Troisième nuit de violences en Irlande du nord

ACTUALITÉS : Un monde enragé

Dimanche soir, pour la troisième nuit consécutive, la ville de Belfast a été le théâtre de heurts entre la police irlandaise et des centaines de protestants loyalistes. Si 40 policiers ont été blessés, le nombre de manifestants touchés n’a pas été communiqué.

C’est le troisième matin de suite que la ville de Belfast, capitale de l’Irlande du Nord, se réveille groggy. Un autre policier a été blessé cette nuit, après de nouveaux heurts avec des centaines de protestants loyalistes qui manifestaient contre l’interdiction du gouvernement de les laisser traverser un quartier catholique.

Lors de la première nuit de manifestations, 32 policiers avaient été blessés et un responsable politique avait été touché à la tête par le jet d’une brique. De samedi à dimanche, pour la deuxième nuit de violences, sept policiers avaient de nouveau été blessés, sans gravité toutefois, par des cocktails-Molotov.

Le gouvernement nord-irlandais avait pris des mesures en conséquence et fait venir environ un millier de policiers d’Angleterre et du Pays de Galle en prévision. Cela n’a pas empêché un quarantième policier d’être blessé cette nuit, toujours sans gravité.

Le nombre de manifestants à avoir été blessés n’a pas été communiqué. En revanche, le journal britannique The Guardian indique que selon la police, que trente personnes ont été arrêtées.

Le Premier ministre irlandais, Peter Robinson, a clairement condamné les manifestations. « La seule manière de manifester qui se justifie est une manifestation légale et paisible », a-t-il indiqué.

Malgré les appels au calme du Premier ministre, les violences continuent donc en réaction à la décision des autorités qui interdisait à un cortège de manifestants « orangistes » (mouvement protestant) de traverser un quartier catholique, par peur de débordements.

Cette traversée devait avoir lieu dans le cadre d’une marche protestante organisée d’avril à août, en Irlande du Nord, et dont le point culminant est la parade du 12 juillet, à Belfast. L’objectif de cette parade est de comémmorer la victoire du 1960 du roi protestant Guillaume III d’Orange sur son rival catholique Jacques II.

Belfast a déjà, par le passé, été le théâtre de violences ayant pour origine des conflits religieux. Capitale de l’Irlande du Nord, la ville est devenue au fil du temps le bastion du protestantisme irlandais. Elle a notamment été marquée par des guerres religieuses entre catholiques et protestants, pendant les années 60 et les années 90.

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Source : France Info