P… de salariat !

COMMUNIQUÉS

Un article de Biscotte glané sur le très bon Aubanar

Madame Lambda voudrait bien offrir un pull en cachemire à Monsieur Lambda. Des mois qu’elle remplit des pots de mayonnaise avec les pièces que la Bernadette n’aura pas… Et puis là, le pactole, sa boîte a enfin obtenu un contrat juteux. Madame Lambda a eu droit à sa petite prime. Le seul souci pour elle, c’est de trouver la boutique : Indienne ou pakistanaise ? Parce qu’il y aurait comme un conflit entre les deux pays à propos du fameux Cachemire. Pas la laine de chèvre, la province…
Faut qu’elle se dépêche un peu parce que, si ça se trouve, une guerre va peut-être éclater entre les deux pays… Dur dans ces conditions de s’approvisionner en pulls en cachemire.
Madame Lambda pense raisonnablement qu’elle aurait intérêt à opter pour la boutique indienne. L’Inde vient de passer commande de toute une flopée d’engins de mort. Des Rafales de chez Dassault… La garantie de nombreuses victimes innocentes, de sang, de mutilations, de blessures.
Madame Lambda, elle, ce qu’elle voit, c’est le chèque de sa prime dans l’enveloppe avec le trèfle à quatre feuilles dans la pointe de lance, le logo de Dassault Aviation…
Madame Lambda, toujours dans ses pensées, regarde les infos et n’en croit pas ses yeux : Elle va l’avoir son deuxième chèque ! Notre bon maître, sa majesté Président a réussi à vendre 24 Rafales au Qatar qui ne s’achète pas que des footballeurs. C’est vrai que ce n’est pas avec le PSG qu’il va pouvoir tenir à distance l’équipe de l’Etat Islamique, le petit émirat plein de fric.
Monsieur Lambda, un cousin lointain de la petite main de l’usine de prêt-à-tuer, est un peu moins joyeux. Pas envie de faire la fête avec ces deux vedettes porte-hélicoptères Mistral qu’il va falloir rembourser à la Russie. Pas gagné pour la prime. Si déjà il arrive à sauver son emploi sans trop de sacrifices, il pourra à s’estimer heureux…

Des salariés ont manifesté devant l'entrée de l'usine, boulevard Marcel-Dassault, de 6 heures à 10 heures du matin, à l'appel de la CGT. La vente des Rafales à l'Inde... une bonne occasion de demander une augmentation.

Des salariés ont manifesté le 16 avril 2015 devant l’entrée de la fabrique de morts , boulevard Marcel-Dassault à Anglet, à l’appel de la CGT. La vente des Rafales à l’Inde… une bonne occasion de demander une augmentation.

Combien de Madame Lambda, de Monsieur Lambda qui gagnent leur vie en bossant dans des usines de mort tout en le sachant ? Combien d’ouvriers qui passent leurs journées de chagrin à fabriquer consciencieusement des armes de destructions, de répression d’aliénation ? Combien d’ouvriers à fabriquer des grenades lacrymogènes, des menottes, des flash-balls, des blessures, du chagrin, des morts ?
Le système capitaliste a décidé de ce qui était honnête comme travail et de ce qui ne l’était pas. Madame Lambda est une honnête travailleuse de cette honnête industrie de mort dont la France est si fière. Elle a donc droit à une prime à chaque gros contrat synonyme de promesse de massacre.
Elle en parlait dernièrement en battant le pavé contre la pluie qui mouille et la guerre qu’est pas bien.
Parce que Madame Lambda ne transige pas avec sa conscience, elle est déléguée syndicale comme son cousin breton. Mais faut bien gagner sa vie, défendre son emploi, protéger son usine, ménager son patron, sauver la France, soutenir les Bleus, s’abonner à Charlie-Hebdo…

Un dessin hommage à Cabu trouvé sur le net

Un dessin hommage à Cabu trouvé sur le net

Monsieur Lambda aimait bien Cabu l’antimilitariste de « À bas toutes les armées  ». Il ne manquait jamais un de ses dessins qu’il savourait pendant la pause avant de retourner à son poste de chaudronnier.

Un chaudronnier, il y en a un qui est dans une panade mortelle. En Moselle, La vie était duraille vus les salaires mirifiques octroyés. Alors le mec, il a juste voulu partir une semaine au bout du monde pour éponger quelques dettes. Il dit qu’on lui avait parlé d’une usine d’acrylique en Indonésie. Et j’ai envie de le croire. Très vite il voit des trucs bizarres sur le chantier mais il y reste un jour de trop pour pouvoir se payer son ticket retour. L’Indonésie, la Moselle à la nage, pas jouable.

On connaît la suite :
Les flics, la zonzon Nusa Kambangande et la condamnation à mort. Le 7 mai, son recours sera examiné. Sûr qu’il dort moins bien que toutes les Madame Lambda, tous les Monsieur Lambda bossant à la mort des autres…
Serge Atlaoui aurait dû aller du côté des vedettes Mistral, des avions Rafales, des chars Leclerc, des missiles de croisières Apache, des missiles nucléaires tactiques Hadès… Au lieu de cela, un laboratoire de fabrication ecstasy… OK, c’est de la merde ce genre de produit… Mais qu’est ce qui est le plus criminel entre un laboratoire de merde hallucinogène et une usine d’armement ?
Qu’est-ce qui est le plus injustifiable, bosser dans le premier (je rappelle que Serge Altaoui n’était même pas au courant de ce qui se fabriquait dans l’usine où était son chantier) ou se réjouir des ventes d’engins de mort de sa boîte ?

Et tout ça parce qu’avec ce capitalisme de merde, avec ce putain de salariat, des individus sont contraints d’aller vendre leurs muscles, leur santé, leur liberté, leur conscience pour simplement finir le mois en cours.

Putain de salariat !

Biscotte

La France perd son dernier triple A

ACTUALITÉS : Dans l’arène sociale…

Il ne restait qu’un seul triple A à la France. C’était celui de l’agence Fitch Ratings, dirigée par le Français Marc Ladreit de Lacharrière. Ce vendredi soir, elle n’en a plus aucun.

Fitch l’a en effet retiré et a fait passer la France de « AAA » à « AA+ ».Standars & Poors avait été le premier à dégrader la note française, sous la présidence de Nicolas Sarkozy, avant Moody’s, peu après l’élection de François Hollande.

Selon l’économiste et professeur à l’Université d’Orléans Jean-Paul Pollin, « ce n’est pas un évènement très important. On peut toutefois noter que la France est dans une position compliquée du fait de sa faible croissance. » Il indique également que les précédentes pertes du triple A n’avaient pas réellement affecté les taux d’intérêt français.

Le triple A est la meilleure note donnée par les agences de notation à un pays. Elle lui permet d’emprunter à des taux d’intérêt moindres.

La raison de cette dégradation est à chercher du côté de la prévision de la dette française : en 2014, l’endettement brut de l’Etat devrait culminer à 96% du PIB.

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Source : France Info

L’inflation en hausse de 0,9% sur un an

ACTUALITÉS : Dans l’arène sociale…

Les prix à la consommation ont augmenté de 0,2% sur le mois de juin, 0,9% sur un an. Parmi les secteurs en progression en juin : les produits alimentaires frais en raison des conditions climatiques « difficiles ».

Après avoir augmenté de 0,1% en mai, les prix à la consommation ont poursuivi leur hausse, avec +0,2% en juin, a annoncé l’Insee ce jeudi. Sur un an, l’inflation est de 0,9%. L’augmentation est d’abord à mettre en lien avec la progresssion des prix de certains services en raison du démarrage de la saison estivale : l’hébergement (+5,5% sur un mois, +1,4% sur un an), les transports +1,1%.

Les conditions climatiques « difficiles » au début de l’année ont aussi poussé à la hausse les prix des produits alimentaires frais : +2,5% sur un mois et de 7,3% sur un an. Dans l’ensemble, les prix des produits alimentaires ont augmenté de 0,4% sur un mois et de 1,8% sur un an.

Les télécommunications, elles, sont également de plus en plus chers, tout comme les services de santé (+0,1% sur un mois). L’évolution du prix de l’habillement, ne prenant pas en compte les soldes d’été, poursuit son rebond (+0,2% sur un mois).

Les prix de l’énergie, s’ils se sont stabilisés en juin, ont eux augmenté sur un an. Une hausse due à l’augmentation des prix de l’électricité et du gaz de ville. Malgré leur augmentation du mois de juin, les prix du pétrole sont eux en baisse sur l’ensemble de l’année.

La hausse modérée de l’inflation devrait se répercuter sur le taux du livret A, actuellement de 1,75%. Une baisse de la rémunération est attendue pour le 1er août.

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Source : France Info

Le Crédit Lyonnais condamné à payer deux millions d’euros au Trésor public

 ACTUALITÉS : Dans l’arène sociale…

Pendant des années, le Crédit Lyonnais a prélevé des commissions sur les comptes des bénéficiaires du « droit au compte », ce qui est interdit. Ces comptes sont en effet destinés aux personnes défavorisées. La banque a prélevé en tout un million d’euros.

Une amende de deux millions d’euros. C’est la somme que le Crédit Lyonnais a été condamné ce lundi à payer au Trésor public. La banque a manqué à ses obligations vis-à-vis des bénéficiaires du « droit au compte ».

Selon la commission des sanctions de l’Autorité de contrôle prudentiel (ACP), le Crédit Lyonnais a prélevé un millions d’euros sur ces comptes. Or, les prélèvements ne sont pas autorisés car il concerne les économies de personnes défavorisées, interdites de crédit ou surendettées.

Depuis 1984, si une personne se voit interdire l’accès aux services bancaires de base, elle peut saisir la Banque de France qui ordonnera l’ouverture d’un « droit au compte ». La banque désignée doit alors lui offrir gratuitement l’accès à ces services.

L’Autorité de contrôle prudentiel (ACP) indique que le Crédit Lyonnais n’a pas agi avec la « volonté délibérée de méconnaitre ses obligations ». Toutefois, elle estime que « la population particulièrement défavorisée concernée par cette législation appelait une attention particulière ».

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Source : France Info

Le gouvernement décide une hausse de l’électricité de 5% en août

ACTUALITÉS : Dans l’arène sociale…

Le gouvernement va proposer d’augmenter les tarifs réglementés de l’électricité d’EDF pour les particuliers de 5% le 1er août et de 5% supplémentaires le 1er août 2014, a annoncé ce soir le ministère de l’Ecologie et de l’Energie, ce qui constitue les plus fortes hausses de ces dix dernières années.

Rappelons que la Commission de Régulation de l’Energie (CRE), avait recommandé le mois dernier une hausse de 6,8% à 9,6% des tarifs au 1er août de cette année, plus un rattrapage de 7,6% pour combler les hausses insuffisantes des années précédentes. A quand l’énergie gratuite et autogéré….. En tous cas il commence bien Philippe Martin, nouveau ministre, précurseur de l’écologie au PS.

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Aide : AFP

Préférez-vous sauver l’UMP ou les pauvres?

ACTUALITÉS : Dans l’arène sociale…

S’il faut vous décharger d’un peu d’argent, préférez-vous le donner à l’UMP ou à une association caritative? C’est la question posée ce lundi par le sitejepréfère.fr, relayé par le collectif Humour de droite. La plateforme propose d’aider, au choix, le principal parti d’opposition ou une vingtaine d’associations venant en secours aux malades, aux pauvres, aux animaux, à la démocratie ou encore aux journalistes.

L’UMP a lancé un «sarkothon», destiné à renflouer les caisses du parti après que le Conseil constitutionnel a rejeté les comptes de la campagne présidentielle de 2012 de Nicolas Sarkozy, jeudi. Ce lundi matin, deux millions avaient été recueillis, sur les 11 millions que le parti doit trouver avant le 31 juillet.

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Source :  20 minutes

Les « Fraisnor » en lutte : du gaz contre le chloroforme

ACTUALITÉS : Dans l’arène sociale…

Depuis le mois de février dernier, des ouvrier-es de l’usine agro-alimentaire Fraisnor (près d’Arras) sont en lutte contre la fermeture de leur usine. A ce jour, ils occupent en permanence leur usine depuis un mois mais sans réel espoir de reprise.

Vous trouverez ici un article de nos camarades de La Mouette Enragée concernant cette lutte.

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Retraites : les syndicats appellent à la grève pour le 10 septembre

ACTUALITÉS : Dans l’arène sociale…

A peine la concertation lancée, quatre syndicats annoncent déjà la date de la contestation. La CGT, FO, FSU et Solidaire prévoient une « journée de grève et de manifestations sans doute le 10 septembre » prochain, soit avant la présentation du projet de loi sur les retraites prévues par le gouvernement mi-septembre. Cette date devrait être annoncée officiellement en intersyndicale lundi prochain.

Syndicats et patronat ont remis mercredi dernier au Premier ministre leurs propositions sur la réforme des retraites, ouvrant officiellement les discussions, après la remise du rapport Moreau. Entre jeudi et vendredi, le chef du gouvernement a reçu au total trois organisations patronales et huit syndicats de salariés. A l’issue des rencontres, petit à petit, les syndicats avaient annoncé qu’ils se mobiliseraient. La délégation de SUD-Solidaires était la dernière à être reçu vendredi, c’est elle qui a annoncé la date de la mobilisation.

Les quatres syndicats refusent l’allongement de la durée de cotisation, seule piste clairement annoncée comme probable par le gouvernement. Ils seront reçus à nouveau à Matignon fin août. Le projet de loi devrait être présenté à la mi-septembre et discuté au parlement en octobre. Et si on parlait enfin de gréve générale qui ouvrirait la voie vers une autogestion généralisée de nos vies.

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Aide : France Info

La honte : 50% de SDF de plus en 10 ans !

ACTUALITÉS : Dans l’arène sociale…

« Le nombre de SDF a fortement augmenté depuis 2001», telle est l’information importante à retenir des derniers chiffres publiés ce mardi. D’après l’analyse fournie, elles sont 141 500 en 2012 soit 50% de plus qu’en 2001. Parmi elles, 30 000 sont des enfants et deux sur cinq sont des femmes. Autre particularité, le nombre de SDF étrangers a nettement augmenté et représente 53% dont 35% sont des étrangers francophones, le reste parlant mal ou pas le français. Ces chiffres sont en augmentation du à la hausse du nombre de réfugiés et du nombre de « travailleurs pauvres » qui travaillent la journée dans des petites structures et dorment dehors la nuit.

Le rapport publié par l’INSEE s’appuie sur le nombre de fréquentations des services d’hébergement et de distribution des repas. Près de 80% des personnes utilisant ces aides sont sans-domicile. D’après l’INSEE, une personne est considérée SDF lorsque cette dernière a passé la nuit précédant l’enquête dans un lieu non prévu pour l’habitation.  Il apparaît dans cette étude un phénomène plutôt récent : les SDF sont relativement jeunes, un quart d’entre aux ont entre 18 et 29 ans.

Dans un deuxième temps, l’étude se penche sur les 66 300 adultes francophones sans-domicile. Plus de la moitié d’entre eux étaient en centre d’hébergement collectif dont 35% peuvent rester la journée. Pour les autres soit 9%, ils ont préféré dormir dehors et ont refusé les aides des hébergements collectifs à cause du manque d’hygiène et de l’insécurité qui y règne.

L’état des lieux constate une présence importante d’enfants parmi ces SDF ; ils représentent 37% de cette population de démunis. Un phénomène qui alarme les associations et les services d’aides. Ces enfants ne sont pas là par hasard, la proportion de femmes a, elle aussi, largement augmenté représentant 38% dont 48% d’entre elles ont entre 18 et 29 ans.

Cette augmentation accrue des femmes et des enfants pose un véritable questionnement sur les sujets d’hygiène, d’insertion et d’éducation. De nouvelles problématiques vont se poser, si ce n’est pas déjà le cas. Un certain nombre d’association, comme notamment celle de l’Abbé Pierre, réfléchissent à de nouvelles alternatives pour une nouvelle forme population, dite plus précaire.

A la fin du rapport la question des conditions de vie au sein même d’un habitacle se pose également. Certains délégués parlent même de « bidonville ». D’autres problématiques se posent sur les conditions de certaines habitations précaires, qui sont parfois pires que celles de la rue pour les familles.

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Source : Marianne

Pierre Gattaz élu à la tête du Medef avec 95% des voix

ACTUALITÉS : Dans l’arène sociale…

Dans la série « apprend a connaître tes ennemis ». Pierre Gattaz, 53 ans, a été élu mercredi matin président du Medef, avec 95% des voix. Il remplace Laurence Parisot, à la tête de l’organisation patronale depuis huit ans. Issu de l’industrie, il avait promis au début de sa campagne un « Medef de combat ». Lors de son premier discours mercredi, Pierre Gattaz a proposé 100 milliards d’euros de baisses de charges et impôts sur 5 ans.

476 voix contre 8. Sans surprise, Pierre Gattaz a été largement élu mercredi matin lors de l’assemblée générale du Medef (Mouvement des entreprises de France), face à son unique adversaire Hervé Lambel. A 53 ans, Pierre Gattaz prend donc la tête de l’organisation patronale et tourne la page de huit années de présidence Parisot, malgré les tentatives de Laurence Parisot de briguer un troisième mandat. Son élection était acquise depuis que ses principaux adversaires, Geoffroy Roux de Bézieux et Patrick Bernasconi, s’étaient ralliés à lui à la mi-juin.

Avec ce nouveau président, le Medef renoue avec la tradition d’une président issu de l’industrie, après avoir vécu huit ans avec une patronne venue des services. Pierre Gattaz est le patron du Groupe des fédérations industrielles (GFI), et patron de Radiall, entreprise de taille intermédiaire très exportatrice produisant des composants pour l’aéronautique, l’espace et l’électronique. Il compte s’appuyer sur l’expérience de son entreprise pour réindustrialiser la France. « On a tout pour réussir en France, on a tout pour exporter. Cela fonctionne pour Radiall. Si je le fais, on peut le faire », martelait-il encore mi-juin.

Son père, Yvon, a aussi présidé le CNPF, ancêtre du Medef. « Je pense qu’il fallait un industriel, car la réindustrialisation est le sujet clé, c’est le portrait robot de l’homme qu’il fallait », analyse Bernard Giroux, auteur deDu CNPF au Medef, confidences d’un apparatchik, spécialiste de l’histoire de l’organisation patronale.

A l’issue de son élection, Pierre Gattaz s’est dit « ému ». « Je sais que ça va être dur, on va avoir du travail », a-t-il déclaré. « On aura besoin de nous tous (…) pour pouvoir apporter des idées et pour continuer l’oeuvre qu’a faite Laurence. »

Pour le nouveau patron du Medef, l’entreprise est « ce qui permettra à l’avenir de résoudre la très grand majorité des défis auxquels nous sommes confrontés ». « Encore faut-il la laisser vivre, la laisser s’épanouir et desserrer ses liens », a-t-il dit lors de son tout premier discours mercredi en tant que président du Medef, ajoutant que « l’entreprise est en danger dans notre pays », et que les entrepreneurs manquaient d’amour

Lors de son premier discours, Pierre Gattaz a également fustigé les emplois « aidés », une « impasse économique » selon lui. Il a proposé des mesures de baisse des cotisations sociales (moins 50 milliards sur cinq ans, transferés vers « des mécanismes de type TVA et CSG ») et des prélèvements obligatoires (pour la même somme sur cinq ans), et une simplification du code du travail.

Après avoir prôné au début de sa campagne un « Medef de combat », il avait ensuite poli son discours en assurant être un « fervent partisan » du dialogue social. Mais ses positions offensives contre les 35 heures, sur l’âge de la retraite (il préconise un report de l’âge de départ), la fiscalité des entreprises et la dépense publique, suscitent des inquiétudes sur sa volonté de dialogue.

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Aide : France Info

Les salariés du siège de Darty Nord craignent pour leur emploi

 

ACTUALITÉS : Dans l’arène sociale…

Le siège de Darty Nord devrait prochainement disparaître, plaçant de fait «  une quarantaine de salariés » sur la sellette,  « le seul qui sait ou il va c’est le directeur général (Alain Bienfait) qui a deja sa place a Paris. Pour les autres ; c’est l’incertitude » glisse Jean Luc Dubreucq , délégué syndical FO.

Hier matin, les élus Force ouvrière ont donc distribué des tracts devant le magasin de la zone commerciale d’Englos. , indique le représentant syndical. Le site d’Haubourdin, qui gère actuellement les magasins en Normandie, Nord–Pas-de-Calais et Alsace-Lorraine, verra donc ses attributions partagées entre les trois sièges régionaux restants (Nantes, Bondy et Lyon).

Au niveau national, ce sont « plus de 500 postes » administratifs que le groupe de distribution d’électroménager Darty prévoit de supprimer en France dans les mois à venir, sur 11 500 salariés, dont une très grande majorité en région parisienne.

« Avec la réorganisation qui est en route, c’est 500 à 600 postes qui sont menacés », a affirmé Jean-Marc Miduri, délégué central CGT. « Le plus gros des suppressions de postes se fera sur Paris avec 500 suppressions », soit 10 % des effectifs Ile-de-France, a ajouté Serge Bouakil, délégué central de la Confédération autonome du travail. Interrogée, la direction n’a pas réagi dans l’immédiat.

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Source : VDN

Hausse du prix du gaz de 0,5%

ACTUALITÉS : Dans l’arène sociale…

Le prix du gaz va augmenter de 0,5% au 1er juillet, d’après un arrêté publié au Journal officiel. Il s’agit de la première hausse depuis janvier. Le mode de calcul allège la facture, qui concerne 8,8 millions de foyers.

Après cinq mois sans bouger, le prix du gaz va augmenter de 0,5% pour les particuliers. La formule de calcul a été révisée, ce qui permet d’alléger la note des ménages.

Désormais, le prix du gaz est indexé au prix du marché du gaz naturel au lieu des prix du pétrole, qui ont flambé ces dernière années. « Cette nouvelle formule [de calcul] correspond mieux aux coûts de GDF Suez et contribue à faire baisser les prix. Ainsi, le pouvoir d’achat des ménages est mieux protégé, sans fragiliser la sécurité d’approvisionnement », estime dans un communiqué la ministre de l’Ecologie et de l’énergie Delphine Batho.

Cette hausse concerne plus de 80% des 11 millions de foyers français abonnés au gaz.

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Source : France Info

Forte mobilisation lors de la grève générale au Portugal

ACTUALITÉS : Dans l’arène sociale…

Le 27 juin, à l’appel de la CGTP et de l’UGT, les travailleuses et les travailleurs du Portugal se sont mobilisés pour une nouvelle journée de grève générale contre l’austérité. Selon les syndicats, plus de 50% des salariés du pays ont cessé le travail. Si la grève a été particulièrement suivie dans les transports, les administrations et les aéroports, elle a aussi fortement mobilisé les travailleurs du privé.

Selon la CGTP, on comptait par exemple dans la métallurgie, 65% de grévistes chez Visteon, 70% de grévistes à l’usine Sakhit de Maia, 75% de grévistes chez Portalex à Sintra, 100% de grévistes chez Saint Gobain Sekurit Portugal, dans l’agro-alimentaire, ce sont 100% des travailleurs qui étaient en grève chez STEF à Palmela et Alverca, et aussi chez Renoldy à Alpiarça, etc.

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Source : S.O

A saisir ! Esclaves européens en solde

BILLETS D’HUMEUR : Dans l’arène sociale…

En ce dimanche 30 juin, quoi de neuf en ce monde ??? Augusto de Azevedo Monteiro voulait gagner sa vie. Il l’a perdue. Maçon détaché en France par EYP, une boîte portugaise, cet ouvrier usinait sur l’air très en vogue de la sous-traitance à bas coût dans la gadoue d’un chantier de Spie Batignolles, à Villeneuve-la-Garenne. Le 6 décembre, il est mort écrasé par une dalle qu’un coffrage hâtif à force de cadences infernales n’a pas su contenir.

Enfant d’Esposende, ville voisine de Braga irriguée par la crise et ses misérables affluents, Augusto de Azevedo Monteiro avait 35 ans, une famille et plus un euro rouillé en poche. Les 565 € brut de son dernier Smic flambés, ses allocations chômage taries, il avait opté pour une mission en France. « Notre pays agonise et nous constituons une main-d’œuvre bon marché, confie une salariée francophone d’EYP. On sait que Spie fait appel à nous parce que nous coûtons moins que nos concurrents français. »

Roumaines, polonaises, espagnoles ou portugaises, les plaques d’immatriculation des camionnettes de société ou d’agences d’intérim alignées sur le parking de Villeneuve-la-Garenne disent la géographie de la crise. A en croire le communicant de Spie, pourtant, « EYP a été préféré à deux candidats hexagonaux pour des raisons de disponibilité, rien d’autre ! » Les Portugais parlent plus clair : « Nous n’avons presque plus de clients locaux et, quand c’est le cas, ils n’honorent pas leurs factures, tranche l’employée d’EYP. Spie au moins paie nos prestations : la détresse des uns fait les bonnes affaires des autres, c’est comme ça…»

L’(a)moralité de cette histoire, les bâtisseurs français l’ont bien comprise : faute de pouvoir délocaliser leurs chantiers, ils importent à grandes pelletées des ouvriers certifiés low cost par des entreprises sous-traitantes ou des agences d’intérim implantées dans des territoires où le coût du travail s’évalue en nèfles. C’est « malin », c’est légal, c’est européen.

En juin 2011, à l’issue d’une série d’accidents du travail non déclarés, Bouygues avait dû divorcer d’Atlanco : cette société de travail temporaire opportunément localisée à Chypre avait envoyé des brassées de Polonais sans couverture sociale sur le chantier de l’EPR de Flamanville, dans la Manche.

Dans la foulée de ce couac nucléaire, le parquet de Cherbourg a ouvert quatre enquêtes. Pas moins ! Car, si les nomades de la truelle sont détachés, c’est d’abord de leurs droits. « Les textes prévoient qu’ils bénéficient du noyau dur de notre législation, salaire minimum et horaires de travail en tête. Or, c’est rarement le cas », tonne Laurent Dias, responsable de la CGT construction en Auvergne.

« La plupart du temps, les employeurs étrangers présentent des déclarations de détachement dûment remplies, enchaîne Renaud Dorchies, chargé de la lutte contre le travail illégal à l’Urssaf de Basse-Normandie. Mais, entre les salaires mentionnés et les sommes réellement versées, il y a un monde : beaucoup d’ouvriers rétrocèdent une partie de leur obole en rentrant chez eux, se voient infliger des retenues pour l’hébergement ou la nourriture théoriquement pris en charge… Jamais ils ne s’en plaignent : dans cet univers vicié, c’est malheur à celui qui l’ouvre. Aujourd’hui, on a des Bulgares qui se bousculent pour 300 € mensuels… »

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Le limier de l’Urssaf a récemment épinglé une famille roumaine, fournisseuse de bras pour une entreprise nationale : « Père et fils avaient créé une société boîte aux lettres en Roumanie. Contrairement aux règles en vigueur, elle était dénuée de toute activité sur ses terres et déversait chez nous des soutiers payés à peine plus que le Smic roumain [180 €]. C’est une entourloupe classique. » Classique aussi, l’empilement des prestataires façon mille-feuille. « Sur les gros chantiers, ajoute l’enquêteur, on peut recenser huit ou neuf rangs de sous-traitants : les salariés ne savent plus à qui ils appartiennent ! »

Passé les bornes, y a plus de limites ? « Il est urgent de démanteler les montages illégaux qui faussent les règles de la concurrence, avance le cabinet de Michel Sapin, occupé à une révision de la directive de 1996. Nous plaidons aussi pour renforcer la responsabilité civile et pénale des donneurs d’ordre. » Les politiques français aboient… Leurs confrères anglais, polonais et autres ayatollahs de la flexibilité, crient au combat d’arrière-garde. Annoncé fin février, le remaniement de la directive a été reporté à des calendes qui pourraient être grecques.

Tant pis pour le dumping social alors que, en 2012, les dépôts de bilan dans le BTP ont bondi de 6 % ; tant pis pour les 40 000 emplois menacés d’ici à fin 2013. « Tant mieux pour le marché aux esclaves ! »raille le cégétiste Laurent Dias. Sherlock des parpaings, ce fils de réfugiés politiques portugais s’évertue à débusquer les anguilles sous échafaudages et tonitrue que « la « bolkensteinisation » des masses trimbalées d’un pays de l’UE l’autre pour des clopinettes est actée ».

Et de brandir la fiche de prestation d’un plaquiste polonais : traduite par une interprète, elle indique 628,80 € pour 169 heures. Le contrat de détachement établi voilà quelques mois entre MPP, pointure de l’intérim portugais, et Alberto, vaut lui aussi le coup d’œil : prêté à Sendin SA, prospère armaturier français, Alberto a officié sur une grande œuvre de Bouygues, à Boulogne. Une collaboration couronnée par 610 € mensuels. Champagne ! Pour le DRH de Sendin, « s’il y a eu manquement, c’est de bonne foi ! Tous mes intérimaires étrangers sont déclarés au Smic, mais je n’ai pas accès à leurs fiches de salaire, le droit m’en empêche. Si je pouvais, je vérifierais ! Reste que nous ne bosserions pas pour Eiffage ou Vinci si nous étions des barbares !» A écouter Joaquim, 48 ans, la chose se discute.

Originaire de Porto, il s’est démené quatre mois, au printemps 2012, sur le chantier du Carré de Jaude, mégacomplexe immobilier édifié par Eiffage à Clermont-Ferrand. Ferrailleur, il s’activait pour l’armaturier tricolore ASTP via la défunte agence d’intérim lusitanienne Paulo SA.

« Les Français avaient l’air de Playmobil tellement ils étaient protégés. Moi, j’œuvrais en suspension sans panoplie de sécurité. » Fruit de ses contorsions : « 600 € mensuels. Paulo SA en retenait 80 pour le mobil-home où je dormais, dans un camping. Les deux derniers mois, je n’ai rien touché. On m’a expliqué qu’ASTP était en redressement judiciaire. »

Précisons pour la bonne bouche qu’ASTP, experte ès détachements fumeux, est gérée par le frère du patron de Sendin SA. Une famille formidable ! « Quand j’ai signalé au chef de chantier d’Eiffage que mes sous étaient bloqués, poursuit Joachim, il a soupiré que c’était pénible. » Une empathie à la hauteur des positions du groupe : en septembre 2012, Michel Gostoli, président d’Eiffage Construction, écrivait ainsi à la CGT, mobilisée sur cette affaire : « L’entreprise ne peut être tenue responsable du non-paiement d’un quelconque salarié prêté. […] Nous ne sommes pas en mesure d’exiger de nos sous-traitants qu’ils nous communiquent des éléments de rémunération de leurs personnels. » Ponce Pilate ne se serait pas mieux rincé les pognes.

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Joaquim pourtant est résolu à porter son infortune devant les prud’hommes avec le soutien de l’inusable Laurent Dias. « Je veux récupérer mon argent, réagit-il. Au Portugal, avec mes 5,50 € l’heure, je m’en sortais mieux. Ici, je n’étais même pas à 4 €. » A peine plus qu’Hugo et ses 3,17 € : enrôlé avec deux camarades par un compatriote véreux, ce trentenaire déjà voûté veut lui aussi en découdre. « On n’a pas été payés, les prud’hommes de Draguignan doivent nous rendre justice, scande-t-il. Cinq cent cinquante euros mensuels pour 40 heures hebdomadaires, c’est un tarif de chiens et on nous l’a refusé ! Quand l’un de nous s’est sectionné le tendon avec une scie circulaire, il a été jeté à l’hôpital comme un déchet, personne n’a été alerté. On ne mérite pas ça…»

Derrière cette valse des pantins, plusieurs marionnettistes : un maître d’œuvre, Var Habitat, qui plaide l’ignorance. Un sous-traitant, La Valettoise, qui jure avoir « cédé au low cost pour surnager à l’heure où tous les coûts sont tirés vers le bas». Une boîte d’intérim, Proposta Final, dissoute après avoir été sanctionnée pour «non-versement des rémunérations»… mais dont Marianne a retrouvé l’agité fondateur.

« Moi, je m’en fous, de tout ça, braille-t-il. J’ai monté une autre affaire en France avec une filiale au Portugal : là-bas, mes cinq sœurs trouvent des candidats par petites annonces et me les ramènent. Y a qu’à ramasser ! » Et de fanfaronner : « En ce moment, j’ai 10 gars à Toulon, 15 autres à Grenoble. Avec moi, un patron français économise 800 € par tête d’ouvrier. Je fais mon beurre et le Portugais, il est content. » Ce parangon d’intégrité a baptisé sa nouvelle machine à asservir Pioneiros em marcha, soit « Pionniers en marche ». Pour qui considère l’espace économique européen comme un nouveau Far West, ce n’est pas mal vu…

« Nous sommes sans arrêt démarchés par mail, par fax ou de visu par des commerciaux très rentre-dedans, ronchonne Patrick Liebus, de la Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment (Capeb). Ces rabatteurs se comportent comme des maquereaux ! »

Face à ces contournements, les organismes de contrôle tricolores sont priés de se mobiliser sans moyens. « Sarkozy nous a saignés, nous sommes à peine 1 200, râle un inspecteur du travail. De plus, notre organisation est territorialisée : comment tracer des dossiers transfrontaliers quand on ne peut intervenir au-delà de sa région ? » Pour l’efficace et entêté Renaud Dorchies, de l’Urssaf,« ces affaires peuvent décourager car nous nous heurtons à la résistance de certains pays, dont les administrations ne collaborent pas du tout ».

Et de prévenir que, « faute de contre-feux efficaces, ces pratiques vont tourner au drame économique ». Volubile leader de la Capeb, Patrick Liebus acquiesce : « A systématiquement privilégier le moins-disant, les cadors de la construction ont introduit le ver de la concurrence déloyale dans le fruit. Aujourd’hui, pour remporter les marchés, les sous-traitants attitrés des Eiffage, Bouygues et Vinci sont acculés au low cost, c’est dévastateur. »

Membre de la très libérale Fédération française des travaux publics jusqu’en juin 2012, Jean-Yves Martin aurait-il tourné casaque ? Dans un curieux revirement idéologique, il pourfend un « système délirant » : « Soit on s’adapte au train d’enfer mené par les majors elles-mêmes pressurées par les maîtres d’ouvrage, soit on coule. On est dans la même folie que celle qui convertit le cheval en bœuf. » Qui fait le cheval, qui fait le bœuf ? Jean-Yves Martin hésite.

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Et pour cause : liquidée l’été dernier, Centrelec, son entreprise, a en son temps sollicité un sous-traitant polonais… Vous avez dit double langage ? Prompt à éreinter la « frénésie low cost », Didier Ridoret n’en préside pas moins la patronale Fédération française du bâtiment (FFB), qui draine les mammouths écraseurs de prix : « J’ai 57 000 adhérents parmi lesquels figurent certainement des moutons noirs, mais je défends l’avenir de l’activité. La directive de 1996, même appliquée à la lettre, est devenue intenable. Cette compétition biaisée nous tue. »

Déontologue autoproclamé, Ridoret se refuse à tancer les mauvais élèves de la FFB, au motif qu’il « ne dirige pas un ordre ». « Si j’évinçais ceux qui sont en délicatesse avec le fisc, l’hygiène ou les règles du prêt de main-d’œuvre… » Avec des adversaires de cet acabit, le détachement n’a pas besoin de partisans.

« En France, ce dispositif est perçu comme honteux, mais cette Europe-là, les politiques l’ont voulue. Il n’y aura pas de retour en arrière : Bruxelles y verrait un abus de protectionnisme », analyse Pierre Maksymowicz, créateur d’In Temporis, spécialiste des mobilités intra-européennes. De Lublin, où il développe honnêtement son business, il témoigne que Maurice Taylor is rich… de partisans.

A l’instar du patron de Titan, Pierre Maksymowicz conchie les ouvriers français « obnubilés par leurs pauses- cigarette et incapables de rivaliser avec nos Polonais et nos Roumains en termes de rendement ». Et de lâcher : « Tous mes clients français me disent que, chez eux, c’est « bonjour paresse ». Ce refus de la pénibilité se traduit par une énorme pénurie : nos intérimaires ne font que colmater les brèches.» Avec 8 000 chômeurs supplémentaires recensés chaque mois dans le BTP, la pénurie sent l’alibi.

Patron du groupe Sesar, 160 salariés, Benoît Perret a sollicité une boîte portugaise pour rafler un appel d’offres d’Eiffage. « Ici, on manque vraiment de candidats dans les jobs d’exécution et, quand on trouve, il y a un déficit d’implication, commence-t-il par justifier. Je suis allé saluer mes intérimaires portugais et tous m’ont remercié de leur donner du travail. Chez nous, c’est impensable. »

Serait-ce la seule ingratitude de ses compatriotes qui l’aurait converti aux vertus du détachement ? « Aujourd’hui, admet-il, les donneurs d’ordre négocient prix et délais jusqu’au bout : le prêt de main-d’œuvre est la seule parade à leurs exigences. C’est tragique, mais tout le monde s’y met. » Kader, 56 ans, s’en désole. Chef de travaux pour un géant du secteur, il compare la déferlante low cost à « un virus qui ne profite qu’aux patrons. La misère de ces gars est utilisée pour nous démoraliser et nous convaincre que nos droits d’ouvriers vont régresser. Le pire, c’est qu’on n’arrive pas à expliquer à ces malheureux qu’ils nous précipitent vers le bas : ils sont dressés pour subir. Encore plus opprimés que nous, les Arabes, dans les années 60 ». A l’Europe, rien d’impossible.

Voila encore un jour en ce beau monde….allez allez circulez il y a rien à voir.

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Source : Marianne

Les abattoirs GAD ferment trois sites : un millier d’emplois supprimés ?

ACTUALITÉS : Dans l’arène sociale…

Un comité central d’entreprise organisé vendredi à Rennes a confirmé les inquiétudes des salariés. La direction de Gad SAS envisage de fermer trois sites, dont celui de Lampaul-Guimiliau dans le Finistère, dans le cadre d’un plan de continuation. Le groupe subit de plein fouet la crise et la concurrence étrangère dans le secteur porcin.

Les mines des représentants du personnel étaient bien tristes vendredi à Rennes, à la sortie d’un comité central d’entreprise qui a conforté les salariés dans leurs craintes. La direction de Gad SAS, une société d’abattage et de découpe de porcs qui emploie en tout 1.700 salariés, a présenté un plan de continuation, après le placement du groupe en redressement judiciaire le 27 février dernier.

Gad SAS, installé dans la région bretonne, est fortement fragilisé depuis plusieurs années par les crises à répétition qui touchent le secteur agroalimentaire, et porcin en particulier. Selon une source proche du dossier, Gad aurait ainsi accusé près de vingt millions d’euros de pertes en 2012.

Concerné par le plan de la direction, d’abord l’abattoir de Lampaul-Guimiliau (Finistère) et ses 800 emplois. Une bonne partie de l’activité abattage/découpe serait transférée à Josselin (Morbihan), où des centaines d’emplois pourraient être créés. Menacés de fermeture également, le site de fabrication de produits élaborés de Saint-Nazaire (Loire -Atlantique), qui emploie entre 60 et 80 salariés, mais aussi le siège du groupe à Saint-Martin-des-Champs (Finistère) et ses 54 employés.

Mais le plan de continuation, qui pourrait être présenté à la fin de l’été devant le tribunal de commerce de Rennes, dépend également de l’engagement de l’actionnaire Prestor, fournisseur de porcs. Les salariés se sont rendus devant ses locaux jeudi pour mettre la pression.

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Source : France Info