Rio: la police disperse les manifestants

TOUS AUX BARRICADES ! : Un monde enragé

Des policiers anti-émeutes ont dispersé dans la nuit à Rio des manifestants violents qui faisaient le siège du gouvernement de l’Etat de Rio.

Des hommes du bataillon de choc de la police militaires, arrivés sur place à bord de véhicules blindés, ont tiré des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc contre ce groupe de manifestants et procédé à plusieurs arrestations.

Des blindés de la police quadrillaient le centre de Rio, roulant sur des barricades en flammes, à la recherche de derniers groupes de manifestants.

Un petit groupe de manifestants violents prenaient d’assaut depuis des heures le siège du gouvernement de l’Etat de Rio à l’Intérieur duquel était retranchés des dizaines de policiers, dont certains blessés lors de précédents affrontements.

« Cent policiers du bataillon de choc ont été envoyés à l’Assemblée législatives pour renforcer la sécurité et en retirer les policiers blessés » a déclaré à l’AFP un porte-parole du département de presse de la Sécurité de Rio.

« Des 77 PM retranchés dans le bâtiment, 20 ont été blessés » par les manifestants, selon cette source. Ces manifestants avaient tiré des cocktails molotov et des pierres contre le bâtiment. Certains avaient même essayé de s’y introduire par des fenêtres.

Auparavant, ils avaient incendié une voiture, mis le feu à des poubelles, cassé les vitrines de banques et un distributeur et pillé des commerces, pendant que d’autres manifestants leur criaient: « Voleurs! Pas de vandalisme! ».

Environ 100.000 personnes avaient manifesté pacifiquement dans l’après-midi contre l’augmentation du prix des transports publics et les dépenses multimillionnaires engagées pour préparer le Mondial-2014 de football.

Des manifestations similaires se sont produites hier dans tout le Brésil, en pleine Coupe des Confédérations de football, répétition générale en miniature du Mondial dans un an.

A Sao Paulo, la police a également dispersé en fin de soirée des manifestants qui tentaient de pénétrer à l’intérieur du gouvernement de l’Etat de Sao Paulo.

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Source : Figaro