UMP : Le SarkoThon est lancé, étendu des casseroles qu’il traine aux fesses

BILLETS D’HUMEUR : Du côté de nos Zélites…

En ce dimanche 7 juillet quoi de neuf en ce monde ??? eux jours après sa démission du Conseil constitutionnel, l’ancien président Zebulon 1er a été célébré lors de la première Fête de la Violette. Un rassemblement de la Droite Forte à la Ferté Imbault (Loir-et-Cher), où Nicolas Sarkozy ne s’est pas rendu, mais où il a beaucoup été question de lui.

Alors avant son come-back tant attendu de son fan club faisons un petit tour d’horizon des casseroles qu’il traîne aux fesses.

BETTENCOURT

L’ex-président a été mis en examen jeudi pour «abus de faiblesse» à l’encontre de la milliardaire Lilianne Bettencourt pour des faits commis en février 2007 et au courant de l’année 2007 par le juge d’instruction de Bordeaux Jean-Michel Gentil. l avait, lors d’une première audition le 22 novembre, été placé sous le statut de témoin assisté.

SONDAGES DE L’ELYSEE

Un juge enquête depuis le début de l’année sur la régularité des contrats conclus, sans appel d’offres, entre l’Elysée et neuf instituts de sondage sous Nicolas Sarkozy.

L’association Anticor avait déposé une première plainte pour favoritisme en 2010 au sujet d’une convention commerciale signée par l’ex-directrice de cabinet de M. Sarkozy, Emmanuelle Mignon, avec la société de conseil Publifact de Patrick Buisson, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy.

L’enquête a été élargie en janvier à d’autres conventions passées entre mai 2007 et mai 2012 entre l’Elysée et les sociétés Publifact, PubliOpinion, Giacometti-Peron, Ipsos, Ifop, OpinionWay, Sociovision, TNS Sofrès et CSA.

LIBYE

Le financement de la campagne de 2007, côté libyen cette fois, est au coeur d’une controverse née entre les deux tours de la présidentielle de 2012, avec la publication d’un document attribué à un ex-homme de confiance du colonel Kadhafi, faisant état d’un «accord de principe» conclu en 2006 avec Tripoli pour apporter 50 millions d’euros à la campagne du candidat Sarkozy.

Une enquête préliminaire a été ouverte pour vérifier l’authenticité du document et évaluer la véracité de ces informations, l’intermédiaire Ziad Takieddine ayant affirmé avoir les preuves d’un tel financement sans les apporter.

Dans cette enquête, le bureau et le domicile parisien de Claude Guéant, directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy puis secrétaire général de l’Elysée, ont été perquisitionnées.

AFFAIRE LAGARDE/TAPIE

Trois juges d’instruction enquêtent sur la décision prise fin 2007 par l’ancienne ministre de l’Economie Christine Lagarde de recourir à un arbitrage pour solder le contentieux opposant depuis 1993 Bernard Tapie au Crédit lyonnais sur la vente d’Adidas.

Les juges ont perquisitionné chez Claude Guéant, suggérant qu’ils s’intéressent au rôle de l’ancien secrétaire général de l’Elysée dans la décision de recourir à cet arbitrage.

zebulon

Selon L’Express, Nicolas Sarkozy a rencontré au moins six fois Bernard Tapie en 2007, avant son élection à la présidence, et à douze reprises, une fois installé à l’Elysée, entre le 15 juin 2007 et le 21 novembre 2010.

Une enquête de la Cour de justice de la République vise Christine Lagarde dont le domicile parisien a été perquisitionné

KARACHI

Deux juges enquêtent sur un éventuel financement occulte de la campagne présidentielle d’Edouard Balladur en 1995, par le biais de rétrocommissions présumées dans le cadre de contrats d’armement.

M. Sarkozy était en 1995 ministre du Budget et porte-parole de campagne de M. Balladur. Une note saisie lors d’une perquisition à la Direction des constructions navales (DCN) évoque le feu vert du ministre à la création d’une société offshore, Heine, pour le versement de commissions en marge de ces contrats, légales à l’époque. « l y a beaucoup d’investigations à réaliser avant son éventuelle audition», estimait récemment un avocat.

En marge de cette affaire, des juges ont décidé d’enquêter sur une éventuelle violation du secret de l’instruction lors de la diffusion en septembre 2011 d’un communiqué de l’Elysée sur le volet financier de Karachi.

COMPTES DE CAMPAGNE : SARKOZY DÉMISSIONNE DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL

Le Conseil constitutionnel a confirmé ce jeudi le rejet des comptes de la campagne présidentielle 2012 de Nicolas Sarkozy. Ce sont donc 11 millions d’euros qui ne seront pas versés à l’UMP au titre du remboursement, pour moitié, des frais de campagne du candidat Sarkozy. 11 millions d’euros, c’est un tiers du budget annuel du parti, déjà mis à la peine par ses défaites aux élections législatives et les sanctions financières pour non respect de la parité (environ 4 millions d’euros, selon la maire du XVIIe arrondissement de Paris, Brigitte Kuster).

Dans la foulée, l’intéressé a annoncé sa décision de démissionner «immédiatement» du Conseil constitutionnel. «Après la décision du Conseil constitutionnel et devant la gravité de la situation et les conséquences qui en résultent pour l’opposition et pour la démocratie, Nicolas Sarkozy démissionne immédiatement du Conseil constitutionnel afin de retrouver sa liberté de parole», indique le communiqué de l’ex-Président.

Les anciens chefs de l’Etat sont membres de droit du Conseil et ne peuvent donc pas démissionner formellement. Mais, comme l’a souligné jeudi auprès de l’AFP, le président du Conseil constitutionnel, Jean-Louis Debré, ils peuvent décider comme Jacques Chirac de ne pas venir siéger. Dans ce cas, a précisé Jean-Louis Debré, c’est la «jurisprudence Chirac» qui s’applique, et il n’y a «plus de versement d’indemnités».

Dès qu’il avait appris son renvoi en correctionnelle dans l’un des volets de l’affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris, pour lequel il a été ensuite condamné, Chirac avait informé Debré de sa décision de ne plus siéger au Conseil constitutionnel. Jeudi, Sarkozy a téléphoné à Debré pour l’informer de sa décision.

Dans un communiqué, le Conseil constitutionnel a auparavant jugé que «c’est à bon droit que la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques a rejeté le compte de campagne de M. Sarkozy» le 19 décembre 2012. Il a déclaré que le montant des dépenses électorales du candidat UMP «excéd(ait) de 466 118 euros, soit 2,1%, le plafond autorisé», car le candidat a omis de mentionner 1,5 millions d’euros dans ses comptes.

Suite à la décision des « sages », le président de l’UMP Jean-François Copé a annoncé le lancement, «dès la semaine prochaine», d’une souscription pour renflouer les caisses du parti.

Voila encore un jour en ce beau monde….allez allez circulez il y a rien à voir.

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Aide au billet : AFP