Gréve Générale au Brésil

ACTUALITÉS : Un monde enragé

L’appel à la grève générale des syndicats a été entendu un peu partout au Brésil, ce jeudi après-midi. La mobilisation varie énormément d’une ville à l’autre, mais 18 Etats et plus de 80 autoroutes ont été paralysés. Le rassemblement recense toutefois, pour l’instant, moins de monde que les manifestations de juin.

Ce jeudi au Brésil, près de 18 Etats se sont réveillés avec leurs transports paralysés et leurs rues pleines de manifestants. La « Journée nationale de la lutte », organisée par les syndicats, a réussi son pari.

Les cinq grands syndicats ont manifesté côte à côte et ont réclamé la réduction de la semaine à 40h, contre 44h actuellement. Ils ont également repris certaines revendications des manifestations de juin, qui se voulaient « apolitiques ».

Les manifestations sont encore en cours, mais un premier bilan peut être dressé. Si le nombre de manifestants est moins important qu’au mois de juin, la mobilisation touche l’ensemble du pays et les moyens d’actions mis en oeuvre sont originaux.

Sao Paulo, Rio de Janeiro, Manaus, Brasilia… Toutes les grandes villes ont été touchées. Les préfectures ont essayé de limiter les dégâts : à Sao Paulo, où les embouteillages sont un véritable fléau, les syndicats avaient promis de ne pas bloquer aux heures de pointe.

A Rio, une centaine de manifestants masqués se sont heurtés à la police. Ils ont lancé des cocktails molotov et feux de bengale sur les policiers qui les ont repoussés par des tirs de gaz lacrymogènes.

Le mouvement des Paysans Sans Terre occupe un bâtiment administratif, à Brasilia

Le mouvement des Paysans Sans Terre occupe un bâtiment administratif, à Brasilia

Source : France Info

Les vendeurs de Castorama agressent les clowns qui se moquaient du Roundup

ACTUALITÉS : Un monde enragé

le 10 juillet 2013, la Brigade Activiste des clowns s’est invitée au de La Défense [près de Paris] pour « faire une chasse à la dernière abeille à coups de Roundup ».

Une vingtaine de clowns, accompagnés d’autres militants, ont envahi le magasin dans la bonne humeur.

Mais pour la deuxième fois en deux mois, des vendeurs se sont comportés comme des voyous.

Deux vendeurs ont frappé les militants, sans aucune raison rationnelle : deux coups de boule, un coup de poing accompagnés de plusieurs menaces de mort dont « il faut vous mettre dans une chambre à gaz » !

Armés de deux aérosols anti-cafard, les vendeurs irresponsables ont aspergé à bout portant les yeux de plusieurs militants.

Le directeur du magasin, présent sur place, n’a rien fait pour empêcher ça.

Les agresseurs ont également cassé une caméra et saisi une carte mémoire ; celle-ci a été récupérée ensuite. La police est arrivée sur les lieux.

Quatre plaintes sont en train d’être enregistrées contre Castorama et les vendeurs en question.

Déjà il y a deux mois, plusieurs plaintes avaient été déposées contre un vendeur du même magasin qui avait agressé trois militants et également cassé une de leurs caméras. L’instruction est en cours.

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Source : Reporterre

Egypte : Toujours sous tension

ACTUALITÉS : Un monde enragé

Le parti de la justice et de la liberté (PLJ), vitrine politique des Frères musulmans, appelle dans une déclaration écrite au «soulèvement du grand peuple d’Egypte contre ceux qui sont en train d’essayer de lui voler sa révolution avec des chars». Le PLJ «exhorte la communauté internationale, les groupes internationaux et tous les hommes libres du monde d’intervenir pour empêcher d’autres massacres (et) l’apparition d’une nouvelle Syrie dans le monde arabe».

Le siège du PLJ a peu après été fermé par la police, qui a annoncé y avoir découvert des armes, selon un haut responsable de la sécurité. La police a trouvé «des liquides inflammables, des couteaux et des armes» dans les locaux du parti.

Au moins 51 personnes ont été tuées et 435 blessées lundi lors de tirs contre une manifestation de partisans du président déchu Mohamed Morsi devant le siège de la Garde républicaine au Caire, selon un nouveau bilan des services d’urgence. Des manifestants ont indiqué à l’AFP avoir été attaqués à l’aube par des tirs à balles réelles et de grenades lacrymogènes, dans des circonstances qui restent confuses, les Frères musulmans – dont est issu Morsi – accusant l’armée.

Cette dernière a expliqué de son côté que des «terroristes armés» avaient attaqué le siège de la Garde républicaine, provoquant la mort d’un officier et laissant six conscrits dans un état critique, selon un communiqué militaire cité par le journal gouvernemental al-Ahram. «A l’aube, un groupe de terroristes armés a essayé d’envahir le (bâtiment) de la Garde républicaine, attaquant les soldats et la police, provoquant la mort d’un officier et blessant plusieurs conscrits, dont six sont dans un état critique», assurent les militaires dans un communiqué.

Le président par intérim Adly Mansour a ordonné l’ouverture d’une enquête. «Le président de la République a chargé une commission juridique d’enquêter sur les événements survenus devant (le siège) de la Garde républicaine», a annoncé la télévision.

de la meme maniere il a décrété lundi soir la tenue d’élections législatives avant 2014 dans le pays entré mercredi dans une transition politique après que l’armée a renversé le président Mohamed Morsi, a indiqué le journal gouvernemental Al-Ahram.

Peu avant, le parti salafiste al-Nour avait annoncé son retrait des discussions sur le choix d’un Premier ministre et d’un gouvernement de transition en dénonçant le «massacre» de manifestants islamistes devant un bâtiment militaire. «Nous avons décidé de nous retirer immédiatement des négociations en réponse au massacre qui a eu lieu devant la Garde républicaine», a déclaré le porte-parole de ce parti, Nader Baqqar, sur Twitter

Dimanche soir, un porte-parole de la présidence intérimaire avait fait savoir que Ziad Bahaa Eldin, un technocrate de centre-gauche qui a dirigé plusieurs institutions économiques égyptiennes, serait «très probablement» nommé Premier ministre en Egypte.

«Ziad Bahaa Eldin sera très probablement nommé Premier ministre et Mohamed ElBaradei vice-président», a indiqué a indiqué Ahmad al-Mouslimani, porte-parole de la présidence qui s’exprimait sur la chaîne privée ONTV quatre jours après le coup militaire qui a déposé le président islamiste Mohamed Morsi, contesté par des manifestations d’une ampleur sans précédent.

Le président par intérim Adly Mansour «penche en faveur des nominations de Bahaa Eldin et Baradei», a-t-il ajouté à l’AFP, en indiquant qu’une décision finale était attendue lundi.

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Source : AFP

Nouvelles manifestations à Istanbul autour du parc Gezi

ACTUALITÉS : Un monde enragé

Le site, qui venait de rouvrir ses portes au public, a été le théâtre lundi soir de nouveaux affrontements entre policiers et manifestants hostiles au Premier ministre Recep Tayyip Erdogan.

La réouverture du parc Gezi, à Istanbul, a tourné court. Le site avait été fermé pendant quelques semaines après un mouvement de contestation contre le gouvernement du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan. Il a de nouveau été lundi soir le théâtre de violence entre forces de l’ordre et manifestants.

La contestation, qui a duré près de deux semaines, est née de la répression, le 31 mai, d’un mouvement de protestation contre un projet de rénovation du parc. Quatre personnes ont perdu la vie et 7.500 ont été blessées dans ces événements, selon l’Association médicale turque. En sourdine depuis la mi-juin et une intervention musclée de la police, le mouvement de contestation a donc connu un nouvel épisode ce soir.

Les forces de l’ordre ont dispersé à l’aide de canons à eau et de gaz lacrymogène plusieurs milliers de manifestants qui convergeaient vers le parc Gezi. La police anti-émeutes a fait sortir les centaines de personnes présentes et en a bloqué les entrées en prévision d’un appel du mouvement Solidarité Taksim à s’y rassembler en soirée.

L’organisation, qui regroupe ONG et parti politiques, a déclaré que plus de 80 personnes avaient été interpellées lundi soir. Une personne gravement blessée a été hospitalisée pour une hémorragie cérébrale.

D’après le quotidien turc Hurriyet Daily News, un manifestant aurait tiré un coup de feu en l’air à proximité de Istiklal, grande avenue commerçante de Istanbul proche de Gezi. Les policiers sont à sa recherche.

De nouveaux arbres et de la végétation ont été replantés et la pelouse du parc a été remise en état. « Nous avons pu constater avec la visite effectuée aujourd’hui que notre travail était terminé », a expliqué sur place à la presse le gouverneur d’Istanbul, Huseyin Avni Mutlu, au moment de la réouverture du site.

Il avait profité de cet événement pour lancer une mise en garde contre tout nouveau rassemblement dans le parc : « Bloquer l’accès aux parcs, en faire des lieux de manifestations, empêcher les enfants, les personnes âgées, les gens de jouir de ces lieux et en faire un problème de sécurité, nous ne le tolérerons jamais », avait-t-il dit. Un avertissement qui n’aura donc pas dissuadé les manifestants

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Source : France Info

Egypte toujours sous tension

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En Egypte, les Frères musulmans ont appelé lundi à un «soulèvement», après des tirs de l’armée contre une manifestation de partisans du président déchu Mohamed Morsi qui ont fait au moins 35 morts selon la confrérie.

Le parti de la justice et de la liberté (PLJ), vitrine politique des Frères musulmans, appelle dans une déclaration écrite au «soulèvement du grand peuple d’Egypte contre ceux qui sont en train d’essayer de lui voler sa révolution avec des chars». Le PLJ «presse la communauté internationale, les groupes internationaux et tous les hommes libres du monde d’intervenir pour empêcher d’autres massacres (… et) l’apparition d’une nouvelle Syrie dans le monde arabe».

Dimanche, partisans et opposants au pouvoir mis en place par l’armée la semaine dernière se sont rassemblés en nombre en différents endroits du Caire, la capitale égyptienne. Dans le même temps, le nouveau pouvoir peinait à constituer un gouvernement, le parti salafiste Al Nour s’opposant aux propositions de Premier ministre faites, qu’il s’agisse de Mohamed El Baradei, l’ancien dirigeant de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), ou de l’économiste Ziad Bahaa Eldin. Ce lundi, Al Nour s’est retiré des discussions.

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Source : Le Parisien

Pérou: la police utilise des gaz lacrymogènes sur des étudiants

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Plusieurs personnes ont été arrêtées après quelques heures de manifestations et de violents affrontements avec la police, a indiqué un leader étudiant à des journalistes.

Les étudiants dénoncent une proposition de loi qui, selon eux, porterait notamment atteinte à l’autonomie des universités.

Pour les étudiants, la nouvelle loi pénaliserait ceux qui interrompent leurs études pour plus de deux ans, parce que ceux-ci se retrouveraient exclus du système universitaire.

Plus tôt dans la semaine, le recteur de l’Université nationale de San Marcos, Pedro Cotillo, avait jugé que la communauté étudiante s’estimait lésée de ne pas avoir été consultée.

«Nous souhaitons être entendus afin que la loi garantisse l’excellence de l’enseignement supérieur», avait déclaré M. Cotillo.

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Source : La Presse

Égypte : au moins dix-sept morts après une journée d’affrontements entre pro et anti-Morsi

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Les violences entre partisans et opposants au président déchu Mohamed Morsi ont essaimé à travers toute l’Égypte ce vendredi, tandis que le président par intérim Adly Mansour prêtait serment.

Les islamistes l’avaient annoncé : ce vendredi devait servir de démonstration de force, contre ce que les Frères musulmans nomment un « coup d’État militaire ». Ce sont d’ailleurs les mots employés par le Guide suprême de la confrérie, Mohammed Badie, dont l’arrestation avait pourtant été annoncée la veille.

Au Caire, après une journée sous haute tension, la situation a dégénéré en fin d’après-midi, lorsque pro et anti-Morsi, certains armés, se sont affrontés à proximité de la place Tahrir, sur le pont du 6-Octobre. Les ambulances ont transporté des centaines de blessés, le bilan exact étant très difficile à établir. C’est finalement l’intervention de l’armée qui a mis fin aux heurts dans la soirée.

À Alexandrie également des heurts ont éclaté, tandis que cinq policiers ont été tués à El Arish, dans la péninsule du Sinaï.

Selon le ministère de la Santé, les violences en Égypte ont fait au moins 17 morts ce vendredi.

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Source : France Info

Titres de séjour contre faveurs sexuelles abus de pouvoir en préfecture de Rennes

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C’est une affaire que la préfecture d’Ille-et-Vilaine s’employait à étouffer depuis près d’un an. En juin 2012, l’Inspection générale de l’administration (IGA) a rendu, dans la plus grande discrétion, un rapport accablant pour le service en charge de la délivrance des titres de séjour aux étrangers. Considéré comme le responsable des dysfonctionnements pointés par l’IGA, le chef du bureau de la nationalité a immédiatement été remplacé.

La désorganisation administrative rapportée par les inspecteurs semble pourtant loin d’être la seule explication à ce changement d’organigramme. Selon les informations du mensuel de Rennes, ce fonctionnaire est soupçonné d’avoir abusé de son pouvoir pour accorder de manière indue des titres de séjour à de jeunes femmes, notamment originaires du Ghana et du Maroc. A l’origine de l’inspection : le témoignage d’une migrante recueilli en février 2012 par les services sociaux de la ville de Rennes, faisant état de relations sexuelles que le chef du bureau de la nationalité lui aurait imposées en vue de sa régularisation administrative. Que s’est-il passé depuis ? Pas de plainte, pas d’enquête, pas de bruit : l’affaire est restée cantonnée, pour l’instant, au stade administratif. Et rien n’a été retenu par le parquet contre le fonctionnaire, qui semble avoir bénéficié de l’apathie des plus hautes autorités locales durant plusieurs années.

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Source : Mensuel de Rennes

Turquie : le projet urbain à l’origine de la fronde annulé

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Au plus fort de la crise, le Premier ministre turc avait promis qu’il respecterait la décision finale de la justice. Celle-ci est tombée : la première Cour administrative d’Istanbul a tout simplement annulé le projet d’aménagement urbain de la place Taksim et du parc Gezi. La décision a été prise début juin, mais ses détails ont été dévoilés mercredi dans la presse turcque. Le tribunal la justifie par le fait que la « population locale » n’a pas été consultée.

Ce projet d’aménagement prévoyait la reconstruction d’une ancienne caserne ottomane à la place du parc Gezi et la construction de tunnels, aujourd’hui presque achevés, pour rendre la place piétonne. Les travaux prévoyaient l’arrachage de 600 arbres, entraînant la mobilisation de militants écologistes violemment délogés par la police le 31 mai.

La violence de cette intervention avait suscité la colère de nombreux Turcs, transformant le mouvement en une vaste contestation politique contre le gouvernement de Recep Tayyip Erdogan, au pouvoir depuis 2002. Quelque 2,5 millions de personnes sont au finaldescendues dans les rues de près de 80 villes, pendant trois semaines, faisant quatre morts et 8.000 blessés.

L’abandon du projet d’aménagement est une petite victoire pour les manifestants, même si leurs revendications allaient finalement bien au delà. La décision du tribunal d’Istanbul est encore susceptible d’appel

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Source : France Info

Egypte : l’armée renverse Morsi, liesse au Caire

ACTUALITÉS : Un monde enragé

Mohamed Morsi n’est plus le président de l’Egypte. Il a été démis de ses fonctions par l’armée mercredi soir et il est désormais détenu par les autorités. L’opposition, rassemblant des millions de manifestants, demandait sa démission depuis plusieurs jours. L’ultimatum de l’armée avait pris fin vers 16h30.

Dès l’annonce de la destitution de Morsi, les opposants au président ont exulté place Tahrir. Certains font la fête devant le palais présidentiel. « Morsi mérite une telle fin. Il n’était que le président des Frères musulmans », affirme Amr Mohamed, 40 ans, sa fillette sur les épaules.

Dans certaines villes de province, des incidents ont éclaté. A Alexandrie,  Minya, Ismailia (Canal de Suez). A Marsa Matrouh (nord-ouest), quatre pro-Morsi qui ont attaqué le siège des services de sécurité de la ville ont été tués. Plusieurs personnes ont également trouvé la mort à Alexandrie où des coups de feu ont été tirés entre adversaires et partisans de Morsi.

Attention Ami(e)s egyptien(ne)s de ne pas te faire voler ta révolte par l’armée ce qui ne serait pas encore une fois la meilleure solution.

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Aide : France Info

Nuit de violences en Egypte : au moins 23 morts lors d’affrontements entre pro et anti-Morsi

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Une nuit de violences en Egypte. Pro et anti-Morsi se sont très violemment opposés, notamment sur le campus de l’université du Caire, où l’on dénombre 16 morts et quelque 200 blessés : des milliers de manifestants islamistes s’y étaient rassemblés.

Plus tôt dans la soirée, des affrontements avaient éclaté dans le quartier de Guizeh, où sept personnes au moins ont été tuées, et des dizaines blessées.

Des heurts ont été aussi signalés à Alexandrie et dans la vilel de Kaliouba, au nord du Caire.

L’opposition, très remontée, accuse le président Morsi de conduire le pays à la confrontation et à la violence.

Ces déclarations interviennent alors que le président Morsi a rencontré le général Abdel Fattah al-Sissi, chef de l’armée. Ce mardi, l’armée a annoncé que si aucun accord n’était trouvé entre le président et les opposants, elle allait dissoudre le parlement et suspendre la Constitution.

En réponse, mardi soir, Mohamed Morsi a demandé à l’armée de retirer son ultimatum. Un tweet de la présidence égyptienne indique que « le président Mohamed Morsi affirme qu’il détient la légitimité constitutionnelle et rejette toute tentative de s’en éloigner, il appelle les forces armées à retirer leur mise en garde et refuse de se faire dicter sa conduite, que ce soit dans le pays ou à l’étranger ». L’ultimatum de l’armée se termine mercredi à 17h.

Dans un discours prononcé à la télévision, il a souligné qu’il n’avait « pas d’autre choix que de poursuivre la tâche qui lui a été confiée démocratiquement ». Il a rejeté toute possibilité de démission « le peuple m’a choisi lors d’élections libres et équitables » et ajouté qu’il « continuerait à assumer la responsabilité » du pays. La « légitimité » est « la seule garantie contre l’effusion de sang », a-t-il ajouté.

Après le discours télévisé du président, l’opposition égyptienne a estimé que Mohamed Morsi avait lancé un appel à la guerre civile. « C’est un appel public à la guerre civile (…) Le président continue de rejeter les appels à la démission lancés par le peuple égyptien », a réagi Khaled Dawoud, porte-parole du Front de salut national (FSN), principal bloc de l’opposition laïque, libérale et de la gauche égyptienne.

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Source : France Info

Egypte : L’étau se resserre autour de Mohamed Morsi

ACTUALITÉS : Un monde enragé

L’armée égyptienne entre en scène. Accablé par l’opposition et par les millions de manifestants qui demandent la démission du président égyptien, Mohamed Morsi fait maintenant face à une déclaration de l’armée. Le parti des Frères musulmans, au pouvoir, a répondu quelques heures plus tard. Ils « étudient » le communiqué de l’armée. Mohamed Morsi aurait rencontré le chef d’état-major, en présence du Premier ministre en début de soirée, annonce la page Facebook de la présidence.

Dans une déclaration lue à la télévision ce lundi, le chef de l’état-major a accordé 48 heures aux responsables politiques pour « satisfaire les demandes du peuple », expliquant que celles-ci ont été exprimées d’une manière « sans précédent ». Il a également déclaré que l’armée présenterait sa propre « feuille de route » pour sortir de la crise si les politiques n’arrivent pas à s’entendre.

Hier dans la soirée, elle a publié un autre communiqué pour démentir toute tentative de coup d’Etat. Avec ses déclarations, l’état-major voulait uniquement « pousser les politiques à la négociation ».

En février 2011, l’armée avait géré la transition entre la chute d’Hosni Moubarak et l’élection de Mohamed Morsi. Le chef de l’Etat major a cependant déclaré que, cette fois, l’armée ne voulait pas s’impliquer « directement » en politique ou au gouvernement.

Place Tahrir, les manifestants ont explosé de joie après ces déclarations. L’opposition a salué le choix de l’armée de se « ranger du côté du peuple ». Ce lundi, le président a par ailleurs été lâché par quatre ministres qui ont annoncé leur démission.

Cinq hélicoptères de l’armée arborant le drapeau égyptien ont survolé Le Caire en boucle lundi soir, peu après l’ultimatum de 48 heures fixé par les militaires à la classe politique pour qu’elle parvienne à un compromis.

Dans un communiqué, la présidence rejette implicitement cette demande affirmant que « la déclaration des forces armées n’a pas été soumise au président » avant sa diffusion et contient « des signes pouvant causer la confusion »

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Source : France Info

Egypte : l’opposition lance un ultimatum à Morsi

ACTUALITÉS : Un monde enragé

Au lendemain de manifestations monstres qui ont précipité quelque 14 millions de personnes dans les rues, l’opposition égyptienne donne jusqu’à mardi au président Mohamed Morsi pour quitter le pouvoir. Le calme était revenu au Caire, jusqu’au moment où des manifestants ont attaqué le QG des Frères musulmans…

Le mouvement Tamarrod, à l’origine de la contestation de masse contre le pouvoir, appelle le président Morsi à quitter le pouvoir. Et lui donne jusqu’à mardi, 17h, pour le faire. Sans quoi Tamarrod engagera un mouvement de « désobéissance civile totale ». Un an après l’arrivée de l’équipe Morsi au pouvoir, l’opposition veut préparer une élection présidentielle anticipée.

Cet ultimatum est lancé au lendemain de manifestations monstresqui ont réuni, à travers toute l’Egypte, quelque 14 millions de personnes (sur 84 millions d’habitants). Et provoqué la mort d’au moins sept manifestants : deux personnes tuées lors de l’assaut lancé contre le quartier général des Frères musulmans, cinq autres au sud du Caire, dans la vallée du Nil.

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Source : France Info

Égypte : des milliers d’opposants à Morsi dans la rue

TOUS AUX BARRICADES ! : Un monde enragé

Des centaines de milliers d’opposants à Mohamed Morsi, le président égyptien, ont décidé de célébrer à leur façon le premier anniversaire de son investiture. Depuis ce dimanche après-midi, ils sont descendus en masse dans les rues des principales villes du pays, pour réclamer sa démission. Les affrontements ont fait au moins un mort au Caire.

Les images qui circulent depuis le début de l’après-midi, et qui témoignent de l’importance des manifestations ce dimanche en Égypte, sont tout simplement impressionnantes. Dans la rue, certains affirment même que le pays n’avait jamais connu une telle mobilisation, même lors de la révolution qui a chassé l’ancien dictateur, Hosni Moubarak, du pouvoir. Tous sont venus appeler le président égyptien à la démission.

Mais la mobilisation a tourné en affrontements par endroits, conformément aux craintes émises avant cette journée. Des heurts entre partisans et opposants de Mohamed Morsi ont fait un mort à Beni Souef, au sud du Caire, selon une source proche des services de sécurité. La situation est très tendue également aux abords du palais présidentiel d’Héliopolis, où plusieurs marches ont convergé dans la soirée.

Au Caire, la place Tahrir a retrouvé son ambiance révolutionnaire, accueillant des centaines de milliers de personnes hurlant des slogans hostiles au régime. Certains se sont dirigés vers le QG des Frères musulmans, le parti dont est issu Mohamed Morsi, et l’ont attaqué avec des cocktails molotov. Ailleurs, des islamistes se tiennent prêts à répliquer, les armes à la main.

Pendant ce temps, la principale coalition de l’opposition, le Front du salut national, a appelé « toutes les forces révolutionnaires et tous les citoyens à maintenir leurs rassemblements pacifiques sur les places, dans les rues, les villages et les hameaux du pays […] jusqu’à la chute de tous les éléments de ce régime dictatorial ».

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Source : France Info

 

La « propagande » homosexuelle désormais interdite en Russie

ACTUALITÉS : Un monde enragé

Il ne fait pas bon être homosexuel en Russie. Le président Vladimir Poutine a promulgué dimanche une loi qui punit tout acte de « propagande » homosexuelle devant mineur. Dans un pays où l’homophobie est largement répandue, cette loi est soutenue par 88% des Russes.

Il est désormais interdit de parler d’homosexualité en Russie, ou presque. Le président russe Vladimir Poutine a promulgué ce dimanche une loi qui punit tout acte de « propagande » homosexuelle devant mineur. Cette loi interdit la « propagande des relations sexuelles non traditionnelles devant mineur ». Les contrevenant risquent des amendes de 4.000 à 5.000 roubles (100 à 125 euros), et même jusqu’à un million de roubles (23.500 euros) pour une entité juridique.

Les sanctions sont encore plus sévères si cette « propagande » est effectuée sur internet. Les étrangers aussi risquent une amende allant jusqu’à 100.000 roubles, pourront être détenus et expulsés du territoire.

Avec 88% de la population favorable à cette loi, l’homophobie est très répandue dans le pays. Les Russes sont 54% à vouloir punir l’homosexualité, qui était considérée comme un crime jusqu’en 1993, et comme une maladie mentale jusqu’en 1999.

Samedi, des affrontements ont éclaté à Saint-Pétersbourg entre des militants de la cause homosexuelle qui ont tenté d’organiser une gay pride et des anti-gay. Des dizaines de personnes ont été interpellées.

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Source : France Info