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Mourn the Dead, Fight Like Hell for the Living – Statement on Charlottesville

Black Rose/Rosa Negra Anarchist Federation has received word about the white supremacist, fascist violence committed in Charlottesville today. We are writing to you from our national convention, and we are all feeling for you, together.

We are deeply saddened by the loss of our comrade in struggle. Our hearts and minds go out to their loved ones.

At this time we understand that members of the Industrial Workers of the World (IWW) and Democratic Socialists of American (DSA) were injured; details are forthcoming among conflicted reports of further injuries and at least one death in this attack.

We cannot sit idly by and allow this violence to be perpetuated against our communities.

We stand in solidarity with anti-racist activists in Charlottesville today, their families, the IWW and DSA members present, and all those involved in the struggle against the rising tide of fascism worldwide.

Together, we will not be slowed, and we will not be stopped.

“Mourn the dead, fight like hell for the living.”

– Mother Jones


Your support is needed! – Local organizers in Charlottesville have created a Fundly page to raise money towards medical expenses for those injured during the protest.

Faut plus de gouvernement (chanson anarchiste)

François BrunelFaut plus d’gouvernement

1889

 

À chaque coin de rue
Le travailleur surpris
Sur l’affiche se rue
Des candidats d’Paris
On voit beaucoup d’promesses
Écrites sur le papier
Mais l’peuple ne vit pas d’messes
Alors ça l’fait crier

Refrain :
L’gouvernement d’Ferry
Est un système pourri
Ceux d’Floquet, de Constans
Sont aussi dégoûtants
Carnot ni Boulanger
Ne pourront rien changer
Pour être heureux vraiment
Faut plus d’gouvernement

Le gros ventru qu’engraisse
L’suffrage universel
Vient vous battre la grosse caisse
Comme monsieur Géraudel
Il vous promet tout rose
Mais quand il est élu
Ça n’est plus la même chose
Il vous tourne le cul !

Certains énergumènes
Débitants de discours
Vous redisent les rengaines
Qu’on entend tous les jours
Moi j’suis un homme intègre
Moi j’suis un érudit
Mon copain est un pègre
Mais l’populo leur dit :

Refrain

Même des socialistes
Membres de comités
Soutiennent des fumistes
Qui s’portent députés
Y’a pas à s’y méprendre
Qu’ils soient rouges, bleus ou blancs
Il vaudrait mieux les pendre
Que d’leur foutre vingt-cinq francs[1]

Tu leur paies des ripailles
Toi, peuple souverain
Et lorsque tu travailles
À peine as-tu du pain
Ne sois donc plus si bête
Au lieu d’aller voter
Casse-leur la margoulette
Et tu pourras chanter

Refrain

De toute cette histoire
Voici la conclusion
L’électeur c’est notoire
N’a pas tout’ sa raison
J’n’aim’ pas le fataliste
Je n’ai ni foi ni loi
Je suis abstentionniste
Ami voici pourquoi :

Refrain

Les vingt-cinq francs dont il est question sont ceux de l’indemnité parlementaire, telle qu’elle resta fixée du début de la IIe République à la Grande Guerre, avec entretemps la parenthèse du Second Empire. On se rappelle que lors du coup d’État de 1851, le député Baudin s’était fait tuer sur une barricade en déclarant : « Vous allez voir comment on meurt pour vingt-cinq francs », en réponse à un Parisien mécontent qui venait de lui lancer : « Croyez-vous que nous allons exposer notre vie pour défendre vos vingt-cinq francs ? » L’anecdote est racontée par Victor Hugo dans son Journal.

Remarque : Les personnalités ont changé mais le texte reste d’actualité

 

Libertaire

Je suis un libertaire braves gens, braves gens

Ce n’est pas moi qui renoncerai à résister

Ni Dieu ni Maitre est ma devise braves gens

Jamais je ne renoncerai à ma liberté ;

Toujours mes engagements respecterai

Toujours Etat, capitalisme et pouvoir refuserai

Tout pouvoir est à mes yeux  maudit

Grand  ou petit tout chef l’autonomie détruit.

Si comme tous mes libertaires compagnons

Je refuse pour toujours toute aliénation

Ce n‘est pas pour  de nouvelles en imposer

Une nouvelle hétéronomie installer.

Anti autoritaire de très ferme conviction

A renoncer à celle-ci, il n’est pas question !

Pour faire aboutir l’auto organisation

Pour promouvoir la plus grande autogestion

A toute lutte pour la liberté l’autonomie

Je participerai jusqu’à la fin de ma vie

Ni Dieu ni Maître

  Ni Dieu Ni Maître

 

       Nous n’avons nul besoin de chef : « le pouvoir est maudit » (Louise Michel) ; qui exerce le pouvoir, décide pour les autres à qui il demande ou impose l’obéissance.  Inégalité, hiérarchie, « hétéronomie » (Castoriadis) constituent les corollaires de l’existence et de l’exercice du pouvoir. Si Nous abhorrons et combattons le pouvoir dans la société actuelle,  nous refusons aussi sa présence dans l’action révolutionnaire et dans la construction d’une autre société : autonomie, auto organisation, autogestion doivent s’imposer à tous les niveaux (politique, social, économique…) si nous voulons éviter la réintroduction de l’inégalité, de la hiérarchie, de la domination et de l’exploitation. Tout homme qui possède ne serait-ce qu’une once de pouvoir aura tendance à en abuser. Toute forme de pouvoir nous irrite ; ni pouvoir spirituel ou intellectuel donc ni pouvoir réel (politique, économique, social…).

La croissance détruit les hommes et la nature

 

Pour vivre travailler est nécessaire,
Mais vivre pour travailler est mortifère,
Surtout pour un salaire de misère
Et des fins de mois vivre la galère,
Une pension de retraite rabougrie
A l’impôt, la taxation assujettie.
Le travail n’est pas une valeur
Le penser tel est un leurre
Qui profite aux exploiteurs
Comme aux petits chefs aux « collaborateurs ».
Le progrès lui-même est un leurre
Il est source de dépendance et d’addiction
Pour donner l’impression du bonheur
Trouvé illusoirement dans la consommation.
La croissance n’est pas sans limite
Naturellement de façon écologique
Dommageable pour la nature et l’environnement
L’avenir de nos enfants ainsi hypothéquant.
La croissance est accumulation
De marchandises est d’exploitation
De profits pour les capitalistes,
De misère et de frustrations.
Elle a comme finalité que l’exploitation subsiste,
Et se reproduise pour la bourgeoise domination.

Le mythe de la croissance

     La croissance est une réalité mais aussi un mythe, une mystification…Réalité indéniable à Long Terme elle est également destructrice (de l’environnement mais aussi du sens même de la vie) aliénante. Toute mesure de la croissance à court terme et à moyen terme est une absurdité : non seulement parce que les instruments de mesure sont imparfaits mais que ces mesures incluent en outre les effets externes négatifs ainsi que les activités destinées à y remédier.

     Côté Pile. La croissance se manifeste par une vaste accumulation de marchandises dont le but n’est pas de satisfaire les besoins (voir la notion de filière inversée) mais de servir de moyen à l’accumulation du capital par les profits qu’elle permet de générer et qui en sont le moteur. Pour la production de ces profits, l’ensemble de la bourgeoisie (commerciale, industrielle, financière) est solidaire. Par contre le problème se pose de savoir quelle part les différentes fractions de la bourgeoisie peuvent revendiquer et obtenir : cette opposition entre les différentes fractions est aujourd’hui à l’avantage du capital financier qui en outre s’avère capable d’imposer ses règles en matière de rentabilité parce qu’il est le fer de lance de la mondialisation.

     Côté face. La croissance amplifie l’exploitation, la frustration, l’aliénation dans tous les domaines de la vie de la majorité des populations où domine la bourgeoisie. Dans la production pour les ouvriers et employés toujours davantage sommés d’augmenter leur productivité et leur rentabilité ; des salariés par ailleurs mis en concurrence d’autant plus importante que le chômage sévit (la fameuse « armée industrielle de réserve » qui pèse sur les salaires et les emplois). L’aliénation dans la consommation dont les limites, comme celles de la production et de façon parallèle sont sans cesse repoussées. La « société de consommation » substitue en effet à la « société de l’être, « une société de l’avoir » laquelle au demeurant redouble les inégalités et les frustrations dont peuvent rendre compte le processus de diffusion différencié bien traduit par le cycle de vie des produits. Mais fondamentalement, la société de consommation inverse la logique (qui pourtant demeure au fondement de l’économie politique libérale), le rapport entre les biens et les besoins : les biens (qui sont plus des marchandises que des biens au demeurant) sont inventés et produits puis on en suscite le besoins auprès des consommateurs, non seulement par la publicité mais également par le processus de diffusion inégalitaire et progressif. Pourtant l’économie politique met en scène une séquence différente selon laquelle les besoins ressentis se traduiraient par une production correspondante. Cette inversion JK Galbraith en a rendu compte par le concept de « filière inversée ». En fin de compte c’est notre imaginaire qui est (pré) fabriqué au nom d’un progressisme de façade.

Notre futur assumé

Notre futur est en nous

 

Il y aura un après la confiscation du pouvoir du peuple

Le présent, le futur je l’espère se situera dans la rue.

C’est là que la voix de notre  turbulent peuple

Pourra s’exprimer, résister, s’opposer aux bévues

D’un pouvoir que l’abstention a rendu illégitime

Parce que seul le peuple est vraiment légitime

Ceux qui ne sont rien et qui n’ont rien

Ont souvent, bien souvent le cœur sur la main.

Bien sûr le plus souvent les lois scélérates ils subissent

Mais gare-gare-gare quand la rue ils investissent

Pour leurs droits naturellement défendre

Pour les privilèges et les bourgeois pourfendre

Pour une révolution donnant le pouvoir aux riens

Pour défendre leur vie stigmatisée de  vauriens

Pour qu’un jour prochain ils deviennent tout

Qu’au dandysme et au cynisme ils s’opposent partout.

État de grâce provisoire…

   HYPOCRISIE d’un gouvernement en état de grâce

 

  L’austérité qui se réaffirme, les lois scélérates qui sont maintenues…Bel avenir à court et moyen terme pour la régression sociale. Faut-il encore opérer une saignée au système de santé ? Faut-il sevrer voir assécher davantage les moyens des lycées. Supprimer encore des fonctionnaires, tout en gelant leur pouvoir d’achat…mais augmenter le nombre de policiers et de CRS…qui peut applaudir ?   Les comptes publics étaient connus et le ministre de l’économie devenu Président en était co-responsable notamment par ses propositions de cadeaux aux entreprises….

     Comment ne pas se révolter ? Un président mal élu (19.9 % du corps électoral au premier tour) Des députés mal élus (plus de 50 % d’abstention), peuvent ils se considérer légitimes et prendre des décisions au nom des français ? C’est le système de démocratie représentative qu’a mis en cause le taux d’abstention. Il faut aller plus loin et reprendre l’initiative, ne plus admettre que l’on nous confisque le pouvoir…nous réapproprier ce pouvoir. Bien sûr la période d’été n’est pas propice à mobilisation mais que notre automne constitue l’hiver du gouvernement  et de sa tête fut-elle jupitérienne !

La révolte qui gronde

Ami entends-tu la colère qui gronde ?

Ami entends-tu la révolte qui sommeille ?

Aux lois scélérates opposons la fronde

Comment peut-on y opposer sourde oreille ?

Pour éviter les lendemains qui déchantent,

Pour décider que notre avenir nous enchante

Aux attaques antisociales il faut résister

Contre celles-ci  il faut se révolter

La régression sociale ne pas accepter

L’anarchique révolution fomenter

Notre avenir est dans la solidarité

La source même de notre humanité

La condition d’une véritable égalité

Et conséquemment de notre liberté.

La lutte à venir sera vraiment salutaire

Une large participation sera nécessaire

Éloge de la révolte

 

Contre toutes les galères,

Contre toutes les misères,

La révolte est nécessaire,

La révolte est salutaire.

Contre la bourgeoise exploitation,

Contre la bourgeoise domination,

La révolte est nécessaire,

La révolte est salutaire.

Contre toute forme de précarité,

Contre la libérale  austérité,

La révolte est nécessaire,

La révolte est salutaire.

Contre l’état d’urgence liberticide,

Contre les répressions acides

La révolte est nécessaire,

La révolte est salutaire.

Contre le libéralisme,

Contre le capitalisme,

La révolte est nécessaire,

La révolte est salutaire.

Résistance

Résistance

Jamais vraiment  je ne marcherai

Dans les pas d’un président

Qui les droits sociaux voudrait confisquer.

Ma résistance est mon engagement

Résistance à l’inique politique

Qui de façon machiavéliquement  cynique

De tout notre passé social table rase ferait,

Qui d’un revers de main évacuerait

Toute conquête sociale et même pire,

Empêcherait que le capitaliste   rapport social  expire.

De scélérates lois naturellement  il veut instituer

Pour les salariés précariser et les retraités pressuriser.

Qu’un monde nouveau auquel  aspire le résistant

Pour une démocratie ou il ne soit pas quidam votant.

Non vraiment derrière ce président jamais ne marcherai

Car  abstentionniste j’en conteste  la légitimité.

Peau de chagrin

Peau  de chagrin

La dernière réunion du groupe Lucy Parsons, difficile déjà à tenir (2 membres soit un Quorum de 50 % !) a entériné la lente désagrégation du groupe. Je vais essayer d’en maintenir le nom, au moins pendant un certain temps, en espérant qu’il puisse renaître non de ses cendres, mais d’un renouveau. Je vais également  tenter de garder en vie le site « Noir Gazier » dans la même perspective.  Je prends de l’âge, en passe de devenir une « vielle peau » mais ne m’attendais pas à devenir une « peau de chagrin ». Mes convictions sont intactes heureusement. Je ne cherche qu’à retrouver des compagnons, sincèrement conscients de ce que signifie être libertaire.

JPH  (hermanterie@free.fr)

Hypocrisie et cynisme du pouvoir médiatico-politique

   « Les français » ont accordé leur confiance à E. Macron (18.9 % du corps électoral au premier tour des présidentielles : quelle légitimité !) « Les français » ont donné une majorité au nouveau président (8.9 % du corps électoral au second tour des législatives). Comment sans hypocrisie nier l’abstention (qui concerne également tous les partis). Les commentateurs médiatiques le font pourtant et les membres de la pseudo-majorité s’en gaussent. Abstention par désintérêt (on n’attend plus rien des hommes politiques), abstention par conscience que le destin ne se joue pas dans les urnes (désabusement par expérience), abstention militante qui ne refuse pas seulement des candidats mais le système de la démocratie représentative qui confisque le pouvoir du peuple pour le temps de législatures qui se succèdent sans rien changer des rapports de pouvoir. Abstention des précarisés, des laisser pour compte …. qui n’ont plus d’espoir ni de perspective…Toutes ces abstentions se rejoignent pour délégitimer un pouvoir, fut il Jupitérien, qui voudrait imposer, avec le cynisme de la parité (en rien sociale : combien de députés, ou ministres issus des ouvriers et employés ?) pour les plus faibles des lois scélérates de précarisation, de paupérisation….

      Ce simulacre de démocratie a été largement condamné par l’abstention. Et pourtant si l’on cite les chiffres de l’abstention c’est souvent de façon anecdotique. La question de la légitimité n’est pas posée. La seule perspective reste aujourd’hui la rue mais l’obstacle de de la « légitimité institutionnelle » justifiera la répression….et les lois scélérates recevront la caution d’une majorité mal élue et donc institutionnellement légitime et populairement, majoritairement illégitime.

Triste démocratie

. La bourgeoisie (petite et grande ) au pouvoir

Pas de mystère et c’est même de plus en plus clair. Les classes dominantes sont au pouvoir. Il ne demeure que la rue pour faire entendre la voix des dominés. Le problème réside dans ce simple fait : pris dans les rets de la précarité, de l’insécurité, de l’exploitation forcée, les difficultés de la vie réduisent leur capacité de réaction. Le sens du mouvement prolétarien n’est plus compris et c’est dommage : jamais ce mouvement n’a compté sur les élections pour faire entendre sa voix et aujourd’hui il l’exprime par l’abstention. Face à l’émiettement du syndicalisme, il convient de retrouver son inspiration profonde : la défense des exploités, l’autonomie de cette défense par rapport au pouvoir et à la politique, au parlement qui exprime la pensée des dominants. <<<<<<<<il faut pour cela rompre avec les sections catégorielles des syndicats. Un syndicat fort, défendant vraiment les intérêts des sans voix, des exploités et des précarisés indépendant des partis reste à reconstruire. Son obstacle, et il est de taille : les medias, la société de consommation, les démagogies politiques….

Nous ne franchirons pas ce cap de la contestation radicale, de l’expression de la voix des plus faibles, sans une recomposition des forces syndicales, remplissant vraiment leur mission en toute indépendance, luttant contre tous les renoncements, retrouvant ses origines anarcho-syndicalistes