Du racisme d’État

COMMUNIQUÉ

Quelle que soit la couleur du gouvernement à ses commandes, l’État masque mal sa vraie nature autoritaire et fascisante. C’est ainsi qu’orné de roses fanées il s’emploie à mettre en œuvre les concepts d’une extrême droite décomplexée. Nous n’avons jamais été dupes, la démocratie qui s’accorde de représentants n’est qu’une forme subtile d’autocratie. Rarement cette lucidité n’a autant été mise en relief… par l’État lui-même !
Les mesures d’état d’urgence, à elles seules et par l’approbation quasi-générale qu’elles obtiennent au sein de la classe politique ‘de gouvernement’ toutes tendances confondues, expriment sans détour la violence que sont capables de déployer nos soi-disant représentants pour imposer leurs pouvoirs. Si on ajoute à cela les mesures de déchéances nationales, le racisme d’État ne devrait plus faire de doute pour quiconque contemple la scène avec un peu de recul.
Directement issue des carnets de notes nauséabonds de Le Pen, cette escroquerie n’a, bien entendu, pour utilité que de renforcer des ressentis haineux qui forgent les sentiments d’appartenance nationale. L’évidence est impérative : à travers ce concept merdeux, le doigt inquisiteur de la « France blanche et catholique » est directement pointé vers « l’envahisseur arabe« , terrible fantasme éculé et gerbant.
Nous voulons sans équivoque adresser toute notre solidarité à toutes celles et tous ceux qui pour des raisons d’origine, d’apparence, de choix politiques, de luttes en cours, de classe et de toute autre raison de déranger l’ordre mesquin, raciste et droitier de l’État, se sentent persécuté-e-s, avili-e-s, déconsidéré-e-s, insulté-e-s, violenté-e-s ou méprisé-e-s.

 

P… de salariat !

COMMUNIQUÉS

Un article de Biscotte glané sur le très bon Aubanar

Madame Lambda voudrait bien offrir un pull en cachemire à Monsieur Lambda. Des mois qu’elle remplit des pots de mayonnaise avec les pièces que la Bernadette n’aura pas… Et puis là, le pactole, sa boîte a enfin obtenu un contrat juteux. Madame Lambda a eu droit à sa petite prime. Le seul souci pour elle, c’est de trouver la boutique : Indienne ou pakistanaise ? Parce qu’il y aurait comme un conflit entre les deux pays à propos du fameux Cachemire. Pas la laine de chèvre, la province…
Faut qu’elle se dépêche un peu parce que, si ça se trouve, une guerre va peut-être éclater entre les deux pays… Dur dans ces conditions de s’approvisionner en pulls en cachemire.
Madame Lambda pense raisonnablement qu’elle aurait intérêt à opter pour la boutique indienne. L’Inde vient de passer commande de toute une flopée d’engins de mort. Des Rafales de chez Dassault… La garantie de nombreuses victimes innocentes, de sang, de mutilations, de blessures.
Madame Lambda, elle, ce qu’elle voit, c’est le chèque de sa prime dans l’enveloppe avec le trèfle à quatre feuilles dans la pointe de lance, le logo de Dassault Aviation…
Madame Lambda, toujours dans ses pensées, regarde les infos et n’en croit pas ses yeux : Elle va l’avoir son deuxième chèque ! Notre bon maître, sa majesté Président a réussi à vendre 24 Rafales au Qatar qui ne s’achète pas que des footballeurs. C’est vrai que ce n’est pas avec le PSG qu’il va pouvoir tenir à distance l’équipe de l’Etat Islamique, le petit émirat plein de fric.
Monsieur Lambda, un cousin lointain de la petite main de l’usine de prêt-à-tuer, est un peu moins joyeux. Pas envie de faire la fête avec ces deux vedettes porte-hélicoptères Mistral qu’il va falloir rembourser à la Russie. Pas gagné pour la prime. Si déjà il arrive à sauver son emploi sans trop de sacrifices, il pourra à s’estimer heureux…

Des salariés ont manifesté devant l'entrée de l'usine, boulevard Marcel-Dassault, de 6 heures à 10 heures du matin, à l'appel de la CGT. La vente des Rafales à l'Inde... une bonne occasion de demander une augmentation.

Des salariés ont manifesté le 16 avril 2015 devant l’entrée de la fabrique de morts , boulevard Marcel-Dassault à Anglet, à l’appel de la CGT. La vente des Rafales à l’Inde… une bonne occasion de demander une augmentation.

Combien de Madame Lambda, de Monsieur Lambda qui gagnent leur vie en bossant dans des usines de mort tout en le sachant ? Combien d’ouvriers qui passent leurs journées de chagrin à fabriquer consciencieusement des armes de destructions, de répression d’aliénation ? Combien d’ouvriers à fabriquer des grenades lacrymogènes, des menottes, des flash-balls, des blessures, du chagrin, des morts ?
Le système capitaliste a décidé de ce qui était honnête comme travail et de ce qui ne l’était pas. Madame Lambda est une honnête travailleuse de cette honnête industrie de mort dont la France est si fière. Elle a donc droit à une prime à chaque gros contrat synonyme de promesse de massacre.
Elle en parlait dernièrement en battant le pavé contre la pluie qui mouille et la guerre qu’est pas bien.
Parce que Madame Lambda ne transige pas avec sa conscience, elle est déléguée syndicale comme son cousin breton. Mais faut bien gagner sa vie, défendre son emploi, protéger son usine, ménager son patron, sauver la France, soutenir les Bleus, s’abonner à Charlie-Hebdo…

Un dessin hommage à Cabu trouvé sur le net

Un dessin hommage à Cabu trouvé sur le net

Monsieur Lambda aimait bien Cabu l’antimilitariste de « À bas toutes les armées  ». Il ne manquait jamais un de ses dessins qu’il savourait pendant la pause avant de retourner à son poste de chaudronnier.

Un chaudronnier, il y en a un qui est dans une panade mortelle. En Moselle, La vie était duraille vus les salaires mirifiques octroyés. Alors le mec, il a juste voulu partir une semaine au bout du monde pour éponger quelques dettes. Il dit qu’on lui avait parlé d’une usine d’acrylique en Indonésie. Et j’ai envie de le croire. Très vite il voit des trucs bizarres sur le chantier mais il y reste un jour de trop pour pouvoir se payer son ticket retour. L’Indonésie, la Moselle à la nage, pas jouable.

On connaît la suite :
Les flics, la zonzon Nusa Kambangande et la condamnation à mort. Le 7 mai, son recours sera examiné. Sûr qu’il dort moins bien que toutes les Madame Lambda, tous les Monsieur Lambda bossant à la mort des autres…
Serge Atlaoui aurait dû aller du côté des vedettes Mistral, des avions Rafales, des chars Leclerc, des missiles de croisières Apache, des missiles nucléaires tactiques Hadès… Au lieu de cela, un laboratoire de fabrication ecstasy… OK, c’est de la merde ce genre de produit… Mais qu’est ce qui est le plus criminel entre un laboratoire de merde hallucinogène et une usine d’armement ?
Qu’est-ce qui est le plus injustifiable, bosser dans le premier (je rappelle que Serge Altaoui n’était même pas au courant de ce qui se fabriquait dans l’usine où était son chantier) ou se réjouir des ventes d’engins de mort de sa boîte ?

Et tout ça parce qu’avec ce capitalisme de merde, avec ce putain de salariat, des individus sont contraints d’aller vendre leurs muscles, leur santé, leur liberté, leur conscience pour simplement finir le mois en cours.

Putain de salariat !

Biscotte

BAM ! T’es faiblement mort !

Rémi, 21 ans, est décédé sur la ZAD du Testet, soufflé par une des armes faiblement létales utilisées couramment par les forces de l’ordre chargées de protéger le peuple les intérêts de ceux pour qui le peuple est un obstacle.

Pendant longtemps, les marchands de douleur ont fait la promotion d’armes non létales avant de corriger en faiblement létales, le nombre croissant « d’accidents » révélés ne permettant plus de poursuivre un mensonge aussi obscène.

Chaque fois qu’un flic brandit son taser, pointe son flashball ou dégoupille une grenade, il a normalement pleinement conscience qu’il peut faiblement tuer.  Je n’oserais me prononcer sur le fait qu’il l’oublie faiblement ou qu’il l’espère un peu, vu l’emploi décomplexé, massif, violent et systématisé de ces armes dans toutes les répressions de manifestation, et plus largement à la moindre occasion.

Est ce que le très faible assassin de Rémi dort bien ? A t-il de faibles remords ?

Le gouvernement (enfin, une partie du gouvernement) a, très faiblement et avec quelque retard, exprimé ses condoléances, du bout des lèvres et en les nuançant par d’habiles ajouts de périphrases insinuant qu’après tout, les militants casseurs l’avaient bien cherché.

Ça n’a pas duré longtemps : le gouvernement (tout entier, cette fois) est vite retourné pleurer très fortement et sans retenue ni nuances quelqu’un qui le méritait vraiment, lui : un de ces très riches et respectables super-patrons pour la protection desquels il équipe sa police d’armes faiblement létales, ordonne à sa police de s’en servir pour frapper et écraser fortement, permet à sa police de blesser, absout sa police quand elle tue.

Est ce que les très faibles assassins de Rémi dorment bien ? Ont-ils de faibles remords ?

Toutes nos pensées et notre soutien vont à tous les Zadistes, « casseurs » ou pas : unis dans un même combat, la différence entre les uns et les autres n’est qu’une affaire de degré d’exaspération face à la faiblesse des élites envers l’argent, la faiblesse du pouvoir envers les élites, et la très faible retenue de leurs chiens de garde quant il s’agit d’aller faire taire l’indignation.

Tous nos regrets et nos excuses vont à la famille et aux amis de Rémi, nous sommes aujourd’hui plus que jamais tristes et désolés de n’avoir pas encore réussi à changer ce monde où les assassins sont les maîtres.

Rest in Fight.

 

 

 

ZAD des Bouilles – journée du 8 septembre

ZAD PARTOUT !

La journée aurait pu être belle…

Les gendarmes mobiles déboulent de bonne heure et en masse côté pont sur le Tescou et chargent direct : face à eux des bagnoles de civils puis un tripode puis 2 boeufs avec de belles cornes puis un tracteur et enfin une barricade humaine avec 5 copains et copines enterrés jusqu’à hauteur des seins. Ils la contournent pour entrer sur le site du chantier et c’est alors escarmouches et lacrymos. Puis cela se calme un peu, on les repousse et le point de fixation se fait au niveau des enterrés. Les médias passent, les pompiers passent et le temps aussi et le temps, c’est des arbres sauvés…Les machines sont alentours mais ralenties de toute part par des blocages mobiles.

En début d’aprèm,  certains enterrés doivent sortir de terre pour raison médicale mais on arrive à remplacer ceux qui sortent  !

BOUILLES02

Puis vers 16h, alors que l’orage gronde sur nos têtes depuis près de 2 heures, et que l’on pense les machines rentrées au bercail, les derniers journalistes s’en vont et c’est le déchainement de violence : les GMs chargent en  passant SUR les copains enterrés, plusieurs  blessé-e-s. Puis nous sommes repoussés le long du Tescou et, horreur !, les machines rappliquent pour bosser qques heures.

Il faut tenir bon alors que cela négocie en haut lieu. Demain, soyons aussi nombreux, inventifs et combatifs qu’aujourd’hui. Pour ceux qui ne savent pas encore quoi faire, passez à Barrat tôt (5h30, 6h) on vous placera ! Et pour les autres téléphonez aux déboiseurs et aux décideurs (Cf. articles précédents).

Résistance et sabotage !

Pour plus de détails :

YANNIS YOULOUNTAS SAUTE SUR HÉNIN-BEAUMONT !

COMMUNIQUÉS

Parce que nous ne nous résignons pas face au FN

Ne vivons plus comme des esclaves !!!

Venez nombreux à la projection/débat du film Ne vivons plus comme des esclaves

– dimanche 15 juin à 17h à Hénin-Beaumont.
– lundi 16 juin à 21h à Béthune.

Yannis Youlountas, le réalisateur du documentaire, sera présent et vous invite à une discussion autour de la monté des fascismes, des alternatives de vie, des luttes, des espoirs… tout est à imaginer ensemble!

Un concert suivra la rencontre, nous voulons qu’on nous rende les couleurs, les sourires et le courage d’inventer.

Un film de Yannis Youlountas

LE DIMANCHE 15 JUIN à 17h AU CAFÉ LE VEGAS

252 Boulevard Fallières
62110 Hénin-Beaumont

LE LUNDI 16 JUIN à 21h AU NAUTILUS

74 rue Boutleux
62400 Béthune

Le site internet du film

[URGENT] Appel à soutien aux anarchistes philippins (fr, en)

COMMUNIQUÉS

vendredi 15 novembre 2013

Le collectif Mobile Anarchist School (MAS) des Philippines (présenté dans le dernier Monde Libertaire Hors-Série, N°52 novembre-décembre 2013) porte actuellement secours aux populations marginalisées et enclavées victimes du typhon.

Ils ont besoin d’une aide financière. Merci de diffuser un maximum cette appel à soutien.

Par virement bancaire :
Bank name : Bank of the Phillippines Island (BPI)
Bank Address : Montillano St., Alabang, Muntinlupa City, Philippines
Account name : Teresita P. Pereyra
Account Number : 5836 4603 34
SWIFT code:BOPIPHMM

Par Paypal:
Le compte à créditer est teklaumali@rocketmail.com (Envoi d’argent -> Envoi d’argent entre proches).

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Last e-mail :

Thank you very much, we really need such support we are packing things and equipment and we will travel going Tacloban on Wednesday.

Based on our initial assessment with our contact who has connection at the ground, the situation in Leyte especially in the municipalites are worst. there are shipload of relief but the people are really starving and thirsty. there are reports of violence due food crisis.

Until now i cannot establish communication with my relatives who are living there.

You can send support the bank details below.

Bank name : Bank of the Phillippines Island (BPI) Bank Address : Montillano St., Alabang, Muntinlupa City, Philippines Account name : Teresita P. Pereyra Account Number : 5836 4603 34 SWIFT code:BOPIPHMM

Bas, comrade from Mobile Anarchist School (MAS) (received on November 15, 2013)

Sur la dégradation de la note française par Standard & Poor’s

Du côté de nos Zélites…

Un article proposé par les compagnons du groupe Pavillon Noir de la Fédération Anarchiste. Version originale ICI.

Suite à la dégradation ce jour même de la note de la dette de l’Etat français par l’agence de notation Standard & Poor’s, le premier Sinistre Ayrault et le Sinistre de l’Economie et des Finances Moscovici y sont allés de leurs jérémiades de laquais, en premiers de la classe indignés de ne pas avoir eu la meilleure note pour leurs bons et loyaux sévices.

Les deux “socialistes” ont pourtant fait ce que le capitalisme ne cesse d’exiger d’eux, en poursuivant des ”réformes” de compétitivité et de rationalisation du budget (comprendre : pressurer les salaires directs et indirects et écrabouiller les droits sociaux). Et nos deux calimayrault, pour démontrer leur servilité, de surenchérir sur les réformes des retraites et du marché du travail qu’ils sont en train de mettre en œuvre : on va faire manger toujours plus de spaghettis hard discount tous les jours aux petits vieux et aux précaires, comme les marchés nous le demandent, et les marchés nous tapent sur les doigts ? Z’est vraiment trop inzuste !

N’ayant en vue que leur baromètre d’impopularité virant au rouge avec la grogne sociale, craignant pour leur petit pouvoir de représentants de la misère politique instituée, les deux bureaucrates auraient-ils oublié qu’ils servent l’ogre capitaliste, dont l’appétit de destruction est par définition insatiable ? Standard & Poor’s le dit en tout cynisme : ses perspectives se basent sur l’évaluation des capacités du gouvernement à mettre en œuvre de NOUVELLES réformes structurelles pour “dégager de la croissance” (du capital), c’est-à-dire de nouvelles étapes dans la grande casse sociale pour saigner à blanc les prolos.

Standard des Pauvres argumente son annonce en évoquant les chiffres élevés du chômage en France, qui obéreraient le budget de l’Etat, alors même que ce sont les marchés boursiers qui poussent aux licenciements massifs auxquels on assiste ! La situation illustre bien les contradictions du capitalisme : l’Etat écrase la rémunération de la force de travail au profit du capital comme on le lui demande, en faisant passer la pilule par son vernis social. Mais si les prolos n’ont plus rien en poche, sur quoi le capital va-t-il pouvoir exercer son racket, sinon sur les finances mêmes de l’Etat “social” ?

Derrière les lettres “AA” se cache tout simplement une spéculation financière à la baisse sur la dette de l’Etat, dernier filon de la machine à fric emballée dans sa course folle à la ruine, poussant les gestionnaires politiques du capitalisme à restructurer toujours plus en débarrassant l’Etat des derniers oripeaux “sociaux” dont il s’était paré pour relancer la machine du profit après la seconde guerre mondiale. Le profit issu de la sphère productive étant toujours plus réduit voire devenu nul du fait des contradictions du capitalisme, il s’agit d’accroître toujours plus le volume de racket financier sur la dette de l’Etat (elle-même racket de la force de travail présente et à venir), de syphonner toujours plus les services publics et les salaires directs et indirects.

Or à force de transformer tout et n’importe quoi en cadavre pour se maintenir, le Capital sape ses propres bases, en dévorant la main des Etats qui permettent justement les conditions mêmes de son existence, en faisant rentrer le pognon par ses forces armées, en réprimant ou en vaselinant la contestation, en garantissant l’existence de la valeur monétaire elle-même. Une fois disparue l’illusion du vernis social de l’Etat, une fois remis en plein jour dans toute leur violence les piliers régaliens de l’Etat, une fois généralisées la pauvreté, l’exclusion et la précarité qu’engendre le système capitaliste à l’échelle de la planète, les prolos risquent bien de basculer dans la révolte générale. L’argent au feu ? Les capitalistes et les politicards au milieu !

Et l’humanité hélas, si nous ne nous donnons pas les moyens de nous réapproprier le monde et de nous organiser de façon libertaire, égalitaire et solidaire. Face au veau d’or de la destruction sociale, auquel vouent un culte les pantins encravatés des partis politiques qui tous briguent les ors de la république bourgeoise, les seuls A qui offrent une perspective “stable” sont ceux de l’anticapitalisme anarchiste.

Juanito, groupe Pavillon Noir (FA 86), 8 novembre 2013

Le collectif Houille-ouille-ouille 59/62 reçoit la coordination nationale à Lille les 6-7-8 septembre 2013

ÉCOLOGIE

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La coordination nationale des collectifs opposés aux gaz et huile de schiste et de houille se réunit à Lille début septembre pour réfléchir à propos des actions à venir.

Plusieurs régions de France sont impactées par la problématique des gaz et huiles de schiste et de houille ; notamment, la région d’Alès-Nimes, la région parisienne et la Lorraine.

Notre région est concernée par deux permis d’exploration pour les gaz de houille, déjà accordés et un autre permis en cours de demande ; des forages pourraient bientôt voir le jour à Avion ou Divion ou Bouvigny-Boyeffles.

Le gouvernement de François Hollande, sur cette question, ne parle pas d’une seule voix.. Par ailleurs, les entreprises exploitantes font le forcing pour que la fracturation hydraulique soit possible ; en outre, le rapport de l’OPECST sur ce sujet –avec notamment la contribution de Christian BATAILLE, député du Nord- est un plaidoyer pour l’exploitation des gaz et huiles de schiste et de couche, particulièrement dans les bassins miniers du Nord et de la Lorraine.

Les dégâts environnementaux liés à cette exploitation sont pourtant bien réels là où ces gaz sont exploités : USA, Australie, Chine… : consommation abusive d’eau, pollutions sonore et visuelle, tracas incessants de giga camions 24h / 24, problèmes de santé, de fuites, d’explosions, de déchets, de radioactivité, séismes…

Programme de ces trois jours

> Vendredi 6 : conférence de presse

> Vendredi 6, 19h, maison de quartier Esquermes-Vauban : réunion publique

> Samedi 7 et dimanche 8 : ateliers à l’initiative de la coordination ; il y sera notamment question :

– de la préparation internationale du 19 octobre

– de l’actualité à Jouarre (région parisienne) et Alès

– des échéances dans la région du Nord/Pas-de-Calais

Il faut se battre pour empêcher l’exploration et l’exploitation des gaz de schiste et de couche ; NI ICI, NI AILLEURS, NI AUJOURD’HUI NI DEMAIN.

Manifestations et révoltes au Brésil

ACTUALITÉS: Un monde enragé

Une analyse de la situation au Brésil, réalisée par le RAAIP (Réseau anticapitaliste et non-partidaire). Manipulations médiatiques et coup d’État.

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par RAAIP  : 18 juillet 2013

Au cours des dernières semaines, de grandes manifestations se sont répandues dans les rues, avenues et autoroutes de plusieurs villes du Brésil. Discutables, manipulatrices et policières, les nouvelles divulguées par les mass media ne coïncident pas avec les faits, actions et motivations observés dans les rues. Écrit collectivement dans le cadre du Réseau anticapitaliste et non partidaire d’information politique (RAAIP), le récit qui suit présente une perspective informative et libertaire de ces manifestations. Cet effort de communication autonome a comme objectif d’informer des individus et organisations libertaires d’autres pays, de faire en sorte que soient connus publiquement certains antécédents de ces manifestations, l’indignation collective face à la violence étatique, la manipulation médiatique des faits, et la lutte des peuples contre l’injustice sociale et l’exploitation au Brésil.

Contexte

Au cours des dernières années les élites brésiliennes ont fait la promotion d’une série d’actions pour consolider le passage en force de leur projet de capitalisme/étatisme national. Avec comme référence les politiques de développement de pays comme la Chine et l’Afrique du Sud, à travers des coopératives public-privées, l’État fait la promotion de différents programmes d’accélération de la croissance (PAC) en accord avec l’Initiative pour l’intégration de l’infrastructure régionale sud-américaine (IIRSA). Pour mener à bien ce programme, ils déboisent des zones de forêt chaque fois plus grandes, ils construisent des barrages sur de grands fleuves pour produire l’énergie pour des zones industrielles grâce à de grosses centrales hydroélectriques. La construction d’infrastructures pour la promotion de l’industrialisation lourde se fait une fois de plus au détriment des populations dans le besoin et des peuples indigènes expulsés de leurs territoires. Les transports de passagers et de marchandises au Brésil dépendent en grande partie des combustibles fossiles qui sont chaque fois plus chers. Tous les ans, les prix des aliments augmentent. Les politiques de production du biodiesel promues par le gouvernement mènent le pays à une crise alimentaire sans précédent. Chaque fois plus de terres cultivables utilisées pour l’alimentaire sont destinées à la production de biocombustibles. Dans beaucoup de villes, capitalistes et étatistes profitent de la hausse des combustibles pour surtaxer annuellement les transports publics qu’ils contrôlent. Ces trois dernières années, la spéculation immobilière a aussi connu une augmentation jusqu’à 150 pour cent dans les prix de location et terrains urbains. Comme résultat, un pourcentage chaque fois plus significatif de la population ne peut pas faire face aux dépenses basiques.

Les cas de corruption sont extrêmement courants au Brésil. Les gouvernants augmentent leurs salaires et bénéfices, arrivant à dépasser jusqu’à dix fois le salaire minimum qui est de 650 reals (équivalent à 220 euros).

Cela fait plus d’une décennie que les mass media ont commencé à faire de la propagande autour de l’idée de la Coupe du monde au Brésil comme source de grands bénéfices pour toute la population. Dans le discours diffusé, la Coupe serait la meilleure manière de « relancer l’économie, créer des emplois et stimuler le tourisme ». Dans la pratique, rien au-delà de la réalité. La Coupe du monde a servi de fusion pour le développement des politiques de contrôle, de distraction des masses et d’ingénierie sociale. Des milliers de familles sont expulsées de leurs maisons pour laisser place aux travaux d’infrastructures de la Coupe qui se réduisent à des politiques de gentrification et de spéculation immobilière. Dans ce contexte, des lois ont été approuvées, comme la PL 728/2011, qui établit l’état d’exception durant la Coupe, créant des corps spéciaux pour protéger les intérêts de la FIFA et de la CBF, criminalisant et persécutant les mouvements sociaux et dissidences politiques, définissant comme terroriste n’importe quelle manifestation publique d’indignation ou de mécontentement.

Le Mouvement un pas libre

Les manifestations qui ont lieu en ce moment ont basé leur organisation sur des appels émis par le Mouvement un pas libre (MPL). Le MPL s’organise dans un réseau de jeunes militants, beaucoup d’entre eux liés au mouvement étudiant non institutionnel. Depuis les débuts de la décennie 2000, le MPL a appelé à des manifestations face aux augmentations annuelles du prix du transport public dans les grandes villes. Sa principale revendication est la fin du coût du transport public pour les chômeurs et les étudiants. À la différence des autres années, où les manifestations organisées par le MPL rassemblaient quelques milliers de personnes, les manifestations contre l’augmentation du prix du ticket en mars 2013 ont vu une rapide et massive adhésion de dizaines de milliers de personnes. Les premières manifs organisées à Porto Alegre ont subi une forte répression policière, mais début avril elles ont obtenu l’annulation de l’augmentation du ticket qui avait eu lieu des semaines avant. Après que ces informations furent divulguées par les réseaux sociaux et les médias, d’autres manifestations ont eu lieu dans d’autres villes. Avec une adhésion massive, différentes revendications se sont rajoutées aux demandes du MPL. Ces nouvelles demandes étaient exposées par les manifestants au travers de pancartes, d’affiches et de cris dans les rues. Pendant que certains remettaient en question le système capitaliste dans son ensemble, d’autre s’opposaient à la Coupe et à ses conséquences. Des gens manifestaient leur mécontentement contre la couverture faite par les médias de masse. Des groupes demandaient au gouvernement des améliorations dans les services étatiques d’éducation, de santé, de sécurité. Il y en a aussi qui manifestaient contre la corruption, en reprenant des symboles des cara-pintadas, mouvement nationaliste adolescent largement diffusé par les médias au début des années 1990 et qui sont descendus dans les rue pour dénoncer le président d’alors, Fernando Collor. À plusieurs occasions, des visions politiques profondément conservatrices ont manifesté leur présence. Bien que encore totalement pacifiques, les premières manifestations ont été durement réprimées par les appareils répressifs de l’État. Des centaines de personnes ont été blessées par l’usage d’armes non létales, beaucoup ont été arrêtées et frappées.

Couverture médiatique, autocensure et distorsion

Face à la grande adhésion de manifestants, les médias de masse, qui durant des années ont ignoré le Mouvement un pas libre, ont été obligés de changer la focalisation de leur couverture. Toutefois les intentions étaient claires, les couverture journalistiques étaient faites pour manipuler, diviser et pacifier les manifestations. Les postures pacifiques de collaboration avec l’appareil répressif ont commencé à être alors systématiquement louangées par les journalistes qui les associaient aux expressions esthétiques d’ordre nationaliste. Des personnalités de l’époque de la dictature ont été ressorties au milieu des manifs. Les remises en question systématiques et les critiques sur la couverture médiatique ont été oubliées. D’une manière extrêmement tendancieuse les médias incitaient la population à assumer une posture pacifique et nationaliste comme la façon la plus correcte d’agir dans les manifs. En même temps des manifestants plus radicaux qui ont adopté des tactiques de protestation considérées comme plus agressives ont été dépeints comme une minorité de vandales, violents et anarchistes, diabolisés, poursuivis et criminalisés plusieurs fois par les médias de masse, qui incitaient les forces répressives à répondre de manière violente. À Porto Alegre, ce genre de comportement a provoqué une grande indignation qui a conduit les manifestations vers les installations du groupe de communication RBS, devant lesquelles, par deux fois, les manifestants se sont affrontés avec les flics.

Beaucoup de photos de couverture des manifestations ont été prises à travers les caméras de surveillance de circulation des villes, ou de derrière les appareils répressifs. Dans de nombreuses prisons de plusieurs villes, il y a eu d’innombrables cas de torture sur des jeunes, adolescents et personnes âgées qui ont été rapportés sur internet, tout juste divulgués par les journaux et la télé en terme de chiffre, mais sans aucun approfondissement.

Nous avons vu dans les médias des reportages absurdes d’autocensure et de distorsion des faits : trois manifestants qui se cachaient des troupes de choc derrière un kiosque qui, sans s’en rendre compte, ont fini encerclés. Au moment exact où ils ont été frappés devant une caméra de la chaîne nationale, la chaîne TVCOM, du groupe RBS, a décidé de changer de caméra pour montrer des images de manifestations pacifiques qui avaient lieu à d’autres points de la ville. Dans un autre épisode qui a eu lieu à Belo Horizonte, un manifestant avec la tête ouverte, entouré par une dizaine de flics qui le frappent, a été filmé par un journaliste qui en premier plan affirme que le blessé est en train d’être « secouru » par la police.

Répression, provocation et violence

Face à la cruauté de la police un nombre chaque fois plus grand de manifestants ont fini par rendre les attaques contre les appareils répressifs, ainsi que sur les structures étatiques et capitalistes comme les vitrines de banque et de chaînes de grands magasins qui ont été détruites. Des bâtiments publics ont été occupés et des autoroutes ont été bloquées. Un nombre chaque fois plus grand de policiers infiltrés ont agi comme des agents provocateurs durant les manifestations et pour la première fois des petits commerces ont été attaqués et des manifestants ont été agressés. On a aussi vu dans les rues des groupes fascistes se faisant passer pour des non-encartés, chassant les « casseurs » et partisans dans les rues, et essayant de faire de la propagande publiquement au travers de postures politiquement correctes comme ramasser les poubelles et ramasser les conteneurs renversés par d’autres manifestants. Comme résultat de la manipulation des grands médias de communication, beaucoup des dits « pacifistes » ont assumé des postures chaque fois plus évidentes, dénonçant et persécutant les dits « manifestants violents ». De nombreuses personnes ont aussi adhéré à l’esthétique nationaliste dans différentes villes. Les manifestations sont devenues plus courantes, dans de nombreux cas ressemblant à des soulèvements et révoltes. Les avenues centrales des grandes villes comme São Paulo et Rio de Janeiro sont devenues des scènes d’affrontement généralisé entre la police et les manifestants, la première utilisant parfois des armes à feu contre ces derniers. De nombreuses personnes ont été frappées et il y a eu des arrestations absurdes et arbitraires, comme c’est le cas des détentions pour avoir sur soi du vinaigre, car cette substance est utilisée contre les effets des gaz lacrymogènes. À Pernambuco, Nord-Ouest brésilien, la première manifestation a été complètement pacifiée. Des attaques sur des banques, églises et monuments publics ont été durement réprimées par la foule nationaliste qui chantait l’hymne et avait le visage peint avec le drapeau brésilien. À la suite, il y a eu des dénonciations et des poursuites dans l’intention de collaborer avec le travail de la police. Il y a encore des attitudes répressives dans les secteurs marginaux qui adhèrent aux manifestations. Des groupes de manifestants applaudissent devant les actions de la police et demandent l’exécution des adolescents dans la rue pour avoir effectué des vols au cours des manifestations.

Accusations de conspiration et préparatifs pour un coup d’État

Devant la résistance des manifestants dans les rues, et dans certains cas, vainquant les appareils répressifs, compte tenu aussi de la présence de symboles anarchistes sur des drapeaux et des tags faits au cours des manifestations, et aussi grâce à la présence d’organisations libertaires qui participent au MPL, les gouvernants et militaires ont soulevé l’hypothèse de l’existence d’une conspiration anarchiste internationale qui veut abattre le pouvoir. Par des conjectures sans fondements publiées dans les journaux, les libertaires ont fini par être sous le coup d’une enquête de l’agence d’intelligence brésilienne des forces policières. Des militants du MPL ont été menacés de mort durant les manifestations. Un espace culturel de la Fédération anarchiste gáucha (FAG) a été envahi par la police sans aucun mandat. Des livres et d’autres matériaux ont été perquisitionnés, le matériel pour peindre les banderoles et affiches a été considéré comme « matériel pour la confection de cocktails Molotov ». Une carte qui identifie les organes de sécurité a été posée par la police pour simuler une imminente attaque anarchiste contre l’État. Le gouvernement a aussi soulevé l’hypothèse d’une conspiration d’extrême droite impliquant des secteurs de la police militaire et des grands médias, dans l’intention de semer le chaos dans les rues des villes, afin de pouvoir justifier une intervention ou un coup d’État militaire. Cette hypothèse ne semble pas être complètement fantaisiste, dans certaines villes les effectifs militaires sont chaque fois plus présents. Un général de haut rang s’est déjà prononcé en faveur d’un nouveau coup d’État.

Articulation

Dès lors, nous invitions les groupes et individus en affinité avec les idées libertaires à faire un effort collectif pour propager ces informations au travers de campagnes informatives sur les événements en relation avec l’autoritarisme au Brésil. Il est également important que la Coupe du monde au Brésil ne puisse pas se réaliser, pour que cet événement ne serve pas d’excuse pour la mise en place d’un État policier d’exception. Nous appelons à combattre les discours nationalistes qui jusqu’à maintenant sont propagés par les médias de masse brésiliens et qui, selon toute vraisemblance, préparent le terrain pour un nouveau coup d’État de la droite.

RAAIP
Rede Anticapitalista e Apartidária
de Informação Política

Gaz de schiste : une étude sur les risques de pollution

ACTUALITÉS : Ecologie

Oui, on trouve des traces de méthane dans les eaux souterraines aux alentours d’exploitations de gaz de schiste. Le propos n’émane pas d’une ONG militante, mais de scientifiques et  universitaires.

Il a été publié dans une revue à comité de lecture respectée : les Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS). Les neuf chercheurs américains auteurs de l’article ont analysé l’eau potable de 141 puits utilisés par des familles du nord-est de la Pennsylvanie, aux Etats-Unis. Une région où l’exploitation des gaz de schiste par la technique de la fracturation hydraulique bat son plein.

Les scientifiques ont détecté des concentrations en méthane dans les échantillons d’eau 6 fois plus fortes en moyenne dans les 59 puits situés à moins d’un kilomètre d’une exploitation de gaz de schiste. Pour l’éthane, les concentrations sont 23 fois plus élevées. Et du propane a été détecté dans 10 échantillons, provenant tous de puits situés à moins d’un kilomètre d’une exploitation. En termes de normes sanitaires, 12 échantillons dépassaient la limite des 28 mg/litre de méthane – avec un maximum près de 70 mg/l -, à partir de laquelle les autorités recommandent une action immédiate pour y remédier.

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Source : Liberation

Roms : trois associations portent plainte contre Estrosi et Le Pen

ACTUALITÉS : Chez les bas du front

Le Forum européen des Roms et des gens du voyage a porté plainte contre le maire de Nice Christian Estrosi, et Jean-Marie Le Pen, après leurs propos sur les Roms. SOS Racisme et l’Union française des associations tsiganes comptent faire de même. Les deux hommes politiques ont récemment stigmatisé cette population, usant de « propos xénophobes et discriminatoires » selon les associations.

Le 7 juillet dernier, Christian Estrosi avait lâché le mot « délinquants »pour qualifier les Roms occupant illégalement des terrains dans sa ville de Nice. Quelques jours plus tôt, toujours à Nice, Jean-Marie Le Pen avait qualifié la présence de cette population en ville d' »urticante » et « odorante ». Ces deux sorties de figures de l’UMP et du Front national sont aujourd’hui visées par une plainte.

Le Forum européen des Roms et des gens du voyage, une ONG soutenue par le Conseil de l’Europe, a décidé de déposer une plainte auprès du parquet de Nice. Sur son site internet, l’association dénonce une « compétition dans la stigmatisation qui emploie un discours de haine pour gagner des soutiens électoraux ». Les propos d’Estrosi et Le Pen sont qualifiés de « xénophobes et discriminatoires » par le président de l’ONG Rudko Kawczynski, dans deux courriers adressés au procureur de Nice. L’initiative du Forum européen des Roms et des gens du voyage sera imitée dans les prochains jours par SOS Racisme et l’Union française des associations tsiganes.

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Source : France Info

La compagne du néo-nazi Varg Vikernes est sortie de garde à vue

ACTUALITÉS : Chez les bas du front

La compagne de « Varg » est donc sortie libre du commissariat de Brive ce mercredi soir après plus de 24 heures de garde à vue. La Française et son compagnon norvégien ont été arrêtés mardi en Corrèze dans le cadre d’une enquête ouverte par le parquet de Paris sur des soupçons de visées terroristes. C’est elle qui avait acheté légalement quatre fusils 22-long rifle pour le compte de son mari.

Pour l’avocat de Kristian Vikernes, l’acquisition de ces armes répondaient surtout « à la philosophie de vie choisie par le couple : le survivalisme ». D’après ce courant de pensée, la fin du monde est proche et il faut s’armer pour y faire face.

Quoi qu’il en soit, les services de renseignements ont « considéré que les messages qu’il faisait passer ces derniers temps sur internet manifestaient une très grande violence », d’après Manuel Valls. Le suspect s’est installé en France après une condamnation à 21 ans de prison pour le meurtre d’un rival musicien. Vu les soupçons d’actes terroristes, le quadragénaire peut être retenu jusqu’à 96 heures en garde à vue.

La maison du néonazi Varg Vikernes et sa compagne française en Corrèze

La maison du néonazi Varg Vikernes et sa compagne française en Corrèze

Source : France Info

Fukushima : un filet de vapeur s’échappe du réacteur 3

ACTUALITÉS : Stop nucleaire

Un filet de vapeur a été aperçu s’échappant du réacteur n°3 de la centrale de Fukushima, ce jeudi matin. Il s’agit du réacteur le plus endommagé de la centrale. Les causes de l’incident sont inconnues. Les niveaux de radioactivité restent stables et Tepco, la compagnie qui gère le site, s’est montrée rassurante.

L’incident rappelle que la situation à Fukushima reste instable. Ce jeudi matin, un filet de vapeur s’est échappé du réacteur n°3 de la centrale de Fukushima.

Tokyo Electric Power a indiqué que des mesures de radioactivité et des prélèvements de poussière allaient être faits.

Les inquietudes portent avant tout sur le réacteur, le n°3. Il s’agit du réacteur le plus endommagé des six réacteurs de Fukushima, car un de ceux où le combustible a fondu après le séisme et le tsunami du 11 mars 2011. Il a également subi une explosion d’hydrogène quelques temps après, qui a détruit une partie du toit.

De plus, c’est un des lieux de Fukushima où le niveau de radioactivité est le plus fort. Il est donc très compliqué d’y intervenir.

Ce n’est la première « alerte », ces derniers mois, autour de la centrale. Au mois de juin, une substance radioactive extrêmement toxique, le strontium 90, avait été découverte dans l’eau souterraine au pied d’un réacteur. Il s’agissait du réacteur n°2. La dose de strontiumprésente était alors 30 fois supérieure à la limité tolérée.

En avril, une nouvelle fuite d’eau hautement contaminée avait été décelée, cette fois-ci dans la piscine souterraine n°1.

L’eau contaminée est un des problèmes majeurs de Tepco et des autres entreprises impliquées dans le démantèlement de Fukushima. Les questions restent entières sur la manière dont il faut la traiter, à tel point que l’entreprise avait proposé de rejeter l’eau accumulée et hautement radioactive dans les sous-sols de l’océan Pacifique.

3.000 travailleurs continuent chaque jour de préparer le démantèlement dans une ville déserte. Le chantier va durer plus de 40 ans.

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Source : France Info

Nelson Mandela fête ses 95 ans avec « des progrès de santé remarquables »

ACTUALITÉS : Mythologies

C’est l’anniversaire du héros de la lutte contre l’apartheid ce jeudi. Alors que l’ancien président fait des « progrès remarquables » après avoir passé plus d’un mois à l’hôpital, des dizaines de milliers de personnes s’apprête à célébrer ce « Mandela day » particulier.

« Nous étions prêts au pire. Mais il continue de nous étonner tous les jours », affirme la plus jeune des filles de Nelson Mandela dans un entretien à la chaîne britannique Sky News.

Un peu plus d’un mois après son hospitalisation pour une infection pulmonaire, l’ancien président sud-africain « réagit très bien du regard et de la tête. Et il lève parfois la main comme s’il voulait nous serrer la main », continue Zindzi Mandela, qui précise qu’il « pourrait rentrer à la maison d’un moment à l’autre ».

Mais sans doute pas assez tôt pour souffler ses 95 bougies chez lui ou écouter les enfants de tout le pays chanter à l’unisson « Joyeux anniversaire » à 8 heures du matin avant de repeindre les murs de leurs établissements pendant un peu plus d’une heure. Car c’est le « Mandela day » ce jeudi.

Pendant cette journée internationale instituée par l’Onu en 2010, chacun est appelé à donner 67 minutes de son temps pour la collectivité, à l’image des 67 années consacrées par Mandela à la lutte pour l’égalité.

Des initiatives sont également prévues un peu partout dans le monde. Ce jeudi, les coureurs du Tour de France vont par exemple rendre un hommage à l’ancien président sud-africain au départ de l’étape entre Gap et l’Alpe d’Huez. Par ailleurs, l’orchestre philarmonique du KwaZulu Natal donnera un concert ce jeudi soir à 21h30 place de la République à Paris.

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Source : France Info

Italie: un sénateur compare une ministre noire à un orang-outan

 ACTUALITÉS : Chez les bas du front

Un sénateur du parti anti-immigrés de la Ligue du Nord a comparé à un orang-outan Cecile Kyenge, première ministre noire de l’histoire italienne, des paroles que le chef du gouvernement italien Enrico Letta a jugées dimanche «inacceptables».

Samedi, lors d’une réunion de son parti à Treviglio (près de Bergame, nord), le sénateur Roberto Calderoli, connu pour ses déclarations polémiques, avait déclaré à propos de la ministre d’origine congolaise: Cecile Kyenge «fait bien d’être ministre mais peut-être devrait-elle le faire dans son pays (…) Je me console quand je surfe sur Internet et que je vois les photos du gouvernement. J’aime les animaux (…) mais quand je vois les images de Kyenge, je ne peux m’empêcher de penser à des ressemblances avec un orang-outan, même si je ne dis pas qu’elle en soit un».

Ces déclarations ont circulé comme une traînée de poudre dans les médias et sur les réseaux sociaux, provoquant nombre de réactions indignées. Dimanche matin, dans un communiqué officiel, Enrico Letta s’est fendu en personne d’une réaction: «Les paroles rapportées aujourd’hui par la presse et attribuées au sénateur Calderoli à propos de Cecile Kyenge sont inacceptables et dépassent toutes les limites.» Dans ce communiqué, il exprime «sa pleine solidarité et son soutien à Cecile».

Le président du Sénat Pietro Grasso a exigé des excuses de Calderoli , et son homologue de la Chambre des députés Laura Boldrini a exprimé sa solidarité à la ministre en condamnant «des paroles vulgaires et indignes des institutions».

Quand à la principale concernée, elle a déclaré dimanche à l’agence italienne Ansa: «Je ne prends pas personnellement les paroles de Calderoli, mais elles m’attristent à cause de l’image qu’elles donnent de l’Itali. JEcrois que toutes les forces politiques doivent réfléchir à l’usage qu’elles font de la communication.»

 Calderoli est un habitué des provocations: en 2006, il avait dû démissionner du gouvernement Berlusconi après s’être exhibé avec un T-shirt anti-islam sur Mahomet.

Depuis sa nomination, Cecile Kyenge a dû affronter plusieurs manifestations d’hostilité de la Ligue du Nord, un parti allié au Peuple de la Liberté de Silvio Berlusconi mais qui se trouve actuellement dans l’opposition.

Dès sa prise de fonction fin avril, Cecile Kyenge a été la cible d’agressions verbales et menaces de mort, postées sur des sites racistes et même sur sa page officielle Facebook.

La ministre italienne de l'Intégration Cecile Kyenge

La ministre italienne de l’Intégration Cecile Kyenge

Source : Liberation