Du racisme d’État

COMMUNIQUÉ

Quelle que soit la couleur du gouvernement à ses commandes, l’État masque mal sa vraie nature autoritaire et fascisante. C’est ainsi qu’orné de roses fanées il s’emploie à mettre en œuvre les concepts d’une extrême droite décomplexée. Nous n’avons jamais été dupes, la démocratie qui s’accorde de représentants n’est qu’une forme subtile d’autocratie. Rarement cette lucidité n’a autant été mise en relief… par l’État lui-même !
Les mesures d’état d’urgence, à elles seules et par l’approbation quasi-générale qu’elles obtiennent au sein de la classe politique ‘de gouvernement’ toutes tendances confondues, expriment sans détour la violence que sont capables de déployer nos soi-disant représentants pour imposer leurs pouvoirs. Si on ajoute à cela les mesures de déchéances nationales, le racisme d’État ne devrait plus faire de doute pour quiconque contemple la scène avec un peu de recul.
Directement issue des carnets de notes nauséabonds de Le Pen, cette escroquerie n’a, bien entendu, pour utilité que de renforcer des ressentis haineux qui forgent les sentiments d’appartenance nationale. L’évidence est impérative : à travers ce concept merdeux, le doigt inquisiteur de la « France blanche et catholique » est directement pointé vers « l’envahisseur arabe« , terrible fantasme éculé et gerbant.
Nous voulons sans équivoque adresser toute notre solidarité à toutes celles et tous ceux qui pour des raisons d’origine, d’apparence, de choix politiques, de luttes en cours, de classe et de toute autre raison de déranger l’ordre mesquin, raciste et droitier de l’État, se sentent persécuté-e-s, avili-e-s, déconsidéré-e-s, insulté-e-s, violenté-e-s ou méprisé-e-s.

 

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