Contrôle au faciès : l’Etat poursuivi en justice pour la première fois

BILLETS D’HUMEUR : Police Partout

En ce mercredi 3 juillet, quoi de neuf en ce monde ??? «Une première en France». C’est ce qu’a annoncé l’avocat des treize personnes qui attaquent mercredi l’Etat et le ministère de l’Intérieur en justice pour contrôles au faciès lors d’une audience devant le tribunal de grande instance de Paris.

Les plaignants, qui se sont signalés auprès du Collectif contre le contrôle au faciès, veulent pointer une pratique discriminatoire. Ils sont étudiants, salariés, noirs ou arabes, âgés d’environ 18 à 35 ans, et ne sont «pas des militants», selon l’un de leurs avocats, Me Félix de Belloy. Pour lui, cette audience est «historique» et représente une «première en France».

Bocar, l’une des treize personnes concernées, attaque ainsi l’Etat car il dénonce un «contrôle musclé» qu’il a subi à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), en banlieue parisienne, «la goutte d’eau qui a fait déborder le vase» souffle-t-il. «Je sortais du quartier de mes parents. Un policier me prend par un bras, il m’emmène dans un coin, il me met contre un mur. Quand je demande pour quel motif je suis contrôlé, il ne m’en donne aucun. Quand j’essaie de me retourner, il me menace avec un taser», a-t-il expliqué. Après ce contrôle, Bocar a déposé une plainte auprès de l’IGS (Inspection générale des services, la «police des polices»), mais explique n’avoir pas eu de nouvelles.

Du coup, le jeune homme a voulu aller jusqu’au bout de sa démarche : «C’est pour la kyrielle de gens qui sont contrôlés de façon humiliante, fouillés, palpés parfois au niveau des parties génitales», ajoutant que quand ces contrôles ont lieu «il n’y a aucun justificatif qui est donné. Les policiers peuvent contrôler qui ils veulent, quand ils veulent, sans rendre des comptes, c’est totalement opaque».

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L’Etat comme le parquet préconisent de débouter les 13 plaignants.

Selon Lanna Hollo, représentante de l’ONG, ce problème de «délit de faciès» existe «dans tous les pays d’Europe», mais la particularité de la France était d’être dans le «déni du problème», jusqu’à la dernière campagne présidentielle. Si l’«Engagement 30» de François Hollande annonçait qu’il lutterait notamment contre ce phénomène lors des contrôles, il ne s’est traduit que par des «demi-mesures», déplore Mme Hollo.

La remise d’un récépissé après un contrôle d’identité avait été évoqué par le ministère de l’Intérieur, puis a finalement été abandonnée en septembre dernier.  Le ministère de l’Intérieur avait néanmoins annoncé en octobre le retour du matricule sur les uniformes. Au micro de France Inter,Manuel Valls avait déclaré que bientôt un «élément d’identification» sur l’«uniforme ou (le) brassard» des policiers, apparaîtrait. L’objectif étant justement d’éviter les contrôles d’identité abusifs, notamment les contrôles au faciès.

En 2011, des avocats avaient mené une offensive devant la justice en déposant des questions prioritaires de constitutionnalité (QPC), qui ont été rejetées par la Cour de cassation.

Selon une enquête publiée en 2009 menée par l’Open Society Justice Initiative (émanation de la Fondation George Soros) et le CNRS à Paris, un Noir a de 3 à 11 fois plus de chances d’être contrôlé par la police qu’un Blanc, et un Maghrébin de 2 à 15 fois plus.

Voila encore un jour en ce beau monde….allez allez circulez il y a rien à voir.

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Source : Le Parisien

A Dunkerque, un grand projet inutile de salle de sport, signé Vinci

BILLETS D’HUMEUR : ZAD partout !

En ce mardi 2 juillet, quoi de neuf en ce monde ??? L’esprit de la ZAD s’empare de la Communauté Urbaine de Dunkerque (CUD). Pas pour un projet d’aéroport, non, mais pour un projet de salle de sport Arena [1] de 10.000 places. L’urgence, nous disent nos élus communautaires, est d’offrir rapidement aux deux clubs de basketball et de handball de la ville un« équipement unique, multifonctionnel et adapté […] qui doit permettre aux clubs de franchir une nouvelle étape vers le très haut niveau en se dotant de la première salle de type NBA de France ». Par ailleurs, l’enceinte sera modulaire et permettra d’accueillir des concerts et d’autres spectacles en indoor.

La salle sera construite par Vinci Construction avec l’aide de ses différentes filiales (Sogea Caroni, Dumez EPS, etc) qui a signé un contrat en partenariat public privé (PPP) avec la CUD, d’une durée de 27 ans et qui devrait coûter plus de 260 millions d’euros (prix qui inclut la conception, le financement, la construction, l’exploitation et la maintenance de l’ouvrage).

On ne peut pas vraiment dire que nos élus aient été inspirés sur le coup, tout d’abord en choisissant Vinci (accusé de corruption en Russie, ou encore de ne pas respecter le droit du travail) et ensuite, en privilégiant le PPP, contrat risqué pour les finances publiques et largement critiqué en France (Notre-Dames des Landes, Hôpital Sud Francilien) comme de l’autre-côté de la Manche (le gouvernement britannique freine désormais ce type d’initiative).

Pour que la pilule passe, les acteurs du projet font appel à l’idéologie de la communion sportive, au symbole de la « fête du sport » ou encore à l’image du territoire, qui grâce à cette salle deviendra encore plus attractif.

Mais la pilule reste coincée au fond de la gorge. Le divertissement à tout prix ne fait plus diversion. Le projet Arena a été dessiné par une oligarchie locale qui privilégie grandiose et panache, et oublie l’intérêt et les difficultés de la population locale.

L’urgence en temps de crise, ce n’est pas le sport pour un territoire dévasté par le chômage (12,6% sur l’ensemble de la CUD, 25 % dans certaines villes comme Grande-Synthe) et défiguré par l’industrie sidérurgique et les 14 sites Seveso classé seuil haut.

Il est inutile de nous bercer d’illusions en nous faisant croire qu’avec la zone commerciale qui sera afférente à l’Arena, ce seront plus de 1000 emplois qui seront créés. Ne le seront-ils pas au détriment des commerces du centre-ville de Dunkerque déjà durement affaiblis par la crise ?

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A l’heure où l’enquête publique sur la salle Arena a lieu (du 17 juin au 17 juillet) nous nous efforçons en tant qu’ association d’œuvrer pour plus de démocratie et de transparence. Nous travaillons pour informer les citoyens du dunkerquois sur les vraies répercussions de ce projet, et pour proposer des alternatives concrètes qui permettraient à notre territoire d’être vraiment attractif sur le plan social et de l’emploi (transport public gratuit, rénovation thermique des bâtiments, etc).

Voila encore un jour en ce beau monde….allez allez circulez il y a rien à voir.

Note :

[1] Face au prétendu retard de la France en équipements sportifs, une commission « Grand Salle Arena » (Ministère des Sports) a préconisé la construction de sept grandes salles (une de 20.000 places, une de 15.000 et cinq de 10.000 places) avec la création d’un label « Arena » ouvrant les droits à un soutien financier de l’État.

Cette commission comporte 26 membres et a demandé la collaboration d’une trentaine de personnes essentiellement des responsables sportifs, mais aussi quatre élus locaux dont Michel Delebarre, président de la Communauté Urbaine de Dunkerque.

Site de l’association citoyenne contre le projet de grande salle arena dunkerque : Ici

Page Facebook de l’association citoyenne contre le projet de grande salle arena dunkerque : Ici

Source :  Reporterre

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Combien faudrait-il de producteurs en France pour manger bio et local ?

BILLETS D’HUMEUR : Ecologie

En ce lundi 1 Juiller, quoi de neuf en ce monde ??? C’est une question qui revient régulièrement : combien de paysans devrait-on avoir à proximité de nos villes ou communes, si l’ensemble des citoyens décidait de relocaliser leur alimentation, en plus de passer au tout bio ? L’association Terre de Liens nous apporte des éléments de réponse.

On parle régulièrement des bons conseils à appliquer pour adopter un rythme de vie sain, afin d’optimiser son propre bien-être et garantir une bonne santé pour la planète. Les vraies bonnes idées sont intéressantes surtout lorsqu’elles se concrétisent. Avant de voir chaque Français se rendre directement à la ferme pour y cueillir ses légumes et discuter avec l’agriculteur, il faut connaitre les conséquences que peuvent avoir la mise en place d’une agriculture bio généralisée et une relocalisation de l’alimentation.

L’association Terre de Liens Normandie a lancé un outil sur internet qui évalue le nombre de producteurs nécessaires pour que les français puissent consommer à la fois bio et local. Cet outil renseigne également sur le nombre d’hectares protégés par l’agriculture biologique, ce qui offre des résultats intéressants à analyser. Fondé sur la consommation alimentaire actuelle, le convertisseur ne tient pas compte du gaspillage alimentaire, mais intègre la saisonnalité des produits et la tendance à la baisse de la consommation de viande.

Le convertisseur Terre de Liens évalue la relocalisation pour les communes, écoles, maisons de retraite, hôpitaux, restaurants d’entreprises et autres quartiers ou hameaux. À l’aide de l’outil, on apprend qu’une ville importante comme Lille (qui compte 230 000 habitants) nécessiterait 4 145 paysans si ses habitants relocalisaient leur alimentation. De plus, 80 000 hectares de terre agricoles seraient protégés par une agriculture biologique. Faites le test ici.

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À l’échelle nationale, 23 millions d’hectares de terre seraient préservés et plus d’un million de producteurs bio (1 187 847 exactement) seraient indispensables pour nourrir les 65 millions de bouches françaises, qui auraient décidé de manger bio et local. Actuellement, le bio est une technique de culture reconnue, qui a encore du chemin à faire pour devenir une référence nationale. En 2013, la France compte 25.000 producteurs bio et cumule un peu plus d’un million d’hectares.

Dans son convertisseur, Terre de Liens parle de « terres sauvegardées » dans la mesure où l’agriculture conventionnelle peut faire perdre jusqu’à 40 tonnes de terre par hectares et par an à cause de l’érosion des sols. Il est également bon de savoir que l’urbanisation grappille tous les jours les terres agricoles pour construire des routes, des parkings ou autre centres d’activités. Cette urbanisation représente 86.000 hectares par an (l’équivalent de 200 fermes). Julien Losfeld, initiateur du convertisseur, explique que l’association Terre de Liens a pour objectif de défendre les fermes à taille humaine, et ainsi éviter les grosses exploitations. Alors qu’une ferme française possède en moyenne 75 hectares, celles mises en place par l’organisme en obtiennent 25.

La démarche effectuée par l’association a surtout été imaginée pour nous faire comprendre la nécessité d’espace et de mains-d’oeuvre liés à l’agriculture biologique face à celle conventionnelle. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles les produits bio sont plus onéreux que les conventionnels. La qualité est plus importante que la rentabilité. Pour certains c’est une évidence, pour d’autres c’est une découverte. De plus, l’association met en avant son activité de location et d’échanges de terres, qui a déjà permis à 140 fermiers d’être accompagnés sur 87 terres et un total de près de 3.000 hectares. L’action est mise en place grâce un investissement solidaire qui dépasse les 20 millions d’euros. C’est ainsi une preuve que la création d’emplois agricoles de proximité est possible par une action solidaire.

Voila encore un jour en ce beau monde….allez allez circulez il y a rien à voir.

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Source : Bioalaune

A saisir ! Esclaves européens en solde

BILLETS D’HUMEUR : Dans l’arène sociale…

En ce dimanche 30 juin, quoi de neuf en ce monde ??? Augusto de Azevedo Monteiro voulait gagner sa vie. Il l’a perdue. Maçon détaché en France par EYP, une boîte portugaise, cet ouvrier usinait sur l’air très en vogue de la sous-traitance à bas coût dans la gadoue d’un chantier de Spie Batignolles, à Villeneuve-la-Garenne. Le 6 décembre, il est mort écrasé par une dalle qu’un coffrage hâtif à force de cadences infernales n’a pas su contenir.

Enfant d’Esposende, ville voisine de Braga irriguée par la crise et ses misérables affluents, Augusto de Azevedo Monteiro avait 35 ans, une famille et plus un euro rouillé en poche. Les 565 € brut de son dernier Smic flambés, ses allocations chômage taries, il avait opté pour une mission en France. « Notre pays agonise et nous constituons une main-d’œuvre bon marché, confie une salariée francophone d’EYP. On sait que Spie fait appel à nous parce que nous coûtons moins que nos concurrents français. »

Roumaines, polonaises, espagnoles ou portugaises, les plaques d’immatriculation des camionnettes de société ou d’agences d’intérim alignées sur le parking de Villeneuve-la-Garenne disent la géographie de la crise. A en croire le communicant de Spie, pourtant, « EYP a été préféré à deux candidats hexagonaux pour des raisons de disponibilité, rien d’autre ! » Les Portugais parlent plus clair : « Nous n’avons presque plus de clients locaux et, quand c’est le cas, ils n’honorent pas leurs factures, tranche l’employée d’EYP. Spie au moins paie nos prestations : la détresse des uns fait les bonnes affaires des autres, c’est comme ça…»

L’(a)moralité de cette histoire, les bâtisseurs français l’ont bien comprise : faute de pouvoir délocaliser leurs chantiers, ils importent à grandes pelletées des ouvriers certifiés low cost par des entreprises sous-traitantes ou des agences d’intérim implantées dans des territoires où le coût du travail s’évalue en nèfles. C’est « malin », c’est légal, c’est européen.

En juin 2011, à l’issue d’une série d’accidents du travail non déclarés, Bouygues avait dû divorcer d’Atlanco : cette société de travail temporaire opportunément localisée à Chypre avait envoyé des brassées de Polonais sans couverture sociale sur le chantier de l’EPR de Flamanville, dans la Manche.

Dans la foulée de ce couac nucléaire, le parquet de Cherbourg a ouvert quatre enquêtes. Pas moins ! Car, si les nomades de la truelle sont détachés, c’est d’abord de leurs droits. « Les textes prévoient qu’ils bénéficient du noyau dur de notre législation, salaire minimum et horaires de travail en tête. Or, c’est rarement le cas », tonne Laurent Dias, responsable de la CGT construction en Auvergne.

« La plupart du temps, les employeurs étrangers présentent des déclarations de détachement dûment remplies, enchaîne Renaud Dorchies, chargé de la lutte contre le travail illégal à l’Urssaf de Basse-Normandie. Mais, entre les salaires mentionnés et les sommes réellement versées, il y a un monde : beaucoup d’ouvriers rétrocèdent une partie de leur obole en rentrant chez eux, se voient infliger des retenues pour l’hébergement ou la nourriture théoriquement pris en charge… Jamais ils ne s’en plaignent : dans cet univers vicié, c’est malheur à celui qui l’ouvre. Aujourd’hui, on a des Bulgares qui se bousculent pour 300 € mensuels… »

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Le limier de l’Urssaf a récemment épinglé une famille roumaine, fournisseuse de bras pour une entreprise nationale : « Père et fils avaient créé une société boîte aux lettres en Roumanie. Contrairement aux règles en vigueur, elle était dénuée de toute activité sur ses terres et déversait chez nous des soutiers payés à peine plus que le Smic roumain [180 €]. C’est une entourloupe classique. » Classique aussi, l’empilement des prestataires façon mille-feuille. « Sur les gros chantiers, ajoute l’enquêteur, on peut recenser huit ou neuf rangs de sous-traitants : les salariés ne savent plus à qui ils appartiennent ! »

Passé les bornes, y a plus de limites ? « Il est urgent de démanteler les montages illégaux qui faussent les règles de la concurrence, avance le cabinet de Michel Sapin, occupé à une révision de la directive de 1996. Nous plaidons aussi pour renforcer la responsabilité civile et pénale des donneurs d’ordre. » Les politiques français aboient… Leurs confrères anglais, polonais et autres ayatollahs de la flexibilité, crient au combat d’arrière-garde. Annoncé fin février, le remaniement de la directive a été reporté à des calendes qui pourraient être grecques.

Tant pis pour le dumping social alors que, en 2012, les dépôts de bilan dans le BTP ont bondi de 6 % ; tant pis pour les 40 000 emplois menacés d’ici à fin 2013. « Tant mieux pour le marché aux esclaves ! »raille le cégétiste Laurent Dias. Sherlock des parpaings, ce fils de réfugiés politiques portugais s’évertue à débusquer les anguilles sous échafaudages et tonitrue que « la « bolkensteinisation » des masses trimbalées d’un pays de l’UE l’autre pour des clopinettes est actée ».

Et de brandir la fiche de prestation d’un plaquiste polonais : traduite par une interprète, elle indique 628,80 € pour 169 heures. Le contrat de détachement établi voilà quelques mois entre MPP, pointure de l’intérim portugais, et Alberto, vaut lui aussi le coup d’œil : prêté à Sendin SA, prospère armaturier français, Alberto a officié sur une grande œuvre de Bouygues, à Boulogne. Une collaboration couronnée par 610 € mensuels. Champagne ! Pour le DRH de Sendin, « s’il y a eu manquement, c’est de bonne foi ! Tous mes intérimaires étrangers sont déclarés au Smic, mais je n’ai pas accès à leurs fiches de salaire, le droit m’en empêche. Si je pouvais, je vérifierais ! Reste que nous ne bosserions pas pour Eiffage ou Vinci si nous étions des barbares !» A écouter Joaquim, 48 ans, la chose se discute.

Originaire de Porto, il s’est démené quatre mois, au printemps 2012, sur le chantier du Carré de Jaude, mégacomplexe immobilier édifié par Eiffage à Clermont-Ferrand. Ferrailleur, il s’activait pour l’armaturier tricolore ASTP via la défunte agence d’intérim lusitanienne Paulo SA.

« Les Français avaient l’air de Playmobil tellement ils étaient protégés. Moi, j’œuvrais en suspension sans panoplie de sécurité. » Fruit de ses contorsions : « 600 € mensuels. Paulo SA en retenait 80 pour le mobil-home où je dormais, dans un camping. Les deux derniers mois, je n’ai rien touché. On m’a expliqué qu’ASTP était en redressement judiciaire. »

Précisons pour la bonne bouche qu’ASTP, experte ès détachements fumeux, est gérée par le frère du patron de Sendin SA. Une famille formidable ! « Quand j’ai signalé au chef de chantier d’Eiffage que mes sous étaient bloqués, poursuit Joachim, il a soupiré que c’était pénible. » Une empathie à la hauteur des positions du groupe : en septembre 2012, Michel Gostoli, président d’Eiffage Construction, écrivait ainsi à la CGT, mobilisée sur cette affaire : « L’entreprise ne peut être tenue responsable du non-paiement d’un quelconque salarié prêté. […] Nous ne sommes pas en mesure d’exiger de nos sous-traitants qu’ils nous communiquent des éléments de rémunération de leurs personnels. » Ponce Pilate ne se serait pas mieux rincé les pognes.

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Joaquim pourtant est résolu à porter son infortune devant les prud’hommes avec le soutien de l’inusable Laurent Dias. « Je veux récupérer mon argent, réagit-il. Au Portugal, avec mes 5,50 € l’heure, je m’en sortais mieux. Ici, je n’étais même pas à 4 €. » A peine plus qu’Hugo et ses 3,17 € : enrôlé avec deux camarades par un compatriote véreux, ce trentenaire déjà voûté veut lui aussi en découdre. « On n’a pas été payés, les prud’hommes de Draguignan doivent nous rendre justice, scande-t-il. Cinq cent cinquante euros mensuels pour 40 heures hebdomadaires, c’est un tarif de chiens et on nous l’a refusé ! Quand l’un de nous s’est sectionné le tendon avec une scie circulaire, il a été jeté à l’hôpital comme un déchet, personne n’a été alerté. On ne mérite pas ça…»

Derrière cette valse des pantins, plusieurs marionnettistes : un maître d’œuvre, Var Habitat, qui plaide l’ignorance. Un sous-traitant, La Valettoise, qui jure avoir « cédé au low cost pour surnager à l’heure où tous les coûts sont tirés vers le bas». Une boîte d’intérim, Proposta Final, dissoute après avoir été sanctionnée pour «non-versement des rémunérations»… mais dont Marianne a retrouvé l’agité fondateur.

« Moi, je m’en fous, de tout ça, braille-t-il. J’ai monté une autre affaire en France avec une filiale au Portugal : là-bas, mes cinq sœurs trouvent des candidats par petites annonces et me les ramènent. Y a qu’à ramasser ! » Et de fanfaronner : « En ce moment, j’ai 10 gars à Toulon, 15 autres à Grenoble. Avec moi, un patron français économise 800 € par tête d’ouvrier. Je fais mon beurre et le Portugais, il est content. » Ce parangon d’intégrité a baptisé sa nouvelle machine à asservir Pioneiros em marcha, soit « Pionniers en marche ». Pour qui considère l’espace économique européen comme un nouveau Far West, ce n’est pas mal vu…

« Nous sommes sans arrêt démarchés par mail, par fax ou de visu par des commerciaux très rentre-dedans, ronchonne Patrick Liebus, de la Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment (Capeb). Ces rabatteurs se comportent comme des maquereaux ! »

Face à ces contournements, les organismes de contrôle tricolores sont priés de se mobiliser sans moyens. « Sarkozy nous a saignés, nous sommes à peine 1 200, râle un inspecteur du travail. De plus, notre organisation est territorialisée : comment tracer des dossiers transfrontaliers quand on ne peut intervenir au-delà de sa région ? » Pour l’efficace et entêté Renaud Dorchies, de l’Urssaf,« ces affaires peuvent décourager car nous nous heurtons à la résistance de certains pays, dont les administrations ne collaborent pas du tout ».

Et de prévenir que, « faute de contre-feux efficaces, ces pratiques vont tourner au drame économique ». Volubile leader de la Capeb, Patrick Liebus acquiesce : « A systématiquement privilégier le moins-disant, les cadors de la construction ont introduit le ver de la concurrence déloyale dans le fruit. Aujourd’hui, pour remporter les marchés, les sous-traitants attitrés des Eiffage, Bouygues et Vinci sont acculés au low cost, c’est dévastateur. »

Membre de la très libérale Fédération française des travaux publics jusqu’en juin 2012, Jean-Yves Martin aurait-il tourné casaque ? Dans un curieux revirement idéologique, il pourfend un « système délirant » : « Soit on s’adapte au train d’enfer mené par les majors elles-mêmes pressurées par les maîtres d’ouvrage, soit on coule. On est dans la même folie que celle qui convertit le cheval en bœuf. » Qui fait le cheval, qui fait le bœuf ? Jean-Yves Martin hésite.

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Et pour cause : liquidée l’été dernier, Centrelec, son entreprise, a en son temps sollicité un sous-traitant polonais… Vous avez dit double langage ? Prompt à éreinter la « frénésie low cost », Didier Ridoret n’en préside pas moins la patronale Fédération française du bâtiment (FFB), qui draine les mammouths écraseurs de prix : « J’ai 57 000 adhérents parmi lesquels figurent certainement des moutons noirs, mais je défends l’avenir de l’activité. La directive de 1996, même appliquée à la lettre, est devenue intenable. Cette compétition biaisée nous tue. »

Déontologue autoproclamé, Ridoret se refuse à tancer les mauvais élèves de la FFB, au motif qu’il « ne dirige pas un ordre ». « Si j’évinçais ceux qui sont en délicatesse avec le fisc, l’hygiène ou les règles du prêt de main-d’œuvre… » Avec des adversaires de cet acabit, le détachement n’a pas besoin de partisans.

« En France, ce dispositif est perçu comme honteux, mais cette Europe-là, les politiques l’ont voulue. Il n’y aura pas de retour en arrière : Bruxelles y verrait un abus de protectionnisme », analyse Pierre Maksymowicz, créateur d’In Temporis, spécialiste des mobilités intra-européennes. De Lublin, où il développe honnêtement son business, il témoigne que Maurice Taylor is rich… de partisans.

A l’instar du patron de Titan, Pierre Maksymowicz conchie les ouvriers français « obnubilés par leurs pauses- cigarette et incapables de rivaliser avec nos Polonais et nos Roumains en termes de rendement ». Et de lâcher : « Tous mes clients français me disent que, chez eux, c’est « bonjour paresse ». Ce refus de la pénibilité se traduit par une énorme pénurie : nos intérimaires ne font que colmater les brèches.» Avec 8 000 chômeurs supplémentaires recensés chaque mois dans le BTP, la pénurie sent l’alibi.

Patron du groupe Sesar, 160 salariés, Benoît Perret a sollicité une boîte portugaise pour rafler un appel d’offres d’Eiffage. « Ici, on manque vraiment de candidats dans les jobs d’exécution et, quand on trouve, il y a un déficit d’implication, commence-t-il par justifier. Je suis allé saluer mes intérimaires portugais et tous m’ont remercié de leur donner du travail. Chez nous, c’est impensable. »

Serait-ce la seule ingratitude de ses compatriotes qui l’aurait converti aux vertus du détachement ? « Aujourd’hui, admet-il, les donneurs d’ordre négocient prix et délais jusqu’au bout : le prêt de main-d’œuvre est la seule parade à leurs exigences. C’est tragique, mais tout le monde s’y met. » Kader, 56 ans, s’en désole. Chef de travaux pour un géant du secteur, il compare la déferlante low cost à « un virus qui ne profite qu’aux patrons. La misère de ces gars est utilisée pour nous démoraliser et nous convaincre que nos droits d’ouvriers vont régresser. Le pire, c’est qu’on n’arrive pas à expliquer à ces malheureux qu’ils nous précipitent vers le bas : ils sont dressés pour subir. Encore plus opprimés que nous, les Arabes, dans les années 60 ». A l’Europe, rien d’impossible.

Voila encore un jour en ce beau monde….allez allez circulez il y a rien à voir.

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Source : Marianne

Le local des boneheads de la rue de Javel bientôt fermé ?

BILLETS D’HUMEUR : Chez les bas du front

En ce samedi 29 juin, quoi de neuf en ce monde ??? Fini les conférences hebdomadaires du jeudi  pour les centaines de bonesheads qui fréquentent Le Local ? A en croire la lettre du ministère de l’Intérieur adressé au locataire du 92 rue de Javel (15e), la réponse est oui.

 Dans ce courrier du 19 juin, le président d' »Envie de rêver » qui paie chaque mois un loyer pour disposer de ce local a appris que le ministre de l’Intérieur avait décidé de dissoudre son association loi 1901.

La notification a été faite après que le gouvernement a fait savoir début juin qu’il souhaitait la dissolution de l’association « Troisième voie » et des « Jeunesses nationalistes révolutionnaires » (JNR). Alors que la dissolution de ces deux groupes a été annoncée mardi par Serge Ayoub, leur responsable, dans le Local même rue de Javel, le « QG » des fachos pourrait, selon plusieurs sources, fermer d’ici à quelques jours.

« Il ne s’agit pas d’une fermeture administrative, qui serait décidée en préfecture, mais, comme JNR et Troisième Voie, d’une dissolution administrative par décret signé en Conseil des ministres, explique Nicolas Gardères, avocat de Serge Ayoub et d’Envie de rêver. Mardi, j’ai transmis une lettre d’observation. On verra maintenant, en fonction des arguments que j’ai présenté, la décision du gouvernement de dissoudre ou non l’association. »

Locataire depuis 2007 du 92, rue de Javel, Envie de rêver compterait 3000 membres . Eux seuls peuvent pénétrer à l’intérieur du Local du 15e et participer aux soirées et autres événements qui y sont organisés.

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« Il n’y a aucun but lucratif pour l’association, il n’y a pas de plainte des voisins sur ce local. Les arguments du ministère de l’Intérieur pour sa dissolution sont très légers, fait valoir Maître Gardères. La simple chose que l’on reproche aujourd’hui à Envie de rêver est le lien soi-disant étroit (on rigole maintenant ou on attend un peu) qui existerait avec Serge Ayoub alors que ce dernier n’est qu’un simple membre…(rhooo le menteur et fourbe en plus). Le raisonnement du gouvernement est de dire qu’il y aurait une fusion entre JNR, Troisième voie et Envie de rêver. Selon lui, c’est la même entité. »

Dans la notification du ministère de l’Intérieur seraient notamment reprochés au locataire du 92 rue de Javel : l’organisation par Ayoub de « soirées festives », la tenue de conférences de presse de Troisième voie exclusivement dans le local depuis le décès de Clément Méric, la surveillance permanente du site par deux membres des JNR ou encore le relais de la communication des conférences et autres dégustations organisées au local sur le site de Troisième Voie, fermé depuis plusieurs jours maintenant…

« Le ministère tente de prouver que Serge Ayoub est le président de fait d’Envie de rêver, c’est totalement faux. Par ailleurs, la loi ne prévoit pas que l’on puisse dissoudre une association parce qu’elle aurait des liens même étroits avec une autre association dissoute ou en voie de l’être. Reste à voir maintenant s’il y aura un décret le 3 ou le 10 juillet prochain et, si c’est le cas, quelle sera sa motivation. »

Une chose est sur c’est que nous nous réjouissons de la prochaine fermeture de ce nids à rats de fachos. Mais nous nous tenons sur nos gardes car Ayoub est coutumiers du fait de créer des entités de les dissoudre et d’en créer d’autres toutes aussi puante…. Amis la peste brune n’est pas morte alors prudence.

Voila encore un jour en ce beau monde….allez allez circulez il y a rien à voir.

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Aide au Billet : Metro

En Allemagne, des enchères pour être moins payé

BILLETS D’HUMEUR : Dans l’arène sociale…

En ce vendredi 28 juin, quoi de neuf en ce monde ??? Jusqu’où un chômeur allemand est-il prêt à aller pour trouver un travail ? Pour les fondateurs du site Internet d’enchères inversées Jobdumping.de, la réponse est rapide : jusqu’à moins de 5 euros de l’heure pour faire le ménage chez un particulier. Le portail, lancé en novembre, applique au travail et aux salaires ce qui a fait la fortune de certains sites, les enchères, mais à l’envers.

Le principe est simple, un employeur propose le poste à pourvoir en fixant un salaire maximum pour la mission. Les internautes enchérissent à la baisse. Le chômeur qui propose le salaire le plus bas remporte le travail. Fabian Löw, 31 ans, l’un des fondateurs de Jobdumping, se défend d’être un horrible libéral. «1 300 personnes ont trouvé un travail grâce à nous, ce n’est pas si mal, dit-il. La presse allemande nous traite de tous les noms, mais je m’en moque. Personne n’est lésé, on met en contact des gens, pour un salaire négocié et accepté par les deux parties.»

Selon lui, Jobdumping est quasiment une oeuvre de salut public. «J’ai été travailleur social, j’accompagnais les gens en leur disant : « Il n’y a pas de travail », raconte-t-il. Aujourd’hui, j’ai décidé de vraiment les aider à retrouver du travail.» Et selon lui, tout est bon pour lutter contre le chômage qui culmine à 12 %. Y compris, et surtout, faire baisser les salaires.

Engluée. «Les salaires allemands sont trop élevés et, si l’on ne fait rien, nos voisins polonais ou tchèques finiront par prendre tout le travail», poursuit Fabian Löw. Le fondateur du site n’hésite pas non plus à critiquer la société allemande, qui serait un peu engluée dans son confort : «On vit avant de travailler, en Allemagne. Un peu comme en France, non ?» Les syndicats allemands ont réagi très négativement. Certains mettant en ligne des contre-sites qui répertorient, par branche, le salaire minimum exigible. Des experts travaillant sur l’instauration d’un salaire minimum ont aussi dénoncé le mécanisme des enchères inversées : «En dessous de 7,50 euros de l’heure, on ne peut pas vivre de son travail en Allemagne.»

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Mais les fondateurs de Jobdumping se défendent de pratiquer un «capitalisme de vautours» : le site permettrait de rechercher des salariés qui disposent de qualifications ou de diplômes professionnels particuliers, en les valorisant. La qualification est un dogme pour les Allemands.

Pour l’instant, le site n’existe qu’en Allemagne, même si ses fondateurs songent à l’exporter. C’est que ce système d’enchères inversées colle parfaitement au contexte local. Des salaires moyens conventionnels assez élevés, peu d’emplois de services, ou occupés généralement par des immigrés, peu de flexibilité, quasi-inexistence de l’intérim. Les emplois proposés sur Jobdumping se glissent dans ces interstices : les employeurs cherchent des jardiniers pour tailler les haies, des peintres pour rénover des chambres, des monteurs de gaines d’aération ou des aides pour personnes âgées. Des emplois de services très peu valorisés dans l’économie allemande et pas toujours couverts par des accords de branche.

Jobs à 1 euro. Le gouvernement allemand essaie bien de combattre le chômage, en restreignant son système d’assurance chômage avec le plan Hartz IV. En introduisant de la flexibilité. Avec, comme mesure phare, les «jobs à 1 euro» pour les chômeurs indemnisés. «Je vous assure qu’il vaut mieux chercher un boulot grâce aux enchères inversées chez nous plutôt que de prendre un job à 1 euro, tranche Fabian Löw. Les statistiques ont montré qu’un chômeur pouvait au mieux espérer toucher 180 euros pour 900 heures de travail avec ce type d’emplois aidés.»

En attendant d’être consacré sauveur de l’économie allemande, Jobdumping a décidé de se rebaptiser d’une manière moins «négative», en effaçant le mot «dumping» du libellé du site. On accédera bientôt aux enchères par l’adresse lohnauktion.de, littéralement : «enchères sur les salaires».

Voila encore un jour en ce beau monde….allez allez circulez il y a rien à voir.

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Source : Liberation

Stabilisation en trompe l’œil du chômage en mai

BILLETS D’HUMEUR : Dans l’arène sociale…

En ce jeudi 27 juin, quoi de neuf en ce monde ??? +100 ! Le nombre d’inscrits en catégorie A à Pôle emploi a quasiment stagné au mois de mai, selon les données publiées à 18h par le ministère de l’Emploi. Mieux, si on intègre les chômeurs en activité réduite (catégorie B et C) qui déclarent travailler plus ou moins de 78 heures dans le mois, il a même baissé de 3.600. Une première depuis janvier 2011.

«Cette accalmie est cohérente avec certains signaux favorables observés ces dernières semaines: bonne tenue de l’intérim depuis octobre (+4,6% en six mois), rebond de la production industrielle en avril, légère reprise des embauches en mai», s’est immédiatement félicité le gouvernement dans un communiqué tout en précisant que ce résultat «s’inscrit dans une tendance qui reste à la hausse» (+11,5% sur un an pour les catégories A et +10% en A, B et C) et qui «le restera dans les mois à venir». Le ministère de l’emploi indique même, sans doute par précaution, que cette accalmie sur le front des inscriptions à Pôle emploi «n’est pas encore le retournement attendu» même si elle est «un encouragement à poursuivre les efforts en vue de l’inversion durable de la courbe du chômage».

Michel Sapin a raison. Car, en à bien regarder les 20 pages du document publié chaque mois par les services statistiques du ministère – le diable se cache dans les détails -, on remarque que cette baisse est… en trompe l’œil. Et ce, pour plusieurs raisons. Primo, le nombre de chômeurs inscrits en mai en catégorie D, c’est-à-dire «non tenus de faire de actes positifs de recherche d’emploi» (stage, formation, arrêt maladie, congé maternité, cellule de reclassement…) a bondi de 3,1% en mai, à 272.200. Soit un delta positif de 8.200 chômeurs sur un mois, en provenance en grande majorité des catégories A, B et C et un transfert qui contribue à lisser l’évolution dans les trois catégories de référence.

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Secundo, le nombre d’entrées totales au mois de mai s’est littéralement effondré (-2%) alors que les sorties ont, quant à elles, bondi (de 4,3%). Résultat, alors qu’il y avait un delta de 69.500 chômeurs (en plus) en avril, les flux se sont parfaitement équilibrés un mois plus tard avec 507.000 entrées et 507.000 sorties. Tous les motifs d’entrées à Pôle emploi (fins de CDD, de mission d’intérim, licenciements, démissions…) sont orientés à la baisse, ce qui est en soi une bonne nouvelle. Mais il en va autrement des sorties où le nombre de cessations d’inscription pour défaut d’actualisation – des chômeurs dont les droits et l’inscription sont suspendus un mois parce qu’ils ne se sont pas présentés à un entretien ou fourni de preuves de leur recherche active d’un emploi – a ainsi explosé de près de 20% sur un mois. Soit un delta entre avril et mai de 36.400 chômeurs de moins, temporairement désinscrits des catégories A, B et C et qui contribue donc à afficher, statistiquement, une stabilisation (voire même une baisse) du nombre de chômeurs dans les trois principales catégories de chômeurs.

S’il ne fallait retenir au final qu’un seul indicateur du cru du mois de mai, ce serait celui de la part des chômeurs de longue durée qui représente désormais 40,2% des inscrits à Pôle emploi. Soit une hausse de 10 points depuis le début de la crise en 2008. Pis, le nombre de «sans emploi depuis plus de trois ans» (les chômeurs de très longue durée) progresse encore de 1,3% en mai, et dépasse désormais les 540.000 personnes. Soit un bond de 19% sur un an.

Fin mai 2013, il y avait donc 3.264.500 chômeurs inscrits en catégorie A à Pôle emploi en France métropolitaine, 4.795.600 dans les catégories A, B et C et 5.418.400 toutes catégories confondues.

Voila encore un jour en ce beau monde….allez allez circulez il y a rien à voir.

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Source : Figaro

Quand Clément Méric passe de victime à agresseur

BILLETS D’HUMEUR : chez les bas du front

En ce mercredi 26 juin, quoi de neuf en ce monde ??? Une information de RTL, démentie par une contre-enquête de Libération, a permis aux soutiens de la droite extrême de faire passer Clément Méric pour le déclencheur de la bagarre qui lui fut fatale. Récit d’un incroyable emballement médiatique et partisan.

C’est à un curieux renversement des valeurs que l’on a assité ce mardi. Clément Méric, mort sous les coups d’un militant d’extrême-droite début juin, est soudainement passé du statut de victime à celui d’auteur de la rixe qui a « entraîné sa mort ». L’auteur présumé des coups mortels est subitement devenu quasi-victime de la bagarre. La présomption de « violences ayant entraîné la mort » s’est singulièrement muée en « légitime défense ». Et la thèse « un extrêmiste de droite vaut bien un militant anti-fasciste » a repris du poil de la bête.

Ce retournement et détournement a pris appui sur un reportage diffusé par RTL ce mardi matin. Celui-ci affirme qu’une caméra de surveillance de la RATP a capté la bagarre. Et que sur ces images, « on y voit notamment Clément Méric se précipiter vers Esteban Morillo, le meurtrier présumé, alors de dos, semble-t-il pour lui asséner un coup. Le bonehead se retourne alors et le frappe avec son poing en plein visage. L’image ne permet pas de dire de façon formelle si Esteban Morillo donne un deuxième coup, ni s’il a ou non un poing américain. Le militant d’extrême-gauche, en tout cas, tombe immédiatement au sol, inconscient. Il n’est pas lynché une fois par terre. »

Quelques heures plus tard, une contre-enquête de Libération.fr met à mal ces affirmations. Un membre de la police judiciaire de Paris qui travaille sur l’enquête y est cité. Il contredit plusieurs arguments donnés par la radio:

  • « La police technique et scientifique n’a pas travaillé pendant plusieurs jours sur ces images pour les faire parler »
  • Cette vidéo est moins claire qu’affirmée puisqu’elle est « orientée vers le trottoir et « ne montre que vingt centimètres au-dessus du sol, c’est-à-dire les jambes des personnes »
  • en suivant les « chaussures claires » portées par Clément Méric et les « godillots » du meurtrier présumé, « les policiers aperçoivent «à un moment de la rixe, Méric passer derrière Morillo occupé à frapper un autre. Peut-être Méric donne-t-il un coup à Morillo lequel, en tout cas, se retourne. Et Méric tombe par terre», note Libération.
  • «Qu’est-ce que cela changerait si Méric assènait un coup dans le dos à Morillo au cours de la bagarre? Les échanges de coups ne sont niés par personne, ni côté extrême gauche, ni côté extrême droite», souligne le policier cité.

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Malgré ce décryptage publié en début d’après-midi, les affirmations du matin ont eu le temps de faire le tour du web. Les soutiens d’extrême-droite s’en sont donnés à coeur joie pour dénoncer au choix la récupération de la gauche ou le bienfondé du combat antifasciste après la mort de Clément Méric.

D’autant plus que les amalgames fleurissent dans d’autres articles. Un texte évolutif du Point.fr -« Clément Méric voulait vraiment en découdre »- recycle des témoignages publiés quinze jours plus tôt pour poser le groupe de bonehead d’extrême-droite en quasi-victime de Clément Méric et de ses amis présents au moment de la bagarre. A cela s’ajoute des raccourcis:

  • Dans sa première version en ligne ce mardi, l’article tente de décrédibiliser les antifas en les résumant aux quelques casseurs qui ont brisé des vitrines de banque en marge de la manifestation contre le fascisme et en hommage à Méric, dimanche à Paris.
  • il tente de faire penser que Clément Méric et ses amis, le jour de la bagarre fatale, avaient ciblé l’auteur des coups mortels ainsi que sa compagne, en se fondant surdes contenus publiés sur un site de la mouvance antifa en décembre 2012.

L’article conclut en affirmant que « selon une source proche de l’enquête, Estaban Morillo n’a jamais eu affaire à la justice et est vierge de tout passé pénal ».

Le collectif Action antifasciste Paris-Banlieue,a tenté d’aller à l’encontre de cette vague médiatique dans un communiqué publié dès le matin. « Oui il y a eu des échanges verbaux à l’intérieur du magasin devant les messages ouvertement racistes et tombant sous le coup de la loi arborés par les skinheads », est-il dit. »L’agression physique survenue à l’extérieur du magasin est le fait des bonehead qui se sont approchés, ont encerclé nos camarades puis les ont agressés. Les militants néonazis étaient armés de coups de poing américains et ont tué Clément Méric », est-il aussi rappelé.

Cet emballement relance par ailleurs les interrogations exprimées par l’observatoire des medias Acrimed quelques jours après la mort de Clément Méric, concernant le racourci extrême-droite=extrême-gauche, entendu et vu dans les médias. « C’est ainsi que nous avons assisté pendant plusieurs jours à une mise en scène médiatique du prétendu débat sur « la montée des extrémismes », avec à la clé l’amalgame (extrémiste ?) entre des formations collectives que tout oppose. De quelle éthique journalistique peuvent se prévaloir des médias qui confondent sciemment la virulence verbale et la violence physique qui se solde par la mort d’un homme? », se demandait Acrimed.

Voila encore un jour en ce beau monde….allez allez circulez il y a rien à voir.

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Source : Humanite

Les dessous géopolitiques de l’affaire Snowden

BILLETS D’HUMEUR : Big Brother

En ce Mardi 25 juin, quoi de neuf en ce monde ??? Alors qu’Edward Snowden, recherché par les Etats-Unis pour avoir divulgué des informations explosives sur les opérations américaines de surveillance électronique, se trouve quelque part entre la Russie et l’Equateur, sa fuite suscite quelques tensions. Les Etats-Unis menacent la Russie et la Chine. Pékin cherche également à trouver sa place dans le Pacifique et à se positionner face à Washington. Barack Obama a annoncé lundi soir que les Etats-Unis utilisaient « toutes les voies légales » pour arrêter Snowden.

La cavale d’Edward Snowden continue. L’Equateur analyse en ce moment la demande d’asile de l’ex-consultant de la CIA accusé d’espionnage. La Russie étudie quant à elle la demande d’extradition de Snowden présentée par Washington. Et l’Américain reste invisible depuis son arrivée à Moscou dimanche. Il doit repartir pour l’Equateur, via Cuba.

Cette affaire suscite des tensions entre les Etats depuis quelques jours. Ce lundi, la Maison blanche a menacé la Chine et la Russie de représailles. Car le cas Snowden va bien au-delà de la simple affaire de fuites. Les enjeux sont notamment géopolitiques.

Ce lundi, le secrétaire d’Etat américain John Kerry a menacé la Chine et la Russie. Cette affaire pourrait avoir des conséquences sur leurs relations. Ce serait pour lui, « profondément troublant », que les demandes d’extraditions faites auprès de Pékin et de Moscou aient été ignorées.

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John Kerry a estimé qu’il serait « très décevant »  d’apprendre qu’Edward Snowden ait été « délibérément autorisé à embarquer à bord d’un avion ». Si c’est le cas, « il y aurait de ce fait et sans aucun doute un effet et un impact sur les relations ainsi que des conséquences », a déclaré le chef de la diplomatie américaine, sans donner plus de précisions. Le Kremlin a réaffirmé ce lundi matin qu’il n’avait « aucune information sur Snowden ».

Lors d’une conférence de presse lundi soir, le président Barack Obama a déclaré que les Etats-Unis suivaient « toutes les voies légales » et travaillaient « avec plusieurs autres pays pour être sûrs » que la loi était observée.

Pour Olivier Zajeck, chargé de recherches à l’Institut de stratégie des conflits, « on est sur des enjeux purement géopolitiques », à savoir « la place, dans le Pacifique, demain de la Chine et la manière dont Pékin et Washington trouveront un équilibre dans cette zone qui est la zone la plus importante du monde ».

Le spécialiste estime qu’il y a, derrière cette affaire, « des enjeux stratégiques », comme la cyber-défense. Ce domaine intéresse particulièrement les Etats-Unis, la Chine et la Russie, et « jusqu’ici », explique Olivier Zajeck, « ce sont les Etats-Unis qui définissent les standards, les normes et les codes de conduite ». L’affaire Snowden montre « la pression que font peser les nouvelles puissances ». Des puissances qui « vont demander leur part d’influence pour agir ces normes », selon l’expert.

Voila encore un jour en ce beau monde….allez allez circulez il y a rien à voir.

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Source : France Info

Ce week end plusieurs milliers d’AntiFa ont manifesté en hommage à Clément Méric

BILLETS D’HUMEUR

En ce lundi 24 juin, quoi de neuf en ce monde ??? tout le week-end dans plusieurs grandes villes, des milliers de personnes ont défilé en mémoire de Clément assassinés par la peste brune fasciste . A paris, dimanche après-midi 6000 personnes ont defilé pour dénoncer eux aussi le fascisme, une quinzaine de jours après la mort de Clément Meric.

« Le fascisme tue, l’islamophobie tue. » Ces mots étaient présents sur de nombreuses banderoles des rassemblements organisés en mémoire de Clément Méric tout le week-end, dans plusieurs villes. Les deux principaux défilés ont eu lieu à Lyon, samedi, et à Paris, dimanche. Dans la capitale, plusieurs milliers de personnes ont dénoncé le fascisme, une quinzaine de jours après la mort du jeune militant. Un cortège dense et hétéroclite s’est élancé vers 15 heures de la place de l’Opéra, rassemblant des militants de partis politiques, des groupes anarchistes, des associations et des syndicats.

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Les manifestants scandaient « Clément, Clément, antifa » ou encore « Pas de quartiers pour les fachos, pas de fachos dans nos quartiers ». Mais le rassemblement dépassait la simple revendication antifasciste, des affiches et banderoles dénonçant pêle-mêle l’islamophobie ou les actes homophobes. Vêtus de noir, une trentaine de manifestants ont déployé pendant quelques minutes une banderole sur la façade de l’Opéra fustigeant le fascisme, avant un défilé rythmé par des bruits de fumigènes et de pétards.

Samedi à Lyon un millier de personnes ont défilé à l’appel du Collectif Vigilance 69 (CV69). Sur la place Bellecour au centre de Lyon, des drapeaux noirs flottaient dans une ambiance festive. A Lyon, où les manifestants demandent notamment la fermeture de locaux « fascistes », le CV69 dénonce 13 actes violents à caractère fasciste sur les six premiers mois de 2013, et plus de 40 agressions depuis 2010. D’ailleurs, deux jeunes liés au Gud (Groupe union défense) ont été condamnés jeudi à Lyon à des peines de prison ferme pour l’agression violente de quatre personnes en mai.

Voila encore un jour en ce beau monde….allez allez circulez il y a rien à voir.

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Source : Diverses

Nos ancêtres vivaient en anarchie

BILLETS D’HUMEUR : Mythologies

En ce dimanche 23 juin, quoi de neuf en ce monde ??? Le discours dominant des personnes contre l’anarchie vise à affirmer que l’idéologie est irréalisable et qu’elle n’est qu’une utopie. L’utopie est pour eux un fait irréalisable. À travers toutes ces paroles en l’air ils démontrent sans démontrer que l’anarchie est un mirage. Pourtant ils ont oublié que l’anarchie a existé bien avant la Commune de Paris, ou encore la Cosaquerie en Ukraine, etc. L’anarchie est une expérience dont nous sommes tous héréditaires, mais dont beaucoup d’entre nous ont oublié l’existence, le fonctionnement et l’idée qui était dégagée.

 Le Capitalisme nous fait croire que l’anarchie est une idéologie de violence, pour des gens violents et surtout une idéologie marginale. Nous allons alors tenter de présenter les éléments de vie de nos ancêtres, il y a plusieurs milliers d’années, puis d’expliquer en quoi leur mode de vie s’apparentait à l’anarchie.

 Nous devons rappeler les bases de l’anarchie. En effet sans connaissance de l’anarchie, nous ne pourrons à aucun moment tenter de comprendre la vie de nos ancêtres.

Le terme anarchie vient du grec anarkhia qui renvoie à une société sans chef et sans autorité.

Tout d’abord l’anarchie répond à l’anti autoritarisme c’est-à-dire que les règles appliquées ne sont pas des règles imposées à la masse par une petite sphère, mais des règles imposées par la masse à cette sphère qui est élue avec un mandat impératif et révocable. En refusant tout ordre, la sphère psychologique affirme l’idéal libertaire. L’anarchisme aspire à mettre en avant l’apologie de la liberté.

Selon les époques, les aspirations et les contextes ont été différents. Les définitions données par les intellectuels ont également différé. Ainsi Proudhon, Bakounine, Stirner, Tolstoï, Faure, Makhno n’ont pas la même approche, mais il est sûr que l’élément central est la liberté.

L’anarchisme de Makhno, de l’Espagne pendant la guerre civile et autre, est toutefois très particulier, puisqu’il répond à la guerre. C’est ce que l’on appelle l’anarchisme de guerre.

Comme nous l’avons dit plus haut, étant donné qu’il n’y a pas de chef, cela sous-entend qu’il s’agit d’un système horizontal. Les modalités tournent autour de la démocratie directe, et d’un état fédéral. L’anarchie fonctionne sous une forme spécifique de l’état. À la différence des autres modèles, l’état c’est le peuple, la force de l’état c’est le peuple, les directions prises par l’état sont prises par le peuple. Les mandats sont impératifs et révocables.

Autrement dit, le peuple est entièrement souverain et maître de ses décisions puisque c’est lui qui agit directement en prenant de manière pleine et entière les décisions. La République Anarchiste existe, quand les hommes prennent en main leur destin de fond en comble.

L’autonomie est également une des bases de l’anarchisme. Elle se répand sous différentes formes qui associent le côté individuel à celui du partage. Il est important d’apprécier le mot autonome par le fait de ne dépendre d’aucunes personnes. Par conséquent cela s’organise au niveau de la gestion de la cité, mais aussi au niveau des ressources et produits alimentaires. L’autonomie aspire à une production locale pour une consommation locale. Les « anarchos autonomes » sont l’opposé de l’avarice et de l’égoïsme du Capitalisme. L’autonomie permet aux êtres humains de se retrouver et de revenir aux valeurs humaines à l’inverse du système buveur de sang et mangeur de carcasse qu’est le Capitalisme.

La propagande des idées nauséabondes des réactionnaires de droite comme de gauche sur l’anarchie est un signe de bassesse intellectuelle. Ne pas être d’accord est un fait, considérer ses opposants comme des terroristes ou des voyous en est une autre.

Il faut également souligner que l’anarchie est une idéologie pacifique, qui prétend vouloir uniquement le bonheur de son prochain, en faisant tout pour avoir son bonheur. L’antimilitarisme est aussi énormément présent dans les discussions concernant les conflits armés d’ordre économique ou simplement d’intérêt.

Nous devons évidemment nous tourner vers les civilisations du néolithique (10 000 et 3 500 av. JC). Toutes les sociétés ont été concernées par la forme primitive de l’anarchisme.

En effet, dans l’exemple de la France, différents peuples ont mené des invasions : les Celtes, les Romains, les Francs, autant de mouvements de migration qui ont permis de construire la richesse que nous avons aujourd’hui. Si l’exemple peut déplaire (étant donné la récupération grotesque des fascistes et nationalistes pour imposer le capitalisme par la force et mettre les peuples dans un esclavage drastique) [1], il en va pour d’autres civilisations comme celles issues de la grande période de l’agriculture en Mésopotamie avant les premières grandes civilisations comme l’empire Babylonien, les Assyriens ou encore les Sumériens.

Ce qui marque la fin du Paléolithique est le passage de la vie nomade à la sédentarisation de l’être humain, suite à l’apprentissage de l’irrigation des cultures, notamment le blé. Le fait de cultiver les terres a permis le développement des « hameaux ».

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Ce sont ces hameaux (petit village) qui se sont auto organisés pour parvenir à leur survie sans subir de pressions extérieures. L’auto-organisation est appelé communément autogestion. Évidemment nous ne parlerons pas de la conception dans sa phase moderne (la Gaule) de la société celte, qui s’apparentait évidemment à une société de classes.

L’auto-organisation sous la forme que pratiquaient les Vikings (peuple de Scandinavie) se réalisait à travers une assemblée particulière. Il est dit que « les thing » étaient des assemblées ordinaires où les grandes décisions étaient prises. Mais surtout ce sont des assemblées locales, pour des choix locaux, qui permettent aux personnes de l’assemblée de gérer la société en toute transparence. Les Assemblées se mêlaient très bien à la vision de la classe qui y était propagée, il n’y avait pas de lutte des classes. Puis il est très important de citer que les Hommes et les Femmes dans ses assemblées avaient le même poids, et que leurs paroles étaient égales.

Les assemblées font partie de l’univers de la cité, donc la forme d’organisation dans les décisions importantes est uniquement prise par l’assemblée. Par conséquent le lieu de rassemblement de l’assemblée est l’endroit le plus élevé de la cité. Elle est au sommet de la vie de la cité.
L’Anarchie est également présente dans la mythologie [2], même si la religion est souvent contraire à l’anarchie. L’anarchisme chrétien de Tolstoï nous permet de faire fi de cette position. La liberté est une vision très importante. Donc quand la liberté est mise en avant dans une mythologie on peut se demander si les visions sont mises en avant pour une société libre et sans différences. Les hommes voulant la liberté sont alors sous la protection de cette mythologie. Ainsi lorsqu’une mythologie fait l’apologie de la liberté elle entre souvent dans le registre de l’anarchisme au sens large. Par conséquent une société qui proche de l’anarchie a une mythologie dont les fondements sont proches de l’anarchisme. L’un ne va pas sans l’autre.

Les premiers états se sont créés sur la base d’une fédération pour garantir la plus grande autonomie aux hameaux ou villages qui la peuplaient. Les premières fédérations ou unions furent créés dans le but d’améliorer la vie des habitants sur des points précis, avec des visions bien particulières.

De plus, sur l’ensemble des hameaux la répartition des tâches propres se faisait de telle manière que chaque personne avait un travail utile à la société. L’aspect du travail était d’ordre social et en aucun cas dans la vision de production et de rendement actuelle.
L’anarchie était bien présente, mais dans sa forme primitive et différente de celle qui est vécue aujourd’hui.

Lorsque maintenant des personnes vous diront que l’anarchisme au sens large de sa définition n’est qu’une utopie, vous pourrez leur répondre que « l’histoire telle qu’elle est décrite n’est qu’une imposture ». L’anarchie n’est pas une idéologie de violence comme elle est tant décrit aujourd’hui, mais une idéologie humaine, une idéologie qui ne fait pas couler de sang ; il n’y a que le capitalisme qui fait couler le sang et incite à la violence et à la destruction des relations entre les Hommes et les Femmes.

L’Anarchie est un système propre, un système qui appartient à notre histoire, un système qui a marqué notre organisation actuelle, notamment les conseils généraux et régionaux. Sans cette phase d’anarchie, notre société serait encore au stade de la préhistoire.

Le développement d’une société doit se faire avec la notion d’autogestion si elle veut pouvoir un jour mêler le peuple à la direction du pays.

Aussi sans cette vision ancienne de l’anarchisme, les thèses communistes n’auraient pu se développer car elles se basent beaucoup sur la vision de partage qui était développée. Il est l’heure de dire aux réactionnaires : « Apprenez votre histoire, revenez faire de la politique après ! ».

Voila encore un jour en ce beau monde….allez allez circulez il y a rien à voir.

Notes :

[1] Les nationalistes, intégristes ou non, sont ceux qui ont le moins lu et appris l’Histoire, leur délire n’existe pas. Les nationalistes sont tous à un moment donné issu d’un mouvement migratoire (déplacement d’une population d’un point A vers un point B), l’être humain et les animaux l’ont toujours fait au cours de l’histoire. Du Néolithique jusqu’à l’invasion des Francs menée par Clovis, la migration a toujours été présente. Être contre l’immigration, c’est être contre la nature, c’est renier l’histoire de l’Humanité.
Ainsi quand ils font le choix de prêter allégeance à la croix celte pour montrer qu’une « ethnie » est supérieure à une autre, ils oublient que les Celtes ont été des migrants pendant une époque et qu’avant cette époque il y avait d’autres peuples sur le territoire équivalent à la France.
Pour en finir, ce sujet ne leur appartient pas, et ne doit pas leur appartenir. L’Histoire appartient à ceux qui l’étudient, à ceux qui la connaissent, à ceux qui la cherchent, à non ceux qui créent des mythes imaginaires pour satisfaire une idéologie raciste, xénophobe et mensongère. Ils font honte à l’Histoire en reprenant certains symboles.
Également en période de crise du Capitalisme, ils n’hésitent pas à créer l’Histoire pour que le peuple vote pour eux, pour que les gens s’enferment sur eux-mêmes, rappelant la théorie de l’Ermite, pour renforcer toujours un peu plus le système qui les a mis dans la misère. La Xénophobie par la théorie de l’Ermite quand elle utilise la Croix Celtique ne ressemble en rien à la manière dont vivaient les Celtes et leurs ancêtres. Leurs ancêtres n’étaient pas des fascistes, des xénophobes, des capitalistes et des extrémistes du Capital !

[2] Les Nationalistes de tous bords comme toujours aiment écrire leurs histoires, pour vivre dans un monde artificiel. Ainsi l’exemple le plus flagrant est la récupération du Marteau de Thor. L’histoire de ce marteau n’a rien de nazi ou autres. Leurs sous-cultures leur ont permis d’imposer une vision d’horreur sur le Mjöllnir. Bref, passons, la vision des nazis récupère tous les objets pour mettre la haine dessus. Sa puissance est si grande qu’il est impossible de la manipuler sans utiliser des gants de fer. Cette arme permet à Thor de vaincre les géants des glaces les thurses. Autrement dit, c’est un marteau qui permet de sauver l’Humanité contre les personnes qui portent atteintes à l’être humain, dans le cas de l’histoire il s’agit des géants des glaces. C’est une vision de l’insoumission de l’Homme.
Pour finir il faut dire non aux idées reçues et mettre en avant que la culture récupérée par les fafs et les nazis, n’est pas leur culture et ne leur appartient pas.

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Source : R&L

La Norvège reconnaît que son saumon peut être dangereux pour la santé

 BILLETS D’HUMEUR : Un monde enragé

En ce samedi 22 juin, quoi de neuf en ce monde ??? Femmes enceintes et jeunes, ne mangez pas de saumon plus de deux fois par semaine. Telle est la nouvelle recommandation du gouvernement norvégien, forcé de reconnaître – tardivement – que ce poisson gras est aussi bourré de produits toxiques.

Le gouvernement aimerait surtout que la nouvelle ne traverse pas la frontière. Pensez : la Norvège a été en 2012 à l’origine de 60% de la production mondiale de saumon atlantique, le pays a produit près d’1,2 million de tonne de ce poisson. Et les 29 milliards de dollars annuels générés par les exportations de ce secteur-clé de l’économie pourraient s’en trouver affectés.

En 2011, Rue89 vous avait alerté sur ce sujet, et trouvé étonnant que le ministère de la Santé recommande de manger du poisson gras deux à trois fois par semaine au nom de ses nombreuses vertus supposées pour la santé (ils sont bons pour le cœur, la circulation et la lutte contre certaines maladies inflammatoires, voire contre certains cancers).

Est-il bien raisonnable de manger autant de poissons nourris aux farines animales, aux antibiotiques et même aux pesticides ? La pharmacologueClaudette Béthune, qui a travaillé pour l’organisme norvégien de sécurité alimentaire (le Nifes), avait clairement tranché : « La présence de polluants tels que les dioxines et le PCB dans le saumon génère un risque de cancer, qui, pour les personnes jeunes, dépasse les bénéfices attendus du saumon sur la santé. »

Ce n’est qu’à la suite d’une grosse pression médiatique que les autorités sanitaires ont fini par reconnaître qu’elles avaient trop poussé à la consommation. L’alerte lancée par le journal VG est très claire : « Les médecins appellent à ne pas manger de saumon d’élevage. »

Le journal fait parler une équipe indépendante du laboratoire de biochimie de Bergen, qui estime que ce poisson est tout simplement dangereux pour les jeunes enfants, adolescents et femmes enceintes en raison des polluants organiques persistants qu’il contient. En vertu du principe de précaution, ces groupes de populations ne devraient pas en consommer.

Le Dr Anne-Lise Bjorke Monsen, membre de ce labo, précise : « Les polluants retrouvés dans le saumon d’élevage ont une mauvaise influence sur le développement du cerveau, et sont associé à l’autisme, à l’hyperactivité et à la baisse de QI. On sait aussi qu’ils peuvent avoir un effet négatif sur les défenses immunitaires, le système hormonal et le métabolisme. Ils se transmettent aussi par allaitement. Si l’on a besoin d’oméga-3 provenant du poisson, le maquereau et le hareng sont très bien. »

De surcroît, le toxicologue Jérôme Ruzzin avait établi un lien, chez les souris entre une nourriture exclusive au saumon d’élevage pendant huit semaines et le développement de l’obésité et du diabète de type 2.

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Face à ces révélations en série, les autorités ont été obligées de revoir leur discours en urgence. Quatre jours après les articles de VG, largement relayés par le reste de la presse, le ministre de la Santé a ordonné que soient revus les conseils de santé concernant le saumon d’élevage.

Il était temps. La Russie avait stoppé toute importation de saumon norvégien en 2006 et des chercheurs américains avaient déjà prévenu qu’il ne fallait pas manger de saumon norvégien d’élevage plus de trois fois par an.

En Norvège, déplore le journal Dagbladet, le Comité scientifique pour la sécurité alimentaire avait recommandé en 2006 de ne pas dépasser plus de deux repas par semaine contenant du poisson gras. Mais l’agence norvégienne de la Santé n’avait jamais suivi ces recommandations.

Les Norvégiens auraient pu éviter d’être abreuvés pendant toutes ces années d’un message erroné diffusé à tous : « Il faut manger au moins deux repas par semaine contenant du poisson gras ».

Si ces nouvelles pouvaient ne pas traverser les frontières, cela ferait les affaires des autorités. L’organisme de promotion des produits de la mer de Norvège n’a toujours pas communiqué sur le changement de recommandation.

Dans un article intitulé « Vendeur de saumon norvégien comme si rien ne s’était passé », Dagbladet révèle que le Centre des produits de la mer de Norvège, et la ministre de la Pêche ne comptaient pas informer les consommateurs à l’étranger. « Ce sont les recommandations de chaque pays qui comptent », précise Christian Chramer, directeur de la communication de cet organisme.

Le site français des Produits de la mer de Norvège vient d’intégrer la nouvelle recommandation de consommation. Mais, jointe par Rue89, la directrice du Centre des produits de la mer de Norvège en France minimise totalement le changement de recommandation : « La recommandation précédente est in fine la même qu’aujourd’hui, la version actualisée est seulement plus précise sur les jeunes femmes et les femmes enceintes. La Direction norvégienne de la santé précise dans la même publication que le challenge le plus important reste le fait que la population, y compris les jeunes femmes et les femmes enceintes, ne consomme pas assez de poisson. Il est aussi clairement expliqué que pour les femmes enceintes, la vitamine D, la vitamine B12, les oméga-3, l’iode et le sélénium contenus dans les poissons gras sont particulièrement bénéfiques. »

L’industrie du saumon et les pouvoirs publics ont décidément du mal à se remettre en question et feront tout pour protéger leur business aussi longtemps que possible.

Voila encore un jour en ce beau monde….allez allez circulez il y a rien à voir.

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Source : Rue 89

Futur aéroport : une route définitivement fermée à Notre-Dame-des-Landes

BILLETS D’HUMEUR : ZAD partout !

En ce jeudi 21 juin, quoi de neuf en ce monde ??? Hier Dès 7 h, des engins de chantier se sont affairés sur la départementale 281, à Notre-Dame-des-Landes. Cet axe relie La Paquelais (commune de Vigneux-de-Bretagne) à Fay-de-Bretagne, en traversant la future zone aéroportuaire. Objectif ? Condamner définitivement cette route et la fermer à la circulation.

Elle faisait l’objet, depuis novembre dernier, d’une fermeture administrative, mais pas physique. Et depuis, elle était sous contrôle des zadistes, qui y avaient installé des chicanes.

Considérant que malgré le retrait des gendarmes, en mai, la pression n’était pas retombée sur la zone du futur aéroport, sur laquelle sont installés de nombreux opposants au projet, décision a été prise de fermer physiquement la D281, dès ce mercredi matin. Une route qui, de toute façon, est condamnée dans le projet actuel du futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

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« Il n’est pas acceptable que la sécurité ne soit plus assurée sur cette route. Ma responsabilité en tant que gestionnaire de la voirie est de mettre à l’abri les automobilistes de ces risques, explique Philippe Grosvalet, conseiller général de Loire-Atlantique. S’agissant d’une voie destinée à disparaître dans le cadre de la future plateforme, et en accord avec le préfet de Région, j’ai décidé la fermeture physique de la RD 281. »

Aux lieux-dits Le Bois-Rignoux (Vigneux-de-Bretagne) et Bel-Air (Notre-Dame-des-Landes), des blocs rocheux ont été déposés en travers de la voie. Ils sont protégés par des glissières en béton. Quatre unités de forces mobiles étaient présentes, le temps des travaux.

Voila encore un jour en ce beau monde….allez allez circulez il y a rien à voir.

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Source : Ouest France

240 000 euros supplémentaires pour promouvoir l’ aéroport de Notre-Dame-des-Landes

BILLETS D’HUMEUR : ZAD partout !

En ce jeudi 20 juin, quoi de neuf en ce monde ??? Les dépenses en communication pour promouvoir l’ aéroport de Notre-Dame-des-Landes ne cessent de s’ accumuler.

Le Conseil général de Loire-Atlantique vient en effet de voter des crédits supplémentaires pour le Syndicat mixte aéroportuaire. 240 000 euros de crédits supplémentaires pour la promotion de l’ aéroport de Notre-Dame-des-Landes seront également apportés par les autres collectivités, régions et agglomérations.

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Le Syndicat mixte aéroportuaire avait déjà engagé une campagne de communication d’un montant de 300 000 euros en février pour l’ aéroport de Notre-Dame-des-Landes ( voir aussi 900 000 euros pour la propagande de l’ aéroport de Notre-Dame-des-Landes).

Les promoteurs de l’ aéroport de Notre-Dame-des-Landes expliquent ainsi “Nous nous donnons les moyens de mener éventuellement une nouvelle campagne d’ici la fin de l’année“. Au frais des contribuables évidemment…

Voila encore un jour en ce beau monde….allez allez circulez il y a rien à voir.

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Source : observatoire des subventions

Syrie : Poutine fait sa loi au Sommet du G8

BILLETS D’HUMEUR : Un monde enragé

En ce Mercredi 19 juin, quoi de neuf en ce monde ??? Le président russe et dictateur Vladimir Poutine a obtenu gain de cause dans le dossier syrien. Le communiqué final du sommet du G8, qui s’est achevé mercredi en Irlande du Nord, ne fait pas mention du sort du président syrien Bachar Al-Assad. Les chefs d’Etat et de gouvernement des pays du G8 appellent à la tenue de négociations « aussitôt que possible », sans avoir pu faire fléchir le soutien de Vladimir Poutine au régime syrien.

Le conflit syrien a dominé les discussions au sommet du G8 lundi et mardi, tout comme Vladimir Poutine. Les huit grandes puissances appellent à la tenue de négociations le plus rapidement possible pour régler le conflit syrien, mais Vladimir Poutine s’est montré déterminé dans son soutien au régime de Bachar Al-Assad.

Le dictateur russe refuse de pousser Bachar Al-Assad vers la sortie, et critique sévèrement le projet des Occidentaux de livrer des armes aux rebelles. Vladimir Poutine a même évoqué la possibilité de livrer de nouvelles armes au régime syrien. « Nous fournissons des armes au gouvernement légitime, conformément à des accords légaux, a expliqué M. Poutine. Si nous concluons des contrats de cette nature, alors nous les remplirons. »

Pendant deux jours, les discussions autour de la Syrie ont donc été particulièrement âpres. Vladimir Poutine est un fidèle allié du régime de Bachar Al-Assad depuis le début de la guerre, en mars 2011. Pour le président russe, le règlement du conflit syrien ne peut être que politique. Et donc passer par une conférence de paix.

Cette conférence, déjà décidée début mai par Moscou et Washington, est censée rassembler autour d’une même table des représentants du régime et des insurgés syriens, pour mettre en place « un gouvernement transitoire formé par un consentement mutuel et ayant les pleins pouvoirs exécutifs », indique la déclaration du G8.

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Mais ce dossier est inextricable, puisque les rebelles exigent le départ de Bachar Al-Assad pour entamer toute discussion. Et pour Bachar Al-Assad, qui s’exprimait mardi dans un entretien au quotidien allemandFrankfurter Allgemeine Zeitung, quitter le pouvoir dans le contexte actuel serait une « trahison nationale ». Moscou défend la même position.

Vladimir Poutine a lâché du lest sur la question des armes chimiques. Il y a quelques jours, lorsque les Etats-Unis ont affirmé avoir des preuves de l’utilisation d’armes chimiques par le régime syrien, la Russie n’a pas jugé ces preuves convaincantes. Mardi, les dirigeants du G8 ont tout de même condamné « tout usage d’armes chimiques en Syrie » et demandé l’accès de la mission d’enquête de l’ONU au territoire syrien. Jusqu’à présent Damas a toujours refusé cette inspection.

Dans leur communiqué commun, les membres du G8 se bornent donc à préciser qu’ils restent « déterminés » à trouver « une solution politique à la crise, basée sur une vision d’une Syrie démocratique » qui comprend toutes les parties au conflit.

En Syrie, la guerre se poursuit, notamment autour de Damas, où les troupes du régime tentent d’écraser les bastions rebelles, selon une ONG syrienne. Depuis le début du conflit, 93.000 personnes ont été tuées selon l’ONU et 1,6 millions sont réfugiées.

Voila encore un jour en ce beau monde….allez allez circulez il y a rien à voir.

Anarchie

Source : France Info