Cogolin : des « apéros » à répétition dans les locaux de la police municipale

ACTUALITÉS : Police Partout

Dans le Var, des policiers municipaux sont dans le viseur de la justice. Les agents de la police municipale de Cogolin auraient tendance à multiplier les « apéros ». Une enquête de l’IGPN a été diligentée.

Le poste de police avait tout d’un bistrot. « Ne manquait plus que la licence 4 pour écouler la cinquantaine de bouteilles stockées dans les casiers » affirme le délégué syndical local de Force ouvrière. « Tout était prétexte à boire quelques verres », selon lui.

D’ailleurs, la réputation de bons vivants des cadres avait largement franchi les murs de la ville. Frédéric Foncel, secrétaire général du syndicat national des policiers municipaux Force ouvrière, dénonce ces beuveries et demande une autorité de contrôle. « Il n’y a pas de garde-fou en police municipale. »

« Hier c’était Biarritz, avant-hier Levallois ou Nantes, aujourd’hui Cogolin…Quand est-ce que le ministère de l’Intérieur va comprendre qu’il faut un service de contrôle et une commission nationale de contrôle pour la police municipale ? Moi, je n’aimerais pas tomber sur ce genre d’individus en patrouille avec mes enfants et je ne vous le souhaite pas à vous non plus ».

Pour enfoncer le clou, ce délégué syndical ajoute que mi-juin, le chef de la police municipale de Cogolin s’est vu retirer son permis de conduire lors d’un contrôle routier. Il était en tournée et au volant de sa voiture de fonction.

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Source : France Info

Etats-Unis : le meurtrier de Trayvon Martin finalement acquitté

ACTUALITÉS : Police Partout

Trayvon Martin, c’est ce jeune adolescent noir tué en février 2O12 et dont la mort avait relancé aux Etats-Unis la polémique sur les armes et le racisme. Son meurtrier risquait la prison à vie. Il a donc été libéré.

Les six femmes du jury ont délibéré plus de seize heures avant de retenir la légitime défense et de rejeter tous les chefs d’inculpation. « M. Zimmerman, j’ai signé le jugement qui confirme le verdict du jury. Votre caution vous sera rendue. Votre bracelet électronique va vous être retiré à la sortie de cette pièce. Et vous n’avez plus rien à voir avec cette cour », a déclaré la juge Deborah Nelson.

George Zimmerman était accusé d’avoir poursuivi Trayvon Martin, 17 ans, qui n’était pas armé, dans une propriété à Sanford, en Floride. Et  d’avoir tiré sur lui durant une altercation.

Cette affaire avait été à l’origine de nombreuses manifestations aux Etats-Unis d’autant que la justice avait tardé à inculper l’auteur du coup de feu mortel. Même Barack Obama était intervenu : « Si j’avais un fils, il ressemblerait à Trayvon. »

George Zimmerman a esquissé un sourire de soulagement alors que les membres de sa famille s’embrassaient. La famille de Trayvon Martin n’était pas présente. « Bien que mon coeur soit brisé, ma foi est intacte. Ensemble, nous pouvons faire en sorte que cela ne se reproduise pas », a écrit son père Tracy Martin sur Twitter.

Dés vendredi, le Révérend Jesse Jackson, avait appelé au calme,  quel que soit le verdict : « Si Zimmerman est condamné, il ne doit pas y avoir de manifestations de joie inappropriées, parce qu’un jeune homme a perdu la vie. S’il n’est pas condamné, nous devrons éviter la violence parce qu’elle ne fait que conduire à davantage de tragédies. »

Mais sur les réseaux sociaux, les réactions de colère sont déjà très nombreuses.

George Zimmerman après son acquittement

George Zimmerman après son acquittement

Source : France Info

Un collégien de 15 ans accuse la police de l’avoir sévèrement tabassé

ACTUALITÉS : Police Partout

Un collégien de 15 ans dit avoir été victime d’un tabassage lors d’un contrôle d’identité à Paris. L’IGS, la police des polices, a ouvert une enquête.

Le 28 mai dernier, un collégien fume un joint devant son collège du 19eme arrondissement de Paris. Au même moment, deux policiers patrouillent autour de l’établissement. Ils aperçoivent l’adolescent, descendent de voiture. Le collégien jette son joint.

Le contrôle d’identité qui suit dérape très vite. Le collégien est pris à partie, sans raison, par l’un des fonctionnaires qui le menace avec sa matraque télescopique et l’attrape très violemment au niveau du cou. Selon plusieurs témoins, il est menotté et jeté dans le véhicule des forces de l’ordre, emmené au commissariat du 19ème.

D’après son témoignage, il subit un véritable passage à tabac de plusieurs policiers : trois coups de poing au visage, une clé de bras qui se solde par une fracture, des coups de pieds dans les parties génitales. Pour son avocat, William Bourdon, le collégien a été « choisi et ciblé », il estime que ces faits sont « très graves », notamment en raison de son âge et que c’est un « déchaînement de violence gratuite ».

Le jeune homme ressort du commissariat à la fin de ses 24h de garde à vue avec un bras cassé, des hématomes, des traces de strangulation et un mois et demi d’interruption temporaire de travail.

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Source : France Info

Un syndicat de policiers drômois dénonce dans un tract la « course aux chiffres » sur les étrangers

ACTUALITÉS : Police Partout

Le syndicat de police Unité SGP-FO a distribué vendredi un tract à Valence, dans la Drôme, dans lequel il pointe les « dérives de la course aux chiffres » pour arrêter des étrangers. Le mot « rafles » est même employé. Le ministre de l’Intérieur Manuel Valls, en visite dans le département voisin de l’Ardèche, dément l’existence d’une « politique du chiffre ».

Le tract de la colère est intitulé « Un vent printanier souffle sur Valence ». Distribué notamment au commissariat de la ville, et signé du syndicat Unité police SGP-FO, il s’attaque avec force aux « dérives de la course aux chiffres ». Objets de ces « dérives », les « étrangers reconductibles ».

Les policiers s’insurgent notamment contre l’encouragement qui leur serait fait de « ramener un quota d’étrangers reconductibles, si possible parlant français pour éviter de longues procédures et ainsi rentabiliser l’opération ». La conséquence, précise le tract, est « un sentiment général d’écoeurement ».

Face à cette charge, la préfecture de la Drôme a répliqué, par écrit elle aussi. Dans un communiqué, le préfet de la Drôme Pierre-André Durand dénonce « un tract au contenu et à la formulation inadmissible ». Le préfet « dément toute existence d’objectifs chiffrés écrits ou oraux concernant la lutte contre l’immigration clandestine ».

Le ministre de l’Intérieur a eu lui aussi l’occasion de revenir sur le tract. En visite à Aubenas, en Ardèche voisine, Manuel Valls a affirmé : « Il n’y a pas de politique du chiffre, ni en matière de sécurité, ni en matière de personnes en situation irrégulière, mais il y a des résultats à obtenir ».

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Source : France Info

 

A.C.A.B. : Honte à la police américaine qui abat un chien

ACTUALITÉS : Police Partout

Leon Rosby observait une opération de police à Hawthorne (USA). Cela n’a visiblement pas plu aux forces de l’ordre qui lui ont passé les menottes avant d’abattre son chien.

C’est une scène choquante qui a été filmée à Hawthorne, en Californie. Sur ces images relayées par le site d’informations Pix 11, on aperçoit Leon Rosby qui promène son chien, un rottweiler, là où se déroule une opération spéciale de la police.

L’homme observe les faits avant de prendre des photos, ce qui amuse d’ailleurs la personne qui filme… mais pas les forces de l’ordre. Suit ensuite un échange verbal assez houleux entre Leon et les policiers avant que ces derniers ne viennent lui passer les menottes.

Avant que les policiers n’arrivent à sa hauteur, Leon avait pris le soin de mettre son chien dans sa voiture, mais le chien a réussi à sortir par une fenêtre du véhicule restée ouverte. Un des policiers n’a pas hésité longtemps, et a tiré à plusieurs reprises sur l’animal.

L’avocat du propriétaire du chien a confirmé qu’il portait plainte contre la police d’Hawthorne. Du côté de la police, c’est silence radio…

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Marseille : des ripoux présumés de la Bac Nord sur le gril

ACTUALITÉS : Police Partout

Huit policiers de l’ancienne Brigade anticriminalité (BAC) Nord de Marseille sont convoqués devant le conseil de discipline. Ils risquent jusqu’à la révocation pour avoir racketté des dealers des cités marseillaises.

A l’issue de trois jours de débats contradictoires, de mercredi à vendredi, le conseil de discipline proposera une sanction allant de l’exclusion temporaire avec sursis jusqu’à la révocation définitive de la police nationale. Cette proposition sera examinée par la « DRH » de la police, les mis en cause pouvant ensuite exercer un recours contre la décision qui sera prise à leur encontre, et qui découlera sans doute d’un choix politique de Manuel Valls.

Jugés par leurs pairs, huit gardiens et gradés de la Bac Nord de Marseille, placés sous contrôle judiciaire après leur mise en examen en octobre dernier. Leur unité avait ensuite été dissoute par le ministre de l’Intérieur, qui avait nommé à Marseille un préfet de police pour remettre de l’ordre dans ces services.

À la suite d’une dénonciation interne, une information judiciaire est ouverte en février 2012 pour « vol et extorsion en bande organisée » et « infraction à la législation sur les stupéfiants » à l’encontre des policiers de cette unité, dont les voitures de service sont « sonorisées » par l’Inspection générale de la Police nationale (IGPN). Cette instruction judiciaire est toujours en cours : le conseil de discipline n’est que le volet administratif de l’affaire.

En octobre 2012, une perquisition est menée dans les locaux de la Bac Nord. Du cannabis et l’argent liquide, dissimulés dans les vestiaires et les faux plafonds, sont saisis. Seize policiers sont mis en examen, sept d’entre eux écroués. Quatorze autres sont suspendus.

À l’époque, le procureur des Bouches-du-Rhône évoque « une gangrène » : tous sont soupçonnés de s’être fait remettre de la drogue ou de l’argent par des petits trafiquants ou des vendeurs de cigarettes à la sauvette.

Les sept policiers qui avaient été incarcérés ont été libérés depuis et seront convoqués en septembre devant le conseil de discipline. Les quatorze suspendus se verront eux infliger des avertissements ou des blâmes.

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Source : France Info

Contrôle au faciès : l’Etat poursuivi en justice pour la première fois

BILLETS D’HUMEUR : Police Partout

En ce mercredi 3 juillet, quoi de neuf en ce monde ??? «Une première en France». C’est ce qu’a annoncé l’avocat des treize personnes qui attaquent mercredi l’Etat et le ministère de l’Intérieur en justice pour contrôles au faciès lors d’une audience devant le tribunal de grande instance de Paris.

Les plaignants, qui se sont signalés auprès du Collectif contre le contrôle au faciès, veulent pointer une pratique discriminatoire. Ils sont étudiants, salariés, noirs ou arabes, âgés d’environ 18 à 35 ans, et ne sont «pas des militants», selon l’un de leurs avocats, Me Félix de Belloy. Pour lui, cette audience est «historique» et représente une «première en France».

Bocar, l’une des treize personnes concernées, attaque ainsi l’Etat car il dénonce un «contrôle musclé» qu’il a subi à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), en banlieue parisienne, «la goutte d’eau qui a fait déborder le vase» souffle-t-il. «Je sortais du quartier de mes parents. Un policier me prend par un bras, il m’emmène dans un coin, il me met contre un mur. Quand je demande pour quel motif je suis contrôlé, il ne m’en donne aucun. Quand j’essaie de me retourner, il me menace avec un taser», a-t-il expliqué. Après ce contrôle, Bocar a déposé une plainte auprès de l’IGS (Inspection générale des services, la «police des polices»), mais explique n’avoir pas eu de nouvelles.

Du coup, le jeune homme a voulu aller jusqu’au bout de sa démarche : «C’est pour la kyrielle de gens qui sont contrôlés de façon humiliante, fouillés, palpés parfois au niveau des parties génitales», ajoutant que quand ces contrôles ont lieu «il n’y a aucun justificatif qui est donné. Les policiers peuvent contrôler qui ils veulent, quand ils veulent, sans rendre des comptes, c’est totalement opaque».

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L’Etat comme le parquet préconisent de débouter les 13 plaignants.

Selon Lanna Hollo, représentante de l’ONG, ce problème de «délit de faciès» existe «dans tous les pays d’Europe», mais la particularité de la France était d’être dans le «déni du problème», jusqu’à la dernière campagne présidentielle. Si l’«Engagement 30» de François Hollande annonçait qu’il lutterait notamment contre ce phénomène lors des contrôles, il ne s’est traduit que par des «demi-mesures», déplore Mme Hollo.

La remise d’un récépissé après un contrôle d’identité avait été évoqué par le ministère de l’Intérieur, puis a finalement été abandonnée en septembre dernier.  Le ministère de l’Intérieur avait néanmoins annoncé en octobre le retour du matricule sur les uniformes. Au micro de France Inter,Manuel Valls avait déclaré que bientôt un «élément d’identification» sur l’«uniforme ou (le) brassard» des policiers, apparaîtrait. L’objectif étant justement d’éviter les contrôles d’identité abusifs, notamment les contrôles au faciès.

En 2011, des avocats avaient mené une offensive devant la justice en déposant des questions prioritaires de constitutionnalité (QPC), qui ont été rejetées par la Cour de cassation.

Selon une enquête publiée en 2009 menée par l’Open Society Justice Initiative (émanation de la Fondation George Soros) et le CNRS à Paris, un Noir a de 3 à 11 fois plus de chances d’être contrôlé par la police qu’un Blanc, et un Maghrébin de 2 à 15 fois plus.

Voila encore un jour en ce beau monde….allez allez circulez il y a rien à voir.

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Source : Le Parisien

Une juge ordonne la libération d’un détenu à cause de l’insalubrité de sa cellule

ACTUALITÉS : Police Partout

C’est une décision rarissime, une juge d’instruction du tribunal de grande instance de Versailles a ordonné la remise en liberté d’un détenu au motif que sa cellule est insalubre. Le parquet a fait appel.

Une juge d’instruction du tribunal de grande instance de Versailles a ordonné ce mercredi la libération d’un détenu de la prison de Bois-d’Arcy dans les Yvelines. La magistrate a jugé que les conditions d’incarcération du jeune homme de 24 ans étaient indignes. Cette décision fait suite à la demande du détenu.

L’homme de 24 ans a alerté son avocat qu’il souffrait de différentes infections à cause de l’insalubrité de sa cellule. Son avocat Maître Stéphane Sebag a ensuite envoyé un courrier à la juge d’instruction pour demander une remise en liberté. La magistrate du tribunal de grande instance de Versailles a accepté de se rendre à la maison d’arrêt de Bois-d’Arcy.

La juge d’instruction a été choquée par les conditions de détention. Dans une cellule de huit mètres carrés, trois détenus s’entassent sans avoir la place de bouger et sans aucune sécurité. L’avocat du détenu raconte également que des trous dans le mur laissent passer le vent, l’air et même la pluie.

Après ce constat, la juge d’instruction a ordonné la remise en liberté du prévenu. Cette décision n’a pas plus à sa hiérarchie. Le parquet a fait appel de l’ordonnance de la juge. Le détenu placé en détention provisoire est toujours dans sa cellule. Le premier président de la Cour d’appel de Versailles doit trancher.  Il a jusqu’à ce vendredi.

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Source : France Info

À Bondy, une femme gravement blessée par un tir de flash ball de la police

ACTUALITÉS : Police Partout

Les événements se sont produits mardi soir à Bondy en Seine-Saint-Denis. Lors d’un contrôle de jeunes circulant à moto, la police a tiré à l’aide de flash ball. Une femme a été gravement blessée à l’oeil ; la police des polices mène l’enquête.

Tout s’est passé en marge d’un contrôle qui a très mal tourné, mardi soir à Bondy en Seine-Saint-Denis. Les policiers, qui avaient immobilisé des jeunes à moto, coupables de « manoeuvres dangereuses », ont été « violemment pris à partie » peu après 20 heures selon la préfecture de Seine-Saint-Denis.

Dans la cohue, une femme a été touchée par un tir de flash ball. Elle est gravement blessée à l’oeil. Les conducteurs, eux, « ont pris la fuite » mais « il n’y a pas eu de course-poursuite » ajoute la préfecture.

Cette intervention mouvementée a été le préambule d’une nuit agitée à Bondy et Villemomble, théâtres de plusieurs feux de voitures et de poubelles. La sûreté territoriale a été saisie, en attendant l’enquête de l’IGS, la police des polices.

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Source : France Info

Près de Tournai (Belgique), le radar est caché dans une poubelle!

ACTUALITÉS : Police Partout

Si sur le bord de la route vous croisez une poubelle, levez le pied car… elle peut cacher un radar ! La commune belge de Frasnes-lez-Anvaing, près de Tournai, a investi dans ce matériel et 216 automobilistes ont déjà juré qu’on ne les y reprendraient plus. Un radar dissimulé dans une poubelle, c’est unique dans le Hainaut, mais d’autres communes belges l’ont déjà adoptée.

La poubelle pèse plus ou moins 80 kilos pour un peu plus d’un mètre de haut et 65 cm de côté.

Le radar-poubelle a fait son apparition en Belgique en 2008, une arrivée en douceur à la police fédérale des autoroutes et dans la province de Luxembourg.

Nous l’avons commandé en 2012 et nous l’avons reçu fin avril », précise le député-bourgmestre Jean-Luc Crucke, à l’origine de cette acquisition.

Le radar-poubelle est placé au bord de la route, souvent après un radar préventif. Mais des policiers ne sont jamais loin, histoire de décourager ceux qui auraient l’idée de se muer en éboueur !

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Source : Nord Eclair

Prisons : presque 68.000 détenus au 1er juin, nouveau triste record

ACTUALITÉS :  Police Partout

La France n’a jamais compté autant de détenus dans ses prisons à travers le territoire. Pour le deuxième mois consécutif, un « record » a été battu, avec un total de 67.977 détenus dans les établissements pénitentiaires, au 1er juin dernier.

À noter cependant que, selon les chiffres publiés par l’Administration pénitentiaire, le taux d’occupation est lui resté inchangé, à 118,5 %. En effet, la « capacité opérationnelle » des prisons – 57.325 places recensées – a augmenté sensiblement dans les mêmes proportions que le nombre de détenus.

Le nombre de condamnés est resté quasi-stable (-0,1 %), tandis que celui du nombre de prévenus a progressé (de 1,2 %).

La publication de ces chiffres intervient alors que les surveillants et autres employés pénitentiaires ont décidé de se faire entendre.

L’Ufap-Unsa Justice, premier syndicat pénitentiaire, appelle en effet au blocage mardi de tous les établissements en France. Le syndicat parle d’un vrai « ras-le-bol », et entend dénoncer une politique carcérale « en déroute ». Dans le viseur, la surpopulation carcérale qui engendre des conditions de travail de plus en plus mauvaises, et des moyens qui ne suivent pas, selon le syndicat.

Des rassemblements sont prévus devant les établissements : « Il s’agit de bloquer l’institution » affirme Stéphane Barraut, secrétaire général adjoint de l’Ufap-Unsa Justice.

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Source : France Info

Des enfants verbalisés dans un car scolaire en Isère

Police partout, justice nulle-part

Des écoliers de Chalonge, âgés de 4 à 10 ans, sont rentrés à la maison la semaine dernière avec des amendes dans leur cartable. Ils n’avaient pas pu présenter leur titre de transport dans le car scolaire car ils l’avaient oublié en classe.

« Papa, comment je vais faire pour payer ces 86 euros ? » Le père qui raconte n’a pas du tout apprécié cette question angoissée de son fils à son retour de l’école.

Les faits remontent à la semaine dernière. Alors que la cloche a sonné pour le déjeuner, les élèves des écoles maternelles et primaires de  Cholonge montent dans le bus scolaire, direction la cantine à 3 km de là. Sur le trajet, un agent monte dans le bus et contrôle les titres de transport.

Mais la plupart des élèves ont laissé leur carte payée à l’année dans les classes. Qu’importe, l’agent verbalise sept enfants de 4 à 10 ans, des amendes comprises entre 70 et 86 euros. Et certains commencent à pleurer. D’où la colère des parents.

Mais du côté du conseil général,  on estime qu’il ne s’agit « pas d’un couac ». Les contrôles effectués par un prestataire sont pour tout le monde et tout le temps. Si la forme se confirme, après enquête, la méthode de contrôle des enfants pourrait tout de même changer.

busSource : France Info

Procès de Villiers-le-Bel : la relaxe pour le policier ?

Police partout, justice nulle part…

Franck Villet conduisait la voiture qui était entrée en collision avec la moto à bord de laquelle Muhsim et Lakamy fuyaient, le 25 novembre 2007. Deux jours d’émeutes avaient suivi à Villiers-le-Bel. Le procureur n’a pas réclamé de condamnation contre lui. Délibéré au 13 septembre.

Il est l’homme qui a été à l’origine de deux jours d’émeutes en banlieue. A Villiers-le-Bel, ce 25 novembre 2007, le policier Franck Villet percute une moto à bord de laquelle Muhsim et Lakamy conduisait.

Devant le tribunal correctionnel de Pontoise, le procureur a finalement épargné le policier. Dans son réquisitoire, sans prononcer le mot de relaxe, il a juste dit ne pas pouvoir requérir la condamnation pénale du prévenu. Il a préféré insister sur les « fautes ahurissantes » de conduite et sur la »prise de risque » des adolescents.

Car, selon le rapport d’expertise, la voiture de police roulait, elle, sans gyrophare ni avertiseur, à 59 km/h juste avant l’accident, et à 64 km/h au moment du choc – au lieu des 50 km/h autorisés. Les jeunes roulaient sans casque, sur une moto pas destinée à la route, sans freins, sans éclairage ; à une vitesse bien supérieure…

Les quatre policiers présents à bord du véhicule lors de l’accident avaient d’abord bénéficié d’un non-lieu, les juges estimant qu’aucune faute ne leur était imputable.

Mais à la suite d’un appel des parties civiles, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Versailles avait décidé, en septembre 2011, le renvoi en correctionnelle du conducteur de la voiture. Franck Viallet encourt cinq ans de prison et 75.000 euros d’amende pour homicides involontaires.

 Le jugement a été mis en délibéré au 13 septembre.

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Source : France Info

Les géants d’Internet accusés de renseigner le FBI et la NSA

Police partout, justice nulle-part…

Le Washington Post révèle que neuf géants d’Internet fournissent aux services de renseignement américains un accès direct à leurs serveurs. Les groupes, comme Google, Facebook ou Apple, entre autres, démentent que le FBI et la NSA aient ainsi accès à toutes les données personnelles de leurs utilisateurs. En parallèle, le Guardian révèle que le gouvernement américain collecte aussi les données téléphoniques de millions d’Américains auprès de l’opérateur télécoms Verizon.

Big Brother is watching you. Alors que chaque jour, les interrogations se multiplient en ce qui concerne les données personnelles en ligne, les révélations du Washington Post concrétisent les pires craintes des défenseurs des libertés individuelles. Les services de renseignement américains se serviraient-ils allègrement dans les données des utilisateurs d’Apple, Google, Facebook, Microsoft, Yahoo, Paltak, AOL, YouTube et Skype ? « Cela va au-delà d’Orwell », dénonce Jameel Jaffer, de l’ONG American Civil Liberties Union.

Le Washington Post a en effet révélé jeudi que la National Security Agency (NSA, renseignement) et le FBI (police fédérale) « se servent directement dans les serveurs centraux de neuf sociétés Internet américaines de premier plan » par le biais d’un programme secret baptisé PRISM. Le journal s’est procuré des copies de diaporamas de l’opération des analystes de la NSA, par un ancien employé du renseignement. L’existence de ce programme était semble-t-il soupçonnée, mais n’avait encore jamais été confirmée.

Des milliers de sons, d’images, de photographies, de courriels, de documents seraient extraits par les services de renseignement, chez des ressortissants étrangers habitant en dehors des Etats-Unis. Selon le quotidien, ce programme a été mis en place sous la présidence de George W. Bush en 2007 et s’est étendu de manière exponentielle sous la présidence de son successeur Barack Obama.

Jeudi, les neuf groupes d’Internet mis en cause ont tour à tour diffusé des communiqués pour démantir. « Google est profondément attaché à la sécurité des données de ses utilisateurs. Nous dévoilons des données au gouvernement en accord avec la loi, et nous examinons toutes ces requêtes attentivement. De temps à autre, des gens affirment que nous avons créé une ‘porte dérobée’ pour le gouvernement dans nos systèmes, mais Google n’a pas de ‘porte dérobée' », explique par exemple le moteur de recherche.

Cette information intervient alors que le quotidien britannique le Guardian révèle également que le gouvernement américain collecte les données téléphoniques de millions d’Américains auprès de l’opérateur télécoms Verizon. Le journal publie une ordonnance de justice secrète forçant l’opérateur américain à livrer à la NSA un grand nombre de données de ses abonnés.

« La priorité numéro un du président est la sécurité nationale des Etats-Unis. Nous devons avoir les outils nécessaires pour faire face aux menaces posées par les terroristes », a déclaré un porte-parole de la Maison Blanche, Josh Earnest.

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Source : France Info

Procès de Villiers-le-Bel : le policier s’explique sur les circonstances de l’accident

Police partout, justice nulle-part

Six ans après la mort de Muhsim et Lakamy à Villiers-le-Bel, heurtés par une voiture de police alors qu’ils étaient sur une mini-moto, le policier qui conduisait le véhicule est jugé depuis jeudi matin. Devant le tribunal correctionnel de Pontoise, il a détaillé les circonstances de l’accident. Les familles des deux adolescents ont également témoigné à la barre.

Au premier jour de son procès devant le tribunal correctionnel de Pontoise, le policier qui conduisait la voiture qui a heurté Muhsim et Lakamy est revenu sur les circonstances de l’accident. Un long témoignage pour raconter ce qui s’est passé il y a six ans.

Accusé de ne pas avoir respecté les limitations de vitesse, le policier a expliqué qu’il « avait l’impression de rouler à une allure normale. Je pensais rouler entre 40 et 50 km/h ». Ensuite, dit il « tout s’est passé très vite. Je les ai vus arriver par la gauche… Je n’ai rien pu faire ».

Selon le rapport d’expertise, la voiture roulait en réalité à 64 km/h au moment du choc. Il n’y avait ni avertisseur, ni gyrophare. « Nous n’étions pas sur une mission d’urgence », a expliqué le fonctionnaire de police qui a par ailleurs reconnu ne pas se souvenir de tous les éléments de ce »dramatique accident ».

À la suite de la mort des deux jeunes hommes, deux jours de violentes échauffourées avaient opposé des jeunes de Villiers-le-Bel aux forces de l’ordre.

Lors de cette première journée d’audience, les juges ont également étudié la trajectoire de la moto. La sœur aînée de Lakamy est venue témoigner à la barre : « Ma mère, il n’y a pas un jour qui passe sans qu’elle me parle de l’accident. »

Elle a également regretté que le policier n’assume pas ses responsabilités : « Dire ‘j’ai oublié’, je trouve que c’est un peu facile ». Le procès doit se poursuivre vendredi.

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Source : France Info