Notre-Dame-des-Landes : un militant anti-aéroport agressé

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Un homme de 47 ans, opposant déclaré au projet d’aéroport du Grand Ouest, a déposé plainte à la gendarmerie de Blain après avoir été agressé à Notre-Dame-des-Landes le jeudi 13 juin dernier.

Claude Moreau raconte comment il a été pris à partie par quatre personnes à proximité du terrain de moto-cross de la commune, puis frappé au visage. Il a reçu deux jours d’ITT pour des plaies à l’arcade et à la lèvre et des douleurs thoraciques.

« Le jeudi 13 juin vers 19h00 non loin du terrain de moto-cross, nous avons  été agressés par quatre hommes se réclamant de ce club. Je circule sur la D42 et tourne vers le village « Le pont de l’âne ». Quelques  centaines de mètre plus loin, en direction de la D 281, deux fourgonnettes  blanche du genre « expert, scudo ou partner » sont en stationnement. Je  m’arrête derrière et descends de mon véhicule. Je me dirige à pied vers  l’avant de celui le plus éloigné et constate une épaisse fumée noire. Quatre  hommes âgés d’environ 30 à 60 ans sont présents. L’un deux lance  » Tiens  en voilà un, il va payer pour les autres ». Je ne comprends pas ce qu’il veut  dire et lui fait part de mon étonnement. Un des quatre hommes enchaîne  » On  va t’emmener avec nous à la gendarmerie. Je répond que les « RG » ainsi que  les forces de l’ordre m’ont déjà filmé et photographié lors de manifs ou  rassemblements. L’un d’entre eux lance  » Il lui manque une dent, on va lui  casser les autres ». Sentant qu’il était impossible de dialoguer avec ces  individus qui devenaient de plus en plus menaçants, j’ai fait demi tour pour  rejoindre mon véhicule. A partir de là, tout s’est passé alors très vite.  J’ai été jeté au sol, roué de coup de pied, de coups de poing dans la tête,  le thorax et les côtes. Deux ou trois d’entre eux ont participé à ces actes  de lâches. J’ai enfin réussi à monter dans ma voiture par la porte arrière  et me mettre à la place du conducteur. Un des plus âgé a continué à frapper.  Des menaces de nous incendier avec le véhicule ont été proférées. Les  individus n’avaient pas remarqué la présence d’une femme assise en  passagère avant. Un des individus se rendant probablement compte qu’il allait  ètre complice de MEURTRES, a essayé de calmer les autres, l’un des plus vieux a réitéré son intention de nous brûler. J’avais de plus en plus de mal à respirer mais j’ai réussi à refermer la portière, démarrer et partir en marche arrière.

Arrivés sur la D42, deux gendarmes étaient présents à l’intersection de « La  noé bernard ». L’un m’a demandé pourquoi j’étais en sang. J’ai répondu que  nous venions d’ètre agressés en précisant clairement qu’il était très facile  d’interpeller les auteurs car leur seule issue possible étaient la D42. Ils ont refusé de se déplacer de quelques centaines de mètres sur la D42  pour interpeller les agresseurs en question sous prétexte d’ètre occupés à  autre chose. Il était pourtant facile de le faire car à ce moment-là, les  agresseurs n’ayant aucune autre issue de fuite possible. Est ce parce que  nous sommes anti aéroport . . . . .? ? ? C’est à se poser la question  puisque le maréchal des logis chef nous l’a demandé. Quand je lui ai dit « Si  vous ne voulez rien faire sous prétexte d’ètre occupé à autre chose, autant  que j’aille dans une armurerie et revenir avec ce qu’il faut », la réponse a  été « Faites ce que vous voulez ».

J’ai passé une partie de la nuit aux urgences. Ouverture de l’arcade  sourcilière, de la lèvre; fortes douleurs au thorax et dans les côtes;  difficulté respiratoire . . . Peut être des fractures qui ne sont pas  encore visibles. Une plainte à l’encontre des agresseurs a été déposée à la gendarmerie de  Blain. »

Nous apportons notre soutient a Claude et nous vous tiendrons au courant des suites de cette agression.

claude

Source : Diverses