tristesse et désolation d’un ch’ti

Tristesse et désolation d’un ch’ti

 

Il drascccche  à nouveau  din min coin !

Fils de mineur né et habitant à Liévin

Mon père dans sa tombe doit se retourner :

Il n’aurait  vraiment pas  apprécié

Lui qui pendant cinq ans en Allemagne fut prisonnier

Que des fachos dans son Pas de Calais

Soient élus pour nous représenter.

Ce système de démocratie représentative

Avec dans la foulée présidentielles et législatives

Nous, libertaires, le refusons  en bloc

Pour éviter ce genre de choc

L’autogestion et le fédéralisme nous proposons

Jamais vraiment nous ne démordront

Cette pseudo-démocratie jamais n’accepterons

Nous ne sommes pas des moutons.

La suite peut-être dans la rue

Pour de ces élections éliminer les bévues.

Macron-incompatible

Je suis vraiment Macron incompatible

Car ma retraite déjà de CSG il cible

De cadeaux les nantis il veut combler

Mais sur les salariés ouvriers,  les employés…

Il projette  bien sûr de s’acharner

Par le code du travail réformer

Leur assurer une pleine insécurité

Pour eux assurément  la précarité

Pour les bourgeois la prospérité

Sur les manifestants enverra les policiers

Non pour les protéger mais les matraquer ;

Pourchasser les immigrés, les réfugiés

En   interdisant de manger leur donner

En les maltraitant comme des pestiférés

C’est bien CELA vraiment SON PROJET

Il l’a lui-même annoncé et proposé

Aux français de la politique désabusés.

Et bien non ! Ce simulacre de démocratie

L’installation d’une « nouvelle » oligarchie.

Nous la refusons de  toutes nos convictions.

Avec E Macron jamais ne marcherons

Car notre avenir des urnes ne peut être issu

Nous anarchistes c’est bien connu,

De l’autogestion nous l’attendons

Dans l’immédiat nous nous abstiendrons.

Une des meilleures présentations de l’abstention militante

Petits classiques

Élisée Reclus
Photographie de l’atelier de Nadar – s.d. © CMN
Élisée Reclus

Lettre à Jean Grave

                                   Clarens, Vaud, 26 septembre 1885.

                                  Compagnons,

     Vous demandez à un homme de bonne volonté, qui n’est ni votant ni candidat, de vous exposer quelles sont ses idées sur l’exercice du droit de suffrage.

     Le délai que vous m’accordez est bien court, mais ayant, au sujet du vote électoral, des convictions bien nettes, ce que j’ai à vous dire peut se formuler en quelques mots.

     Voter, c’est abdiquer ; nommer un ou plusieurs maîtres pour une période courte ou longue, c’est renoncer à sa propre souveraineté. Qu’il devienne monarque absolu, prince constitutionnel ou simplement mandataire muni d’une petite part de royauté, le candidat que vous portez au trône ou au fauteuil sera votre supérieur. Vous nommez des hommes qui sont au-dessus des lois, puisqu’ils se chargent de les rédiger et que leur mission est de vous faire obéir.

     Voter, c’est être dupe ; c’est croire que des hommes comme vous acquerront soudain, au tintement d’une sonnette, la vertu de tout savoir et de tout comprendre. Vos mandataires ayant à légiférer sur toutes choses, des allumettes aux vaisseaux de guerre, de l’échenillage des arbres à l’extermination des peuplades rouges ou noires, il vous semble que leur intelligence grandisse en raison même de l’immensité de la tâche. L’histoire vous enseigne que le contraire a lieu. Le pouvoir a toujours affolé, le parlotage a toujours abêti. Dans les assemblées souveraines, la médiocrité prévaut fatalement.

     Voter c’est évoquer la trahison. Sans doute, les votants croient à l’honnêteté de ceux auxquels ils accordent leurs suffrages  — et peut-être ont-il raison le premier jour, quand les candidats sont encore dans la ferveur du premier amour. Mais chaque jour a son lendemain. Dès que le milieu change, l’homme change avec lui. Aujourd’hui, le candidat s’incline devant vous, et peut-être trop bas ; demain, il se redressera et peut-être trop haut. Il mendiait les votes, il vous donnera des ordres. L’ouvrier, devenu contre-maître, peut-il rester ce qu’il était avant d’avoir obtenu la faveur du patron ? Le fougueux démocrate n’apprend-il pas à courber l’échine quand le banquier daigne l’inviter à son bureau, quand les valets des rois lui font l’honneur de l’entretenir dans les antichambres ? L’atmosphère de ces corps législatifs est malsain à respirer, vous envoyez vos mandataires dans un milieu de corruption ; ne vous étonnez pas s’ils en sortent corrompus.

     N’abdiquez donc pas, ne remettez donc pas vos destinées à des hommes forcément incapables et à des traîtres futurs. Ne votez pas ! Au lieu de confier vos intérêts à d’autres, défendez-les vous-mêmes ; au lieu de prendre des avocats pour proposer un mode d’action futur,  agissez ! Les occasions ne manquent pas aux hommes de bon vouloir. Rejeter sur les autres la responsabilité de sa conduite, c’est manquer de vaillance.

     Je vous salue de tout cœur, compagnons .

Élisée Reclus.

 

Lettre adressée à Jean Grave, insérée dans Le Révolté du 11 octobre 1885.
Reclus, Élisée (1830-1905), Correspondance, Paris : Schleicher Frères : A. Costes, 1911-1925. pp.364-366

Abstention salutaire

 

Quelle légitimité pour les nouveaux députés ?

Mal élus, elle est proche de zéro

Ils se transformeront en godillots.

L’abstention les a déjà discrédités.

Des lois scélérates ils vont voter

Faisant fi bien sûr de nos libertés

Aggravant les galères et  les inégalités

Les riches toujours davantage favoriser

Pour les autres toujours plus de précarité.

La perspective de la casse du droit du travail

Ne parvient  même plus à servir d’épouvantail

Nous revendiquons l’abstention militante,

Nous sommes toujours en attente,

D’un sursaut du peuple pour l’autonomie

D’un réveil des consciences pour une vraie démocratie.

veille d’élection

Voter en démocratie représentative

Voter en perdant toute initiative

Voter pour votre pouvoir vous démunir

Pour votre simple voix ne plus jouir

Votez pour le contraire obtenir

De vos espoirs, aspirations et désirs

Car en adoptant le comportement

D’un « citoyen »  en votant croyant

Sa liberté et son pouvoir exercer

Se livre fait poings et pieds liés.

Quand vous accordez des blancs-seings

Ne vous plaignez pas de leur application

Vous n’y pourrez vraiment  plus rien

Vous aurez donné votre bénédiction

Approuvé que pour vous l’on prenne des décisions

 

Réforme libérale : organisation de la régression sociale

          Il convient souvent de rappeler certaines évidences qui n’apparaissent pas comme telles car leur occultation est, de façon répétitive, commise dans les discours médiatiques et/ou politiques. Ainsi en est-il de la possibilité d’existence  d’experts en économie susceptibles de vous asséner un certain nombre de vérités dites « indéniables » et par là contraignantes. Cette perspective sous-entend en effet qu’il existe une « science économique » et qu’il suffirait de suivre les recommandations des économistes pour que tout aille mieux. En réalité il n’existe pas de science économique mais des discours alternatifs sur l’économie. Il s’agit en effet de séparer les problèmes économiques des problèmes sociaux, ce qui permet de les traiter à part et ainsi ne plus « voir les rapports sociaux qui se cachent derrière les rapports économique » (Problématique de la théorie critique en particulier marxienne). De cette façon les problèmes de classes (capital/salariat) n’apparaissent plus comme tels. En outre les problèmes sociaux sont qualifiés de sociétaux, ce qui permet de privilégier ce que d’aucun ont appelés les « nouveaux conflits sociaux » qui seraient eux même sans lien avec des rapports de classes. Naturellement, ces problèmes (antiracisme, féminisme, homophobie….) possèdent certes une autonomie relative mais ne sont pas totalement indépendant de la structuration globale de la société qui s’articule autour des rapports sociaux fondamentaux de classes ainsi occultés.

          Cette logique idéologique correspond aujourd’hui à ce que l’on nomme social libéralisme ou libéralisme social qui représentent une dégénérescence de la « social-démocratie » qui représentait déjà un renoncement, une soumission à l’idéologie dominante alors qualifiée « d’économie sociale de marché » (pratique de la novlangue). Les expressions  de « Social libéralisme » ou « libéralisme social » sont des oxymores, des non-sens. En effet le libéralisme est consubstantiel au capitalisme : c’est l’idéologie de la classe bourgeoise dominante  et à ce titre elle justifie ce système. Son crédo regroupe les thèmes suivants : Etat minimum (Etat gendarme), moins d’impôts et de cotisations, moins d’indemnisation, limitation des droits des salariés mis en concurrence pour faire baisser le coût du travail….En ce sens le néolibéralisme n’est qu’un archéolibéralisme qui ne cherche qu’à revenir à ses fondamentaux. Les salariés quant à eux, sont acculés à essayer de défendre des « acquis sociaux », sans toujours y parvenir. Ils ne sont alors plus en mesure de conquérir de nouveaux droits et de nouvelles améliorations de leurs conditions de vie et de travail. Les soi-disant progressistes libéraux organisent en fait la régression sociale, la progression des inégalités, l’augmentation de la misère, de la pauvreté, de la précarité.  

          Alors, allez voter si vous voulez cautionner cette évolution !

Ne votons pas

Ne votons pas compagnons

Notre avenir se joue ailleurs

De leurs urnes ne peut sortir que notre malheur

C’est par notre autonomie que notre avenir construirons

 

Ne votons pas compagnons

N’abdiquons pas compagnons

Leur donner un blanc-seing

Ne nous mène à rien de bien

Ne votons pas compagnons

Nous ne sommes pas des moutons

Qui par le vote choisiraient leur boucher

Ne pas voter, non, se révolter

 

Ne votons pas compagnons

Car lucides nous resterons

Pas de miracle de leurs urnes à attendre

Leurs mensonges il faut pourfendre

 

Compagnons ne votons pas

Non ne votons pas

 

Résistance

REGARD LIBERTAIRE

 

Nous ne sommes pas des zombies

Nous voulons une véritable démocratie

Pas la pseudo rénovation qu’on nous propose

Sur fond d’avenir proposé tout rose.

Les programmes politiques toujours

Mentiront sans détour

Promettront les mêmes choses

Un avenir toujours tout rose.

La vérité le mensonge confondre

Tel est le machiavélique projet

Pour votre adhésion profonde

Pouvoir naturellement récupérer.

Ne nous laissons pas abuser

Ne nous laissons pas encore baiser.

Nous ne sommes pas des moutons

Jamais plus jamais ne voterons

Dans le cadre de vos institutions

Qui organisent notre soumission.

Nous sommes en résistance

Pour acquérir notre délivrance

De toute tentative d’aliénation

De toute tentative de  domination.

Ni Maître ni Dieu

Tel est notre enjeu

Lequel nous défendrons

Jamais ne renoncerons

abstention militante

Je n’irai pas voter

vos urnes sont piégées

Je suis un sujet

Pas un assujetti

Mon horizon l’autonomie

Son moyen, ma liberté.

Ma conscience suffit

Pour égalité et liberté lier

Non, vraiment, je n’irai pas voter,

Je ne veux aucune domination accepter.

Je n’irai pas voter

Pour une oligarchie qui,

Par ses mensonges et sa démagogie,

ne cherche qu’à nous dominer, nous exploiter.

Vous élisez des dominants,

Non des représentants.

Vous voix élisent des bourgeois

Qui pratiquent habilement la langue de bois,

Qui confisquent machiavéliquement votre voix,

En vous masquant le pourquoi.

Les injonctions à voter

Même à voter blanc,

S’appuient sur votre naïveté,

Et sont à mettre au ban

Des mensonges avéré

Pour le système cautionner

Et politiquement vous baiser

De façon plus ou moins  éhontée.

Non vraiment je n’irai pas voter

Même si l’on tentait de m’y obliger.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Macronphobie

Macronphobie

 

Je suis macronphobe

Sa prétention point je ne gobe

Style  proclamé jupitérien

De bon ne présage rien

Il veut bien sûr  gouverner

Ses décisions m’imposer

Par 49.3 ou par ordonnance

Si je me suis consciemment  abstenu

Pas chez moi d’esprit aigu

Ce n’est pas par manque de conscience

Mais justement pour ma liberté conserver

Afin qu’en mon nom jamais

Décision ne me soit imposée

La démocratie représentative

Se manifeste depuis longtemps essoufflée

Que sa contestation notre liberté ravive

Je suis atteint de macronphobie

Envers un président qui par malheur

Sur ma liberté rêve de s’assoir

Ne considérant que son nouveau pouvoir

 

 

 

Elections : pièges à cons

Les élections demeurent des pièges à cons

Pensez-vous vraiment par le haut changer le monde

Quand la finance et les grands patrons

Sont l’horizon des candidats et de la transmission en sont l’onde

Quand leur conception de la démocratie

Ecarte l’autonomie au profit de l’hétéronomie

Quand l’enjeu est le pouvoir de gouverner

C’est-à-dire de la parole vous priver

Pour le temps ou effectivement ils gouvernement

Oubliant leurs promesses et leurs engagements

 

 

liberté, libertaire…

Liberté de penser

 

Ma liberté de penser est mon bien sacré

Jamais de ne pas pouvoir  m’exprimer

Le diktat je ne pourrais accepter

Cette liberté jamais n’accepterais

Que l’on tente de m’en priver

Toute pensée peut être combattue

Mais la pensée libre doit être défendue.

Pensée libre : à aucune  religion jamais  liée

A tout terrorisme intellectuel opposée.

Je n’ai qu’une voie de détermination

Loin des experts ma propre réflexion

Même si je les écoute, que mon intérêt ils piquent

Jamais je ne me déleste de mon esprit critique.

N’en déplaise a ceux qui me disent tu vas trop loin

Ma liberté de penser ne trouvera jamais de limite

En dehors de celle que ma conscience pour bien

Me paraitrait idéologiquement illicite.

 

Merci Macron

Vous voulez être Président E Macron

Faudra-t-il vous dire merci Patron

On est heureux de travailler

Dans la totale précarité

 

On est heureux comme des fous

Vous allez combler tous les trous

Vous allez vraiment pour nous

Nous aimer comme un fou

 

Pendant que les riches prospèreront

Les pauvres encore s’appauvriront

Car votre sacrée libérale orientation

Vers l’accroissement des inégalités vous conduiront

 

Merci Monsieur Macron

Pour votre projet « énarquiste »

Merci Monsieur Macron

Pour votre position élitiste

Pa question de voter pour vous

Notre liberté n’est pas tournée vers vous