Mercure, PCB, dioxines : l’Anses recommande deux portions de poisson par semaine, pas plus

BILLETS D’HUMEUR : Ecologie

En ce lundi 8 juillet quoi de neuf en ce monde ??? Dans son rapport publié vendredi, l’Agence de sécurité alimentaire (Anses) incite la population à limiter sa consommation de poissons à deux portions par semaine. Elle recommande aussi de « varier les espèces et les lieux d’approvisionnement (sauvage, élevage, lieux de pêche) dans le cadre d’une alimentation diversifiée ».

L’étude, réalisée à la demande des autorités il y a un an, se concentre sur le niveau de contamination des poissons en dioxine, mercure organique (MeHg) et polychlorobyphéniles (PCB), tout en tenant compte des « effets bénéfiques sur la santé » des acides gras oméga 3 principalement présents dans les poissons gras.

Parmi ces deux portions de poisson hebdomadaires, une portion de poisson gras (saumon, sardine, maquereau, hareng ou truite fumée) est conseillée. D’autre part, l’agence émet un avis réservé concernant la consommation de plusieurs espèces de poissons d’eau douce et de certaines autres espèces, en particulier par les populations les plus à risque comme les femmes enceintes ou les jeunes enfants.

Quelques recommandations particulières sont notamment adressés aux femmes enceintes. En effet  la toxicité du PCB, isolant utilisé dans l’industrie,  » est particulièrement importante pendant la période périnatale ». Les poissons d’eau douce (anguille, barbeau, brème, carpe, silure) étant fortement bio-accumulateurs, leur consommation devrait être limitée à deux fois par mois pour la population générale, une fois tous les deux mois pour les fillettes, adolescentes  femmes enceintes, allaitantes, même en âge de procréer, ainsi qu’aux enfants de moins de trois ans.

Autre conseil aux femmes enceintes ou allaitantes : limiter leur consommation de poissons prédateurs sauvages (lotte, loup ou bar, bonite, anguille, grenadier, flétan, brochet, dorade, raie, sabre, thon) et éviter l’espadon, le marlin, le siki, le requin « en raison du risque lié au mercure ».

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l’Anses relève aussi que les micro-organismes d’origine humaine ou animale, qui contaminent souvent les produits de la mer et des rivières, sont majoritairement détruits lors de la cuisson.

D’ailleurs, l’agence met en garde, l’ensemble de la population et particulièrement les « populations sensibles » (femmes enceintes, jeunes enfants, personnes âgées, immunodéprimées ou souffrant de pathologies), contre la consommation de poissons et coquillages crus ou insuffisamment cuits.

Conseil pour les amateurs de sushis faits maison : congeler le poisson « pendant 7 jours (avant de le cuisiner,) afin de détruire les parasites potentiellement présents ».

De nombreuses études scientifiques ont été menées concernant les effets positifs des omégas 3 dans le fonctionnement cérébral et surtout dans la protection de certains cancers ou leur intérêt pour le cœur. Mais de plus en plus d’experts s’inquiètent de l’aggravation de la pollution des eaux de mer et de rivières par des produits toxiques allant des hydrocarbures aux métaux lourds.

Selon une étude publiée en janvier dernier, la déforestation dans le monde a causé le déversement de quelque 260 tonnes de mercure auparavant retenues dans les sols, les lacs et rivières. L’adoption récente d’une Convention internationale sur le mercure ne pourra pas effacer les quantités de mercure présentes dans les 100 premiers mètres de profondeur des océans, deux fois plus importantes qu’il y a 100 ans.

Voila encore un jour en ce beau monde….allez allez circulez il y a rien à voir.

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Source : France Info