mariano Rajoy aurait perçu des salaires illégaux en 1997, 1998 et 1999, lorsqu’il était ministre du gouvernement de José Maria Aznar. Il a publié de nouveaux éléments dimanchemontrant que le Premier ministre aurait demandé à l’ex-trésorier du parti de nier « l’existence de la comptabilité occulte et les compléments de salaires ».

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Source : France info

Etats-Unis : les réseaux sociaux se mobilisent pour Trayvon Martin

ACTUALITÉS : Un monde enragé

En février 2012, ce jeune noir américain de 17 ans a été tué par son voisin, George Zimmerman. Samedi, ce dernier a été acquitté par la justice américaine. Un mouvement de protestation pacifique a rapidement pris forme sur les réseaux sociaux.

Des carrés noirs. En signe de deuil. En signe de colère, aussi. Depuis samedi, voilà le symbole qui se propage sur les réseaux sociaux aux Etats-Unis.

Anonymes ou célébrités, nombreuses sont les personnes qui remplacent leur photo de profil par cet emblème sans couleur. Un moyen de protester contre l’acquittement de George Zimmerman.

Cet agent de sécurité de 29 ans comparaissait depuis la mi-juin devant le tribunal de Sanford (Floride), pour le meurtre de Trayvon Martin. En février 2012, il avait tué le jeune homme alors que ce dernier rentrait chez son père. Pour sa défense, George Zimmerman avait assuré avoir pris l’adolescent pour un voleur. Samedi 13 juillet, il a finalement été innocenté. Ses avocats avaient plaidé la légitime défense.

Le débat autour de ce procès de trois semaines, retransmis en continu à la télévision américaine, a opposé ceux qui sont persuadés que Zimmerman a tué le jeune Noir par racisme, et ceux qui croient qu’il s’agissait de légitime défense. Depuis samedi, cette opposition a pris une nouvelle dimension sur Internet.

Les carrés noirs se sont multipliés sur Twitter, sur Facebook ou sur Instagram, même s’il est évidemment difficile de les quantifier.
Pour rappel, le procédé a déjà été utilisé lors de l’examen par la Cour Suprême des Etats-Unis de dossiers relatifs à la légalisation du mariage gay, en mars dernier. A l’époque, les internautes favorables à cette mesure avait remplacé leurs avatars par un signe « égal » rose sur fond rouge, comme le racontait le site des Inrocks.

Dans le cas de Trayvon Martin, c’est donc un carré entièrement noir – symbole de la colère et de l’incompréhension des internautes après l’acquittement de Georges Zimmerman – qui est utilisé.

Une pétition circule également sur Internet, à l’initiative de la National Association for the Advancement of Colored People (NAACP), qui a pour but de « garantir l’égalité des droits éducatifs, sociaux et économiques entre toutes les personnes et d’éliminer la discrimination raciale ». Elle attend du Département de la Justice aux Etats-Unis qu’il attaque George Zimmerman après son acquittement. Plus de 400.000 personnes l’ont déjà signée.

Enfin, une carte interactive publiée par le site bodywithout.org recense les différentes villes dans lesquelles des mobilisations ont lieu pour protester contre cette décision.

Barack Obama lance un appel au calme

Les réseaux sociaux jouent un rôle majeur dans ces mobilisations : sur Twitter, Russel Simmons a ainsi appelé ses abonnés à manifester pacifiquement dimanche devant le Borough Hall, à Brooklyn.

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Source : France Info

Le Panama intercepte un navire nord-coréen transportant des composants de missiles

ACTUALITÉS : Un monde enragé

Lundi, un navire nord-coréen transportant des armes a été intercepté dans le canal du Panama. En provenance de Cuba, il a été arraisonné par les autorités panaméennes, qui le suspectaient de transporter de la drogue. Il allait en direction de la Corée du Nord.

Ricardo Martinelli, le président panaméen, l’a annoncé sur Radio Panama. Il a également indiqué que le capitaine du navire avait tenté de se suicider, et que l’équipage s’était révolté quand la police est intervenue.

Le point de départ du navire, Cuba, n’est pas anodin. Le régime de Raul Castro est l’un des rares alliés de la Corée du Nord, avec la Chine.

Surtout, il relance l’idée selon laquelle la Corée du Nord serait en train de s’armer. Le 30 juin, déjà, une agence de presse sud-coréenne affirmait que Pyongyang avait déployé de nouveaux lance-missiles le long de la frontière avec la Corée du Sud, avec une portée de 70 kilomètres.

Dé février à mars, elle avait multiplié les essais nucléaires et les provocations militaires, provoquant l’inquiétude de ses voisins et de la communauté internationale.

Elle continue depuis à se fournir en matériel militaire, même si selon l’IISS (Institut international pour les études stratégiques), un think tank londonien, les missiles nord-coréens manquent pour l’instant de précision, et sont de faible portée. Un arsenal de longue portée serait en cours de développement, même si celui-ci a connu de nombreux échecs dernièrement.

Kim Hong-Ji

Source : France Info

Etats-Unis : vague de protestation après l’acquittement du meurtrier de Trayvon Martin

ACTUALITÉS : Chez les bas du front, Un monde enragé

George Zimmerman, le garde bénévole qui a tué un adolescent noir l’année dernière en Floride, a été acquitté, samedi. Révoltés par cette décision de justice, de nombreux Américains ont manifesté dans la nuit de samedi à dimanche.

Réagissant à l’acquittement du meurtrier de l’adolescent noir Trayvon Martin annoncée samedi soir, des centaines de manifestants se sont précipités dans les rues de plusieurs villes des Etats-Unis. L’année dernière, George Zimmerman avait abattu le jeune homme de 17 ans.

Rassemblée devant le palais de justice de Sanford samedi, une foule de plusieurs centaines de personnes a accueilli le verdict concernant Zimmerman avec colère et indignation. Depuis, plusieurs marches spontanées se sont déroulées dimanche matin. San Francisco, Chicago, Washington, Atlanta, Philadelphie… La révolte ne se limite pas à la Floride, où le crime a eu lieu.

Peu après l’annonce de l’acquittement en Floride, le mouvement a commencé en Californie. Les rues de San Francisco se sont remplis de plusieurs centaines de manifestants pacifiques et encadrés par la police. Quelques heures plus tard, ce sont les habitants en colère d’Oakland, tout près de San Francisco, qui ont crié leur colère. Ils ont réagi de manière violente, couvrant les voitures de peinture, brisant des vitres et allant jusqu’à piller une voiture de police.

À Chicago, les manifestants se sont rassemblés en plein centre-ville, hurlant « Pas de justice, pas de paix! Aucun policier raciste! ». Le parc Times Square de New-York a également vu des manifestants se rassembler pour exprimer leur indignation. La police de Los Angeles, déclarant « par précaution » une « alerte tactique dans toute la ville », déclarait le rassemblement sans violence de quelque 200 manifestants dans un des quartiers noirs de la ville. Moins important mais à signaler tout de même : des dizaines de personnes, principalement de jeunes afro-américains ont aussi défilé à Washington.

Les parents de Trayvon Martin, absents lors du verdict, appellent depuis la mort de leur fils à des manifestations non-violentes, se référant à Martin Luther King et à la Bible.

Qualifiant l’acquittement de Zimmerman de « gifle pour le peuple américain », l’activiste Al Sharpton a annoncé que la riposte avait « l’intention de demander au ministère de la Justice la même procédure que dans le cas de Rodney King ». Cette jeune afro-américaine avait été battue par la police suite à une course poursuite en voiture en 1991. L’acquittement des policiers impliqués avait provoqué des pillages et de violentes émeutes à Los Angeles.

La décision concernant le meurtrier de Trayvon Martin, prise par un jury populaire composé de six femmes, relance le débat autour des intentions du meurtrier. Pour le parquet, George Zimmerman, vigile bénévole de son quartier, se serait cru investi d’une mission officielle en poursuivant et abattant l’adolescent sans la moindre justification.

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Source : France Info

Troisième nuit de violences en Irlande du nord

ACTUALITÉS : Un monde enragé

Dimanche soir, pour la troisième nuit consécutive, la ville de Belfast a été le théâtre de heurts entre la police irlandaise et des centaines de protestants loyalistes. Si 40 policiers ont été blessés, le nombre de manifestants touchés n’a pas été communiqué.

C’est le troisième matin de suite que la ville de Belfast, capitale de l’Irlande du Nord, se réveille groggy. Un autre policier a été blessé cette nuit, après de nouveaux heurts avec des centaines de protestants loyalistes qui manifestaient contre l’interdiction du gouvernement de les laisser traverser un quartier catholique.

Lors de la première nuit de manifestations, 32 policiers avaient été blessés et un responsable politique avait été touché à la tête par le jet d’une brique. De samedi à dimanche, pour la deuxième nuit de violences, sept policiers avaient de nouveau été blessés, sans gravité toutefois, par des cocktails-Molotov.

Le gouvernement nord-irlandais avait pris des mesures en conséquence et fait venir environ un millier de policiers d’Angleterre et du Pays de Galle en prévision. Cela n’a pas empêché un quarantième policier d’être blessé cette nuit, toujours sans gravité.

Le nombre de manifestants à avoir été blessés n’a pas été communiqué. En revanche, le journal britannique The Guardian indique que selon la police, que trente personnes ont été arrêtées.

Le Premier ministre irlandais, Peter Robinson, a clairement condamné les manifestations. « La seule manière de manifester qui se justifie est une manifestation légale et paisible », a-t-il indiqué.

Malgré les appels au calme du Premier ministre, les violences continuent donc en réaction à la décision des autorités qui interdisait à un cortège de manifestants « orangistes » (mouvement protestant) de traverser un quartier catholique, par peur de débordements.

Cette traversée devait avoir lieu dans le cadre d’une marche protestante organisée d’avril à août, en Irlande du Nord, et dont le point culminant est la parade du 12 juillet, à Belfast. L’objectif de cette parade est de comémmorer la victoire du 1960 du roi protestant Guillaume III d’Orange sur son rival catholique Jacques II.

Belfast a déjà, par le passé, été le théâtre de violences ayant pour origine des conflits religieux. Capitale de l’Irlande du Nord, la ville est devenue au fil du temps le bastion du protestantisme irlandais. Elle a notamment été marquée par des guerres religieuses entre catholiques et protestants, pendant les années 60 et les années 90.

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Source : France Info

14 Juillet 1953 : Le massacre oublié à la Nation

ACTUALITÉS : Un monde enragé

Cet après-midi du 14 juillet 1953, à l’issue de la manifestation organisée par le Mouvement de la paix, 6 manifestants algériens sont tués par la police parisienne, place de la Nation, à Paris. Au moins 40 autres sont blessés par balles. Un militant de la CGT, préposé au service d’ordre, est lui aussi abattu, victime du feu nourri déclenché par de nombreux gardiens de la paix.

Comment expliquer un tel déchaînement de violence ? Depuis le début des années 1950, le PPA-MTLD1 se joint, sous ses propres bannières, aux manifestations ouvrières organisées le 1er Mai ou en contrepoint des défilés officiels de la fête nationale. Le 14 juillet 1953, plusieurs milliers d’Algériens s’élancent de la place de la Bastille pour rejoindre celle de la Nation. Le défilé se déroule dans le calme. Le service d’ordre et l’ordonnancement du cortège des nationalistes algériens représentent un défi symbolique et physique à l’autorité de l’État colonial. Ils impressionnent les observateurs.

Arrivés place de la Nation, les militants du PPA-MTLD auraient cherché à enfoncer les rangs des gardiens de la paix afin de poursuivre la manifestation au-delà du lieu de dispersion. Ces escarmouches avec les forces de l’ordre rappellent de nombreux précédents, en particulier celui du 1er mai 1951 : ce jour-là, les policiers ont dû reculer sous la poussée des nationalistes algériens. Depuis, certains gardiens de la paix fomentent leur revanche.

C’est ainsi que, le 14 juillet 1953, le feu est ouvert sans qu’aucun ordre n’ait été donné. Les affrontements se poursuivent près d’une demi-heure : les rangs du PPA-MTLD sont pris en tenaille par des renforts de police et des dizaines de manifestants sont tabassés. Un car de police est incendié, une dizaine d’agents sont blessés, victimes de traumatismes crâniens et faciaux occasionnés par les coups portés à l’aide d’armes improvisées (barrières arrachées, éléments de terrasses de café…). Le soir même, le ministre de l’Intérieur, Léon Martineau-Déplat, argue que les Algériens ont ouvert le feu les premiers. Il cherche ainsi à promouvoir la thèse de la légitime défense échafaudée par la préfecture de police. Les rares couteaux utilisés par les manifestants n’ont occasionné que des blessures superficielles mais sont mis en exergue par les autorités.

Une partie de la presse (Paris-Presse, Le Parisien libéré, L’Aurore) se montre prompte à reprendre les clichés sur la « violence fanatique » des Algériens et sur leur goût immodéré pour l’usage des armes blanches. Le scénario de l’« émeute algérienne » est cependant concurrencé par d’autres narrations de l’événement. Dans les journaux liés au Parti communiste, l’image d’un cortège pacifique sauvagement agressé par les forces de police est privilégiée. L’éloge de la « combativité » des manifestants algériens est cependant appuyé.

La remise en cause de la version officielle s’étend au fil des jours. Les autopsies confirment qu’une tuerie a été perpétrée par les agents de la Préfecture de police. Bien que l’enquête judiciaire ait été ouverte pour « violences envers des dépositaires de la force publique », elle disculpe les Algériens d’une partie des accusations lancées dans la soirée du 14 juillet. Les dizaines de douilles recueillies se révèlent en effet toutes provenir des pistolets de service de gardiens de la paix. Huit d’entre eux reconnaissent avoir tiré. Ils ne reçoivent aucune sanction…

Depuis février 1934, aucune manifestation parisienne n’a été dispersée à coups de feu. Mais un manifestant – déjà un Algérien – a été tué par balle dans la capitale, au cours de la manifestation communiste contre la venue à Paris du général Ridgway2, le 28 mai 1952. Il apparaît ainsi que les « Français musulmans d’Algérie » ont été exclus du mouvement de pacification du maintien de l’ordre mis en évidence par les historiens. La police parisienne a continué de traiter les manifestants algériens avec les méthodes utilisées par l’armée contre les ouvriers grévistes de la fin du XIXe siècle.

Un détour par l’empire colonial s’avère nécessaire si l’on veut comprendre la persistance de ces pratiques létales. En décembre 1952, à Casablanca, l’action conjuguée de l’armée, de la police et de milices de colons a conduit à l’assassinat de dizaines de manifestants. Tant en Tunisie qu’au Maroc, il est alors courant que des coups de feu soient tirés en situation de maintien de l’ordre. La presse de l’époque ou les témoignages de policiers recueillis a posteriori montrent que ces situations relèvent d’une forme de routine associée à la domination coloniale. Or les « Français musulmans d’Algérie » émigrés en métropole sont clairement identifiés par la hiérarchie et la majorité de la base policière comme des colonisés « indésirables » à l’égard de qui doivent être appliquées des politiques d’exception.

La tuerie du 14 juillet 1953 suscite de vives réactions. De la mosquée de Paris à la maison des Métallurgistes, en passant par certains lieux de travail, plusieurs hommages collectifs sont rendus aux victimes. Le transport des dépouilles vers l’Algérie est ponctué de rassemblements syndicaux et politiques. C’est sur le port d’Alger, sous la houlette des dockers et de militants nationalistes, que la mobilisation est la plus importante. En dépit de cette effervescence, les dissensions internes d’un PPA-MTLD en crise accaparent bientôt les esprits.

Au-delà du « mensonge d’État » et de l’ordonnance de non-lieu rendue en octobre 1957, ces conflits contribuent aussi à l’oubli du 14 juillet 1953. L’événement ne peut être intégré à la geste du Front de libération nationale (FLN) : vainqueur d’une lutte mortelle et fratricide contre les partisans de Messali Hadj, celui-ci cherche à apparaître comme la seule organisation à avoir porté le fer contre la puissance coloniale. Surtout, la mémoire des sept morts du 14 juillet 1953 est ensevelie sous celle des milliers de victimes de huit années de guerre.

1953Source : L’histoire

Turquie : nouveaux heurts entre les forces de l’ordre et les manifestants

ACTUALITÉS : Un monde enragé

Un mois après l’évacuation du parc Gezi, des centaines de manifestants ont tenté ce samedi soir de rejoindre le site. Les forces de l’ordre les ont dispersés avec des canons à eau, des grenades lacrymogènes et des billes en plastique. Interdit au public depuis son évacuation manu militari le 15 juin dernier,

Le parc Gezi a été rouvert en début de semaine. Mais les manifestations y restent interdites. Un rassemblement d’opposants au gouvernement du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan avait été autorisé à quelques centaines de mètres de la place Taksim. Mais quelques centaines de jeunes ont tenté de rejoindre le parc Gezi et c’est à ce moment là que les affrontements ont commencé.

Selon des évaluations de la police, près de 2,5 millions de personnes sont descendues dans la rue dans près de 80 villes pendant trois semaines pour exiger la démission du Premier ministre turc accusé de dérive autoritaire et de vouloir « islamiser » la société turque.

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Source : France Info

« L’éducation pour tous les enfants », l’appel de Malala devant l’ONU

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Malala Yousafzai, l’adolescente pakistanaise rescapée d’un attentat des talibans, a célébré vendredi son 16ème anniversaire. Et c’est à l’ONU qu’elle l’a fêté, en prononçant un discours vibrant appelant à « l’éducation pour tous les enfants ». En octobre 2012, Malala, militante du droit des filles à aller à l’école, avait été atteinte d’une balle à la tête lors d’une attaque contre l’autocar scolaire qui la transportait. Les talibans « pensaient qu’une balle pourrait nous réduire au silence, mais ils ont échoué », a lancé la jeune fille d’une voix ferme, avant d’ajouter : « Et du silence sont sorties des milliers de voix ». Elle a été longuement applaudie par un parterre de dignitaires, dont le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon.

« Aujourd’hui n’est pas le jour de Malala, c’est le jour de toutes les femmes, de tous les garçons et de toutes les filles qui ont élevé la voix pour défendre leurs droits », a encore lancé Malala, la tête couverte d’un châle rose. L’adolescente devenue une icône de la résistance aux talibans prononçait là son premier discours en public depuis sa sortie en février de l’hôpital britannique où elle était soignée.

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Source : Europe 1

Egypte : des dizaines de milliers de pro-Morsi dans la rue

ACTUALITÉS : Un monde enragé

Plusieurs dizaines de milliers de militants pro-Morsi sont retournés manifester, ce vendredi, pour le retour de son président déchu. Ils se sont retrouvés devant la mosquée de Raba’a Al-Adawiya, au Caire. Une contre-manifestation de militants anti-Morsi est prévue à l’heure de la rupture du jeûne (22h).

Le climat est toujours tendu, en Egypte, quelques jours après la nomination d’un nouveau Premier ministre. Des militants pro-Morsi ont profité du premier vendredi du ramadan, jour particulier de prières, pour retourner dans la rue réclamer le retour de Mohamed Morsi, destitué par l’armée.

Ils sont plusieurs dizaines de milliers autour de la mosquée de Raba’a Al-Adawiya, au Caire, en ce début de soirée. Les militants anti-Morsi avaient eux également prévu un rassemblement ce vendredi soir, aux alentours de 22h, au moment de la rupture du jeûne.

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Source : France Info

Un Palestinien de 5 ans arrêté par l’armée israélienne

ACTUALITÉS : Un monde enragé

Une vidéo diffusée par B’Tselem, un groupe israélien de défense des droits de l’homme, montre l’interpellation d’un petit Palestinien de 5 ans, à Hébron en Cisjordanie. La vidéo a été reprise par les médias israéliens. Le contexte de cette arrestation est controversé. L’enfant s’appellerait Wadi Massouadeh.

Il est emmené à l’écart, entouré de soldats, et accompagné d’un jeune homme (au tee-shirt noir). L’enfant se met alors à pleurer. Puis au moment d’approcher de la Jeep, il panique totalement.

Un autre homme, au tee-shirt blanc, arrive et accompagne Wadi dans le véhicule. Il s’agirait du père de l’enfant.

 Plus loin dans la vidéo de B’Tselem, on voit le père et l’enfant détenus par des soldats de Tsahal. Le père a les mains menottées et les yeux bandés. B’Tselem souligne que l’interpellation de l’enfant est illégale car l’âge de la responsabilité pénale en Israël et en Cisjordanie est de 12 ans.

Ils ont été remis à la police palestinienne qui les aurait interrogés, puis relâchés.

 Il semblerait qu’un jet de pierre soit à l’origine de cette arrestation. L’enfant aurait reconnu avoir lancé un projectile, qui était selon lui destiné à un chien mais qui aurait malencontreusement frappé une voiture.

 « Le mineur a été vu en train de lancer des pierres dans une rue d’Hébron » explique un communiqué de Tsahal. « Par ce geste il mettait les passants en danger. L’enfant n’a pas été arrêté, aucune charge n’a été retenue ».

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Source : M6