Sur la dégradation de la note française par Standard & Poor’s

Du côté de nos Zélites…

Un article proposé par les compagnons du groupe Pavillon Noir de la Fédération Anarchiste. Version originale ICI.

Suite à la dégradation ce jour même de la note de la dette de l’Etat français par l’agence de notation Standard & Poor’s, le premier Sinistre Ayrault et le Sinistre de l’Economie et des Finances Moscovici y sont allés de leurs jérémiades de laquais, en premiers de la classe indignés de ne pas avoir eu la meilleure note pour leurs bons et loyaux sévices.

Les deux “socialistes” ont pourtant fait ce que le capitalisme ne cesse d’exiger d’eux, en poursuivant des ”réformes” de compétitivité et de rationalisation du budget (comprendre : pressurer les salaires directs et indirects et écrabouiller les droits sociaux). Et nos deux calimayrault, pour démontrer leur servilité, de surenchérir sur les réformes des retraites et du marché du travail qu’ils sont en train de mettre en œuvre : on va faire manger toujours plus de spaghettis hard discount tous les jours aux petits vieux et aux précaires, comme les marchés nous le demandent, et les marchés nous tapent sur les doigts ? Z’est vraiment trop inzuste !

N’ayant en vue que leur baromètre d’impopularité virant au rouge avec la grogne sociale, craignant pour leur petit pouvoir de représentants de la misère politique instituée, les deux bureaucrates auraient-ils oublié qu’ils servent l’ogre capitaliste, dont l’appétit de destruction est par définition insatiable ? Standard & Poor’s le dit en tout cynisme : ses perspectives se basent sur l’évaluation des capacités du gouvernement à mettre en œuvre de NOUVELLES réformes structurelles pour “dégager de la croissance” (du capital), c’est-à-dire de nouvelles étapes dans la grande casse sociale pour saigner à blanc les prolos.

Standard des Pauvres argumente son annonce en évoquant les chiffres élevés du chômage en France, qui obéreraient le budget de l’Etat, alors même que ce sont les marchés boursiers qui poussent aux licenciements massifs auxquels on assiste ! La situation illustre bien les contradictions du capitalisme : l’Etat écrase la rémunération de la force de travail au profit du capital comme on le lui demande, en faisant passer la pilule par son vernis social. Mais si les prolos n’ont plus rien en poche, sur quoi le capital va-t-il pouvoir exercer son racket, sinon sur les finances mêmes de l’Etat “social” ?

Derrière les lettres “AA” se cache tout simplement une spéculation financière à la baisse sur la dette de l’Etat, dernier filon de la machine à fric emballée dans sa course folle à la ruine, poussant les gestionnaires politiques du capitalisme à restructurer toujours plus en débarrassant l’Etat des derniers oripeaux “sociaux” dont il s’était paré pour relancer la machine du profit après la seconde guerre mondiale. Le profit issu de la sphère productive étant toujours plus réduit voire devenu nul du fait des contradictions du capitalisme, il s’agit d’accroître toujours plus le volume de racket financier sur la dette de l’Etat (elle-même racket de la force de travail présente et à venir), de syphonner toujours plus les services publics et les salaires directs et indirects.

Or à force de transformer tout et n’importe quoi en cadavre pour se maintenir, le Capital sape ses propres bases, en dévorant la main des Etats qui permettent justement les conditions mêmes de son existence, en faisant rentrer le pognon par ses forces armées, en réprimant ou en vaselinant la contestation, en garantissant l’existence de la valeur monétaire elle-même. Une fois disparue l’illusion du vernis social de l’Etat, une fois remis en plein jour dans toute leur violence les piliers régaliens de l’Etat, une fois généralisées la pauvreté, l’exclusion et la précarité qu’engendre le système capitaliste à l’échelle de la planète, les prolos risquent bien de basculer dans la révolte générale. L’argent au feu ? Les capitalistes et les politicards au milieu !

Et l’humanité hélas, si nous ne nous donnons pas les moyens de nous réapproprier le monde et de nous organiser de façon libertaire, égalitaire et solidaire. Face au veau d’or de la destruction sociale, auquel vouent un culte les pantins encravatés des partis politiques qui tous briguent les ors de la république bourgeoise, les seuls A qui offrent une perspective “stable” sont ceux de l’anticapitalisme anarchiste.

Juanito, groupe Pavillon Noir (FA 86), 8 novembre 2013

Affaire Cahuzac : Taubira, Valls et Moscovici entendus par la commission d’enquête parlementaire

ACTUALITÉS : Du côté de nos Zélites…

Depuis son installation le 15 mai, la commission a auditionné 44 personnes – dont Jérôme Cahuzac lui-même, le 26 juin dernier. Pour l’instant, les auditions n’ont pas mis au jour de dysfonctionnement majeur dans la gestion par le gouvernement de l’affaire…

Pour l’instant, la justice a fonctionné normalement, sans entrave de l’Etat. C’est la conviction du rapporteur général de la commission, Alain Claeys. Depuis son installation le 15 mai, la commission a auditionné 44 personnes. Pour établir « d’éventuel dysfonctionnements dans l’action du gouvernement et des services de l’Etat » entre le 4 décembre 2012 – la publication par Mediapart d’informations sur l’existence d’un compte en Suisse par Cahuzac – et le 2 avril 2013, jour de ses aveux.

Rien n’a donc filtré. Jérôme Cahuzac lui-même, entendu le 26 juin, a expliqué n’avoir dit la vérité à personne. Son audition a laissé tout le monde sur sa faim : souvent, l’ex-ministre s’est retranché derrière le secret de l’instruction.

Voilà pourquoi on attend beaucoup de l’audition de Pierre Moscovici : le ministre de l’Economie avait autorité sur celui du Budget. Plusieurs témoins, entendus par la commission, mais aussi des députés critiquent l’attitude de Moscovici. Pourquoi la demande d’entraide administrative n’a-t-elle été adressée à la Suisse que fin janvier, pourquoi la question posée dans cette demande n’a-t-elle pas été plus large ? Quelle connaissance de l’affaire Moscovici avait-il ?

Mi-avril, lors d’une audition houleuse devant la commission des Finances de l’Assemblée nationale, Pierre Moscovici avait redit qu’il ignorait tout du compte caché de Cahuzac jusqu’à ses aveux.

Avant Moscovici (18h15), la commission auditionnera Christiane Taubira, ministre de la Justice (11h) et Manuel Valls, ministre de l’Intérieur (17h). Sans grand enjeu : les deux ministres n’ont été mis en cause par aucune des personnes entendues jusqu’ici.

Les audtions se terminent mercredi. La commission rendra son rapport en septembre.

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Source : France Info

Interview de François Hollande ou l’art de l’enfumage

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L’ intervention François le Second n’ est sûrement pas de nature à calmer les Français inquiets de la montée du chômage et des inégalités. Il ne convainc personne en répétant que l’austérité budgétaire nous sortira de la crise, encore moins quand il affirme contre toute évidence que « la reprise est là ».

Alors que tant de Français souffrent tout les jours, il a oublié les priorités de l’emploi, de logement, de salaires du pays. Il a beau parler d’avenir, la méthode Coué ne fait pas une vision pour la France. Pire, sur les retraites, il maintient le cap d’un allongement de la durée de cotisation, balayant d’un revers de main les objections syndicales comme celles qui viennent de son propre camps.

Et pour combattre le FHaine dont il dit le danger, l’appel à la discipline de la majorité ne fait pas le compte: il faut d’ urgence un changement de cap politique. Nous allons continuer d’agir pour l’obtenir le plus vite possible…

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Affaire Tapie : la justice saisit des biens de l’homme d’affaires

 ACTUALITÉS : Du côté de nos Zélites…

Chargés d’éclaircir les conditions dans lesquelles Bernard Tapie a pu obtenir un arbitrage favorable pour régler son litige avec le Crédit lyonnais, les juges Serge Tournaire et Guillaume Daïeff ont choisi de frapper l’homme d’affaires au portefeuille.

Le 28 juin, ils ont délivré une série d’ordonnances de saisies pénales, après avoirobtenu l’accord du parquet de Paris. Ils postulent, pour justifier leurs actes, que »Bernard Tapie apparaît comme le principal bénéficiaire des sommes versées par le CDR [l’organisme chargé de solder le passif du Crédit lyonnais] au terme d’une escroquerie dont il apparaît comme l’un des organisateurs ».

Le couple Tapie, Bernard et Dominique, dispose de quinze comptes bancaires, en France, mais aussi à Monaco. L’acteur assure vivre de ses dividendes, à hauteur de 25 000 euros mensuels, et pense avoir payé 2 millions d’euros au titre de l’ISFen 2012. Les juges estiment que, à la suite de l’arbitrage, l’homme d’affaires a reçu au total 278 millions d’euros.

Les juges ont d’abord fait saisir deux assurances-vie, souscrites par les Tapie en novembre 2008 grâce au montant faramineux du préjudice moral qui leur a été accordé en juillet 2008, soit 45 millions d’euros. Leur valeur de rachat est estimée par les enquêteurs à 20 780 272,66 euros.

Les magistrats ont également saisi les parts sociales détenues par Bernard Tapie dans son hôtel particulier de la rue des Saints-Pères, à Paris, à hauteur de 69 300 000 euros. Ils ont aussi confisqué la villa « La Mandala » achetée par l’homme d’affaires à Saint-Tropez, le 29 septembre 2011, pour un montant de 48 millions d’euros. C’est l’agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués (Agrasc), alertée le 28 juin, qui va procéder aux actes.

Les juges ont également demandé l’avis du parquet pour saisir six comptes bancaires, un contrat d’assurance-vie de 180 millions d’euros détenu par la holding Groupe Bernard Tapie, domiciliée à Bruxelles, et même les parts de l’homme d’affaires sur la SA Groupe Hersant Media, les journaux La Provence etNice-Matin, rachetés par M. Tapie.

Par ailleurs, la brigade financière a adressé aux juges un inventaire complet des biens de la famille Tapie. Grâce à l’arbitrage, Mme Tapie a offert le 20 octobre 2008 à Stéphane Tapie, leur fils, un bien immobilier de 320 m2 à Asnières-sur-Seine, payé 1 335 000 euros. Un autre appartement est acquis à Marseille, le 5 mars 2009, pour 270 000 euros. Puis elle a acheté le 29 octobre 2010 un appartement à Neuilly-sur-Seine, avec sauna et jardin privé de 213 m2 pour 2 650 000 euros. C’est sa fille, Sophie Tapie, qui l’occupe. Deux ans plus tard, le 1er octobre 2012, elle acquiert un hôtel particulier, toujours à Neuilly-sur-Seine, pour 15 200 000 euros.

Bernard Tapie, lui, possède une résidence secondaire à Combs-la-Ville (Seine-et-Marne), la villa de Saint-Tropez, un yacht, le Reborn, payé 40 millions d’euros et amarré à Marseille, 426 tonnes pour 74 mètres de long, qu’il loue 500 000 euros la semaine. Il utilise aussi pour ses déplacements une Range Rover, une Smart, et son avion privé, qu’il a décidé de revendre pour 15 millions d’euros.

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Source : Le monde

Procès « pétrole contre nourriture » : tous les prévenus relaxés

ACTUALITÉS  : Du côté de nos Zélites…

Le tribunal correctionnel de Paris a choisi lundi de relaxer Charles Pasqua et le groupe Total, entre autres, dans le cadre de l’affaire des détournements du programme onusien « pétrole contre nourriture ». Il a estimé qu’aucun des délits retenus n’était finalement constitué.

Relaxe pour tout le monde. Le tribunal correctionnel de Paris a tranché d’un coup d’un seul ce lundi, relaxant tous les prévenus jugés dans l’affaire « pétrole contre nourriture ».

Parmi les vingt personnes – anciens ambassadeurs, responsables d’associations, journalistes… – qui se sont assises dans le box en janvier et février derniers, lors des audiences, l’ancien ministre de l’Intérieur Charles Pasqua, ou encore Christophe de Margerie, PDG du groupe Total.

Le groupe pétrolier était poursuivi pour des faits de corruption d’agents publics étrangers, tout comme l’ancien ministre, qui était également jugé pour trafic d’influence passif. En toile de fond, le programme instauré au milieu des années 1990 par l’ONU dans l’Irak de Saddam Hussein, « pétrole contre nourriture ». Bagdad avait contourné ce programme, qui l’autorisait à vendre du pétrole contre des biens de consommation, afin de distribuer des millions de barils à travers le monde, empochant de grasses commissions ou surcoûts.

Le parquet avait requis une amende de 750.000 euros à l’encontre de Total, mais la relaxe pour Charles Pasqua. Le parquet a désormais dix jours pour faire appel.

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Source : France Info

Réunion de l’UMP : pour Nicolas Sarkozy, « ce n’est pas une rentrée politique »

ACTUALITÉS :  Du côté de nos Zélites…

L’ancien président Nicolas Sarkozy était hier au siège de l’UMP à Paris, où il a participé à une réunion extraordinaire du bureau politique du parti après l’invalidation de ses comptes de campagne. Il a assuré qu’il ne s’agissait pas de sa « rentrée politique ». Il est reparti, sans parler à la presse mais en twittant « Ceci n’est pas ma rentrée politique. Le jour où je reprendrai la parole ce sera pour parler aux Français de la France. » AMEEEEEEN…. et dans une video amateur de son discourt a l’UMP il declare  » qu ‘il renonce à renoncer à la vie politique » Bin on est pas dans la m….

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Aide : France Info

UMP : Le SarkoThon est lancé, étendu des casseroles qu’il traine aux fesses

BILLETS D’HUMEUR : Du côté de nos Zélites…

En ce dimanche 7 juillet quoi de neuf en ce monde ??? eux jours après sa démission du Conseil constitutionnel, l’ancien président Zebulon 1er a été célébré lors de la première Fête de la Violette. Un rassemblement de la Droite Forte à la Ferté Imbault (Loir-et-Cher), où Nicolas Sarkozy ne s’est pas rendu, mais où il a beaucoup été question de lui.

Alors avant son come-back tant attendu de son fan club faisons un petit tour d’horizon des casseroles qu’il traîne aux fesses.

BETTENCOURT

L’ex-président a été mis en examen jeudi pour «abus de faiblesse» à l’encontre de la milliardaire Lilianne Bettencourt pour des faits commis en février 2007 et au courant de l’année 2007 par le juge d’instruction de Bordeaux Jean-Michel Gentil. l avait, lors d’une première audition le 22 novembre, été placé sous le statut de témoin assisté.

SONDAGES DE L’ELYSEE

Un juge enquête depuis le début de l’année sur la régularité des contrats conclus, sans appel d’offres, entre l’Elysée et neuf instituts de sondage sous Nicolas Sarkozy.

L’association Anticor avait déposé une première plainte pour favoritisme en 2010 au sujet d’une convention commerciale signée par l’ex-directrice de cabinet de M. Sarkozy, Emmanuelle Mignon, avec la société de conseil Publifact de Patrick Buisson, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy.

L’enquête a été élargie en janvier à d’autres conventions passées entre mai 2007 et mai 2012 entre l’Elysée et les sociétés Publifact, PubliOpinion, Giacometti-Peron, Ipsos, Ifop, OpinionWay, Sociovision, TNS Sofrès et CSA.

LIBYE

Le financement de la campagne de 2007, côté libyen cette fois, est au coeur d’une controverse née entre les deux tours de la présidentielle de 2012, avec la publication d’un document attribué à un ex-homme de confiance du colonel Kadhafi, faisant état d’un «accord de principe» conclu en 2006 avec Tripoli pour apporter 50 millions d’euros à la campagne du candidat Sarkozy.

Une enquête préliminaire a été ouverte pour vérifier l’authenticité du document et évaluer la véracité de ces informations, l’intermédiaire Ziad Takieddine ayant affirmé avoir les preuves d’un tel financement sans les apporter.

Dans cette enquête, le bureau et le domicile parisien de Claude Guéant, directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy puis secrétaire général de l’Elysée, ont été perquisitionnées.

AFFAIRE LAGARDE/TAPIE

Trois juges d’instruction enquêtent sur la décision prise fin 2007 par l’ancienne ministre de l’Economie Christine Lagarde de recourir à un arbitrage pour solder le contentieux opposant depuis 1993 Bernard Tapie au Crédit lyonnais sur la vente d’Adidas.

Les juges ont perquisitionné chez Claude Guéant, suggérant qu’ils s’intéressent au rôle de l’ancien secrétaire général de l’Elysée dans la décision de recourir à cet arbitrage.

zebulon

Selon L’Express, Nicolas Sarkozy a rencontré au moins six fois Bernard Tapie en 2007, avant son élection à la présidence, et à douze reprises, une fois installé à l’Elysée, entre le 15 juin 2007 et le 21 novembre 2010.

Une enquête de la Cour de justice de la République vise Christine Lagarde dont le domicile parisien a été perquisitionné

KARACHI

Deux juges enquêtent sur un éventuel financement occulte de la campagne présidentielle d’Edouard Balladur en 1995, par le biais de rétrocommissions présumées dans le cadre de contrats d’armement.

M. Sarkozy était en 1995 ministre du Budget et porte-parole de campagne de M. Balladur. Une note saisie lors d’une perquisition à la Direction des constructions navales (DCN) évoque le feu vert du ministre à la création d’une société offshore, Heine, pour le versement de commissions en marge de ces contrats, légales à l’époque. « l y a beaucoup d’investigations à réaliser avant son éventuelle audition», estimait récemment un avocat.

En marge de cette affaire, des juges ont décidé d’enquêter sur une éventuelle violation du secret de l’instruction lors de la diffusion en septembre 2011 d’un communiqué de l’Elysée sur le volet financier de Karachi.

COMPTES DE CAMPAGNE : SARKOZY DÉMISSIONNE DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL

Le Conseil constitutionnel a confirmé ce jeudi le rejet des comptes de la campagne présidentielle 2012 de Nicolas Sarkozy. Ce sont donc 11 millions d’euros qui ne seront pas versés à l’UMP au titre du remboursement, pour moitié, des frais de campagne du candidat Sarkozy. 11 millions d’euros, c’est un tiers du budget annuel du parti, déjà mis à la peine par ses défaites aux élections législatives et les sanctions financières pour non respect de la parité (environ 4 millions d’euros, selon la maire du XVIIe arrondissement de Paris, Brigitte Kuster).

Dans la foulée, l’intéressé a annoncé sa décision de démissionner «immédiatement» du Conseil constitutionnel. «Après la décision du Conseil constitutionnel et devant la gravité de la situation et les conséquences qui en résultent pour l’opposition et pour la démocratie, Nicolas Sarkozy démissionne immédiatement du Conseil constitutionnel afin de retrouver sa liberté de parole», indique le communiqué de l’ex-Président.

Les anciens chefs de l’Etat sont membres de droit du Conseil et ne peuvent donc pas démissionner formellement. Mais, comme l’a souligné jeudi auprès de l’AFP, le président du Conseil constitutionnel, Jean-Louis Debré, ils peuvent décider comme Jacques Chirac de ne pas venir siéger. Dans ce cas, a précisé Jean-Louis Debré, c’est la «jurisprudence Chirac» qui s’applique, et il n’y a «plus de versement d’indemnités».

Dès qu’il avait appris son renvoi en correctionnelle dans l’un des volets de l’affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris, pour lequel il a été ensuite condamné, Chirac avait informé Debré de sa décision de ne plus siéger au Conseil constitutionnel. Jeudi, Sarkozy a téléphoné à Debré pour l’informer de sa décision.

Dans un communiqué, le Conseil constitutionnel a auparavant jugé que «c’est à bon droit que la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques a rejeté le compte de campagne de M. Sarkozy» le 19 décembre 2012. Il a déclaré que le montant des dépenses électorales du candidat UMP «excéd(ait) de 466 118 euros, soit 2,1%, le plafond autorisé», car le candidat a omis de mentionner 1,5 millions d’euros dans ses comptes.

Suite à la décision des « sages », le président de l’UMP Jean-François Copé a annoncé le lancement, «dès la semaine prochaine», d’une souscription pour renflouer les caisses du parti.

Voila encore un jour en ce beau monde….allez allez circulez il y a rien à voir.

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Aide au billet : AFP

Laurent Fabius a subventionné son village de vacances en Ariège

ACTUALITÉS : Du côté de nos Zélites…

Magnanime envers un village d’Ariège, Laurent Fabius. En 2011, le ministre des Affaires étrangères a alloué 50.000 d’euros de subvention au village de Carla-Bayle au titre de la réserve parlementaire, rapporte ce jeudi le site FranceTVinfo.Un choix qui paraîtrait incongru, Laurent Fabius étant à l’époque député de Seine-Maritime. Mais l’élu est loin d’être inconnu à Carla-Bayle. Il y possède depuis le début des années 2000 une belle demeure évaluée à 680.000 euros.

Interrogé par FranceTVinfo, le maire de la commune Jean-Luc Couret précise à propos de ces subventions «qu’il y en a eu d’autres» les années précédentes. C’est lui qui a sollicité Laurent Fabius pour ces subventions.

Ces 50.000 euros alloués en 2011 ont servi à la salle des fêtes d’un complexe touristique situé sur la commune et à la réfection de façades sur la place de la mairie

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Source : 20 Minutes

Bettencourt: des médias condamnés

ACTUALITÉS : Du côté de nos Zélites…

La justice a ordonné aujourd’hui au Point et à Mediapart de retirer de leurs sites internet les enregistrements pirates réalisés chez Liliane Bettencourt par son majordome, ainsi que tous les articles citant les discussions captées par l’enregistreur. La justice estime que leur diffusion entraînait une atteinte à la vie privée de la milliardaire.

Les deux organes de presse doivent retirer les documents et tous les articles liés sous un délai de huit jours. Dans le cas contraire, les sites devront verser 10.000 euros par article et par jour de retard.

La cour de Versailles interdit à Mediapart et au Point de publier ces documents à l’avenir et les a également condamnés à verser chacun 20.000 euros de dommages et intérêts à Liliane Bettencourt et 1000 euros à son ancien gestionnaire de fortune, Patrice de Maistre.

« L’information du public (…) ne peut légitimer la diffusion, même par extraits, d’enregistrements obtenus en violation du droit au respect de la vie privée d’autrui », indique la cour.

Pour Me Jean-Pierre Mignard, conseil de Mediapart dans ce dossier, cet arrêt est « liberticide ». Les juges nient « l’objectif civique » de cette publication « sans laquelle cette affaire n’aurait jamais été découverte », a-t-il estimé. « Mediapart n’est pas le défenseur de toutes les personnes en situation d’abus de faiblesse en France », a réagi Me Frédérique Pons, avocate de Liliane Bettencourt.

« Si on avait considéré qu’écouter clandestinement une personne à son insu pendant un an ne constitue pas une atteinte à la vie privée, notre démocratie aurait été en péril », a-t-elle relevé. En juin 2010, la milliardaire et Patrice de Maistre avaient assigné en référé Le Point et Mediapart pour obtenir le retrait de ces retranscriptions écrites et audios révélées quelques jours auparavant.

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Source : Figaro

Un Paris-New York gratuit pour Carla Bruni crée un malaise chez Air France

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En France, le chef d’Etat en exercice, les ministres, les parlementaires et certains autres élus et haut-fonctionnaires ont le droit de voyager gratuitement avec la SNCF et Air France. Mais la tradition a bon dos : de nombreux anciens responsables publiques et leurs proches profitent de ce système, en toute opacité.

Le dernier exemple qui a fait des remous est le voyage de Carla Bruni-Sarkozy entre Paris et New York le 23 juin dernier. Air France lui a offert le vol en première classe, d’une valeur de 10 à 15.000 euros. Plusieurs dizaines de billets de premières seraient ainsi offerts chaque année par la compagnie française, en dehors de tout cadre légal. Léon Crémieux, de Sud aérien estime que « c’est une complaisance » de la direction d’Air France, « qui se fait par rapport à des amis d’amis, qu’ils soient de droite ou de gauche ».

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Source : France Info

Les comptes de campagne de 2012 de Sarkozy rejetés par le Conseil constitutionnel

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L’UMP plonge dans une crise financière aiguë. Le Conseil constitutionnel a rejeté ce jeudi les comptes de campagne de Nicolas Sarkozy pour l’élection présidentielle de 2012. Cette décision prive l’ex-candidat UMP du remboursement de l’Etat de quelques 10 millions d’euros de frais de campagne. Nicolas Sarkozy avait saisi le Conseil constitutionnel le 10 janvier pour contester cette décision.

Dans un communiqué, le Conseil constitutionnel a jugé que « c’est à bon droit que la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques a rejeté le compte de campagne de M. Sarkozy » le 19 décembre 2012. Il a déclaré que le montant des dépenses électorales du candidat UMP « excéd(ait) de 466.118 euros, soit 2,1%, le plafond autorisé ».

Le communiqué indique également de Nicolas Sarkozy devra « restituer au Trésor public l’avance forfaitaire qui lui a été versée », soit 150.000 euros, ainsi que « le montant arrêté à 363.615 euros par la commission » des comptes de campagne correspondant au « dépassement du plafond » des dépenses.

C’est la deuxième instance qui invalide ces comptes après la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP).

En décembre dernier, elle avait estimé que le chef de l’Etat avait dépassé le plafond autorisé de plus de 300.000 euros. La CNCCFP a estimé que les dépenses liées à certains déplacements devaient être imputées au candidat.

Après  cette invalidation de ses comptes de campagnes de la présidentielle 2012 par les « sages », Nicolas Sarkozy a annoncé qu’il démissionne du Conseil Constitutionnel. Il souhaite « retrouver sa liberté de parole ». Jean-François Copé a pris la parole pour lancer une souscription, assurant que « la voix de l’UMP ne s’éteindra(it) pas ». Les militants ont été invités à donner dès jeudi soir.

Bon avez vous un peu de liquide pour les caisses de l’UMP ????? justement je dois pisser …..

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Source : France Info

Le Sénat refuse de lever l’immunité parlementaire de Serge Dassault

ACTUALITÉS : Du côté de nos Zélites…

Les juges voulaient entendre le sénateur de l’Essonne Serge Dassault dans une affaire d’achats de voix peut-être liée à des tentatives d’homicides. Mais le bureau du Sénat a refusé ce mercredi matin de lever son immunité parlementaire.

Des juges d’Evry et de Paris auraient bien aimé entendre Serge Dassault, industriel et sénateur dans le cadre d’enquêtes sur ses pratiques électorales à Corbeil-Essonne liées peut-êtres à des tentatives d’homicides. Des enquêtes compliquées au cœur ce mercredi matin du Plus de France Info.

C’est d’ailleurs cette complexité qui pourrait expliquer la décision du bureau Sénat. Ainsi des sources parlementaires ont fait état « d’une demande formulée de manière très complexe » en indiquant que « l’avis du procureur n’était pas concordant avec celui des juges ».

Le 29 mai dernier, une demande analogue qui concernait le sénateur-maire socialiste de Tours Jean Germain avait elle aussi été rejetée.

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Source : France Info

Affaire Bettencourt : un non-lieu requis pour Sarkozy et Woerth, le renvoi pour Banier et de Maistre

ACTUALITÉS : Du côté de nos Zélites…

Le parquet de Bordeaux a annoncé vendredi avoir requis des non-lieux en faveur de Nicolas Sarkozy, d’Eric Woerth, de l’homme d’affaires Stéphane Courbit et de l’avocat Pascal Wilhelm, notamment. Il a requis en revanche le renvoi devant le tribunal correctionnel de l’artiste François-Marie Banier, et de l’ancien homme de confiance de la milliardaire, Patrice de Maistre.

Qui as dit comme par hazard ?????

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Source : France Info

Bernard Tapie mis en examen pour escroquerie en bande organisée

ACTUALITÉS : Du côté de nos Zélites…

Bernard Tapie est depuis vendredi après-midi le quatrième mis en examen, pour escroquerie en bande organisée, dans le dossier de l’arbitrage rendu en sa faveur en 2008, pour solder son litige avec le Crédit Lyonnais. L’homme d’affaires avait obtenu à l’époque une somme record de 403 millions d’euros.

Avant lui, Stéphane Richard, PDG d’Orange et à l’époque directeur de cabinet de Christine Lagarde à Bercy, mais aussi le juge-arbitre Pierre Estoup et Jean-François Rocchi, ancien président du Consortium de réalisation (CDR) avaient connu le même sort.

Bernard Tapie aura passé en tout 96 heures en garde à vue cette semaine. Ce vendredi, il a été présentéà un juge du pôle financier, qui lui a signifié sa mise en exament. « Le dossier est vide », affirme son avocat Maître Hervé Temime, qui indique également que son client va désormais se reposer « loin de Paris ».

L’État avait annoncé dans la matinée ce vendredi qu’il déposait un recours contre l’arbitrage.

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Source : France Info

Réserve parlementaire : le cadeau de Sarkozy à Cahuzac

ACTUALITÉS : Du côté de nos Zélites…

Jérôme Cahuzac n’a jamais été chaud pour s’exprimer sur la réserve parlementaire, ce système de flèchage de subventions dont bénéficient les parlementaires est décrié de longue date pour son opacité. En tant que président de la commission des finances, il n’avait d’ailleurs jamais souhaité révéler le montant dont il bénéficiait, comme de nombreux autres élus.

Ironie du sort, c’est un Lot-et-Garonnais, Hervé Lebreton, président de l’association « Pour une démocratie directe » qui à force de ténacité a réussi à percer les secrets parmi les mieux gardés de l’hémicycle. La tribunal administratif a en effet ordonné au ministère de l’Intérieur de lui communiquer tous les documents définitifs afférents à ces très discrétionnaires subventions (dont le montant total se monte à 150 millions d’euros). Ce qui était secret ne devait finalement pas l’être, a tranché la justice !

Dans ces documents auxquels « Sud Ouest » a eu accès, la réserve de Jérôme Cahuzac figure en bonne place. En 2011, avec 1,2 millions d’euros, le député du Lot-et-Garonne disposait de la huitième réserve la plus élevée du parlement. Ce qui n’est pas une surprise, vu que la commission des finances tant à l’Assemblée qu’au Sénat a généralement la haute main sur cette manne.

Ce qui l’est peut-être plus, c’est l’octroi d’un supplément de 250 000 euros supplémentaires au titre de la réserve ministérielle. Dévolue au ministère de l’Intérieur, cette seconde réserve (forte de 20 millions d’euros en tout) avait été prise en main par Nicolas Sarkozy au cours de son quinquennat. L’Elysée décidait seul des élus qui allaient bénéficier d’un rab, issu cette fois du ministère. Sous forme de 2 subventions de 50 000 et 200 000 euros, ce petit supplément a donc servi à la restructuration d’un parking situé près de l’hôtel de ville et à des travaux de voirie à… Villeneuve sur Lot, la ville dont Jérôme Cahuzac était maire.

Jérôme Cahuzac avait déjà les moyens pour faire figure de véritable père Noël dans sa ville. En 2011, l’élu a injecté 588 557 euros de réserve parlementaire à Villeneuve-sur-Lot. Pêle-mêle, des travaux de voirie, ou encore « la rénovation des club houses de football et de rugby à XIII et la rénovation des voies de circulation du complexe sportif ».

Le député n’a pas pour autant oublié les communes sa circonscription. Une quinzaine d’entre elles ont bénéficié d’un coup de pouce du député (ce qui sera rarement le cas pour les communes hors circonscription). Le village de Cancon (dont le maire était son suppléant) a par exemple reçu une subvention « réserve Cahuzac » de 20 000 euros pour aider à la mise aux normes des équipements du stade.

En bon voisin, Jérôme Cahuzac n’a pas non plus rechigné à allouer 30 000 euros pour aider à « l’embellissement du bourg médiéval » de Pujols. Le village où il avait par ailleurs son domicile !

Au-delà de l’intérêt public des travaux auxquels les subventions issues de la réserve parlementaire sont censées contribuer, son opacité cache également un outil de pouvoir et d’influence. Le caractère purement discrétionnaire avec lequel étaient allouées tant la réserve parlementaire (jusqu’à il y a peu) que la réserve ministérielle était connu pour permettre « de mettre de l’huile dans les rouages » au sein de l’Assemblée. Car plus la manne obtenue est importante, plus le parlementaire dispose d’une puissance de feu pour se rendre indispensable sur sa circonscription.

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Source : Sud Ouest