Ziad Takieddine : « Oui, j’ai financé la campagne présidentielle d’Edouard Balladur »

ACTUALITÉS : Du côté de nos Zélites…

Ziad Takieddine livre sa vérité sur l’affaire Karachi. Selon Le Monde, l’homme d’affaires franco-libanais a reconnu pour la première fois avoir financé la campagne électorale d’Edouard Balladur pour l’élection présidentielle de 1995.

Extrait de la prison de la Santé pour être interrogé dans un autre dossier, Ziad Takieddine a craqué vendredi dernier dans le bureau du juge d’instruction Renaud Van Ruymbeke. Selon les informations du Monde, l’homme d’affaires franco-libanais a qu’il voulait enfin livrer la vérité sur l’affaire Karachi. Oui, Ziad Takieddine a bien financé la campagne d’Edouard Balladur pour la présidentielle de 1995, grâce à l’argent des rétrocommissions sur les contrats d’armement passés par la France avec le Pakistan et l’Arabie Saoudite, en 1994.

Selon lui, le schéma était le suivant : Takieddine se rendait en Suisse, à Genève, où il retirait de grosses sommes sur ses comptes bancaires. Six millions de francs en trois fois, explique-t-il au juge. Les valises d’espèces étaient remises à Thierry Gaubert, le collaborateur de Nicolas Sarkozy à la mairie de Neuilly. Toujours selon le récit de Takieddine, l’argent finissait dans le coffre du bureau de Nicolas Bazire.

L’ancien directeur de la campagne présidentielle de Balladur dément, dans un communiqué transmis par son avocat, les déclarations de Takieddine.

Mais l’homme d’affaires fait d’autres révélations, auxquelles le juge ne s’attendait pas : il affirme avoir aidé l’ex ministre Renaud Donnedieu de Vabres à financer sa campagne électorale à Tours, en 1997. L’ancien conseiller de François Léotard aurait aussi demandé de l’argent à Ziad Takieddine pour payer le loyer de son appartement à Paris.

Lâché par les balladuriens et les sarkozystes, l’homme d’affaires sulfureux fait là des révélations explosives qui devraient déboucher très rapidement sur des confrontations dans le bureau du juge Van Ruymbeke. Confrontations qui s’annoncent tout aussi explosives…

achi-01

Source : France Info

Cahuzac, DSK : crise politique et morale

ACTUALITÉS : Du côté de nos Zélites…

Destins et auditions croisés pour deux ex-vedettes de la scène politique. Hasard du calendrier, Jérôme Cahuzac et Dominique Strauss-Kahn vont répondre, le même jour et presque à la même heure, aux questions des députés et des sénateurs.

Cahuzac à l assemblée

Le visage fermé, Jérôme Cahuzac s’est présenté mercredi après-midi à l’Assemblée nationale, pour répondre aux questions de la commission d’enquête parlementaire. Les députés ont en effet beaucoup de questions à lui poser, depuis qu’il a avoué le 2 avril dernier détenir un compte en Suisse. Dans le viseur, l’action du gouvernement, et cette question centrale : qui était au courant ?

Jérôme Cahuzac a d’abord répondu sur un point : a-t-il oui ou non eu entre les mains la réponse – négative – de la Suisse au questionnaire émis par Bercy, sur l’existence d’un compte bancaire dans le pays, à la banque UBS, entre 2006 et 2012 ? « J’ai été informé du sens de la réponse » a répondu l’ancien ministre du Budget, sans qu’il ait été informé par Pierre Moscovici, ministre de l’Économie, de la demande adressée à la Suisse. Quant au questionnaire de Bercy, auquel il n’a pas répondu, il le jure : « Je n’ai informé personne que j’avais reçu ce formulaire (754, sur une demande de renseignement) ».

Jérôme Cahuzac affirme également avoir appris le 4 décembre, soit le jour de sa révélation par Mediapart, l’existence d’un enregistrement audio dans lequel il évoquerait un compte en Suisse.

Mais les parlementaires se sont heurtés à un écueil, de taille : l’enquête judiciaire ouverte, derrière laquelle se réfugie fréquemment Jérôme Cahuzac pour éviter d’avoir à répondre aux questions. Longs silences et blancs pesants se sont succédé, au grand dam parfois du président de la commission, Charles de Courson, qui a fini par lâcher : « Merci de votre non réponse ».

DSK au sénat

Après avoir été vu au Festival de Cannes ou encore à Roland-Garros,Dominique Strauss-Kahn change de décor. L’ancien ministre socialiste est venu ce mercredi  au Sénat. L’ex directeur du FMI était invité par la commission d’enquête sur l’évasion fiscale pour donner son avis sur la régulation du système bancaire.

Dominique Strauss-Kahn a livré son analyse de la finance pendant plus d’une heure. Pour Dominique-Strauss Kahn, « le FMI, gendarme de la finance est trop faible, trop souvent en retard ». DSK accuse également « des dérives de certains financiers » et appelle les états « à se coordonner pour se doter des instruments pour les réprimer ». L’ancien ministre de l’Economie a aussi insisté sur le fait qu' »incriminer la finance dans le désastre économique que nous vivons en Europe, a à peu près la même pertinence qu’incriminer l’industrie automobile quand on parle des morts sur la route ».

Cette venue au Sénat de Dominique Strauss-Kahn ne doit pas être vue comme un retour en politique ou une réhabilitation après l’affaire du Sofitel de New-York. Nathalie Goulet, vice-présidente de la commission sur l’évasion fiscale du Sénat a répondu que « les membres du bureau n’ont eu aucune hésitation à l’inviter car il manque de très bons spécialistes en matière bancaire ». L’invitation lancée par les sénateurs à l’ex-directeur du FMI n’est en tout cas pas du goût de tous. La porte-parole du gouvernement, Najat-Vallaud Belkacem a désapprouvé mercredi le choix d’inviter DSK alors qu’il est impliqué dans plusieurs affaires de mœurs. Pour la ministre des Droits des femmes : »Dominique Strauss-Kahn n’appartient plus à la rubrique politique ». A droite, le sénateur UMP Gérard Longuet a estimé qu' »il aurait été raisonnable de sa part qu’il ne vienne pas et il aurait été raisonnable de ne pas l’inviter ».

politique

Sources : France Info

Affaire Cahuzac : l’ancien ministre attendu devant les députés

 ACTUALITÉS : Du côté de nos Zélites…

Jérôme Cahuzac sera à l’Assemblée nationale ce mercredi après-midi.L’ex ministre du Budget, au cœur du plus gros scandale du quinquennat de François Hollande, doit répondre à certaines questions. Il sera entendu par la commission d’enquête parlementaire mise en place après sa démission. Elle est chargée de déceler d’éventuels dysfonctionnements de l’Etat. Les premières auditions ont déjà apporté quelques éclairages.

Les auditions ont révélé que le fisc avait été informé en 2001 de l’existence d’un enregistrement, dans lequel une voix reconnaît détenir un compte en Suisse. C’est Michel Gonelle, ex RPR du Lot-et-Garonne, qui a donné cette information à un agent des impôts.

Ce fonctionnaire n’a pas averti sa hiérarchie et a obtenu le transfert du dossier fiscal de Jérôme Cahuzac de Paris à Bordeaux. Mais l’enquête tourne finalement court.

Le dossier fiscal de Jérôme Cahuzac repart à Paris fin 2006. A cette date, Michel Gonelle donne une copie de l’enregistrement à l’ex-juge Jean-Louis Bruguière. Le magistrat est soutenu par l’UMP contre Jérôme Cahuzac aux législatives de Villeneuve-sur-Lot en 2007. Devant la commission il a affirmé avoir jeté l’enregistrement sans l’écouter.

Début décembre 2012, le site Mediapart affirme que Jérôme Cahuzac détient un compte en Suisse. Lors des auditions de la commission d’enquête, l’administration a expliqué qu’elle avait érigé, dès le 10 décembre, une « muraille de Chine » pour empêcher le ministre du Budget d’avoir la moindre information sur l’enquête de la Direction générale des Finances publiques en cours.

La Commission a également interrogé le patron du fisc sur la date à laquelle le ministère de l’Economie a envoyé sa demande d’entraide administrative à la Suisse : le 24 janvier. Le patron du fisc, Bruno Bézard, a justifié ce délai par l’obligation, dans la convention avec Berne, d’épuiser d’abord toutes les voies de recours possibles en France.

Le fisc a envoyé un courrier le 14 décembre à Jérôme Cahuzac et a dû attendre, en vain, la fin des 30 jours dont il disposait pour répondre.

Devant la commission d’enquête, le directeur de cabinet du président de la République, Alain Zabulon, a affirmé avoir prévenu François Hollande après un coup de téléphone de Michel Gonelle. « Le président de la République est très attentif, demande ce que j’en pense. A la fin, il me dit: ‘Si vous avez un nouveau contact avec Michel Gonelle, dites-lui que ces informations doivent être sans délai apportées à la connaissance de la justice’ et ne me donne aucune autre instruction ». Le même jour, il informe M. Cahuzac de l’appel de M. Gonelle

cahu

Source : France Info

Berlusconi condamné à 7 ans de prison

ACTUALITÉS : Du côté de nos Zélites…

En prononçant lundi une sentence de sept ans de réclusion et l’interdiction à vie d’exercer un mandat public, la cour de Milan a déclaré Silvio Berlusconi coupable sur toute la ligne. Les magistrats sont même allés au-delà du réquisitoire du ministère public qui avait demandé une peine de six ans. Dans sa première réaction après l’annonce de la sentence, Silvio Berlusconi a fustigé « un verdict violent » et déclaré qu’il « résisterai[t] à la persécution ». « Je suis absolument innocent », a affirmé le Cavaliere, annonçant qu’il faisait appel de sa condamnation.

La cour devait se prononcer sur deux délits. Le Cavaliere était accusé d’avoir eu des relations sexuelles tarifées avec Karima Al Mahroug, alias « Ruby » alors que cette dernière n’avait pas encore 18 ans. Durant le procès, Berlusconi a démenti avoir eu des relations sexuelles avec la jeune femme et affirmé ignorer qu’elle était mineure quand elle a commencé à fréquenter les soirées organisées à son domicile. Mais l’accusation a démontré que Ruby, dont la prostitution était notoire à Milan, était restée dormir plusieurs fois chez Berlusconi et que ce dernier lui a donné plusieurs dizaines de milliers d’euros. Enfin, si Ruby a nié avoir couché avec le Cavaliere, le ministère public a fait valoir des écoutes téléphoniques au cours desquelles la jeune Marocaine et les autres femmes invitées à participer aux « bunga-bunga » décrivaient avec force détails les orgies du président du Conseil.

L’autre versant du procès concernait la fameuse nuit durant laquelle Ruby a été arrêtée pour vol par la police de Milan. Prévenu par une prostituée brésilienne – dont on ignore encore comment elle avait le numéro du portable de Berlusconi -, le président du Conseil avait téléphoné sept fois dans la nuit au commissariat. Affirmant que la jeune femme était la nièce du président Moubarak, il avait demandé qu’elle soit libérée pour éviter un incident diplomatique entre Rome et Le Caire. En condamnant Berlusconi pour « concussion avec constriction », les magistrats ont estimé qu’il avait abusé de sa position de président du Conseil pour exiger la libération de Ruby contre l’avis du juge pour mineurs en fonction ce soir-là. Appelé à se prononcer sur l’épisode, le Parlement italien avait cautionné la version du Cavaliere.

Les magistrats, eux, n’y ont pas cru. Comme ils n’ont pas cru les jeunes femmes qui ont participé aux « bunga-bunga » et ont témoigné en faveur de Berlusconi. Encore logées et financièrement soutenues par le Cavaliere, elles risquent un procès pour faux témoignage. Berlusconi n’a toutefois été condamné hier qu’en première instance. Avant le jugement en appel et en cassation, il est innocent au regard de la loi. Reste que la sentence a immédiatement fait le tour du monde et elle couvre de honte l’ancien président du Conseil italien. En outre, il est en attente d’ici la fin de l’année d’une sentence définitive dans un autre procès qui pourrait le priver de son éligibilité.

Si des responsables du Peuple de la liberté (PDL) ont dénoncé « un coup d’État » et « une justice morte », la ligne officielle du PDL consiste à dissocier le sort du gouvernement des casseroles judiciaires de leur leader. Mais Berlusconi se sent trahi par le gouvernement et par le président de la République. Pour avoir permis la naissance de l’exécutif Letta, il espérait être nommé sénateur à vie et bénéficier ainsi d’un sauf-conduit judiciaire. Bien que ces hommes soient au gouvernement, il a donc commencé à attaquer l’exécutif sur l’économie. Il peut ainsi retirer sa confiance au gouvernement Letta à tout moment. Silvio Berlusconi ne quittera pas la scène politique sans réagir.

berlusconi

Source : Le Point

Bernard Tapie placé en garde à vue

ACTUALITÉS : Du côté de nos Zélites…

Son passage devant les enquêteurs? Bernard Tapie n’en a «rien à foutre». Lundi matin, quelques heures avant sa convocation par la brigade financière de Paris pour y être interrogé sur l’arbitrage qui lui a permis d’empocher 403 millions d’euros, l’homme d’affaires ne se démontait pas. «Des rendez-vous comme celui-là, j’en ai eu sept avec Eva Joly. Résultat: six non-lieux et une relaxe», rappelait-il, dans des propos rapportés par Europe 1. Et de renchérir: «Sur le fond, je ne suis pas inquiet. Je me demande bien ce qu’ils peuvent trouver.»

Dans la matinée, Bernard Tapie a été placé en garde à vue à l’hôpital parisien de l’Hôtel-Dieu, qui dispose d’une salle spécialisée pour les personnes nécessitant une surveillance médicale. Il y est resté quelques heures avant de rejoindre les locaux de la brigade financière. Une mesure de prudence – mais qui n’a rien d’obligatoire – tant le face-à-face entre les enquêteurs et le bouillant homme d’affaires de 70 ans, qui a fait état de problèmes de santé chroniques, s’annonçait musclé… et long: Bernard Tapie peut être entendu pendant 96 heures du fait du contexte d’«escroquerie en bande organisée». Un chef d’inculpation retenu pour les autres acteurs du dossier mis en examen ces dernières semaines: l’ex-juge arbitre Pierre Estoup, Stéphane Richard, l’ex-directeur de cabinet de Christine Lagarde, et Jean-François Rocchi, l’ancien président du Consortium de réalisation (CDR), instance chargée de gérer le passif du Crédit lyonnais. Les juges ont estimé que les trois hommes avaient pu pousser l’État et le CDR «à accepter un compromis d’arbitrage contraire à leurs intérêts».

Bernard Tapie fait-il lui aussi partie de cette fameuse «bande»? Les enquêteurs s’interrogent sur les liens qu’entretient l’homme d’affaires avec le juge Pierre Estoup, qui semble avoir eu un rôle central dans la procédure d’arbitrage. Selon les éléments publiés par Le Monde, l’ancien magistrat estsoupçonné d’être intervenu dès 1998 en faveur de Bernard Tapie, lors d’un procès visant l’Olympique de Marseille. Une dédicace rédigée par l’homme d’affaires et retrouvée au domicile de Pierre Estoup intrigue particulièrement les policiers: «Votre soutien a changé le cours de mon destin».

Bernard Tapie doit également être interrogé sur ses fréquentes visites à l’Élysée entre 2007 et 2012, alors que les enquêteurs soupçonnent les services de la présidence d’être intervenus pour privilégier l’arbitrage. Pour se justifier, l’homme d’affaires évoque des rencontres amicales avec Nicolas Sarkozy, dont il avait soutenu la campagne en 2007. Mais au fil des interviews, Bernard Tapie a reconnu à demi-mot avoir participé à une réunion clé fin juillet 2007 à l’Élysée. Étaient présents Stéphane Richard, Jean-François Rocchi, Claude Guéant, ex-secrétaire général de la présidence, son adjoint François Pérol et Patrick Ouart, alors conseiller justice de l’Élysée. C’est au cours de cette réunion que Claude Guéant aurait tranché en faveur de l’arbitrage, assure Stéphane Richard.

Si Bernard Tapie affiche son optimisme, c’est parce que François Pérol, entendu discrètement par les enquêteurs la semaine dernière, semble avoir gardé le silence et n’a pas été inquiété. «S’il y avait quelque chose à trouver, François Pérol aurait parlé la semaine dernière», explique-t-il à Europe 1. Reste que l’ancien ministre de François Mitterrand risque une présentation devant les juges en vue d’une mise en examen. Selon Le Journal du dimanche, il pourrait dans ce cas s’attendre à devoir verser une caution et à voir ses biens placés sous séquestre.

Un autre protagoniste du dossier, Jean Bruneau, président de l’Association des petits porteurs pour l’annulation de la vente litigieuse d’Adidas (Appavla), est entendu séparément depuis lundi matin dans les locaux de la brigade financière. Les policiers s’interrogent notamment sur un courrier qu’il a adressé à Me Maurice Lantourne en 2007. Jean Bruneau y félicite l’avocat de Bernard Tapie pour les 274 millions d’euros que, d’après ses sources, l’homme d’affaires va réunir. Or la fameuse missive est datée du 29 avril 2007, soit plus d’un an avant la décision du tribunal arbitral d’accorder à Bernard Tapie un dédommagement de 241 millions d’euros… De quoi interpeller les enquêteurs.

tapie

Source : Figaro

Guéant a payé comptant un appartement de 717.500 euros

ACTUALITÉS : Du côté de nos Zélites…

En soi, Claude Guéant en a sûrement les moyens mais à la lumière des révélations de ces dernières semaines, la transaction peut paraître étrange. Selon le magazine « Paris Match », l’ancien ministre de l’Intérieur a acheté, en 2008, un appartement de quatre pièces, réparties sur une surface de 90 m², pour un montant de 717.500 euros, rue Weber dans le 16e arrondissement de Paris.

« Une excellente affaire », souligne « Paris Match », alors que les prix de l’immobilier dans ce quartier chic de la capitale frisent plutôt les 10.000 euros le mètre carré. Tout un chacun aurait plutôt décidé de faire un prêt pour se lancer dans cet investissement. Oui, mais voilà, Claude Guéant décide de tout payer… comptant.

Alors, les soupçons se portent sur la source de tout cet argent. De l’affaire Tapie aux primes en espèces non déclarées, en passant par les soupçons de financement illégal de la campagne de Nicolas Sarkozy par Kadhafi, l’ancien secrétaire général de l’Elysée voit cet achat au comptant entaché de soupçons.

gueant-a-paye-comptant-un-appartement-de-717-500-euros

Source : Nouvel Obs

Vallaud-Belkacem «suce son stylo très érotiquement» selon un élu UMP

ACTUALITÉS : Du côté de nos Zélites…

Pour un peu, Hugues Foucault, un élu local UMP proche de Christine Boutin, irait à Canossa pour faire oublier le Tweet scabreux dont il s’est rendu coupable ce mercredi dans cette chaude et lourde après-midi orageuse, en regardant les débats à l’Assemblée nationale. Visiblement mortifié, le maire de la commune de Bretagne, dans l’Indre, a publié à 17h50 un tweet où il présente ses «plus vives excuses» à Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes et porte-parole du gouvernement, «ainsi qu’à tous ceux (qu’il a) choqués par (son) tweet d’une infamie et d’une horreur totale»

Inutile de se connecter au profil de l’élu sur le réseau social pour tenter de comprendre ce qui lui vaut cette séance d’auto-flagellation sur la place publique. L’élu UMP a effacé le petit commentaire qui a déclenché la tempête… A 15h38, Hugues Foucault, visiblement troublé par Najat Vallaud-Belkacem, lâche sur Twitter cette observation libidineuse : «#NVB suce son stylo très érotiquement #QAG #DirectAN».

tweet-foucault

Source : Le Parisien

Fraude fiscale : un ex-banquier suisse réserve ses preuves sur des ministres français

BILLETS D’HUMEUR : Du côté de nos Zélites…

En ce vendredi 14 juin, quoi de neuf en ce monde ??? La liste de noms n’a pas encore été dévoilée mais son témoignage fait trembler la classe politique. Pierre Condamin-Gerbier, ancien cadre de l’établissement financier suisse Reyl et ex-représentant de l’UMP en Suisse, a été entendu jeudi à l’Assemblée nationale par le rapporteur socialiste du projet de loi contre la fraude fiscale. L’ex-banquier dit avoir des preuves selon lesquelles une quinzaine de responsables politiques ont pratiqué l’évasion fiscale.

L’homme affirme détenir une véritable bombe politique. « Il y a d’autres Cahuzac, à gauche, comme à droite », avait déclaré Pierre Condamin-Gerbier, le 23 mai dernier chez nos confrères de  France Inter. Cet ancien cadre de l’établissement financier suisse Reyl – banque qui a hebergé le compte de Jérôme Cahuzac – et ex-représentant de l’UMP en Suisse, a redit la même chose mercredi par la Commission d’enquête sur l’évasion fiscale au Sénat. Et il l’a répété jeudi à Yann Galut, le député socialiste rapporteur du projet de loi de lutte contre la fraude fiscale.

 « Quand j’ai mis mon nez dans les archives de l’UMP en Suisse, j’ai découvert des choses abérrantes et scandaleuses », a à nouveau expliqué Pierre Condamin-Gerbier devant les parlementaires. « Tout simplement des financements occultes, des valises de billets, des choses comme ça ». Mais pour l’instant, l’ex-banquier refuse de livrer les noms de ces personnalités.

 Témoin-clé dans l’affaire Cahuzac, l’homme a détaillé des techniques d’évasion fiscale très sophistiquées, dont il dit avoir été « témoin direct ».Selon lui,  une quinzaine de responsables politiques français seraient concernés, incluant des ministres ou anciens ministres. Il s’agirait selon M. Condamin-Gerbier « de pratiques personnelles ou de pratiques au profit d’institutions ».

 « Il a dit, de manière générale, qu’il avait eu connaissance d’hommes politiques, sans nous citer ni leur appartenance, ni leur sensibilité qui, d’après lui, auraient pratiqué l’évasion fiscale. Il nous a dit qu’il réservait ses déclarations aux autorités judiciaires, a répété le député socialiste Yann Galut. Il a dit que c’était un système généralisé [d’évasion fiscale] qui touchait une minorité d’élus qui avaient des postes importants de notre République. »

rey$

M. Condamin-Gerbier transmettra ces informations à la justice « au moment opportun », en fonction des « cironcstances personnelles » et du »timing de l’actualité », « trop brûlante » pour l’instant « pour pouvoir prendre de la distance et faire une analyse fondée des choses, mais le temps viendra », a expliqué l’ex-banquier à l’issue de sa rencontre avec le député.

 Mercredi, l’ancien banquier avait déjà affirmé détenir les preuves de tout cela : « L’ensemble des preuves documentaires ont été déposées auprès d’une partie tierce, comme une assurance. Si pour une raison ou une autre il m’arrivait quoique ce soit et que je n’étais pas en mesure de moi-même livrer ces informations, un tiers sera en mesure et a déjà instruction de le faire. »

 Pour Yann Galut, la justice doit désormais « d’aller jusqu’au bout ». « Si cela est vrai, et il ne dit pas cela à la légère, il a des preuves, a poursuivi le député, que la justice fasse son travail en toute indépendance. »

Pierre Condamin-Gerbier a été entendu dans l’affaire Cahuzac, dans un premier temps par les policiers, puis par le juge Van Ruymbeke dans le cadre de l’information judiciaire pour « blanchiment de fraude fiscale »visant l’ex-ministre du Budget.

Les juges ont demandé au parquet une extension de leur enquête à d’éventuels autres détenteurs de comptes non déclarés à la suite de l’audition de M. Condamin-Gerbier.

 Voila encore un jour en ce beau monde….allez allez circulez il y a rien à voir.

325391_355052287856092_100000539717927_1282411_363818952_oSource : France Info

Stéphane Richard mis en examen dans l’affaire Tapie pour escroquerie en bande organisée

Billet d’humeur du Jeudi 13 juin 2013

En ce jeudi 13 juin 2013, quoi de neuf en ce monde ??? Le PDG d’Orange, Stéphane Richard a été mis en examen pour « escroquerie en bande organisée » dans le cadre de l’enquête sur l’arbitrage ayant mis fin au litige entre le Crédit Lyonnais et Bernard Tapie. Stéphane Richard entend contester le motif de sa mise en examen. Mercredi soir, Jean-François Rocchi a également été mis en examen pour « escroquerie en bande organisée » et « usage abusif de pouvoirs sociaux »

Stéphane Richard, l’actuel PDG d’Orange, a donc été mis en examen ce mercredi aprèsmidi à l’issue de sa présentation à un juge d’instruction. Une mise en examen pour « escroquerie en bande organisée ». Pierre Estoup, l’un des trois juges du tribunal arbitral ayant décidé d’octroyer 403 millions d’euros à Bernard Tapie, avait également été mis en examen pour les mêmes chefs d’inculpation.

Stéphane Richard avait été placé en garde à vue pendant 48 heures dans le cadre de l’enquête sur l’arbitrage dont Bernard Tapie avait bénéficié dans son litige avec le Crédit Lyonnais. Au moment des faits, en 2007, il était le directeur de cabinet de la ministre de l’Économie et des Finances, l’actuelle patronne du FMI Christine Lagarde.

L’audition de Stéphane Richard par le juge a eu lieu à l’Hôtel-Dieuoù Stéphane Richard avait été admis après sa garde à vue en raison de la fatigue. « Il a d’ores et déjà quitté les lieux », a expliqué son porte-parole. Selon lui, Stéphane Richard s’est déclaré « confiant et combatif ».

Selon les informations recueillies par France Info, l’avocat de Stéphane Richard va déposer un recours contre cette mose en examen. Il en conteste les motifs, à savoir l’escroquerie en bande organisée.

IDE-affaire-Tapie-acteurs

Pour le moment, cette mise en examen « n’a pas de conséquence » pour Orange a expliqué le groupe. « Orange a pris acte de cette décision des juges. La mise en examen de Stéphane Richard dans cette affaire, qui ne nous concerne pas, n’a pas de conséquences sur ses responsabilités actuelles, et il sera à son bureau demain (jeudi) matin », a déclaré le porte-parole.

De son côté, Matignon a expliqué que le conseil d’administration d’Orange se réunira « dans les prochains jours » pour « faire le point » et « décider des conséquences à tirer » de cette mise en examen. Toujours selon les services du Premier ministre « à travers ses administrateurs, l’État fera alors valoir sa position en tant qu’actionnaire ». Pas de précision, toutefois, sur la position de l’État.

Avant que cette mise en examen ne soit décidée, Arnaud Montebourg avait toutefois déclaré au quotidien Le Monde qu’il serait « difficile » à un Stéphane Richard mis en examen « de rester ». Le ministre du Redressement productif avait ensuite démentu avoir tenu ces propos.

Dans la soirée, Jean François Rocchi a lui aussi été mis en examen pour « escroquerie en bande organisée » et « usage abusif de pouvoirs sociaux ». L’avocat de Jean-François Rocchi s’est étonné de cette mise en examen qualifiée « d’injuste et choquante ».

Prié de dire s’il considérait que son client était un bouc-émissaire, il a répondu : « Je pense un peu ça, et j’utiliserais le mot de lampiste s’il n’avait pas une connotation désagréable. » « Il paye le fait qu’il a suivi les instructions qui lui ont été données. Je trouve ça tout a fait anormal », a poursuivi l’avocat.

Voila encore un jour en ce beau monde….allez allez circulez il y a rien à voir.

Anarchie

Source : France Info

Arbitrage Tapie : Stéphane Richard et Jean-François Rocchi placés en garde à vue

Des nouvelles… de nos Zélites

Entendu ce lundi par la justice, Stéphane Richard, l’ancien directeur de cabinet de Christine Lagarde et actuel PDG d’Orange, a été placé en garde à vue ainsi que Jean-François Rocchi,l’ex-président du Consortium de réalisation. Les deux hommes doivent s’expliquer sur leur rôle dans la décision de recourir à un arbitrage pour mettre fin au litige entre Bernard Tapie et le Crédit Lyonnais en 2007.

Les choix de Stéphane Richard, directeur de cabinet de Christine Lagarde, ont-ils été influencé par l’Elysée en 2007 dans le litige qui opposait Bernard Tapie au Crédit Lyonnais, c’est ce que va tenter de savoir la police judiciaire de Paris ce lundi. Le PDG de l’opérateur Orange doit être entendu en détail sur le rôle de Bercy et de l’Elysée dans le choix du recours à l’arbitrage.

L’ancien directeur de cabinet de Christine Lagarde va devoir s’expliquer sur des réunions qui auraient eu lieu à l’Elysée sous la houlette de Claude Guéant, bras droit du président Nicolas Sarkozy. Stéphane Richard a affirmé à plusieurs reprises n’avoir reçu aucun ordre. Il a évoqué une « réunion de validation » avec le secrétaire général de l’Elysée mais en indiquant que l’idée émanait des liquidateurs des sociétés de Bernard Tapie et avait été relayée par Jean-François Rocchi, président du Consortium de réalisation (CDR), la structure chargée de solder le passif du Crédit lyonnais.

Mais, selon le Canard Enchaîné, Stéphane Richard a soutenu le contraire au journal évoquant une « instruction » transmise par Claude Guéant lors d’une réunion en 2007 avec lui-même et Jean-François Rocchi. Ce dernier doit d’ailleurs entendu lundi par les policiers, selon une source proche de l’enquête, tout comme devrait l’être Bernard Scemama, président à l’époque des faits de l’EPFR, l’établissement qui exerçait la tutelle du CDR.

De son côté, Christine Lagarde a déclaré, lors de ses auditions devant la Cour de Justice de la République, n’avoir appris que plus tard que des réunions s’étaient déroulées à l’Elysée et qu’elle n’en avait pas connaissance alors.

La parole de Stéphane Richard pourrait peser lourd dans l’enquête qui est actuellement mené autour de ce qui est appelé désormais « l’affaire de l’arbitrage Tapie ». Son audition intervient alors que l’un des trois juges du tribunal arbitral, Pierre Estoup, a été récemment mis en examen pour « escroquerie en bande organisée ».

A terme, l’enquête tentera de comprendre si la décision d’octroyer 403 millions d’euros à Bernard Tapie dans l’affaire du Crédit Lyonnais relève d’une décision de justice indépendante ou d’une organisation délinquante.

Stéphane Richard était le directeur de cabinet de Christine Lagarde au moment de l'arbitrage sur l'affaire Tapie

Stéphane Richard était le directeur de cabinet de Christine Lagarde au moment de l’arbitrage sur l’affaire Tapie

Source : France Info

Deux ans de prison ferme requis contre Gérard Dalongeville, l’ex-maire PS de Hénin-Beaumont

Des nouvelles… de nos Zélites

Poursuivi pour détournement de fonds publics, faux et usage de faux ou encore corruption, Gérard Dalongeville – jugé depuis deux semaines par le tribunal correctionnel de Béthune – est accusé d’avoir mis en place un système de fausses factures au sein de la mairie de Hénin-Beaumont, dans le Pas-de-Calais, qu’il a dirigée de 2001 à 2009. Il accuse le PS d’avoir été au courant du système.

Les peines demandées par le procureur de la République de Béthune sont lourdes. Le représentant du ministère public a en effet requis, lundi après-midi, quatre ans de prison, dont deux avec sursis, et 50.000 euros d’amende à l’encontre de Gérard Dalongeville. Il a également réclamé la privation de ses droits civiques pendant cinq ans. Selon son avocat Maître Francis Terquem, ce réquisitoire est « remarquablement conforme à la ligne de l’accusation depuis le début, c’est-à-dire confuse ».

Gérard Dalongeville, maire PS de Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) de 2001 à 2009, est poursuivi pour 18 détournements de fonds publics, 11 délits de favoritisme, 6 usages de faux et une corruption passive, entre 2006 et 2009. Pendant cette période, des dizaines de factures, pour un montant de quelque quatre millions d’euros, n’ont pas été honorées, d’où le soupçon de fraude. Vingt autres prévenus sont jugés à ses côtés depuis le 27 mai dernier, par le tribunal correctionnel de Béthune

L’ancien édile a toujours affirmé que l’attribution des marchés publics était du ressort de son adjoint aux finances, Claude Chopin. Ce dernier a toujours nié. Le procureur a requis à son encontre trois ans de prison, dont deux avec sursis, et 30.000 euros d’amende.

Gérard Dalongeville, exclu du Parti socialiste après sa mise en examen en 2009, et huit mois passés en prison, accuse son ancien parti de « financement occulte », ayant profité du système, alors que le Premier secrétaire de l’époque se nommait François Hollande. Il souhaitait mêmefaire citer le président de la République comme témoin lors de son procès.120527VDN2204

Source : France Info

Les 240.000 euros Primes en liquide de Claude Guéant

Des nouvelles… de nos Zélites

240.000 euros en liquide, c’est la somme que Claude Guéant pourrait avoir touché de 2002 à 2004 en plus de ses primes officielles et de son salaire. C’est l’enquête administrative lancée par Manuel Valls au début du mois de mai qui tire ces conclusions.

Cet argent, « en provenance des frais d’enquête et de surveillance » explique les rapports d’inspection, était « remis au directeur du cabinet du ministre » de l’Intérieur, à l’époque Claude Guéant.

Menée à la fois par l’Inspection générale de l’administration (IGA) et celle de la police nationale (IGPN), cette enquête avait notamment pour but d’expliquer des factures payées en liquide qui avaient été trouvées chez Claude Guéant lors d’une perquisition.

Cette enquête montre que la pratique des primes qui avait été abolie le 1er janvier 2002, a « été rétablie de mai 2002 à l’été 2004 », écrivent les rapporteurs. Pendant, deux ans « 10.000 euros par mois ont été remis au directeur de cabinet du ministre » de l’Intérieur qui était à cette époque Claude Guéant..

Dans un communiqué, Manuel Valls a expliqué qu’il « transmet dès à présent l’intégralité » des deux rapports à la justice. Dans son communiqué, le ministère de l’Intérieur explique qu’il ne remet pas en cause « l’utilité de ces fonds qui sont indispensables aux activités d’investigation » mais Manuel Valls « retient la nécessité de mettre un terme à certaines pratiques indemnitaires ».

Il demande en conséquence que la direction générale de la police nationale (DGPN) traduise « dans les faits » les préconisations du rapport des inspections qui recommandent « d’encadrer, de tracer et d’actualiser » ces fonds de police. « Ainsi, écrit encore la place Beauvau, l’usage des frais d’enquête et de surveillance sera strictement limité aux seuls besoins opérationnels » et les « gratifications versées aux fonctionnaires de police » le seront « à partir des crédits prévus à cet effet ».

RTR2UQGX

Source : France Info

Pays basque : un maire refuse catégoriquement de célébrer un mariage gay

Des nouvelles… des bas du front

Le maire d’Arcangues, Jean-Michel Colo, a confirmé, hier, l’information dévoilée par le « Journal du Pays basque » : il refuse catégoriquement d’appliquer la récente loi sur le mariage pour tous. Une position ferme exprimée dans son bureau, il y a huit jours, à Jean-Michel Martin et Guy Martineau-Espel.

Ce couple de quinquagénaires, domicilié à Arcangues depuis 2003, avait sollicité l’édile, dès le vote de la loi, pour célébrer son union : « Nous vivons ensemble depuis 1997 et nous sommes propriétaires d’une maison à Arcangues depuis dix ans. Nous voulons nous marier car nous nous aimons. Et nous voulons également assurer la transmission de nos biens en cas de décès », expliquent les intéressés en précisant qu’ils auraient opté « pour un Pacs amélioré, si ce dernier existait et garantissait les mêmes droits ».

En tapant à la porte du maire d’Arcangues, membre d’un collectif de maires opposés au mariage gay, les Arcanguais se doutaient quand même de la réponse : « Nous respectons son avis. Mais d’autres élus du Conseil municipal auraient pu le remplacer. » D’après Jean-Michel Colo, tous ses collègues de la mairie ont décidé d’adopter la même position. En réalité, il semblerait que seuls les adjoints du maire aient été sondés, certains élus n’ayant pris connaissance du dossier qu’en lisant la presse hier.

L’échange entre le maire et le couple homosexuel a été très courtois. Mais Jean-Michel Colo a balayé la demande de ses deux administrés : « Avant d’être un bon républicain, je suis un bon Français (sic). Je trouve que cette loi est illégitime. Je refuse de célébrer l’union entre deux hommes », a-t-il expliqué à « Sud Ouest », hier matin. En sortant de son bureau, le couple a immédiatement contacté la préfecture de Pau et le procureur de Bayonne pour connaître ses droits. « Pour officialiser le refus du maire, il nous faut une trace écrite », assurent Jean-Michel et Guy, qui sont prêts à se lancer dans une bataille juridique « pour faire respecter leurs droits ». Un dossier de demande de mariage sera donc envoyé à la mairie d’Arcangues la semaine prochaine.

Le marathon juridique et ses effets collatéraux n’emballent guère ce couple de quinquagénaires : « Nous ne sommes pas militants. Nous voulions nous marier dans la plus stricte intimité. Mais nous ne pouvons pas accepter l’attitude de Monsieur Colo. »

En guise de protestation, Jean-Michel Martin et Guy Martineau-Espel ont décidé de renvoyer leur carte d’électeur à la Garde des sceaux, Christine Taubira. Ils menacent même de ne plus payer leurs impôts locaux : « Notre argent sert, entre autres, à financer les crèches et les écoles, alors que nous ne voulons pas d’enfants. Nous le faisons car la loi est ainsi faite. Si le maire refuse de nous marier, nous pouvons nous aussi faire preuve de désobéissance. »

Jean-Michel et Guy avaient presque tout prévu pour le grand jour : témoins, bagues, thème des festivités. Mais ils devront encore patienter avant de déboucher les bouteilles de champagne. « Nous sommes des pionniers : nous sommes le premier couple homosexuel à essuyer un non catégorique d’un maire », sourient-ils avec une pointe d’amertume.

Jean-Michel Martin et Guy Martineau-Espel sont prêts à se battre pour leurs droits

Jean-Michel Martin et Guy Martineau-Espel sont prêts à se battre pour leurs droits

Source : Sud Ouest

Un élu marseillais UMP prône la violence contre les Roms

Des nouvelles… des bas du front

Ça ressemble à un appel à la violence et il émane d’un élu de la République. Samedi 8 juin, un conseiller général et municipal UMP de Marseille (Bouches-du-Rhône), Didier Réault, a appelé sur Twitter à jeter des cocktails Molotov sur des campements Roms de la ville. Il réagissait à un article d’Europe 1, qui annonçait que trois cocktails Molotov avaient été jetés, sans faire de blessé, dans la nuit de jeudi à vendredi contre des caravanes occupées par des familles Roms à Hellemmes (Nord), près de Lille.

Dans ce tweet, Didier Réault écrit : « Bientôt à Marseille pour la même action. » Le hashtag #Capelette fait référence au canton de la Capelette, où près de 400 roms d’origine roumaine et bulgare vivent depuis un an dans des conditions sanitaires déplorables, selon France 3 Provence-Alpes.

Largement pris à partie sur Twitter, l’homme politique n’a pas remis en question son tweet mais parlé d’une « exagération de la critique » quand ses détracteurs ont souligné qu’ils s’agissait d’un « appel au meurtre ».

La veille, le concurrent UMP du maire sortant Jean-Claide Gaudin, le député Guy Teissier, était venu rendre visite aux résidents de la Capelette. Il avait tenu des propos très durs envers les Roms, indique marsactu.fr, estimant que « 2 000 Roms » présents dans cette ville, c’était « trop ». « Même s’ils étaient dix, c’est encore trop », selon lui.

Guy Teissier assure dans cette vidéo que si rien n’est fait, le Front national remportera l’élection. « Ce n’est pas le problème du nombre, argument le maire du 9e et 10e arrondissements de Marseille. C’est le problème de notre capacité à intégrer. Nous n’avons plus de capacité à intégrer. »

tweet

Source : AFP