Le Panama intercepte un navire nord-coréen transportant des composants de missiles

ACTUALITÉS : Un monde enragé

Lundi, un navire nord-coréen transportant des armes a été intercepté dans le canal du Panama. En provenance de Cuba, il a été arraisonné par les autorités panaméennes, qui le suspectaient de transporter de la drogue. Il allait en direction de la Corée du Nord.

Ricardo Martinelli, le président panaméen, l’a annoncé sur Radio Panama. Il a également indiqué que le capitaine du navire avait tenté de se suicider, et que l’équipage s’était révolté quand la police est intervenue.

Le point de départ du navire, Cuba, n’est pas anodin. Le régime de Raul Castro est l’un des rares alliés de la Corée du Nord, avec la Chine.

Surtout, il relance l’idée selon laquelle la Corée du Nord serait en train de s’armer. Le 30 juin, déjà, une agence de presse sud-coréenne affirmait que Pyongyang avait déployé de nouveaux lance-missiles le long de la frontière avec la Corée du Sud, avec une portée de 70 kilomètres.

Dé février à mars, elle avait multiplié les essais nucléaires et les provocations militaires, provoquant l’inquiétude de ses voisins et de la communauté internationale.

Elle continue depuis à se fournir en matériel militaire, même si selon l’IISS (Institut international pour les études stratégiques), un think tank londonien, les missiles nord-coréens manquent pour l’instant de précision, et sont de faible portée. Un arsenal de longue portée serait en cours de développement, même si celui-ci a connu de nombreux échecs dernièrement.

Kim Hong-Ji

Source : France Info

Poutine accuse les États-Unis d’avoir « coincé » Snowden en Russie

ACTUALITÉS : Big Brother

Nouvel épisode dans le feuilleton Edward Snowden. L’ex-consultant de la NSA, qui a demandé vendredi dernier l’asile politique à la Russie, aurait été « de facto coincé » dans le pays selon le président russe Vladimir Poutine. Celui-ci ajoute que Snowden pourrait quitter la Russie « dès qu’il aura la possibilité d’aller ailleurs ».

L’attaque de Vladimir Poutine, cité par les agences de presse russes, est frontale : « Il (Edward Snowden) est arrivé sur notre territoire sans invitation, en transit vers d’autres pays […] Nos collègues américains l’ont de facto coincé » en Russie.

La semaine dernière, le Kremlin avait accueilli plutôt favorablement la demande d’asile politique de l’ancien consultant informatique de la NSA, y mettant plusieurs conditions. Et notamment celle de « cesser ses attaques contre l’allié américain ». Edward Snowden est devenu en quelque sorte l’ennemi numéro un de l’administration américaine, depuis qu’il a révélé l’existence du programme Prism, une surveillance des internautes du monde entier organisée par l’agence de renseignements américaine.

Sans entrer dans les détails, Vladimir Poutine a estimé ce lundi que les États-Unis avaient « intimidé tous les pays » prêts à l’accueillir. Edward Snowden aurait, selon Wikileaks, formulé des demandes d’asile dans 21 pays, et essuyé beaucoup de refus. Le président russe ajoute : « Dès qu’il aura la possibilité d’aller ailleurs, il le fera sans aucun doute ». Poutine donnant des leçons de moral c’est quand même l’hôpital qui se moque de la charité….

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Source : France Info

 

Affaire Cahuzac : Taubira, Valls et Moscovici entendus par la commission d’enquête parlementaire

ACTUALITÉS : Du côté de nos Zélites…

Depuis son installation le 15 mai, la commission a auditionné 44 personnes – dont Jérôme Cahuzac lui-même, le 26 juin dernier. Pour l’instant, les auditions n’ont pas mis au jour de dysfonctionnement majeur dans la gestion par le gouvernement de l’affaire…

Pour l’instant, la justice a fonctionné normalement, sans entrave de l’Etat. C’est la conviction du rapporteur général de la commission, Alain Claeys. Depuis son installation le 15 mai, la commission a auditionné 44 personnes. Pour établir « d’éventuel dysfonctionnements dans l’action du gouvernement et des services de l’Etat » entre le 4 décembre 2012 – la publication par Mediapart d’informations sur l’existence d’un compte en Suisse par Cahuzac – et le 2 avril 2013, jour de ses aveux.

Rien n’a donc filtré. Jérôme Cahuzac lui-même, entendu le 26 juin, a expliqué n’avoir dit la vérité à personne. Son audition a laissé tout le monde sur sa faim : souvent, l’ex-ministre s’est retranché derrière le secret de l’instruction.

Voilà pourquoi on attend beaucoup de l’audition de Pierre Moscovici : le ministre de l’Economie avait autorité sur celui du Budget. Plusieurs témoins, entendus par la commission, mais aussi des députés critiquent l’attitude de Moscovici. Pourquoi la demande d’entraide administrative n’a-t-elle été adressée à la Suisse que fin janvier, pourquoi la question posée dans cette demande n’a-t-elle pas été plus large ? Quelle connaissance de l’affaire Moscovici avait-il ?

Mi-avril, lors d’une audition houleuse devant la commission des Finances de l’Assemblée nationale, Pierre Moscovici avait redit qu’il ignorait tout du compte caché de Cahuzac jusqu’à ses aveux.

Avant Moscovici (18h15), la commission auditionnera Christiane Taubira, ministre de la Justice (11h) et Manuel Valls, ministre de l’Intérieur (17h). Sans grand enjeu : les deux ministres n’ont été mis en cause par aucune des personnes entendues jusqu’ici.

Les audtions se terminent mercredi. La commission rendra son rapport en septembre.

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Source : France Info

Grèce: le racisme a quartier libre dans les rues d’Athènes

BILLETS D’HUMEUR : Chez les bas du front

En ce mardi 16 juillet quoi de neuf en ce monde ??? Omar Diallo montre avec hésitation son crâne tuméfié. Le jeune homme est pourtant habitué à la violence. Il a fui son pays natal, la Guinée, après avoir connu la prison pour ses idées. Mais le racisme violent et décomplexé qui s’exprime dans les rues de la Grèce en crise, ça, il ne connaissait pas.

Dans le quartier d’Athènes où il habite, où s’alignent des devantures de magasins vides, à louer ou à vendre, couvertes de graffitis, «il y a des zones, où nous n’avons plus le droit d’aller, ou alors seulement en groupe», car «nous subissons des intimidations» venues de groupes qu’il désigne sous le terme générique de «racistes», assure-t-il.

Son récit corrobore celui de beaucoup des 154 victimes d’attaques physiques violentes recensées dans des lieux publics en 2012 en Grèce, dont 107 à Athènes, par un réseau d’organisations non gouvernementales, soit plus d’un incident tous les trois jours.

Il était seul: «Quatre personnes m’ont rattrapé dans la rue, l’un d’entre eux m’a tapé avec quelque chose au niveau de la tête. Je suis tombé, ils m’ont donné des coups. Quand ils ont fini, ils sont partis».

Pas de slogan raciste, pas de revendication, pas de traces. La police a fait transporter Omar à l’hôpital, où il a reçu des points de suture sur le crâne.

«Dans la vaste majorité des cas, les victimes sont étrangères et considèrent qu’elles ont été ciblées en raison de la couleur de leur peau» indique le rapport des ONG. Dans huit cas, les victimes affirment avoir reconnu des membres du parti néo-nazi Aube dorée, en raison des insignes qu’ils portaient sur eux, précise le rapport.

Cette violence parfois assortie d’insultes racistes, tétanise les témoins. «J’ai vu un jeune Pakistanais se faire battre sous mes yeux par deux colosses, qui ont remonté tout le couloir de bus pour l’aborder, avant de le jeter violemment dans la rue. Je ne suis pas intervenu, car j’ai eu peur» confesse mortifié un retraité français, qui vit à Athènes depuis un an.

Selon le rapport, seulement 24 victimes en 2012 sont allées déposer plainte à la police.

Pour Omar, 28 ans, qui était étudiant en relations internationales à Conakry, pas de doute, l’augmentation des violences racistes «a commencé lorsque (Antonis) Samaras est arrivé au pouvoir», en juin 2012: Le parti néo-nazi Aube Dorée «est entré au Parlement» avec 18 députés. «Ils se sont sentis forts politiquement».

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«Pratiquement chaque jour dans différents endroits du pays, particulièrement à Athènes, des attaques racistes ont lieu» résume Giorgos Tsabropoulos, qui dirige le Haut comité aux réfugiés de l’ONU en Grèce.

Les agresseurs «essaient de ne pas tuer, mais de provoquer des blessures visibles, pour répandre la peur dans les communautés», explique Dr Nikitas Kanakis, secrétaire général de Médecins du Monde en Grèce.

Des photos d’un homme au dos lardé de coups de couteau ont fait le tour du monde. Il a aussi dénoncé le cas d’un enfant afghan de 14 ans, qui a eu le visage tailladé à coups de tessons de bouteille dans un quartier bastion des néonazis à Athènes.

Le pouvoir exécutif condamne les agissements «inacceptables» du parti Aube Dorée, qui est «clairement un parti néo nazi», selon le ministre de l’Ordre public et de la protection du Citoyen, Nikos Dendias.

Mais, alors que le pays peine à muscler son arsenal anti-raciste et à se mettre d’accord sur un texte de loi pourtant souhaité par le conseil de l’Europe, le ministre, dans une interview récente à la BBC, affirme que son pays «n’a pas besoin de loi antiraciste».

Selon lui, l’influence d’Aube dorée et l’émergence de son discours xénophobe et raciste, est directement liée aux arrivées d’immigrants illégaux en Grèce «qui représentent un énorme poids» pour la société. Il demande une aide supplémentaires de l’UE pour gérer cet afflux.

«Nous avons créé une brigade spéciale dans la police (pour lutter contre le racisme, NDLR), (…) des enquêtes sont ouvertes pour crimes racistes, et je pense que les gens qui agissent illégalement devraient aller en prison» dit-il.

Depuis l’hiver dernier, l’ambassade des Etats-Unis en Grèce met en garde sur son site internet les touristes américains contre des «attaques violentes» visant «ceux qui, en raison de leur couleur de peau, sont perçus comme des migrants» en Grèce, et appelle à la prudence ses ressortissants à risque, «ayant des origines africaines, asiatiques, hispaniques ou moyen-orientales».

Voila encore un jour en ce beau monde….allez allez circulez il y a rien à voir.

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Source : Liberation

Etats-Unis : vague de protestation après l’acquittement du meurtrier de Trayvon Martin

ACTUALITÉS : Chez les bas du front, Un monde enragé

George Zimmerman, le garde bénévole qui a tué un adolescent noir l’année dernière en Floride, a été acquitté, samedi. Révoltés par cette décision de justice, de nombreux Américains ont manifesté dans la nuit de samedi à dimanche.

Réagissant à l’acquittement du meurtrier de l’adolescent noir Trayvon Martin annoncée samedi soir, des centaines de manifestants se sont précipités dans les rues de plusieurs villes des Etats-Unis. L’année dernière, George Zimmerman avait abattu le jeune homme de 17 ans.

Rassemblée devant le palais de justice de Sanford samedi, une foule de plusieurs centaines de personnes a accueilli le verdict concernant Zimmerman avec colère et indignation. Depuis, plusieurs marches spontanées se sont déroulées dimanche matin. San Francisco, Chicago, Washington, Atlanta, Philadelphie… La révolte ne se limite pas à la Floride, où le crime a eu lieu.

Peu après l’annonce de l’acquittement en Floride, le mouvement a commencé en Californie. Les rues de San Francisco se sont remplis de plusieurs centaines de manifestants pacifiques et encadrés par la police. Quelques heures plus tard, ce sont les habitants en colère d’Oakland, tout près de San Francisco, qui ont crié leur colère. Ils ont réagi de manière violente, couvrant les voitures de peinture, brisant des vitres et allant jusqu’à piller une voiture de police.

À Chicago, les manifestants se sont rassemblés en plein centre-ville, hurlant « Pas de justice, pas de paix! Aucun policier raciste! ». Le parc Times Square de New-York a également vu des manifestants se rassembler pour exprimer leur indignation. La police de Los Angeles, déclarant « par précaution » une « alerte tactique dans toute la ville », déclarait le rassemblement sans violence de quelque 200 manifestants dans un des quartiers noirs de la ville. Moins important mais à signaler tout de même : des dizaines de personnes, principalement de jeunes afro-américains ont aussi défilé à Washington.

Les parents de Trayvon Martin, absents lors du verdict, appellent depuis la mort de leur fils à des manifestations non-violentes, se référant à Martin Luther King et à la Bible.

Qualifiant l’acquittement de Zimmerman de « gifle pour le peuple américain », l’activiste Al Sharpton a annoncé que la riposte avait « l’intention de demander au ministère de la Justice la même procédure que dans le cas de Rodney King ». Cette jeune afro-américaine avait été battue par la police suite à une course poursuite en voiture en 1991. L’acquittement des policiers impliqués avait provoqué des pillages et de violentes émeutes à Los Angeles.

La décision concernant le meurtrier de Trayvon Martin, prise par un jury populaire composé de six femmes, relance le débat autour des intentions du meurtrier. Pour le parquet, George Zimmerman, vigile bénévole de son quartier, se serait cru investi d’une mission officielle en poursuivant et abattant l’adolescent sans la moindre justification.

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Source : France Info

Troisième nuit de violences en Irlande du nord

ACTUALITÉS : Un monde enragé

Dimanche soir, pour la troisième nuit consécutive, la ville de Belfast a été le théâtre de heurts entre la police irlandaise et des centaines de protestants loyalistes. Si 40 policiers ont été blessés, le nombre de manifestants touchés n’a pas été communiqué.

C’est le troisième matin de suite que la ville de Belfast, capitale de l’Irlande du Nord, se réveille groggy. Un autre policier a été blessé cette nuit, après de nouveaux heurts avec des centaines de protestants loyalistes qui manifestaient contre l’interdiction du gouvernement de les laisser traverser un quartier catholique.

Lors de la première nuit de manifestations, 32 policiers avaient été blessés et un responsable politique avait été touché à la tête par le jet d’une brique. De samedi à dimanche, pour la deuxième nuit de violences, sept policiers avaient de nouveau été blessés, sans gravité toutefois, par des cocktails-Molotov.

Le gouvernement nord-irlandais avait pris des mesures en conséquence et fait venir environ un millier de policiers d’Angleterre et du Pays de Galle en prévision. Cela n’a pas empêché un quarantième policier d’être blessé cette nuit, toujours sans gravité.

Le nombre de manifestants à avoir été blessés n’a pas été communiqué. En revanche, le journal britannique The Guardian indique que selon la police, que trente personnes ont été arrêtées.

Le Premier ministre irlandais, Peter Robinson, a clairement condamné les manifestations. « La seule manière de manifester qui se justifie est une manifestation légale et paisible », a-t-il indiqué.

Malgré les appels au calme du Premier ministre, les violences continuent donc en réaction à la décision des autorités qui interdisait à un cortège de manifestants « orangistes » (mouvement protestant) de traverser un quartier catholique, par peur de débordements.

Cette traversée devait avoir lieu dans le cadre d’une marche protestante organisée d’avril à août, en Irlande du Nord, et dont le point culminant est la parade du 12 juillet, à Belfast. L’objectif de cette parade est de comémmorer la victoire du 1960 du roi protestant Guillaume III d’Orange sur son rival catholique Jacques II.

Belfast a déjà, par le passé, été le théâtre de violences ayant pour origine des conflits religieux. Capitale de l’Irlande du Nord, la ville est devenue au fil du temps le bastion du protestantisme irlandais. Elle a notamment été marquée par des guerres religieuses entre catholiques et protestants, pendant les années 60 et les années 90.

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Source : France Info

Le PS et Notre Dame Des Landes

ACTUALITÉS : ZAD partout !

Le PS fait les poubelles des pros-nddl et s’improvise relais de communication-marketing avec une argumentation aussi nauséabonde que possible. L’écologie n’est pas un sujet qui fait débat au sein de ce parti, bien au contraire…

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Roms : Estrosi publie un « guide pratique » contre les occupations illégales

ACTUALITÉS : Chez les bas du front

Le maire UMP de Nice va envoyer aux collectivités locales un « guide pratique » pour lutter contre les occupations illégales des gens du voyage.

Pose de cadenas, dépôts de plaintes, cartographies… Le député-maire UMP de Nice Christian Estrosi a préparé à l’attention des collectivités locales un « guide pratique » pour faire face aux « occupations illégales du domaine public par des populations non sédentaires ». « Nous sommes confrontés à un refus de plus en plus fréquent du concours de la force publique par l’Etat » en cas d’occupations illégales de biens du domaine publique, souligne l’élu dans un « édito » préfaçant le guide pratique, publié dimanche sur le site du JDD et dont l’AFP a obtenu une copie.

« Aujourd’hui de très nombreux maires partagent ce sentiment d’abandon de l’État et d’impuissance face à de telles situations », ajoute l’élu UMP, en soulignant qu’une « personne qui entre par effraction dans une propriété qui ne lui appartient pas est un délinquant ».

L’élu, qui a lui-même expérimenté dans les Alpes-Maritimes tous les recours légaux possibles, propose dix recettes pour « lutter contre l’occupation illégale de terrain » et dix autres pour « anticiper l’installation des populations non-sédentaires et éviter les squats ».

Il conseille en particulier « d’identifier, cartographier et sécuriser » des sites susceptibles d’être occupés par les gens du voyage, afin de poser des cadenas pour éviter les intrusions. Parmi ses autres préconisations : relever l’ensemble des immatriculations, installer des caméras nomades en trois heures, faire dresser un constat d’huissier des dégâts occasionnés et surtout solliciter la force publique qui doit expulser les illégaux dans les 48 heures.

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Source : RTL

21 militants de Greenpeace interpellés dans la centrale de Tricastin

ACTUALITÉS : Stop nucleaire

Nouvelle action coup de poing de Greenpeace contre le nucléaire tôt ce lundi matin. Des dizaines de militants ont pénétré dans la centrale de Tricastin (Drôme) vers 5 heures. Objectif : «Pointer du doigt toutes les failles de sécurité dans la production d’énergie nucléaire. »

Ils étaient une quarantaine, selon l’organisation. En l’espace de vingt minutes, affirme Greenpeace, ils sont parvenus à monter sur les infrastructures entourant les réacteurs pour y déployer deux banderoles au niveau des réacteurs 1 et 3. Sur la première, on peut lire : «Tricastin : accident nucléaire» et la deuxième interpelle le chef de l’Etat : «François Hollande : président de la catastrophe?», selon Isabelle Philippe, chargée de communication de Greenpeace. Vers 7 heures, les militants ont déployé une nouvelle banderole autour du réacteur 1.

À 8h45, les gendarmes avaient interpellé 21 militants. Une petite dizaine, «localisés et sous contrôle», étaient toujours sur le site, a indiqué le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Pierre-Henry Brandet. Une cinquantaine de gendarmes ont été dépêchés sur les lieux, dont 22 du groupe spécialisé dans la protection des installations nucléaires, le peloton spécialisé de protection de la gendarmerie (PSPG), chargé de lutter contre les intrusions et les actes de malveillance.

«Il n’y a pas eu de pénétration dans les enceintes de sécurité», affirme EDF. Le ministère de l’Intérieur assure de son côté que les activistes n’ont pas accédé aux «zones sensibles, notamment les salles de commande» du site. «C’est une action médiatique qui ne représente pas de danger pour la sécurité des installations», insiste Pierre-Henry Brandet. Selon le ministère, les militants, «répartis en trois groupes», «ont été immédiatement détectés». L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a elle aussi assuré que l’intrusion des militants de Greenpeace «n’a pas eu d’impact sur la sûreté de l’installation». «Conformément aux procédures, l’ASN a mobilisé son centre national de crise à 7h15», a-t-elle indiqué dans un communiqué.

«Greenpeace veut pointer du doigt toutes les failles de sécurité dans la production d’énergie nucléaire», explique Isabelle Philippe, rappelant que selon le classement de l’organisation écologiste, «Tricastin est une des centrales les plus dangereuses, une des cinq à fermer en priorité, notamment du fait des fissures du réacteur 1». Le 2 mai 2012 déjà, deux centrales nucléaires avaient fait l’objet d’intrusions le même jour, celles de Bugey et de Civaux.

Lors de la campagne présidentielle, Greenpeace avait interpellé François Hollande sur le nucléaire, affirmant que la centrale de Fessenheim n’était pas la seule à devoir être fermée. «François Hollande a promis de fermer Fessenheim d’ici à 2017, s’était alors étonnée Sophia Majnoni, porte-parole de l’ONG, au motif qu’elle est en passe d’atteindre la limite d’âge et qu’elle est exposée à d’importants risques sismiques et d’inondation. Elle n’est pourtant pas la seule dans cette situation, quatre autres seraient même plus dangereuses!»

L’étude de Greenpeace était arrivée à la conclusion qu’il fallait fermer, outre Fessenheim, les centrales les plus âgées du Blayais (Gironde), du Bugey (Ain), de Gravelines (Nord) et du Tricastin (Drôme). Les conclusions de Greenpeace confortaient alors celles de la Commission européenne, qui, en octobre dernier, avait pointé dans son rapport sur la sécurité du parc nucléaire les défaillances observées plus particulièrement dans les cinq sites listés par l’ONG.

La vidéo de l’opération filmée par Greenpeace

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Source : Le Parisien

Interview de François Hollande ou l’art de l’enfumage

ACTUALITÉS : Du côté de nos Zélites…

L’ intervention François le Second n’ est sûrement pas de nature à calmer les Français inquiets de la montée du chômage et des inégalités. Il ne convainc personne en répétant que l’austérité budgétaire nous sortira de la crise, encore moins quand il affirme contre toute évidence que « la reprise est là ».

Alors que tant de Français souffrent tout les jours, il a oublié les priorités de l’emploi, de logement, de salaires du pays. Il a beau parler d’avenir, la méthode Coué ne fait pas une vision pour la France. Pire, sur les retraites, il maintient le cap d’un allongement de la durée de cotisation, balayant d’un revers de main les objections syndicales comme celles qui viennent de son propre camps.

Et pour combattre le FHaine dont il dit le danger, l’appel à la discipline de la majorité ne fait pas le compte: il faut d’ urgence un changement de cap politique. Nous allons continuer d’agir pour l’obtenir le plus vite possible…

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Une aide à un film sur l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes « censurée »

ACTUALITÉS : ZAD partout !

Le documentaire « Le Dernier continent » de Vincent Lapize, ayant pour thème l’aréoport de Notre-Dame des Landes (NDDL et ses Zadistes) a-t-il été rayé lors du vote des subventions régionales ? Une aide au développement à hauteur de 4000 euros avait en effet été acceptée par le comité technique de la région des Päys de la Loire  pour l’aide au cinéma. Cet avis favorable, habituellement suivi par la commission permanente qui les valide, a pourtant été écarté le 8 juillet dernier. Disparu ! La raison ? Le contenu du film.  Pour Olivier Deschanel de l’UDI (union des démocrates et indépendants), conseiller régional et membre de la commission culture, cela relève de la censure. « Après avoir posé plusieurs questions sur les raisons de ce retrait, il s’avère que ce dossier a été ajourné pour des raisons liées au contenu du film. Cela porte atteinte à la liberté de création et d’expression des auteurs. La position que les uns et les autres ont sur le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes ne doit en aucune façon intervenir dans un dossier exclusivement artistique ». Un courrier de demande d’explication a été envoyé le 11 juillet par les conseillers régionaux Olivier Deschanel et Dominique Richard au président de la région des Pays de Loire Jacques Auxiette.

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Source : Presse Océan

Les bas du front d’Hommen font défiler un faux Hollande aux côtés de Staline et Hitler

ACTUALITÉS : Chez les bas du front

Un faux François Hollande en voiture, puis bras dessus bras dessous avec Hitler et Staline : les Hommen, groupuscule d’opposants au mariage homosexuel, ont organisé dimanche, jour de fête nationale, un défilé dans le centre de Paris. Suivie d’hommes menottés et torses nus portant l’inscription « Hollande dictateur », une voiture décapotée s’est ébranlée de la place de la République avec à son bord un homme le visage recouvert d’un masque représentant le président français, flanqué de deux passagers qui avaient des masques reproduisant les traits des dictateurs allemand et soviétique, responsables de millions de morts. Une scène censée parodier le défilé du 14 Juillet sur les Champs-Elysées qui s’était déroulé quelques heures plus tôt et ponctuée par les huées et les sifflets d’opposants au mariage homosexuel à l’intention du chef de l’Etat. Rue de Rivoli, les trois hommes ont fini à pied, bras dessus bras dessous. « S’ils font cette comparaison, le devoir c’est de les écouter, de ne pas dire que ce sont des petits cons et de se demander pourquoi disent-ils ça ? « , a commenté, en marge du cortège Béatrice Bourges, porte-parole du Printemps français, nébuleuse agrégeant certains des opposants les plus déterminés au mariage homosexuel. « Si des jeunes ne peuvent pas être dans l’entièreté, alors qui le sera ? « , a-t-elle demandé. Plusieurs manifestants ont été interpellés. Le 13 janvier, pendant la première manifestation contre le mariage homosexuel, Xavier Bongibault, un des porte-parole des contestataires, avait suscité l’indignation en établissant un parallèle entre le président français et Hitler.

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Source : DH

Un 14 juillet 1896 naissait Buenaventura Durruti

BILLETS D’HUMEUR : Mythologies

En ce Lundi 15 juillet quoi de neuf en ce monde ??? En 1896 un 14 juillet, pendant que la planète France s’abreuvait déjà de bals populaires, d´feux d´artifice et de flonflons, naissait Buenaventura Durruti.

Peu d’hommes ont autant que Buenaventura Durruti résumé par leur destinée la part insurrectionnelle d’une époque. Il eut la sincérité de la vivre et l’habileté de la mener sans prétendre la gouverner. Son nom reste attaché aux tentatives les plus radicales de la révolution espagnole et au mouvement anarchiste, qui prêta ses revendications les plus soucieuses d’humanité au «dernier soulèvement prolétarien».

Né à León (Espagne), Durruti passe rapidement de l’école à l’atelier de mécanique, puis à la mine et à la Compagnie des chemins de fer du Nord. Membre de l’Union générale des travailleurs (U.G.T.), il se fait connaître par ses interventions et sa détermination. Lors des grèves de 1917, il passe à la Confédération nationale du travail (C.N.T.), qu’il ne quittera plus.Affiche de la CNT-FAI Exilé à Gijon par la répression, il rencontre Manuel Buenacasa, qui l’initie aux théories anarchistes. Refusant le service militaire, il part pour Paris, rencontre Sébastien Faure, Louis Lecoin et Émile Cottin. En 1920, l’atmosphère révolutionnaire l’attire à Saint-Sébastien, où il adhère au groupe anarchiste dénommé Les Justiciers. Il arrive à Saragosse alors qu’une grève générale a contraint le gouverneur à libérer l’anarchiste Ascaso, qu’il avait fait emprisonner. Dans le même temps, le cardinal Soldevila engage un groupe de tueurs pour en finir avec les militants de la C.N.T. Contre les pistoleros , Durruti organisera la lutte avec Ascaso, García Oliver et les membres du groupe Les Solidaires. En réponse à l’assassinat du militant Salvador Segui, ils exécutent le cardinal Soldevila à Saragosse, puis l’ex-gouverneur de Bilbao, responsable du gangstérisme patronal. L’agitation va de pair avec la préparation d’une insurrection à Barcelone, que l’arrivée tardive des armes fit échouer. En septembre 1923, Primo de Rivera s’assurait du pouvoir, déterminant Durruti à s’exiler de nouveau en France, puis à Cuba, où, avec Ascaso et Jover, il commence une campagne d’agitation. L’exécution d’un patron qui avait fait torturer trois ouvriers grévistes les contraint à gagner le Mexique, puis à parcourir l’Amérique du Sud avant de regagner la France, où ils sont arrêtés sous l’accusation d’avoir comploté contre la vie d’Alphonse XIII. L’Argentine et l’Espagne réclament l’extradition des trois anarchistes. Lecoin et Faure obtiennent de Poincaré la libération de Durruti, Ascaso et Jover, qui sont expulsés de France et qui, voyant toutes les frontières se fermer, n’ont d’autre recours que de revenir clandestinement dans les environs de Paris. En 1928, ils passent en Allemagne, assurés de l’appui d’Eric Mühsam. De faux papiers leur permettent de rester en Belgique jusqu’en 1931, alors que l’avènement de la république espagnole autorise des espoirs, rapidement déçus. À Barcelone, Durruti, dépourvu de grands talents oratoires, mesure sa puissance de conviction en incitant, lors d’une émeute, les soldats à tourner leurs armes contre la garde civile. Sa popularité s’accroît dans le mouvement ouvrier, avec, pour contrepartie, une série d’emprisonnements.

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Lors du congrès de la C.N.T. du 1er mai 1936, la conspiration militaire est dénoncée sans que le gouvernement de Front populaire se décide à réagir. La CNT contre le fascismeÀ l’instigation de Durruti et de ses amis, la C.N.T. s’empare des armes contenues dans quelques bateaux du port. Lors de l’insurrection nationaliste du 19 juillet 1936, l’intervention rapide des milices anarchistes décide d’une victoire que le gouvernement de la Généralité de Catalogne eût été bien en peine d’assurer. La prédominance ainsi acquise par la C.N.T. va disparaître à la suite d’une sorte de réflexe légaliste ou de sous-estimation de soi, qui amène la C.N.T. et la F.A.I. (Fédération anarchiste ibérique) à pactiser avec les instances gouvernementales. L’opportunité perdue par le mouvement anarchiste permettra aux forces politiques traditionnelles de se ressaisir et de préparer l’action contre la C.N.T.-F.A.I. La colonne Durruti, organisée à la hâte, fait reculer le front jusqu’à l’Èbre et libère l’Aragon, où pour la première fois dans l’histoire apparaissent, sous le nom de «collectivités», des entités sociales dont la gestion est confiée à l’ensemble des individus.

À mesure que s’instaurait l’expérience libertaire, le gouvernement central s’employait à neutraliser l’action de Durruti: refus de lui accorder des armes, tracasseries administratives et hostilité de plus en plus active du Parti communiste.La colonne Durruti Lors de l’offensive contre Madrid, en octobre-novembre 1936, la colonne Durruti est appelée à la rescousse et dirigée sur le quartier le plus menacé. Le 19 novembre, Durruti est mortellement blessé dans des conditions assez mystérieuses (crime ou accident;). Sa disparition et l’affaiblissement des milices anarchistes allaient faciliter une politique de répression, qui culmina avec la liquidation des collectivités aragonaises et les affrontements de Barcelone en 1937.

À la différence d’autres responsables anarchistes, Durruti ne s’est jamais autorisé des succès remportés pour s’arroger quelque pouvoir personnel que ce soit. Son erreur fut peut-être de s’accommoder des mécanismes d’un pouvoir en place, qui ne pouvait que se dresser contre lui.

Voila encore un jour en ce beau monde….allez allez circulez il y a rien à voir.

Buenaventura DurrutiSource : Drapeau Noir

14 Juillet 1953 : Le massacre oublié à la Nation

ACTUALITÉS : Un monde enragé

Cet après-midi du 14 juillet 1953, à l’issue de la manifestation organisée par le Mouvement de la paix, 6 manifestants algériens sont tués par la police parisienne, place de la Nation, à Paris. Au moins 40 autres sont blessés par balles. Un militant de la CGT, préposé au service d’ordre, est lui aussi abattu, victime du feu nourri déclenché par de nombreux gardiens de la paix.

Comment expliquer un tel déchaînement de violence ? Depuis le début des années 1950, le PPA-MTLD1 se joint, sous ses propres bannières, aux manifestations ouvrières organisées le 1er Mai ou en contrepoint des défilés officiels de la fête nationale. Le 14 juillet 1953, plusieurs milliers d’Algériens s’élancent de la place de la Bastille pour rejoindre celle de la Nation. Le défilé se déroule dans le calme. Le service d’ordre et l’ordonnancement du cortège des nationalistes algériens représentent un défi symbolique et physique à l’autorité de l’État colonial. Ils impressionnent les observateurs.

Arrivés place de la Nation, les militants du PPA-MTLD auraient cherché à enfoncer les rangs des gardiens de la paix afin de poursuivre la manifestation au-delà du lieu de dispersion. Ces escarmouches avec les forces de l’ordre rappellent de nombreux précédents, en particulier celui du 1er mai 1951 : ce jour-là, les policiers ont dû reculer sous la poussée des nationalistes algériens. Depuis, certains gardiens de la paix fomentent leur revanche.

C’est ainsi que, le 14 juillet 1953, le feu est ouvert sans qu’aucun ordre n’ait été donné. Les affrontements se poursuivent près d’une demi-heure : les rangs du PPA-MTLD sont pris en tenaille par des renforts de police et des dizaines de manifestants sont tabassés. Un car de police est incendié, une dizaine d’agents sont blessés, victimes de traumatismes crâniens et faciaux occasionnés par les coups portés à l’aide d’armes improvisées (barrières arrachées, éléments de terrasses de café…). Le soir même, le ministre de l’Intérieur, Léon Martineau-Déplat, argue que les Algériens ont ouvert le feu les premiers. Il cherche ainsi à promouvoir la thèse de la légitime défense échafaudée par la préfecture de police. Les rares couteaux utilisés par les manifestants n’ont occasionné que des blessures superficielles mais sont mis en exergue par les autorités.

Une partie de la presse (Paris-Presse, Le Parisien libéré, L’Aurore) se montre prompte à reprendre les clichés sur la « violence fanatique » des Algériens et sur leur goût immodéré pour l’usage des armes blanches. Le scénario de l’« émeute algérienne » est cependant concurrencé par d’autres narrations de l’événement. Dans les journaux liés au Parti communiste, l’image d’un cortège pacifique sauvagement agressé par les forces de police est privilégiée. L’éloge de la « combativité » des manifestants algériens est cependant appuyé.

La remise en cause de la version officielle s’étend au fil des jours. Les autopsies confirment qu’une tuerie a été perpétrée par les agents de la Préfecture de police. Bien que l’enquête judiciaire ait été ouverte pour « violences envers des dépositaires de la force publique », elle disculpe les Algériens d’une partie des accusations lancées dans la soirée du 14 juillet. Les dizaines de douilles recueillies se révèlent en effet toutes provenir des pistolets de service de gardiens de la paix. Huit d’entre eux reconnaissent avoir tiré. Ils ne reçoivent aucune sanction…

Depuis février 1934, aucune manifestation parisienne n’a été dispersée à coups de feu. Mais un manifestant – déjà un Algérien – a été tué par balle dans la capitale, au cours de la manifestation communiste contre la venue à Paris du général Ridgway2, le 28 mai 1952. Il apparaît ainsi que les « Français musulmans d’Algérie » ont été exclus du mouvement de pacification du maintien de l’ordre mis en évidence par les historiens. La police parisienne a continué de traiter les manifestants algériens avec les méthodes utilisées par l’armée contre les ouvriers grévistes de la fin du XIXe siècle.

Un détour par l’empire colonial s’avère nécessaire si l’on veut comprendre la persistance de ces pratiques létales. En décembre 1952, à Casablanca, l’action conjuguée de l’armée, de la police et de milices de colons a conduit à l’assassinat de dizaines de manifestants. Tant en Tunisie qu’au Maroc, il est alors courant que des coups de feu soient tirés en situation de maintien de l’ordre. La presse de l’époque ou les témoignages de policiers recueillis a posteriori montrent que ces situations relèvent d’une forme de routine associée à la domination coloniale. Or les « Français musulmans d’Algérie » émigrés en métropole sont clairement identifiés par la hiérarchie et la majorité de la base policière comme des colonisés « indésirables » à l’égard de qui doivent être appliquées des politiques d’exception.

La tuerie du 14 juillet 1953 suscite de vives réactions. De la mosquée de Paris à la maison des Métallurgistes, en passant par certains lieux de travail, plusieurs hommages collectifs sont rendus aux victimes. Le transport des dépouilles vers l’Algérie est ponctué de rassemblements syndicaux et politiques. C’est sur le port d’Alger, sous la houlette des dockers et de militants nationalistes, que la mobilisation est la plus importante. En dépit de cette effervescence, les dissensions internes d’un PPA-MTLD en crise accaparent bientôt les esprits.

Au-delà du « mensonge d’État » et de l’ordonnance de non-lieu rendue en octobre 1957, ces conflits contribuent aussi à l’oubli du 14 juillet 1953. L’événement ne peut être intégré à la geste du Front de libération nationale (FLN) : vainqueur d’une lutte mortelle et fratricide contre les partisans de Messali Hadj, celui-ci cherche à apparaître comme la seule organisation à avoir porté le fer contre la puissance coloniale. Surtout, la mémoire des sept morts du 14 juillet 1953 est ensevelie sous celle des milliers de victimes de huit années de guerre.

1953Source : L’histoire

Turquie : nouveaux heurts entre les forces de l’ordre et les manifestants

ACTUALITÉS : Un monde enragé

Un mois après l’évacuation du parc Gezi, des centaines de manifestants ont tenté ce samedi soir de rejoindre le site. Les forces de l’ordre les ont dispersés avec des canons à eau, des grenades lacrymogènes et des billes en plastique. Interdit au public depuis son évacuation manu militari le 15 juin dernier,

Le parc Gezi a été rouvert en début de semaine. Mais les manifestations y restent interdites. Un rassemblement d’opposants au gouvernement du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan avait été autorisé à quelques centaines de mètres de la place Taksim. Mais quelques centaines de jeunes ont tenté de rejoindre le parc Gezi et c’est à ce moment là que les affrontements ont commencé.

Selon des évaluations de la police, près de 2,5 millions de personnes sont descendues dans la rue dans près de 80 villes pendant trois semaines pour exiger la démission du Premier ministre turc accusé de dérive autoritaire et de vouloir « islamiser » la société turque.

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Source : France Info