En Allemagne, des enchères pour être moins payé

BILLETS D’HUMEUR : Dans l’arène sociale…

En ce vendredi 28 juin, quoi de neuf en ce monde ??? Jusqu’où un chômeur allemand est-il prêt à aller pour trouver un travail ? Pour les fondateurs du site Internet d’enchères inversées Jobdumping.de, la réponse est rapide : jusqu’à moins de 5 euros de l’heure pour faire le ménage chez un particulier. Le portail, lancé en novembre, applique au travail et aux salaires ce qui a fait la fortune de certains sites, les enchères, mais à l’envers.

Le principe est simple, un employeur propose le poste à pourvoir en fixant un salaire maximum pour la mission. Les internautes enchérissent à la baisse. Le chômeur qui propose le salaire le plus bas remporte le travail. Fabian Löw, 31 ans, l’un des fondateurs de Jobdumping, se défend d’être un horrible libéral. «1 300 personnes ont trouvé un travail grâce à nous, ce n’est pas si mal, dit-il. La presse allemande nous traite de tous les noms, mais je m’en moque. Personne n’est lésé, on met en contact des gens, pour un salaire négocié et accepté par les deux parties.»

Selon lui, Jobdumping est quasiment une oeuvre de salut public. «J’ai été travailleur social, j’accompagnais les gens en leur disant : « Il n’y a pas de travail », raconte-t-il. Aujourd’hui, j’ai décidé de vraiment les aider à retrouver du travail.» Et selon lui, tout est bon pour lutter contre le chômage qui culmine à 12 %. Y compris, et surtout, faire baisser les salaires.

Engluée. «Les salaires allemands sont trop élevés et, si l’on ne fait rien, nos voisins polonais ou tchèques finiront par prendre tout le travail», poursuit Fabian Löw. Le fondateur du site n’hésite pas non plus à critiquer la société allemande, qui serait un peu engluée dans son confort : «On vit avant de travailler, en Allemagne. Un peu comme en France, non ?» Les syndicats allemands ont réagi très négativement. Certains mettant en ligne des contre-sites qui répertorient, par branche, le salaire minimum exigible. Des experts travaillant sur l’instauration d’un salaire minimum ont aussi dénoncé le mécanisme des enchères inversées : «En dessous de 7,50 euros de l’heure, on ne peut pas vivre de son travail en Allemagne.»

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Mais les fondateurs de Jobdumping se défendent de pratiquer un «capitalisme de vautours» : le site permettrait de rechercher des salariés qui disposent de qualifications ou de diplômes professionnels particuliers, en les valorisant. La qualification est un dogme pour les Allemands.

Pour l’instant, le site n’existe qu’en Allemagne, même si ses fondateurs songent à l’exporter. C’est que ce système d’enchères inversées colle parfaitement au contexte local. Des salaires moyens conventionnels assez élevés, peu d’emplois de services, ou occupés généralement par des immigrés, peu de flexibilité, quasi-inexistence de l’intérim. Les emplois proposés sur Jobdumping se glissent dans ces interstices : les employeurs cherchent des jardiniers pour tailler les haies, des peintres pour rénover des chambres, des monteurs de gaines d’aération ou des aides pour personnes âgées. Des emplois de services très peu valorisés dans l’économie allemande et pas toujours couverts par des accords de branche.

Jobs à 1 euro. Le gouvernement allemand essaie bien de combattre le chômage, en restreignant son système d’assurance chômage avec le plan Hartz IV. En introduisant de la flexibilité. Avec, comme mesure phare, les «jobs à 1 euro» pour les chômeurs indemnisés. «Je vous assure qu’il vaut mieux chercher un boulot grâce aux enchères inversées chez nous plutôt que de prendre un job à 1 euro, tranche Fabian Löw. Les statistiques ont montré qu’un chômeur pouvait au mieux espérer toucher 180 euros pour 900 heures de travail avec ce type d’emplois aidés.»

En attendant d’être consacré sauveur de l’économie allemande, Jobdumping a décidé de se rebaptiser d’une manière moins «négative», en effaçant le mot «dumping» du libellé du site. On accédera bientôt aux enchères par l’adresse lohnauktion.de, littéralement : «enchères sur les salaires».

Voila encore un jour en ce beau monde….allez allez circulez il y a rien à voir.

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Source : Liberation

Arrivée d’IBM à Lille : la colère des syndicats

ACTUALITÉS : Dans l’arène sociale…

Selon eux, il ne s’agit que d’un tour de passe-passe du groupe informatique. Les syndicats CFDT et CGT d’IBM France ont dénoncé mercredi comme une «provocation» l’annonce de l’implantation prochaine à Lille d’un centre de services du géant américain de l’informatique, synonyme, selon eux, d’emplois «low cost», alors qu’IBM doit supprimer 700 postes cette année en France.  «A grand renfort de publicité, IBM a annoncé la création d’une centaine d’emplois jeunes à Lille, dans une structure filiale d’une holding hollandaise et, donc, avec des salariés qui ne bénéficieront pas des mêmes avantages que ceux d’IBM France», a affirmé Gérard Chameau, délégué central CFDT, en déplorant des emplois «low cost».

«Dans le même temps, la direction a clos les négociations sur le plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) et maintient la suppression de 689 postes dès septembre 2013 alors que les résultats et bénéfices d’IBM France n’ont jamais été aussi bons», a-t-il ajouté.

De son côté, la CGT a souligné que l’annonce de la création d’une filiale «low cost» à Lille, avec des emplois où «le coût salarial moyen sera inférieur de 40%», a été «vécue comme une provocation par les salariés angoissés par leur avenir professionnel».

Le syndicat relève que le futur «IBM Services Center» lillois sera une filiale d’une holding européenne et pourra ainsi non seulement bénéficier d’une «fiscalité avantageuse» mais aussi échapper «au droit de regard des organisations syndicales».

En revanche, il bénéficiera des aides «pour la formation complémentaire des jeunes embauchés (avec de nombreux contrats aidés et des apprentis)», poursuit la CGT. Le syndicat se dit «heurté» par ce fait, alors «qu’IBM France supprime massivement des emplois, aggravant ainsi les déficits de Pôle emploi et des caisses de retraite».

L’entreprise, qui avait annoncé fin mai la suppression de près de 700 postes en France en 2013, a officialisé lundi dernier l’ouverture d’un centre de services à Lille, tablant sur 700 embauches de jeunes dans les trois à cinq ans. Créée  en 1914, IBM France emploie 9 730 salariés, dont 92% de cadres. En 2012, son chiffre d’affaires s’élevait à 3 milliards d’euros.

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Source : Le Parisien

Les salariés de Michelin en colère dans les rues de Clermont-Ferrand

ACTUALITÉS : Dans l’arène sociale…

Des centaines de salariés de Michelin ont exprimé leur colère mercredi dans les rues de Clermont-Ferrand, face au nouveau plan de restructuration menaçant 730 emplois à l’usine de Joué-lès-Tours (Indre-et-Loire), au moment où se tenait un comité central d’entreprise extraordinaire.

La manifestation a rassemblé environ 2.000 personnes, selon les syndicats, 750 selon la préfecture.

450 salariés de l’usine de Joué-les-Tours (Indre-et-Loire) avaient fait le déplacement pour dire «non à la fermeture de Tours» à l’occasion de cette manifestation appelée par la CGT et Sud. Simultanément un mouvement de grève était observé dans toutes les usines du groupe.

Des délégations de Bourges, Troyes, Le Puy, Montluçon, Cholet, Bourges ou encore Montceau-les Mines étaient également présentes dans le cortège aux côtés de leurs collègues de Clermont.

Après s’être rassemblés à proximité de l’usine historique du groupe pneumatique, les salariés se sont rendus en cortège au siège social, distant de quelques centaines de mètres, derrière une banderole «Joué-les-Tours doit vivre» et aux cris de «non aux licenciements, aucune fermeture d’usine».

Vêtus pour beaucoup de T-shirts noirs représentant un Bibendum fauchant des ouvriers, les manifestants se sont montrés très mécontents de l’annonce par Michelin d’arrêter la production de pneus poids lourds dans l’usine de la banlieue tourangelle, pour la transférer en partie à La Roche-sur-Yon, mais surtout dans d’autres usines européennes.

«On ne peut plus faire confiance à Michelin, car depuis des années c’est la casse sociale», disait Olivier Coutin, le secrétaire du CE (Sud) de l’usine de Joué, résumant un sentiment largement répandu.

«Depuis des années, les salariés de Michelin ne vivent que des plans sociaux à répétition», renchérissait son collègue de la CGT Claude Guillon, rappelant que le site tourangeau a déjà fait l’objet d’une restructuration en 2009.

Pour tous, le départ de l’activité poids lourds et le maintien de 200 emplois seulement contre 930 aujourd’hui signifie à terme la mort programmée de l’usine, qui ne bénéficiera pas, selon eux, des 800 millions d’euros d’investissements annoncés par le groupe en France.

«Les gars sont en colère. Michelin a fait 2,4 milliards de bénéfices en 2012 et nous on n’a rien et on ferme des usines comme celle de Joué qui est viable. Notre priorité c’est de dire non à la fermeture et oui au maintien des emplois», affirmait Jean-Michel Denis, secrétaire du syndicat CGT de Michelin à Clermont.

la plupart des salariés de l’usine tourangelle refusent les mesures de mobilité envisagées. «Hors de question qu’on quitte Tours», affirmait Mike, un trentenaire, qui comme beaucoup «a sa vie» dans la région et «vient de faire construire».

Arrivés devant le siège social du géant du pneumatique, où se déroulait le Comité central d’entreprise extraordinaire, une partie des manifestants, souvent des jeunes, a laissé éclater sa colère.

Après quelques jets d’œufs sur la façade, ils ont tenté d’arracher le rideau métallique protégeant l’entrée. De brefs incidents les ont opposés au service de sécurité de l’entreprise, qui a repoussé les manifestants à l’aide de gaz lacrymogènes. Un manifestant, légèrement blessé, a été secouru par les pompiers.

Le CCE extraordinaire, qui avait commencé le matin, a été interrompu durant la manifestation à la demande des syndicats. Il devait reprendre dans l’après-midi.

Il est destiné, selon la direction de Michelin, à présenter les raisons économiques de la réorganisation de l’activité poids-lourds, ainsi que les premières mesures d’accompagnement social, notamment en ce qui concerne les départs anticipés.

La direction du groupe Michelin a affirmé mercredi la volonté de «trouver une solution pour tous» les salariés de l’usine de Joué-lès-Tours.

Pour Stéphane Roy de Lachaise, directeur du service du personnel de Michelin France, le regroupement dans l’usine de Vendée était «indispensable» pour maintenir la fabrication de pneus poids lourds en France.

«Ce marché a baissé de 25% depuis 2007 et le groupe doit s’adapter» à cette situation «en regroupant la production sur un seul site, moderne et de taille suffisante pour se comparer avec les sites de la concurrence, a-t-il expliqué à l’AFP. «Les volumes produits en France ne vont pas changer», a-t-il dit.

Il a d’autre part souligné que «l’usine de Joué-lès-Tours ne ferme pas». Elle continuera à produire des membranes et du calandrage, avec 200 salariés.

Selon un accord de méthode élaboré entre la direction et les organisations syndicales, les discussions doivent se poursuivre, à Clermont-Ferrand et à Joué-lès-Tours, jusqu’à la deuxième quinzaine de novembre.

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Source : Liberation

Stabilisation en trompe l’œil du chômage en mai

BILLETS D’HUMEUR : Dans l’arène sociale…

En ce jeudi 27 juin, quoi de neuf en ce monde ??? +100 ! Le nombre d’inscrits en catégorie A à Pôle emploi a quasiment stagné au mois de mai, selon les données publiées à 18h par le ministère de l’Emploi. Mieux, si on intègre les chômeurs en activité réduite (catégorie B et C) qui déclarent travailler plus ou moins de 78 heures dans le mois, il a même baissé de 3.600. Une première depuis janvier 2011.

«Cette accalmie est cohérente avec certains signaux favorables observés ces dernières semaines: bonne tenue de l’intérim depuis octobre (+4,6% en six mois), rebond de la production industrielle en avril, légère reprise des embauches en mai», s’est immédiatement félicité le gouvernement dans un communiqué tout en précisant que ce résultat «s’inscrit dans une tendance qui reste à la hausse» (+11,5% sur un an pour les catégories A et +10% en A, B et C) et qui «le restera dans les mois à venir». Le ministère de l’emploi indique même, sans doute par précaution, que cette accalmie sur le front des inscriptions à Pôle emploi «n’est pas encore le retournement attendu» même si elle est «un encouragement à poursuivre les efforts en vue de l’inversion durable de la courbe du chômage».

Michel Sapin a raison. Car, en à bien regarder les 20 pages du document publié chaque mois par les services statistiques du ministère – le diable se cache dans les détails -, on remarque que cette baisse est… en trompe l’œil. Et ce, pour plusieurs raisons. Primo, le nombre de chômeurs inscrits en mai en catégorie D, c’est-à-dire «non tenus de faire de actes positifs de recherche d’emploi» (stage, formation, arrêt maladie, congé maternité, cellule de reclassement…) a bondi de 3,1% en mai, à 272.200. Soit un delta positif de 8.200 chômeurs sur un mois, en provenance en grande majorité des catégories A, B et C et un transfert qui contribue à lisser l’évolution dans les trois catégories de référence.

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Secundo, le nombre d’entrées totales au mois de mai s’est littéralement effondré (-2%) alors que les sorties ont, quant à elles, bondi (de 4,3%). Résultat, alors qu’il y avait un delta de 69.500 chômeurs (en plus) en avril, les flux se sont parfaitement équilibrés un mois plus tard avec 507.000 entrées et 507.000 sorties. Tous les motifs d’entrées à Pôle emploi (fins de CDD, de mission d’intérim, licenciements, démissions…) sont orientés à la baisse, ce qui est en soi une bonne nouvelle. Mais il en va autrement des sorties où le nombre de cessations d’inscription pour défaut d’actualisation – des chômeurs dont les droits et l’inscription sont suspendus un mois parce qu’ils ne se sont pas présentés à un entretien ou fourni de preuves de leur recherche active d’un emploi – a ainsi explosé de près de 20% sur un mois. Soit un delta entre avril et mai de 36.400 chômeurs de moins, temporairement désinscrits des catégories A, B et C et qui contribue donc à afficher, statistiquement, une stabilisation (voire même une baisse) du nombre de chômeurs dans les trois principales catégories de chômeurs.

S’il ne fallait retenir au final qu’un seul indicateur du cru du mois de mai, ce serait celui de la part des chômeurs de longue durée qui représente désormais 40,2% des inscrits à Pôle emploi. Soit une hausse de 10 points depuis le début de la crise en 2008. Pis, le nombre de «sans emploi depuis plus de trois ans» (les chômeurs de très longue durée) progresse encore de 1,3% en mai, et dépasse désormais les 540.000 personnes. Soit un bond de 19% sur un an.

Fin mai 2013, il y avait donc 3.264.500 chômeurs inscrits en catégorie A à Pôle emploi en France métropolitaine, 4.795.600 dans les catégories A, B et C et 5.418.400 toutes catégories confondues.

Voila encore un jour en ce beau monde….allez allez circulez il y a rien à voir.

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Source : Figaro

L’Insee prévoit une hausse du chômage à l’inverse de François Hollande

ACTUALITÉS : Dans l’arène sociale…

La promesse de François Hollande d’inverser la courbe du chômage est mise à mal par l’Insee. L’institut de la statistique a publié une note trimestrielle ce jeudi, où il prévoit une hausse du nombre de chômeurs, qui devrait atteindre 10,7% d’ici la fin de l’année (en métropole). Le record absolu étant de 10,8%, c’était en 1994.

Depuis septembre, François Hollande table sur une inversion de la courbe du chômage pour fin 2013. Encore jeudi, lors du lancement à Paris de la Conférence sociale, il a « réaffirmé (sa) volonté » d' »inverser durablement la courbe du chômage à la fin de l’année ».

Pour Michel Sapin, le ministre du Travail, ces chiffres ne sont pas à prendre en compte car ils ne sont que trimestriels. « Ca veut dire que la situation en début de trimestre n’est pas forcément la même qu’à la fin, d’ailleurs entre les deux il y a ce qu’on appelle l’inversion de la courbe du chômage ».

L’Insee explique cette augmentation pour deux raisons. Premièrement, la France devrait continuer à détruire plus d’emplois qu’elle n’en crée. Deuxièmement, la croissance de la population active est « toujours dynamique » (+137.000 personnes sur le marché cette année).

Concernant le PIB, l’Insee prévoit une augmentation de 0,2% au deuxième trimestre. Il stagnera au troisième trimestre  et progressera de 0,1% au quatrième trimestre.

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Source : France Info

Quelques nouvelles du front socials (Virgin et SNCM)

ACTUALITÉS : Dans l’arène sociale…

  • Les syndicats de l’enseigne culturelle et le mandataire judiciaire ont trouvé un compromis ce jeudi. Les 1.000 salariés de Virgin ont obtenu ce qu’ils demandaient : 15 millions d’euros pour financer le plan de sauvegarde de l’emploi. Les employés qui occupent huit magasins en France vont quitter les lieux d’ici samedi.
  • Le conseil de surveillance de la SNCM, compagnie maritime historique entre la Corse et le continent, a accepté le plan de sauvetage proposé par les deux actionnaires principaux ce jeudi. Véolia et l’Etat prévoient la suppression de 600 postes sur 1.400. Ce plan de sauvetage ne prévoit pas « de licenciements secs » indique le ministère des Transports. Il s’agit de départs anticipés à la retraite, de non-renouvellements de CDD et des départs volontaires. En incluant les temps partiels, ce plan de sauvetage devrait affecter environ 40% des salariés de la SNCM, soit 800 des 2.000 salariés de la compagnie. Et encore un enfumage que cela.

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Source : Diverses

Conférence sociale : Enfumage de Hollande et Cie

ACTUALITÉS : Dans l’arène sociale…

Les chefs de file des organisations syndicales et patronales n’étaient pas totalement convaincus jeudi à l’issue de l’intervention du président François le Second et de leur entretien l’ayant précédé, chacun rappelant ses revendications en matière d’emploi, de pouvoir d’achat ou sur la réforme des retraites. Au sortir de la salle où le François le Second venait de s’exprimer à l’ouverture de la deuxième conférence sociale de son quinquennat, le numéro un de la CGT Thierry Lepaon, s’est montré déçu. Le président « ne nous a pas rassurés sur la préoccupation première des Français qui est les salaires, puisqu’il n’a même pas évoqué la question », a-t-il regretté. « Il n’a pas évoqué la question du montant des pensions pour les retraités, qui est une question également importante et, enfin, sur l’emploi il a évoqué les questions ayant trait aux emplois aidés (…) qui ne sont pas, de manière structurelle, fondateurs de croissance économique et sociale », a-t-il ajouté.

Le secrétaire général de FO Jean-Claude Mailly n’a pas paru très enthousiaste non plus. Sur l’allongement de la durée de cotisation, présenté par François le Second dans son discours comme la mesure la « plus juste », il a évoqué « un désaccord de fond ». « Nous n’avons pas envie que les jeunes générations travaillent jusqu’à 70 ans », a-t-il dit.

 Sur ce sujet, la patronne des patrons Laurence Parisot a jugé de son côté que François le Second avait été « très prudent sur la question de l’âge et de l’allongement de la durée de cotisation ». Or, a-t-elle dit, « c’est un leurre, et je pèse mes mots, c’est un leurre de croire qu’on peut rétablir l’équilibre sur le régime des retraites à court terme et encore plus à long terme en se contentant de modifier des paramètres de cotisation ou bien en préparant une désindexation des pensions ».

 « Les seules variables qu’on peut utiliser sont les variables de l’allongement à un rythme soutenu de la durée de cotisation et le report de l’âge légal », a-t-elle insisté, appelant également à une « équité » entre public et privé. Avant le discours de François le Second, les partenaires sociaux avaient évoqué principalement l’emploi, lors d’un entretien avec le président, M. Berger espérant des annonces dès vendredi sur ce sujet jugé par tous prioritaire.

« Nous souhaitons très clairement qu’à la sortie de cette conférence sociale il y ait des annonces sur l’emploi et notamment pour aider les chômeurs à retrouver un emploi beaucoup plus rapidement », a indiqué le responsable CFDT. Sur l’atmosphère de la conférence, M. Mailly a relevé que le climat n’était « pas le même » que l’an dernier : « il y a plus de chômeurs que l’an dernier, le smic n’a pas augmenté, il y a le gel du pouvoir d’achat des fonctionnaires, une contre-réforme des retraites en préparation. Ça fait quand même beaucoup. » Interrogé sur la façon d’être du président, il a répondu par une boutade : « Comme d’habitude, sous la pluie. »

Camarades encore une fois on nous enfumes tant les syndicats que le patronat et l’état. Qui sont juste bon à nous prendre pour des moutons et nous tondre… lors levons nous et reprenons notre destiné en main car nous seul savons ce qui es bon pour nous.

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Source : Parisien

Remise du rapport sur les retraites au Premier Sinistre

ACTUALITÉS : Dans l’arène sociale…

La présidente de la Commission sur les retraites, Yannick Moreau, va remettre son rapport sur les réformes à mener à Matignon ce vendredi matin à 10 heures. Les détails ne sont pas encore connus, mais les grandes lignes ont fuité. Certaines sèment déjà la panique chez les futurs retraités.

Ce rapport Moreau, qui sera remis au Premier ministre ce vendredi matin, est présenté comme une boîte à outils à disposition du gouvernement. À charge pour lui de piocher dans les différentes pistes. Elles seront détaillées dans la journée, mais plusieurs d’entre elles sont déjà connues.

Dans le rapport, il est question de rallonger la durée de cotisation qui donne droit à une retraite à taux plein. Cela signifie travailler plus longtemps, de deux à trois ans de plus. La durée passerait ainsi de 41 ans à 43 ou 44 ans de cotisations.

Cette mesure a dors et déjà été qualifiée d’inacceptable et d’hypocrite par Jean-Claude Mailly. « Pour une génération née en 1989, qui entre sur le marché du travail en moyenne aujourd’hui à 24 ans, ça signifie qu’il faudra attendre 68 ans pour avoir une retraite à taux plein quand l’espérance de vie en bonne santé est à 62 ans pour les hommes et 63 ans pour les femmes. »

Autre sujet très sensible, les pensions de retraite des fonctionnaires. Aujourd’hui elles sont calculées sur les six derniers mois de la carrière professionnelle – c’est là que le salaire est le plus élevé. Dans le privé, le calcul se fait sur les 25 dernières années. Ainsi, à l’heure actuelle, un fonctionnaire à la retraite touche un tiers de plus qu’un retraité du privé (1.900 euros par mois pour un ancien fonctionnaire contre 1.200 pour un ex salarié du privé)

Pour réduire cet écart, il s’agirait de calculer les pensions des fonctionnaires non plus sur leurs six derniers mois de salaires, mais sur 3 voire 10 ans. Pas question de revoir les règles de calcul pour Philippe Pihet de Force Ouvrière. Si les fonctionnaires touchent plus, c’est parce qu’il y a plus de cadres, donc plus de salaires élevés, dans le public que dans le privé.

Reste qu’à niveau de salaire équivalent, les pensions de retraite seraient tout de même un peu plus élevées dans le public que dans le privé. Pour Danièle Karniwiecz, de la CFE CGC il faut aujourd’hui lever ces doutes. »Les salariés du secteur privé sont prêts à faire des efforts explique-t-elle mais si on demande des efforts à tout le monde. Ils en ont assez d’avoir l’impression eux de toujours baisser leur taux de rendement sur les retraites. »

Les fonctionnaires ne resteront pas l’écart, a promis la ministre des Affaires Sociales avant de tempérer : « Il ne faut pas faire des fonctionnaires les boucs émissaires de cette réforme des retraites. »

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Source : France Info

Cambodge : ils réclamaient 11 euros de plus par mois, Nike les licencie !

ACTUALITÉS : Dans l’arène sociale…

Des centaines d’ouvriers d’une usine sous-traitante de la firme américaine Nike ont été licenciés après une série de protestations concernant les salaires.

Ils ont osé manifester contre leurs dures conditions de travail, ils se sont fait licencier. Leurs réclamations : une hausse à hauteur de 11 euros sur un salaire mensuel de 57 euros. Ils sont 288 à avoir été remerciés à l’usine Sabrina Garment Manufacturing pour avoir participé à cette grève les 27 mai et 3 juin derniers, provoquant des heurts avec la police, selon les syndicats.

23 ouvriers ont été blessés suite à des heurts entre policiers et grévistes dans cette usine sous-traitante de Nike au Cambodge. Employés dans une usine de confection textile, les 3 000 ouvriers, majoritairement des femmes, ont été évacués alors qu’ils bloquaient la route d’accès à leur usine à Kampong Speu, à l’ouest de la capitale, Phnom Penh. Même si la police et leurs responsables se refusent à commenter les évènements, les syndicats précisent que les salariés, qui manifestaient pour des hausses de salaire ont violemment été touchés. Au total, 23 blessés et huit arrestations. En réponse à ces heurts, entre 2000 et 3000 ouvriers du textile ont manifesté aujourd’hui contre l’arrestation de leurs collègues devant le tribunal de la province pour réclamer leur libération.

Nike a fait part de sa « préoccupation », et a indiqué que le groupe avait ouvert une enquête, ajoutant qu’ils attendaient de ses fournisseurs qu’ils respectent les droits des salariés, selon un porte-parole de l’entreprise. Malgré tout, Mann Seng Hak, représentant de la Free Trade Union, précise que ces ouvriers ont été « forcés de démissionner de leurs emplois sans compensation », dénonçant cet acte illégal. Il estime d’autre part que ces réactions sont des « punitions pour forcer les ouvriers à ne pas faire grève et à ne pas manifester ».

Selon le FMI, la confection représente 75% des exportations du pays, qui ont atteint 4 milliards d’euros en 2011. Le Cambodge, le secteur textile emploie 650 000 personnes, et est souvent considéré comme un pays modèle dans ce domaine car l’Organisation internationale du travail en surveille beaucoup les conditions de salaire et de travail. Cependant, ces informations sont à relativiser car le nombre de grèves a quadruplé en 2012, selon l’association syndicale du secteur, GMAC. Depuis le début de l’année on recense 48 mouvements sociaux dans le secteur de la confection. Les militants sociaux ont remarqué une détérioration des droits des salariés, des scènes d’évanouissements collectifs tirant la sonnette d’alarme. Sous-alimentation, surmenage, mauvaise ventilation des ateliers sont le lot quotidien de ces ouvriers textiles, souffrant de la pression des groupes internationaux.

Les défenseurs des droits de l’Homme craignent que le gouvernement ne veille faire taire les tensions sociales et les critiques avant les élections du 28 juillet.

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Source : France Info

Grève SNCF : les cheminots inquiets face à l’évolution du système ferroviaire

ACTUALITÉS : Dans l’arène sociale…

A l’appel de la CGT, de l’UNSA, de SUD et de la CFDT les cheminots seront en grève dès ce soir 19h jusqu’à vendredi 8h sur l’ensemble du territoire pour protester contre la réforme ferroviaire dévoilée fin mai, par le ministre des transports Frédéric Cuvillier. Une « libéralisation totale du rail à l’horizon 2019 » pour la CGT.

La réforme ferroviaire inquiète les cheminots. Présentée en conseil des ministres le 29 mai dernier, elle prévoit l’ouverture de la SNCF au marché intérieur français à partir de 2019 et la réduction de sa dette qui s’élève à 32 milliards d’euros pour réseau Ferré de France (RFF) et  8 milliards d’euros pour la SNCF. Une dette qui par ailleurs augmente chaque année de 1,5 à 2 milliards d’euros.

Mais l’éclatement possible de la SNCF en plusieurs entités alarme les syndicats de cheminots qui redoutent un morcellement du système ferroviaire. Selon le gouvernement, cette réorganisation permettrait de réaliser près de 500 millions d’euros d’économies par an. Pour les syndicats elle pourrait surtout être désastreuse. « Alors que nos organisations exigent le règlement de la dette par l’Etat, le gouvernement propose de régler ce sujet par des gains de productivité au détriment de l’emploi, des salaires, des conditions sociales et de travail » explique la CGT dans un communiqué.

Selon le porte parole de la SNCF cette réforme effraye les salariés. Il résume toutes les inquiétudes en pointant du doigt les conditions de travail, « rendues plus difficiles par les incivilités », « la crise et l’avenir comme tous les français » et les « inquiétudes sur l’entreprise au moment où une réforme importante s’engage ».

Pourtant, sur RTL mardi matin, Frederick Cuvillier l’a assurée :  » Les cheminots ne sont pas contre la réforme du secteur ferroviaire, d’ailleurs depuis un an je rencontre l’ensemble des organisations syndicales, ce qu’ils souhaitent c’est un certain nombre de garanties », ajoutant  » nous, nous souhaitons un groupe ferroviaire public […] plus efficace. »

La circulation sera donc difficile demain sur l’ensemble des lignes TGV et TER, avec en moyenne 4 trains sur 10. Les TGV Sud-est et province-province seront les lignes à grande vitesse les plus affectées avec 1 trains sur 3 en moyenne. A l’international, le trafic sera diminué en direction de la Suisse (1 sur 2) et de l’Italie (1 sur 3) mais normal sur les lignes Eurostar (Londres), Thalys (Bruxelles, Amsterdam) et Alléo (Allemagne).

En Ile-de-France le trafic sera également très perturbée sur les RER, particulièrement sur les lignes B et D avec 1 train sur 3 et des interconnexions nord-sud qui ne seront assurées ni Gare du Nord et ni Gare de Lyon.

La grève qui ne devrait pas être reconduite.

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Source : Humanité

Des salariés de Virgin occupent leurs magasins

Dans l’arène sociale…

Alors que la liquidation judiciaire de Virgin devrait être annoncé sous peu, des salariés de l’enseigne ont décidé d’occuper ce mardi certains des magasins de l’enseigne de distribution culturelle afin d’obtenir une amélioration de leurs conditions de départ.

L’opération a commencé depuis 17 heures et concerne les magasins parisiens des Champs-Elysées et de Barbès, ainsi que les magasins de Rouen (Seine-Maritimes) et Strasbourg (Bas-Rhin), a annoncé Guy Olharan, un représentant syndical CGT. La décision avait été prise plus tôt dans la journée lors d’une Assemblée générale.

En début de soirée, une quinzaine de personnes se trouvaient dans le magasin des Champs-Elysées à Paris. Certains étaient venus avec leurs sacs de couchage, prêts à «passer la nuit, la journée» sur place. Sylvain Alias (SUD) a indiqué qu’ils voulaient éviter une fermeture rapide de Virgin et améliorer le financement du plan social à venir, ajoutant qu’un huissier de justice était présent ainsi que la direction du site.

Même chose à Strasbourg, où sept des 22 salariés alsaciens ont commencé à occuper leur lieu de travail «pour une période indéterminée» afin de faire pression sur les actionnaires. Il se disent déterminés et en colère. Lors la fermeture des portes du magasin ce mardi soir, le délégué du personnel du site, Guido Martins, a prévenu : «à partir de maintenant, notre nouveau domicile c’est ici»

A Rouen, les salariés ont les mêmes revendications : une compensation décente à la liquidation de l’enseigne et à la perte de leur emploi. Une vingtaine d’employés occupaient les locaux ce mardi, décidés à se battre.

Les deux offres de reprises partielles de Virgin ont été rejetées par le tribunal de commerce de Paris, lundi. L’une émanait du spécialiste des loisirs créatifs, Cultura, et portait sur un magasin ; et l’autre, de Vivarte, groupe multi-enseignes de prêt-à-porter et chaussures (marques André ou La Halle) qui portait sur 9 magasins.

Une audience spéciale est prévue le 17 juin à 14 heures pour examiner la liquidation judiciaire de Virgin, qui concerne 26 magasins au total et 960 salariés.

virginSource : Le Parisien

Finistère : pas de repreneur pour l’abattoir Gad et ses 850 emplois

Dans l’arène sociale…

Le tribunal de commerce de Rennes (Ille-et-Vilaine) n’avait reçu aucune offre de reprise, à la date limite de lundi midi pour l’abattoir Gad SAS de Lampaul-Guimiliau (Finistère), en redressement judiciaire depuis février et où 850 emplois sont en sursis.

«Je viens d’avoir l’administrateur judiciaire. Il n’y a aucun repreneur pour Gad», a déclaré à l’AFP Olivier Le Bras, représentant du personnel dans le cadre de la procédure de liquidation.

«Sauf incident, on doit travailler jusqu’au 21 août. Mais ça peut s’arrêter avant, s’il y a un problème de trésorerie par exemple», a souligné le syndicaliste.

«L’administrateur judiciaire ne veut pas travailler dans l’urgence, il veut que ça se fasse dans les meilleures conditions (…) On veut explorer les quelques pistes qui nous restent», a ajouté M. Le Bras. Une action commune avec les agriculteurs est prévue dès mardi, a-t-il annoncé, soulignant: «on a été gentils jusqu’à maintenant; mais, là, ça va se durcir».

Après une réunion en début d’après-midi à Lampaul, les salariés se rendront en voiture jusqu’au siège social du groupe, à Saint-Martin-des-Champs, près de Morlaix. Ils seront accompagnés par les agriculteurs en tracteurs et bloqueront de fait la quatre voie dans le sens Brest-Rennes, sur la quinzaine de kilomètres séparant Lampaul-Guimiliau de Saint-Martin-de-Champs.

L’abattoir de Lampaul a une capacité d’abattage de 3 millions de porcs par an mais il tourne actuellement à 1,5 million, ce qui fragilise sa situation financière. Les abattoirs bretons souffrent en particulier de la réduction des approvisionnements. Les infrastructures des élevages porcins bretons sont vieillissantes et les producteurs affirment travailler à perte car, face à la hausse descours mondiaux des matières premières dont ils sont tributaires pour l’alimentation de leurs bêtes, la grande distribution refuse d’augmenter son prix d’achat aux éleveurs.

Les industriels de la filière mettent également en cause l’Allemagne qu’ils accusent depuis plusieurs années de dumping social. Les élus de la région font valoir que l’abattoir de Lampaul est «le seul en France» à disposer d’«un agrément lui permettant d’exporter dans tous les pays, notamment en Chine», un marché en pleine croissance.

La société Gad est détenue à 65% par la coopérative morbihannaise Cecab et à 35% par le groupement de producteurs Prestor. Elle emploie respectivement 850 et 650 personnes dans ses abattoirs de Lampaul-Guimiliau et de Josselin (Morbihan), ainsi que 50 salariés à son siège de Saint-Martin-des-Champs (Finistère) et 80 dans son atelier de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique).

L’entreprise, qui abat au total quelque 2,4 millions de porcs chaque année, a été placée en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Rennes le 27 février, avec une période d’observation de six mois.

2883347_gad-abatoir_640x280Source : Le Parisien

Michelin supprime 700 postes à Joué-lès-Tours

Dans l’arène sociale…

La direction de Michelin a annoncé lundi l’arrêt de l’activité poids lourds de son site de Joué-lès-Tours en Indre-et-Loire, d’ici au premier semestre 2015. 930 salariés sont concernés, 200 devraient continuer à travailler sur place, selon la direction.

Michelin sort de son silence, après les informations révélées par Le Monde en fin de semaine dernière. Le géant des pneumatiques a annoncé lundi un projet de réorganisation, qui prévoit l’arrêt de l’activité poids lourds de son site de Joué-lès-Tours, d’ici au premier semestre 2015.

Le site d’Indre-et-Loire emploie 930 personnes. Selon le groupe Michelin, environ 200 de ces salariés continueront à travailler à Joué-lès-Tours, dans un nouveau site spécialisé dans les activités de « semi-finis » (fabrication de tissus métalliques et de membranes en caoutchouc). Pour 250 autres, Michelin prévoit un « aménagement de fin de carrières », tandis que ceux restant se verront proposer des postes sur d’autres sites.

Le plan de réorganisation prévoit en parallèle le développement d’un pôle industriel de pneus poids lourds « très compétitif » à La Roche-sur-Yon, en Vendée, qui accueillera une partie du site de Joué-lès-Tours. Là, la capacité de production doublera d’ici six ans. Ce regroupement s’explique par la forte baisse des ventes de ce type de pneus en Europe et en Amérique du Nord.

Le Bibendum annonce par ailleurs un investissement d’environ 800 millions d’euros en France de 2013 à 2019, dans ses sites industriels et son centre de Recherche et Développement à Clermont-Ferrand.

Les syndicats de Joué-lès-Tours ont aussitôt réagi : « si l’usine doit brûler, elle brûlera », a indiqué le représentant syndical CGT de l’usine. « Après la résignation vient la révolte. On n’ira pas à l’extérieur de l’usine, on restera dedans. Mais il y a de l’argent dans l’usine. Si Michelin n’est pas capable de négocier correctement, il y perdra plus que les salariés ne vont y perdre », a menacé le délégué CGT Claude Guillon.

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Source : France Info

Le tribunal de commerce de Paris rejette les offres de reprise de Virgin

Dans l’arène sociale…

Cela sent la fin pour Virgin. D’ailleurs, les salariés, réunis une dernière fois lundi après-midi devant le magasin-vitrine des Champs-Élysées, à Paris, ainsi que devant le tribunal de commerce, se faisaient peu d’illusions.

Le tribunal de commerce de Paris a donc décidé de rejeter les deux offres de reprise partielle du groupe qui étaient proposées. L’une, émanant de l’enseigne culturelle et de loisirs créatifs Cultura, portait sur le magasin d’Avignon, soit 17 postes. L’autre, de Vivarte, un groupe qui possède plusieurs enseignes – dont André ou La Halle – et portait sur neuf sites, sur les 26 magasins Virgin à travers le pays.

En mai dernier, le groupe Rougier & Plé avait déjà retiré son offre de reprise. C’était la seule offre qui garantissait la survie de la marque.

Les syndicats avaient rendu un avis défavorable sur ces deux offres de reprise, les jugeant insuffisantes car portant sur environ une soixantaine de postes fermes, sur les 960 salariés de Virgin. Une délégation de salariés s’est rendue lundi après-midi dans les locaux parisiens de leur actionnaire, Lagardère – qui a proposé le reclassement de 80 salariés – afin de lui demander d’augmenter sa participation au plan social de huit millions d’euros, insuffisant selon eux.

Virgin Megastore avait été placé en redressement judiciaire en janvier dernier, victime de l’effondrement du marché des CD et des DVD.

Prochaine échéance : le 17 juin prochain, à 17 heures. Le tribunal de commerce de Paris examinera alors la liquidation pure et simple de Virgin, et donc la fin de l’enseigne. L’issue semble désormais inéluctable pour le groupe.

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Source : France Info

Michelin : vers la suppression de 700 des 927 postes à l’usine de Joué-lès-Tours

Dans l’arène sociale…

Selon le journal Le Monde, le géant du pneu devrait annoncer la nouvelle mercredi prochain. D’ici là, la direction ne fait aucun commentaire. 700 suppression de postes, sur les 927 de l’usine de pneus pour poids-lourds : les rumeurs allaient bon train depuis plusieurs semaines.

Un plan social avant l’été, disaient les rumeurs. Les ventes de pneus pour camions ne vont pas fort – c’est le secteur qui souffre le plus, avec le ralentissement du transport routier : depuis le début de l’année, les ventes n’augmentent plus en Europe, et chutent de 13% en Amérique du Nord.

Bref, Michelin va donc, selon le journal Le Monde, annoncer mercredi prochain la suppression de 700 des 927 postes de son usine de Joué-lès-Tours. D’ici là, la direction reste silencieuse.

Un premier plan social avait touché l’usine de Joué, en 2009 : 340 postes avaient été supprimés. A l’époque, la direction de Michelin estimait encore possible de relancer le site… Aujourd’hui, selon les syndicats, l’usine ne tourne qu’à 60% de ses capacités.

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Source : France Info