La Commission européenne autorise la mise sur le marché d’aliments contenant des colzas OGM

ACTUALITÉS : Ecologie

Par une décision publiée le 27 juin, la Commission européenne autorise la société Bayer CropScience à mettre sur le marché des denrées et ingrédients alimentaires contenant les colzas génétiquement modifiés Ms8, Rf3 et Ms8 x Rf3. L’autorisation est valable dix ans.

Ces produits sont soumis à des exigences d’étiquetage. La société bénéficiaire de l’autorisation doit également établir un plan de surveillance des effets sur l’environnement et remettre des rapports annuels à la Commission.

L’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) avait estimé en septembre 2012 que ces colzas « étaient aussi sûrs que leur homologue non génétiquement modifié quant à leurs effets potentiels sur la santé humaine et animale ou sur l’environnement ».

Par une décision du 26 mars 2007, la Commission avait déjà autorisé l’utilisation d’aliments pour animaux contenant ces mêmes colzas génétiquement modifiés.

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Source : Actu Environnement

Combien faudrait-il de producteurs en France pour manger bio et local ?

BILLETS D’HUMEUR : Ecologie

En ce lundi 1 Juiller, quoi de neuf en ce monde ??? C’est une question qui revient régulièrement : combien de paysans devrait-on avoir à proximité de nos villes ou communes, si l’ensemble des citoyens décidait de relocaliser leur alimentation, en plus de passer au tout bio ? L’association Terre de Liens nous apporte des éléments de réponse.

On parle régulièrement des bons conseils à appliquer pour adopter un rythme de vie sain, afin d’optimiser son propre bien-être et garantir une bonne santé pour la planète. Les vraies bonnes idées sont intéressantes surtout lorsqu’elles se concrétisent. Avant de voir chaque Français se rendre directement à la ferme pour y cueillir ses légumes et discuter avec l’agriculteur, il faut connaitre les conséquences que peuvent avoir la mise en place d’une agriculture bio généralisée et une relocalisation de l’alimentation.

L’association Terre de Liens Normandie a lancé un outil sur internet qui évalue le nombre de producteurs nécessaires pour que les français puissent consommer à la fois bio et local. Cet outil renseigne également sur le nombre d’hectares protégés par l’agriculture biologique, ce qui offre des résultats intéressants à analyser. Fondé sur la consommation alimentaire actuelle, le convertisseur ne tient pas compte du gaspillage alimentaire, mais intègre la saisonnalité des produits et la tendance à la baisse de la consommation de viande.

Le convertisseur Terre de Liens évalue la relocalisation pour les communes, écoles, maisons de retraite, hôpitaux, restaurants d’entreprises et autres quartiers ou hameaux. À l’aide de l’outil, on apprend qu’une ville importante comme Lille (qui compte 230 000 habitants) nécessiterait 4 145 paysans si ses habitants relocalisaient leur alimentation. De plus, 80 000 hectares de terre agricoles seraient protégés par une agriculture biologique. Faites le test ici.

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À l’échelle nationale, 23 millions d’hectares de terre seraient préservés et plus d’un million de producteurs bio (1 187 847 exactement) seraient indispensables pour nourrir les 65 millions de bouches françaises, qui auraient décidé de manger bio et local. Actuellement, le bio est une technique de culture reconnue, qui a encore du chemin à faire pour devenir une référence nationale. En 2013, la France compte 25.000 producteurs bio et cumule un peu plus d’un million d’hectares.

Dans son convertisseur, Terre de Liens parle de « terres sauvegardées » dans la mesure où l’agriculture conventionnelle peut faire perdre jusqu’à 40 tonnes de terre par hectares et par an à cause de l’érosion des sols. Il est également bon de savoir que l’urbanisation grappille tous les jours les terres agricoles pour construire des routes, des parkings ou autre centres d’activités. Cette urbanisation représente 86.000 hectares par an (l’équivalent de 200 fermes). Julien Losfeld, initiateur du convertisseur, explique que l’association Terre de Liens a pour objectif de défendre les fermes à taille humaine, et ainsi éviter les grosses exploitations. Alors qu’une ferme française possède en moyenne 75 hectares, celles mises en place par l’organisme en obtiennent 25.

La démarche effectuée par l’association a surtout été imaginée pour nous faire comprendre la nécessité d’espace et de mains-d’oeuvre liés à l’agriculture biologique face à celle conventionnelle. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles les produits bio sont plus onéreux que les conventionnels. La qualité est plus importante que la rentabilité. Pour certains c’est une évidence, pour d’autres c’est une découverte. De plus, l’association met en avant son activité de location et d’échanges de terres, qui a déjà permis à 140 fermiers d’être accompagnés sur 87 terres et un total de près de 3.000 hectares. L’action est mise en place grâce un investissement solidaire qui dépasse les 20 millions d’euros. C’est ainsi une preuve que la création d’emplois agricoles de proximité est possible par une action solidaire.

Voila encore un jour en ce beau monde….allez allez circulez il y a rien à voir.

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Source : Bioalaune

Gaz de schiste : vers un renvoi au Conseil constitutionnel de l’interdiction de la fracturation hydraulique

ACTUALITÉS : Ecologie

Le rapporteur public du Conseil d’État va recommander mercredi le renvoi au Conseil constitutionnel de la loi de juillet 2011 interdisant la technique controversée de la fracturation hydraulique pour exploiter les gaz de schiste en France, selon un document obtenu par l’AFP. Dans ce document, le rapporteur public, Suzanne von Coester, indique à une partie qu’elle va conclure mercredi après-midi au renvoi au Conseil constitutionnel de la demande de la compagnie pétrolière américaine Schuepbach, dont deux permis pétroliers avaient été annulés parce qu’elle souhaitait utiliser la fracturation. « Je conclurai au renvoi au Conseil constitutionnel de la question soulevée par la société Schuepbach Energy », écrit-elle. L’audience de la chambre des conflits du Conseil d’État, durant laquelle elle doit détailler son raisonnement, a débuté mercredi après-midi.

Le Conseil d’État suit généralement les recommandations des rapporteurs publics, mais la décision finale devrait être connue d’ici à deux semaines. Si l’affaire est bien renvoyée au Conseil constitutionnel, celui-ci devra se prononcer sous trois mois sur la légalité de la mesure principale contre l’exploitation des gaz de schiste en France. La question prioritaire de constitutionnalité déposée par Schuepbach au tribunal administratif de Cergy-Pontoise (Val-d’Oise) et transmise au Conseil d’État le 19 mars porte sur la « conformité à la Constitution » de deux articles de la loi du 13 juillet 2011 interdisant le « fracking » (fracturation hydraulique), au motif qu’ils violeraient le principe de précaution.

La requête fait suite à l’annulation en 2011 par le précédent gouvernement de deux permis détenus par Schuepbach – dits de « Nant » et « Villeneuve-sur-Berg ». Un autre permis (« Montélimar »), détenu par Total, avait également été annulé. Ces trois permis d’exploration couvraient une surface de plus de 9 600 kilomètres carrés répartis sur 7 départements du sud de la France : l’Ardèche, la Drôme, le Vaucluse, le Gard, l’Hérault, l’Aveyron et la Lozère, où ils avaient suscité une forte mobilisation d’opposants.

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Source : France Info

En Pennsylvanie, des nappes phréatiques polluées par le gaz de schiste

ACTUALITÉS : Ecologie

Des quantités de méthane six fois supérieures à la normale dans les nappes phréatiques de Pennsylvanie et des traces de contamination jusqu’à un kilomètre d’un puits de forage. Pour comprendre l’origine de cette pollution, des chercheurs de la Duke University de Durham (États-Unis) ont passé en revue plusieurs hypothèses, d’un changement de la composition des sols au développement de bactéries. Seule explication retenue : la présence d’un puits d’extraction de gaz de schiste – gaz à très forte teneur en méthane – à proximité des lieux de prélèvement est en cause. Leur étude, publiée ce dimanche dans la revue de l’Académie des sciences américaines et repérée par le Monde, confirme donc les craintes des opposants à l’exploitation de cet hydrocarbure non-conventionnel.

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Source : Terra Eco